Le tueur d'enfants islamophobe Breivik est donc fou, selon les experts psychiatres qui l'ont examiné. "l'extrémiste de droite ne pourra donc pas être condamné à la prison, a rappelé le procureur. Le forcené sera sans doute interné dans un établissement psychiatrique où il sera astreint à des soins obligatoires". Au moins ne pourra t-il pas se proclamer "prisonnier politique" comme le font les gens de son espèce et c'est une minuscule satisfaction que de savoir qu'être placé chez les dingues lui sera une humiliation.
Ensuite, ça fait quand même quelque temps qu'on sait que les réactionnaires hystériques islamophobes ont une santé mentale pour le moins vacillante et c'est le moins que l'on puisse dire. Disons le net : les cas de "schizophrénie paranoïaque" sont même la norme de ces milieux à la cervelle en post-combustion permanente et si on faisait l'expérience d'en placer quelques uns devant des psychiatres chevronnés, nul doute que même les plus blasés d'entre eux découvriraient de nouveaux territoires de démences plurielles qui les enchanteraient. Breivik n'est finalement que le type de la bande qui est passé à l'acte et n'a fait que rendre concret les fantasmes de mort et de destruction qu'ils partagent tous et qui est le socle commun de leur psychisme de petits blancs minables et frustrés.
Parce qu'il faut en tenir une sacré grosse couche au niveau maladie de la tête pour parler de "Frankistan", pour se penser victime de "l'invasion immigrée" et pour sérieusement théoriser le "remplacement de la race blanche". Il suffit d'ailleurs de simplement lire les productions de Pierre Cassen et Christine Tasin de Riposte Laïque, ou celles de Renaud Camus et de son fan-club pour pouvoir poser un sévère diagnostic sans même être spécialement freudologue : ces gens sont des dingues, point final, et il n y a pas lieu d'avoir de discussion là dessus. Si la santé mentale se définit par la capacité à discerner avec pertinence dans quelle réalité on existe, c'est toute la réacosphère et le militantisme "nationaliste" qui en est déficitaire et il est à craindre que les cas ne soient incurables.
Le problème de leur folie étant bien entendu quand elle devient politique. C'est à dire qu'elle prend le prétexte de la politique pour s'organiser en tant que folie. De ce point de vue, se demander si l'idéologie racialiste et complotiste qu'ils partagent les a rendus fous ou si ils étaient déjà auparavant "en fragilité", l'idéologie n'ayant fait qu'approfondir et conforté leur démence pourrait être la question de l'oeuf et de la poule ; sauf qu'à juste y regarder d'un peu plus près, on adhère jamais à une idéologie par hasard, et plus cette dernière est basée sur la haine des autres et le repli paranoïaque, plus elle fera de dégâts sur la santé mentale de ses adeptes. L'extrême-droite est donc le bouillon de culture de prédilection de toutes les personnes pas suffisamment élaborées et matures au niveau de leur vision du monde, qui y trouveront avec délectation et soulagement de quoi alimenter leurs fantasmes simplistes et pourront se tenir au chaud entre elles pour se rassurer et pour soigneusement éviter de se prendre la réalité du monde en pleine face.
Sans doute par ailleurs l'extrême-droite n'est pas le seul terrain de prédilection de la démence pure : certains néolibéraux parmi les plus hallucinés étant absolument convaincus de vivre dans un satellite de l'ex-Union Soviétique, ce sont bien les mêmes mécanismes qui sont à l'oeuvre. Les idéologies néolibérales et fascistes ont toujours présenté un cousinage troublant.
L'article surprend toutefois quand il semble s'étonner qu'un fou puisse être organisé : "Ces conclusions constituent une surprise. En juillet le responsable du département norvégien de médecine légale estimait qu'il était peu probable que Breivik soit déclaré fou tant ses attaques avaient été soigneusement planifiées, préméditées et exécutées". On veut bien que les sciences humaines ne sont plus ce qu'elle étaient - ma pov' Lucette - mais ça fait au moins un gros siècle qu'on a compris qu'on peut être totalement délirant dans le discours, avoir une vison de la réalité complètement à la ramasse, et être structuré pour précisément donner corps à sa folie : le projet politique - terrorisme ici, militantisme FN ailleurs, propagande sur la net dans d'autres lieux - étant souvent le seul soutien évitant un effondrement complet de ces personnes dans la catatonie hallucinée.
Partant, idéologie raciste et démence clinique ne sont nullement excluantes l'une de l'autre et Breivik n'est en rien un cas isolé non-représentatif, un simple dingue isolé qui n'aurait rien à voir avec ses petits camarades : tout au contraire, il en est parfaitement caractéristique. Dans les milieux islamophobes, Breivik n'est pas une exception, il est une norme. Il n'a encore une fois fait qu'accomplir le saut qualitatif du passage à l'acte dont tous les autres rêvent plus ou moins en secret, et pour ça ils ont beau dire, ils l'admirent et ils l'envient...
Ensuite, il faut vraiment être en dessous de toute humanité élémentaire pour admirer un tueur d'enfants et lui chercher des excuses, nous sommes d'accord ; mais ces gens sont fous, souvenez vous. Et on ne discute pas avec les dingues, parce que ça ne sert à rien.
Et aussi parce que ce sont surtout à la base de satanés gros cons.













