mardi 20 décembre 2011

Génération cupcakes

J'ai 38 ans, j'en ai vu des vertes et des pas mûres et je me sens plus "jeune" que tous ces imbéciles de vingtenaires qui ne servent à rien et ne font rien d'intéressant de leur pauvres vie de misérables veaux consuméristes. 

Le jeunisme, y compris à gauche a toujours été une chose écoeurante : penser que des personnes veulent le "changement" en se basant uniquement sur leur classe d'âge supposément tournée vers la nouveauté et l'avenir radieux est un complet contresens et une aberration de l'esprit. Et surtout un héritage d'une certaine vision de mai 68 qui fût dans le monde occidental la dernière génération à vraiment se bouger le cul pour tenter de fissurer le vieux monde. Ça a été le cas à ce moment précis de l'Histoire, et c'est désormais fini et bien fini. Attendre quoi que ce soit de la "jeunesse", surtout d'un point de vue politique, est une impasse parce que le "jeune" ne fera rien. Il manifestera très très gentiment avant de sagement rentrer chez lui - suivant en cela le glorieux exemple de ses si "responsables" aînés -, il portera éventuellement un T-shirt du Che sans absolument rien connaître de lui et se pensera atrocement transgressif en buvant de l'alcool de mauvaise qualité et en fumant du shit coupé au henné. Punto. Son "engagement" s'arrêtera là et ensuite il ira trimer parce que faut pas déconner.

Il en a toujours été ainsi et on sait bien que le jeune se range sagement après quelques menues et inoffensives frasques ? Oui. Mais non, parce que là c'est pire. Contaminé par le conservatisme de cet hospice à ciel ouvert qu'est devenue la France - le reste du monde occidental n'étant nullement épargné mais je prend l'exemple le plus proche - et la cervelle essorée par toutes les merdes qu'il absorbe grâce à la télé avec la double peine pujadasseries/télé-réalité, le "jeune" de la France de 2011 est un petit vioque ratatiné sans élan, ni audace, ni créativité qui n'a les couilles de rien. Ouais, je dis "couilles", c'est hyper-virilistofasciste et je vous emmerde, aussi. Tout ce qui pourra le déranger dans son existence de pré-retraité douillette et mollassonne, tout ce qui pourra même un peu menacer son confort moral et intellectuel sera impitoyablement rejeté avec terreur parce que tu comprends, "la vie c'est déjà assez prise de tête comme ça". De la même façon qu'on peut parfaitement être réactionnaire et fumer des joints, le "jeune" est pour le mariage homo et l'égalité des sexes tout en rêvant de s'endetter pour 40 ans avec un T2 bis parce qu'on l'a convaincu qu'être "propriétaire" était un achèvement en soi. Un peu comme les "réussites" qu'on débloque à la Xbox au fur et à mesure du jeu : "Achievement unlocked : se caser à 19 ans", "Achievement unlocked : refaire la déco de l'appart", "Achievement unlocked : se foutre un crédit sur le dos +1000", etc. Autant de brillants et mirifiques projets qui vont bien les occuper et leur faire passer le temps jusqu'à ce qu'ils atteignent enfin leur âge véritable de papys et mamys qui sangloteront pour une retraite qu'ils n'auront pas mais, dame : ils ne se sont jamais battus pour quoi que ce soit.

Ouais ouais ouais, c'est pas de leur faute, ce n'est jamais de la faute de personne, c'est la dépolitisation, c'est la crise, c'est Internet, c'est çi c'est mi blablabla. Je compisse avec enthousiasme ce relativisme de gôche qui passe son temps à se prendre la tête à deux mains pour penser la complexité complexe et ne surtout jamais rien faire d'un peu innovant, qui irait même en dehors des sentiers battus de ses propres conformismes. De toutes façons, dans une société où tout le monde est vioque à 20 ans, rien d'étonnant à ce que ça impacte également les milieux progressistes. Depuis combien de temps sommes nous perpétuellement sur la défensive en nous calquant sur l'agenda de l'ennemi ? Depuis combien de temps n y a t-il pas eu de véritable nouveauté dans les pratiques ? Mais baste, je ne sais que trop bien que ce n'est pas la peine de parler de ça dans les partis de gauche et le renouveau viendra de l'extérieur.

Le symptôme de la jeunesse de vieux ? Cette excroissance qu'est le "hipster", espèce heureusement déjà en train de s'éteindre. Faussement rebelle et profondément conservateur, il n'est que la caricature branchouille de sa génération au suivisme moutonnier qui suit toutes les modes les plus débiles. Ce n'est plus le macaron qui est hype, c'est le cupcake. Vous verrez qu'on leur présentera des merdes de chien avec de la chantilly qu'ils se pâmeront devant parce que n'est-ce pas : tout le monde dit que c'est bel et bon donc c'est bel et bon. 
Où tout le conformisme bêlant d'une génération dans son époque résumée par des gâteaux dont même l'aspect fait mal aux yeux.

Et une génération dont les seuls buts dans la vie sont de s'endetter pour son appartement en espérant avoir assez à la fin du mois pour se payer des machins à la crème au beurre, désolé, mais elle mérite de crever.

31 commentaires:

PCCC a dit…

Je suis très déçu. Au lieu de nous faire un billet pas drôle de vieux con ("Aaah, les jeunes, c'est plus ce que c'était... De mon temps, hein!"), qui n'a rien à envier, finalement, au discours de ceux qui voient une France qui décline de partout, j'attendais un truc plus fun sur la mort de 김정일...

Goetz a dit…

mmmh tu parles de plus en plus comme un réac, tu sais ?
aucun jugement, juste un constat

Anonyme a dit…

merci oh merci

tu parviens parfois à exprimer des trucs incroyablement réels, fi du risque de flagornerie

cependant, sans braire à la complexité, on peut dire un truc à leur décharge : ce sont des victimes. Reste que les coups de pieds au cul (comme ton article) sont très probablement un des meilleurs moyens de mettre en lumière, crûment, la façon dont ces victimes se vautrent et se complaisent dans leur posture veule et résignée.

Je suis petit fils de paysan travailleur et de ce fait, je n'ai pas de mérite à considérer l'action politique comme "naturelle" puisque sa nécessité m'a été transmise. Il n'empêche que dans chaque segment d'activité professionnelle où je suis passé, l’écœurement s'est à chaque fois accentué de voir de quelle manière nous n'étions qu'un pour cent à nous exposer pour tenter un rapport de force, tandis que tous les autres se complaisaient dans un mollisme et une retenue toute bayrouiste. A un point tel que (et notamment à l'IUFM l'an passé au milieu de la casse de l'outil de formation), ce sont ceusses qui s'opposaient qui passaient pour les saboteurs.

Bref, en plein dans le mille, CSP. Manque la simple mention du défaut de transmission, qui empêche de tout "internaliser" les causes, comme disent les psychologues sociaux.

Boogie

TF a dit…

j'adhère :]

Tom Roud a dit…

Les jeunes sont peut-être cons, mais il ne faut pas oublier qu'ils paieront notre retraite :)

Plus sérieusement, c'est tout de même pas évident de s'en sortir dans notre société de (vieux) rentiers. En 68, on pouvait rêver et se battre aussi parce que c'était le plein emploi.

Anonyme a dit…

Avec accompagnement de foutres de foutres, il m'a prouvé que la République était le plus chouette des gouvernements.
Il me montrait son chapeau pointu,
large comme un parapluie « Ça mon
gars, c'est la République ! » qu'il me disait. Et je regardais le chapeau qui aurait fait une chouette allez !) la larme à l'œil. Je comprenais pas bien le coup du chapeau mais j'avais encore la vénération de l'incompréhensible et je m'inclinais, nom de dieu !
Justement, on venait de fonder l'Internationale : oup, il m'a affilié, ça n'a pas fait un pli.

Puis, sont venues les années de grabuge; je me suis emballé après Rochefort, et le 4 septembre, j'ai braillé avec tout le monde « Vive la République ! » Je croyais qu'elle allait nous donner à
bouffer - l'ancien de 48 me l'avait dit. – je t'en fous !
Ensuite, y a eu le siège; là, j'ai pris l'uniforme, être soldat comme ça, ça m'allait, crédieu !
D'ailleurs, c'était pour défendre Paris; on a eu les belles choses que vous savez les factions aux fortifs, les queues à la porte des boulangers, et nom de dieu, la
capitulation ! J'en ai pleuré, vrai !
Après, je me suis mis avec la Commune, j'ai redéfendu Paris, me suis foutu des trempes avec les Versaillais. Et j'ai eu la veine de ne pas être pigé.
De suite après, je me suis installé dans mon échoppe et tout en ressemelant les ripatons du quartier, j'ai politicaillé.
J'ai été successivement pour Thiers,pour Barodet, pour Gambetta, pour Clemenceau, pour Rochefort, pour Joffrin, pour Vaillant.
J'étais pour me foutre à la queue ducheval de Boulanger, quand j'ai réfléchi et me suis dit :

Anonyme a dit…

« Et, merde, on se fout de toi, mon
vieux Peinard
« T'as trimé toute ta vie t'as défendu ta patrie en 70; t'as fait tout ce que tu devais faire, et t'es toujours dans la mélasse. et Tous les jean-foutre en qui tu as eu confiance t'ont foutu dedans, – faut pas continuer à faire le daim !
« On te raconte un tas de choses, on te promet plus de beurre que t'en pourras manger et rien ne vient!
« Les réformes après lesquelles tu cours depuis que tu es au monde, c'est de la fouterie.
« Faut plus t'occuper d'élever des
hommes au pouvoir, pour qu'ils te fassent des pieds de nez après.
« faut faire ton bonheur toi même ! »
Alors j'ai passé une grande revue de tout ce qu'il m'est arrivé, depuis que je roule ma bosse par le monde.
Je me suis vu, braillant à pleine gueule, sans raison, après n'importe quoi !
Puis, après des réflexes a perdre haleine,
j'ai repris mes sens, grâce a une bonne chopine, et j'ai conclu « Faut faire ton bonheur toi-même
« Le moyen, c'est un brin de chambardement qui vienne mettre les choses en l'état où elles devraient être. »

Extrait de l'Almanach du Père Peinard, journal Anarchiste.

Mambo Joel a dit…

PCCC: c'est un billet sur les hipsters. 김정일 est donc visé également. Qui d'autre je veux dire?

Anonyme a dit…

Aaaah! Magnifique jeune qui lutte, et le fait entendre haut et fort les samedi soirs au Pas net Rock. Magnifique élan combatif à l'instant où retentissent les premières notes de Hasta Siempre Che Guevara, cris de joie et défouraillages de cartes bleues pour faire péter la quille de Vodka! Toute cette sueur! Toute cette sueur!
Dom.

Anonyme a dit…

Pour info, le cupcake n'est pas fait avec de la crème au beurre ( ce qui demanderait encore un minimum de savoir faire ) mais avec un simple mélange de beurre et de sucre glace ( le topping ). Sisi, c'est très important !

Anonyme a dit…

Marcel Jouhandeau apostropha les étudiants durant les événements de mai 68 : « Rentrez chez vous, dans dix ans, vous serez tous notaires »

Les jeunes étaient donc déjà cons en mai 68. La question est donc de savoir si les jeunes sont plus cons qu'en mai 68. La réponse est oui et non: non parce qu'il y a eu une progression technique époustouflante depuis mai 68 et oui parce que l'écrasante majorité de la population en fait un usage complètement bestial.
Il faut admettre qu'une très petite partie des gens a beaucoup progressé pour que les 90 % qui restent s'abrutissent pour le compte.
Le résultat c'est que si on compare, par exemple, Sarkozy à Mitterrand il y a eu une perte neuronale spectaculaire.
Ce sont donc les gens qui sont, en masse, plus crétinisés et aliénés qu'en 68 et par conséquent les jeunes aussi sont bien atteints.

Anonyme a dit…

Moi ça me gonfle, de lire les élucubrations peu édifiantes d'un gonze qui a un CDI, une paye pas des pires qui lui tombe recta à la fin du mois, cracher sur toute une génération pas plus con que lui, mais précaire.

Anonyme a dit…

J'ai 22 ans, et je me sens plus "révolutionnaire" que tous ces imbéciles de quarantenaires qui n'ont rien d'autre à foutre de leur vie que de venir nous baver dessus. Eux qui n'ont jamais réussi à ébranler un tant soit peu le cours des choses -il n'y a qu'à voir, ces dernières décennies sont les plus ennuyeuses de toute l'histoire européenne.Les soixantenaires au moins (ceux qui n'ont pas retourné leur veste) ont bien autre chose à nous dire. Ce doit être qu'ils n'ont pas cette rancœur à déverser sur une autre génération que la leur pour se sentir mieux. Oh, et devenir propriétaire ? me "caser" ? Non seulement ça me fait pas rêver, mais j'ai comme une envie de vomir.

Simon de Beauvoir a dit…

C'est trop tard c'est foutu... on est foutus.

Elle est morte la conscience politique populaire, de puis longtemps.

Les médias nous ont vendu le culte de l'égoïsme. C'est chacun sa gueule. La solidarité populaire et la conscience politique qui va avec, ça n'existe plus.

La gauche n'existe plus, la gauche a perdu depuis longtemps.

Je comprends la rage et le désespoir de CSP moi, défendre des idées du siècle dernier et qui sont mortes avec, c'est comme si un petit nain tétraplégique voulait essayer de défoncer une bande de cinquante racailles à lui tout seul.

C'est perdu d'avance.

Anonyme a dit…

http://kimjongildroppingthebass.tumblr.com/

Kim étais jeune lui aussi!

Destin a dit…

La mollesse moite de ma génération, je peux en témoigner tous les jours. Dernier gros exemple en date : mon institut impose un contrôle total des absences aux cours (voté par l'UNEF en CA, les salauds), alors qu'avant le fait de ne pas à avoir à justifier quelques absences par semestre était la règle. Face à ce règlement à la con qui nous infantilise et donne le droit à l'administration de nous dicter la conduite de notre emploi du temps (par exemple, c'est elle qui voit si c'est "pertinent" pour nous d'aller à une conférence plutôt qu'à un séminaire), on commence à s'organiser.
Et là c'est le drame : le pire n'étant pas ceux qui ne viennent pas aux Ag et réunions par conformisme et désintérêt, non, les pires sont ceux qui viennent. Car ils t'expliquent, dans leur écrasante majorité, qu'il faut être "raisonnable", "comprendre que l'administration ne veut plus être laxiste", que nous sommes au fond tous des "gros branleurs" et donc oui il nous faut ces mesures pour nous diriger, qu'il ne faut pas être "extrémiste", etc., et donc qu'il faut seulement "assouplir" ce système pour que ça ne pénalise pas tout le monde, bla bla bla.
Bref, incapacité totale à construire son propre point de vue, et à la place intériorisation de celui de l’administration (et des gentils syndicats comme l'UNEF).
Pourtant, même pas besoin de construire une analyse politique fine dans ce cas pour lutter (cette mesure s'inscrivant en effet dans une volonté de montrer aux entreprises que les étudiants sont obéissants, puisque celles-ci sont amenées à financer de plus en plus l'université selon la logique libérale actuelle). Suffisait juste de dire : "arrêter vos conneries, on est adultes et autonomes, on gère notre temps et nos études selon notre appréciation". Mais non.

Bon je sais que c'est un exemple très particulier, quasi insignifiant, mais ça me confirme que la rébellion ne passera jamais par les étudiants. Elle se fera même probablement contre eux à un certain moment (dans le sens de leur mettre un coup de pied au cul comme dit plus haut).

Goetz a dit…

@ Anonyme de 17h25.

bien répondu, très bien répliqué même.

une nuance à ta réponse quand même : ne te fais pas d'illusions sur les soixantenaires, eux aussi faisaient preuve de la même rancoeur à notre égard et nous crachaient aussi leur mépris à la gueule (je suis aussi quadra...) : ils nous appelaient la "Bof Génération", car soi disant désillusionnés aussi exactement ce que reproche CSP dans ce billet !
on avait, tout comme les jeunes d'aujourd'hui, des problèmes spécifiques de notre époque : nous sommes les 1ers à qui on promettait "tu seras chomeur" (toute mon adolescence j'ai entendu ça : "ce sera dur pour vous les jeunes"), à qui on nous présentait le cul comme dangereux (le sida venait d'apparaitre, le "mets une capote!", ça a plutôt tendance à refroidir), bref la 1ère génération à qui les soixantenaires d'aujourd'hui nous serinaient d'être "raisonnables"....les mêmes qui nous reprochaient ensuite de l'être !!!!


mais tu as raison de répliquer, ce billet est injuste et écrit avec le ton d'un vieux con, tout y est dans la rhétorique traditionnelle du "ah d'mon temps, on savait être jeune ! nondidju !"
on a le t shirt du Che qu'ils savent même pas qui c'est, la mentalité de vieux qu'ont soi disant les jeunes, leur mononeuronisme supposé ("tout le conformisme bêlant d'une génération dans son époque ") etc.
c'est typique du discours vieux con, dénigrant la génération suivante pour mieux mettre en valeur la sienne...même la critique de mai 68, on y a droit !
mais je ne m'en fais pas, ta génération dira la même chose dans 20 ans à propos des gamins d'aujourd'hui ;-)

Tom a dit…

Non, non, attendez, pincez-moi si je rêve, je viens de lire quelque chose d'extraordinaire, presque d'effrayant... le rédacteur de ce blog a 38 ans ???!!!

C'est une plaisanterie ?

Parce que 38 ans pour acquérir si peu de sagesse et de sens critique, c'est un véritable gâchis, permettez de le penser et de l'écrire (puisque je sais que je ne serai pas publié :-) !

comité-de-salut-public a dit…

Dès qu'on s'en prend frontalement à l'idéologie jeuniste, on se fait inévitablement traiter de vieux con qui agite sa canne devant ces générations qu'il ne comprend plus et que papy il est complètement largué blablabla. Je m'y attendais évidemment.

Et néanmoins j'insiste pour la bonne et simple raison...que j'ai raison, ah ah. Il n y a rien, absolument RIEN à espérer des jeunes de "maintenant" en terme d'espoir de changement politique. Penser le contraire, c'est être rien moins que naïf. La dépolitisation et son corollaire l'individualisme consumériste ont complètement détruit toute velléité même de changement et nous vivons, J'INSISTE, dans un pays de VIEUX. Ce qui impacte directement les générations qui viennent ensuite cf les précédents billets.

Le changement politique ne viendra donc pas du "jeune" parce qu'il ne veut pas le changement. Et si vous en doutez, allez faire un tour dans les centre-ville en ce moment pour les voir de plus près, vos futurs insurgés. Ça devrait vous calmer.

" le cupcake n'est pas fait avec de la crème au beurre ( ce qui demanderait encore un minimum de savoir faire ) mais avec un simple mélange de beurre et de sucre glace"

Mais...C'EST DÉGUEULASSE !!!!!

Vince a dit…

J'apporterais cette nuance, ô grand CSP : jeunes "français/européens/atlantistes". Et moins jeunes aussi. La France a peuuuuuur.

Parce qu'il y en a quand même qui se bougent un tantinet le fion, ailleurs. Et qui se font salement latter la tronche, aussi.

Ceux-là, on n'en parle que comme des "terroristes" dans les média government-approved
(en même temps, de nos jours on est terroriste à partir du moment où l'on agite une banderole en voulant mollement lutter pour des droits acquis par le CNR, en "prenant en otage" les pauv' consommateurs usagers)

Goetz a dit…

"Il n y a rien, absolument RIEN à espérer des jeunes de "maintenant" en terme d'espoir de changement politique."

alors que les jeunes d'hier, c'était autre chose hein ? ils le voulaient mordicus le changement pas vrai ?
ah oui mais merde, ça marche pas non plus, z'ont rien changé politiquement parlant... une explication ?

Anonyme a dit…

http://www.marianne2.fr/gerardfiloche/50-arguments-pour-retablir-la-retraite-a-60-ans_a23.html

Pépère.

Anonyme a dit…

Il serait très surprenant qu'un mouvement social quelconque parte des d'jeunzs même si on ne peut être sûr de rien.
Un mouvement social important dans ce pays, par contre, reste très probable.

Anonyme a dit…

Démographiquement, la France est le pays le plus JEUNE d'Europe (avec le Danemark), et par conséquent un de ceux qui a les moins mauvaises probabilités de pouvoir payer TA retraite demain.

des pas perdus a dit…

L'histoire du tee-shirt, je l'ai vécue lors de la votation citoyenne quant à la privatisation de la poste. On avait interpelé un jeune bobo qui passait devant nous en nous snobant... Le type ne savait rien de rien du Che...

PCCC a dit…

@CSP
C'est une chose de dire que "les djeunes" (notion assez vague par ailleurs et certainement peut pertinente dans une analyse POLITIQUE) sont "dépolitisés" tout ça tout ça... C'en est une autre de développer un discours "de vieux con" la dessus. A ce tarif, il va bien falloir que tu critiques, des ouvriers qui, franchement, sont bien cons de ne pas plus se révolter et de faire la grève générale. Et d'en déduire qu'il n'y a rien à attendre des travailleurs.
Les "jeunes" ou plutôt la jeunesse d'une population donnée a toujours été une donnée nécessaire (quoique non suffisante) des révoltes et révolutions passées. Si le printemps arabe a été possible, c'est en partie parce que la population de ces pays est jeune. Quoiqu'on en dise, quoiqu'on en pense, des mouvements comme mai 68 ou le CPE n'auraient pas existé sans "les jeunes". D'ailleurs, quand les jeunes sont moins présents, on voit ce que ça donne... cf. la fantastique et radicale mobilisation sur les retraites ! Bonjour l'efficacité des ces "vieux" si expérimentés et si politisés...
Les jeunes ne sont pas plus dépolitisés que les autres. En revanche, ils sont plus méfiants à l'égard des visages traditionnels de la politiques (syndicats, partis etc.). Et qui peut leur en vouloir entre des syndicats mous et des partis qui, soit sont dans une logique isolationniste (type NPA), soit sacrifient leurs idées par soif du pouvoir (type PS)... ?
Bref, je ne conteste pas le pseudo-constat, je conteste la pertinence des propos qui, aux mieux, sont d'une banalité affligeante, au pire, donne du grain à moudre aux réacs de tous poils.

Pour le coup, il aurait été plus malin de continuer ta réflexion sur comment créer une offre politique attractive se basant sur des nouveaux outils, notamment internet et lérézosocio, dont on sait justement qu'ils sont majoritairement utilisés par "ces jeunes écervelés".


PS: @anonyme du 20 décembre 2011 18:18... simplement EXCELLENT !

Olaf a dit…

Ah le jeune ... Plus encore que tous les autres, il est le fruit de "d'infrastructures et de superstructures", qui le conditionnent d'autant plus fortement qu'il n'a pas eu beaucoup de temps dans sa courte vie pour développer références historiques et esprit critique. C'est plus simple de boire du mauvais alcool, hein.

Et ben tout ça, c'est la faute aux jeunes d'avant, ceux qui ont conditionné les infrastructures et superstructures d'aujourd'hui. Ceux là mêmes que vous encensez dans l'article, les derniers à s'être rebellés, tout ça. Et puis c'est de notre faute à nous, si nous sommes si veules.

Enfin bon, comment ne pas être nostalgiques d'époques où l'on tenait ce genre de discours aux jeunes :

- du général Mac Arthur, ce grand progressiste, vers 1945 -

"La jeunesse n’est pas une période de la vie,
elle est un état d’esprit, un effet de la volonté,
une qualité de l’imagination, une intensité émotive,
une victoire du courage sur la timidité,
du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années :
on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.
Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme.
Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs
sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre
et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille. Il demande
comme l’enfant insatiable : Et après ? Il défie les événements
et trouve de la joie au jeu de la vie.

Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-même.
Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.
Réceptif à ce qui est beau, bon et grand. Réceptif aux messages
de la nature, de l’homme et de l’infini.

Si un jour, votre coeur allait être mordu par le pessimisme
et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard."


Ca a quand même plus de panache qu'une pub pour un ipad 2 ...

pupuce a dit…

ô pute borgne, cui là j'lavais raté.
nan mais j'ai un alibi y'a popol qui m'emmerdait à vouloir m'esclavagiser, ce con.
(je l'ai dragué, il m'a invitée à dîner, je lui ai mis un ratal de compète, je suis une déesse dans l'agence minnan)
(véridique)
(et bin mon chéri tu sais pas mais quand on est vouée à être un trou faut apprendre à gérer le truc)

donc CSP je voudrais juste te dire un kruk, là, une énooooorme connerie t'es pas obligé de dire oui m'enfin hé sérieux j'en suis à une demi douzaine de kévins, chacun requérant son équivalent en vodka pour devenir un tantinet supportable (et bin moi la vodka ça me rend sourde, pour l'idéalisation c'est mieuxxe du vois), le seul que j'ai trouvé de valable intellectuellement est une merde affectivement, bilan je vais devenir une épave et aragon m'a trop menti, venons-en donc à la blagounette:

épouse-moi bordel.

voilà voilà.

laule

Anonyme a dit…

francois bégaudeau

Voir son taf a lui et a joy sorman sur "les jeunes" la "jeunesse" toussa

pupuce a dit…

le bégaudeau d'entre les murs?
pardon mais LOL.
je fus des élèves de ces zups. quand j'ai lu sa merdouille j'ai tellement ri que je 'en suis pissé dessus et ça n'a rien à voir pour une fois avec mon périnée mal rééduqué de pauvresse sous soignée.
(ô joies de la cmu)
(mais lol mes couillons, lol)

nan vraiment halte à la bobocratie de gogoche qui prétend, quand elle a eu une position de dominant dans un monde de dominés, y avoir pigé quelque chose "de l'intérieur".
halte.
point trop n'en faut, z'allez finir étêtés les gars.
sérieux.ça ira.

nan mais tant que les pauvres seront défendus par des riches on n'avancera point, va. autant en rire, surtout quand on les voit couiner sur rue 89 qu'ils n'ont que trois mille boules pour se payer leur chalet au canada, les pauvres chéris.

(oui donc Csp je disais, puisque tout ça est fort comique et que le schmilblick n'avancera point en dehors des armes et du sang sur les murs tel est mon avis il ne changera point, en attendant le jour béni de la deuxième vraie révolution tout ça... on baise?)

(tant qu'à se faire chier, hein)

Anonyme a dit…

Tu pourrais au moins citer des sources parce que là ça fait limite vieux con : http://www.minorites.org/index.php/2-la-revue/1241-le-hipster-est-un-cupcake.html

Jo