dimanche 25 septembre 2011

Plutôt vous que nous

Les temps sont rudes, pour Libéral.
Pour la petite masse grouillante de ceux "d'en bas", s'entend, ceux qui piaillent à longueur de temps pour leur secte et ne sont pas - et ne seront jamais - assujettis au moindre impôt sur la fortune et pour cause : ils ne deviendront jamais riches malgré tous leurs efforts. C'est à dire que quand on est intelligent, on sait que la fortune  n'est en rien mérite et travail acharné comme veut le faire croire la fable du "quand on veut on peut" : elle est d'abord héritages et dynasties. Chose auxquelles Libéral de base n'aura jamais accès puisque n'appartenant pas aux bon milieu et n'ayant aucune chance d'emballer de l'héritière, cette bourgeoisie de la domination ne se reproduisant qu'entre elle et méprisant considérablement Libéral de base qui la regarde pourtant avec des yeux  de Chimène et la défend bec et ongles. Le pauvre naïf. En bon idiot utile de ses maîtres, manipulé et con et content, il prétend parfois singer leurs habitudes et crashe sa CB en s'achetant de temps à autre une babiole ou un vêtement dispendieux qui lui font miroiter qu'il se rapproche, ne serait-ce que par les symboles, de ses seigneurs et maîtres. Le résultat étant évidemment encore plus pathétique puisqu'en singeant la bourgeoisie, on n'est au final que le singe de la bourgeoisie. C'est triste, n'est-ce pas ? On se prend pour un écuyer de grands seigneurs, et on est à peine autorisé à vider leurs pots de chambre...

C'est pour ça que fondamentalement, la vie de Libéral est toujours un échec : quand bien même il parviendrait à force de s'énucléer devant Boursorama, à enfin passer à la tranche fiscale supérieure à force de parasitisme boursicoteur, il se heurtera au plafond de verre de la conscience de classe. Que les valets soient dociles et travailleurs, certes. Qu'ils sortent la lyre pour chanter les louanges de leurs maîtres est du meilleur goût, assurément. Mais faire partie de la caste ? Pour qui se prend cet olibrius ? Qu'il se contente de son sort et nous remercie de nos largesses. Et Libéral, plus qu'à demi-fou d'aigreur et de frustration devant ce mirage qu'il n'atteint jamais, se retourne pour accuser les autres et la société communiste qui l'empêche d'être cet aigle qu'il mérite de devenir, sous le ricanement de ceux qui ne lisent jamais Challenges et se contentent d'y être en couverture.

Si on prend du recul, la vie de Libéral est à chialer de tristesse.
Compassion pourtant malvenue : nous la réserverons plutôt pour les victimes de l'idéologie qu'il défend.

"Une crise suicidaire se superposerait-elle à la crise financière que connaîtrait la Grèce? Un bien triste constat sur lequel revient le Wall Street Journal, dans un pays où, selon le ministère de la Santé, le nombre de suicides a pratiquement doublé depuis le début de la crise, qui a entraîné chômage et incapacité des ménages à rembourser leurs dettes. Selon l’autorité statistique grecque, le taux de suicide de la Grèce figurait parmi les plus bas de l’Union européenne entre 1990 et 2009.
Plus précisément, les Grecs seraient plus de 40% de plus à s'être suicidés dans les cinq premiers mois de l'année, selon le ministère de la Santé.
Klimaka est une organisation caritative qui tient une ligne téléphonique d’urgence de prévention du suicide, dont les employés témoignent recevoir plus de 100 appels par jour au lieu de 10 avant la crise."

Slate qui relaie un article du WSJ : vous allez voir que Libéral sera capable de hululer que ce sont des publications communistes. Et niera le lien de cause à effet entre néolibéralisme, crises systémique, rigueur et dépressions graves. Pourtant ce n'est que la simple réalité, tout simplement. Mais ça, c'est déjà trop pour lui. Déjà que tout le monde le regarde de travers depuis 2008. Il faut bien qu'il se console quelque part et n'a plus trop le choix d'être regardant sur ses nouveaux amis, le pauvret.
Ainsi, Georges Kaplan ne se contente plus de poser sa petite crotte friedmanienne chez Causeur, sans doute trop communiste à ses yeux : il va expliquer les joies du Joli Marché chez les danseuses d'ILYS, à coup sûr pas du tout gêné par le voisinage des articles paranoïdes sur l'invasion bougnoulocommuniste mais dame : quand on vous prête le canapé, on ne va pas avoir l'impolitesse de faire remarquer que les chiottes sont bouchées depuis des mois.
Quant à Contrepoints, entre deux articles révisionnistes qui réhabilitent les dictateurs, ils s'empressent d'accueillir un éminent représentant de l'extrême-droite suisse : on s'encanaille comme on peut, n'est-ce pas.
Et dire qu'il y en aura encore pour brailler qu'il n'y a aucun rapport entre libéralisme et néofascisme...

On remarquera que ce ne sont jamais les libéraux qui mettent fin à leurs jours. Pourtant, parvenus à de tels stades de désespoir devant ce monde cruel et injuste - et communiste, surtout - on pourrait penser qu'ils auraient le bon goût de prendre leurs "responsabilités" et de faire le "libre choix" de définitivement débarrasser le plancher. Hélas non. Parce que c'est bien connu : les paranoïaques ne se suicident pas, ils sont trop occupés à hurler sur les autres et à les pousser à l'irréparable. En se dédouanant toujours de leur pourtant évidente culpabilité puisque c'est bien entendu toujours de la faute des autres et jamais de la leur. Libéral n'assume que dalle et pour cause : si il le faisait, il comprendrait qu'il est le dindon d'une idéologie et tout son monde s'écroulerait.
C'est vrai que c'est tellement plus cosy pour le cerveau de se prétendre persécutés quand le désir profond de Libéral-fasciste est toujours au final d'être le bourreau des autres. D'ailleurs, les gosses massacrés par Breivik, au fond, ils l'avaient bien cherché, quelque part, non ?

Mais vous allez voir : il ne sera même pas un peu reconnaissant qu'on expose sa véritable nature. Le fichu ingrat.

7 commentaires:

Anonyme a dit…

HS :
Zemmour, un idéologue nationaliste au service de l'état barbouze. Il défend ouvertement la vente d'arme (dernier tiers de l'émission) :
http://rutube.ru/tracks/4844701.html?v=309a977026d08c40d784afb1985cdb2d

Anonyme a dit…

13:28, il est au service de dassaut je te rappelles.

nanar en pétard a dit…

J'aime bien ce personnage : libéral, il est tellement vrai !
Je suis sur que tu pourrais en faire un (anti) héros de bande dessinée pour les jeunes. C'est vrai, on doit leur apprendre très tôt comment ne pas gâcher leur vie...

Anonyme a dit…

https://www.dailymotion.com/video/xladgs_1929-1-2_tv

https://www.dailymotion.com/video/xladbn_1929-2-2_tv


Très bon, a faire tourner tant que c'est en ligne. (7jours)

Anonyme a dit…

Tiens, en fait, maintenant que j'y pense.

Libéral n'est rien d'autre qu'un wannabe.

Cadeau.

Anonyme a dit…

Libéral vit dans une autre réalité. Il voit l'état partout, y compris dans sa cuvette des chiottes. Alors que la seule chose qui s'y trouve à part le fondement même de ce qu'il est dans sa chair, ce sont ces idées...

comité-de-salut-public a dit…

Le truc, c'est que je connais Libéral mieux encore qu'il ne se connaît lui-même. Mais vous savez ce que c'est : quand on tend un miroir à quelqu'un et qu'il y voit quelque chose de vraiment dégueulasse à savoir lui, il ne se remet pas en question : il en veut au miroir et surtout à celui qui le porte. C'est toujours la faute des autres etc. et c'est son plus gros symptôme : c'est bel et bien pour ça que c'est un paranoïaque et on ne peut pas discuter, on ne peut rien faire avec un paranoïaque. On l'empêche de nuire, c'est tout ce qu'on peut faire.