dimanche 31 octobre 2010

Descente

"32% des sympathisants UMP sont favorables à des accords électoraux, au niveau local, avec le Front national. C’est ce que révèle une étude de l’IFOP pour Le Nouvel Observateur (réalisée par questionnaire auto-administré en ligne, auprès de 478 sympathisants UMP et  96 sympathisants FN), parue jeudi 28 octobre. 68% pensent le contraire. Chez les sympathisants FN, de tels accords sont souhaités par 62% d’entre eux".



"Le commissariat de Poissy (Yvelines) a ouvert une enquête après l'intrusion de plusieurs hommes cagoulés et armés, dans la nuit de mercredi 27 à jeudi 28 octobre, dans un camp de Roms situé dans la plaine de Triel-sur-Seine.
Selon les témoignages recueillis par les enquêteurs, ces hommes ont fait irruption dans le camp vers deux heures du matin dans une voiture munie d'un gyrophare. Ils ont pénétré dans des caravanes avec des fusils et des matraques, arrachant certaines portes.(...)
Plusieurs personnes du camp ont indiqué avoir été molestées et menacées avec des armes à feu, une femme précisant avoir été obligée de se déshabiller. L'agression aurait duré une demi-heure, les hommes cagoulés tirant en l'air à plusieurs reprises".



Quand on a lâché les chiens, il y en a toujours qui sont plus cinglés que d'autres et ce genre d'agression était inévitable dans ce contexte d'instrumentalisation de la xénophobie.

Créer un climat favorable à ce genre d'exactions, voilà bien la seule chose concrète dont ce gouvernement de la charogne peut se vanter d'avoir accompli. Parce que jamais la bande de lâches qui ont fait ça ne se seraient senti pousser des ailes pour passer à l'acte si depuis des années et de plus en plus maintenant, tout l'espace public n'était entré en saturation d'un discours anti-immigrés parti des sommets de l'État et qui a irrigué par capillarité toutes les couches de la société. On stigmatise les musulmans, on chasse les Roms, on rafle les sans-papiers ? On peut bien renouer avec la bonne grosse tradition de la ratonnade puisque dès qu'on allume sa télé on ne voit que des gens qui vous y encouragent même indirectement.

Mais que se passe t-il ? Quel est donc ce silence assourdissant ? Que n'entend t-on pas le Nabot fétide et ses sbires tonner à quel point c'est inqualifiable, que c'est intolérable, que cette violence et que cette insécurité n'ont pas leur place dans une si irréprochable République et qu'on va de facto et pas plus tard que dès maintenant promulguer une loi à angle droit qui rigole pas, afin que de châtier durement les auteurs et complices de ce crime ?...
Mais les Hortefeux, les Besson et autres Alliot-Marie se tiennent soigneusement cois et ne diront rien. Sarkozy n'exigera pas qu'on lui dégage du temps d'antenne pour condamner farouchement cette descente. Un simple dommage collatéral du seul moyen qu'ils ont trouvé pour essayer de faire oublier la corruption des ministres et les échecs de cette droite pourrie jusqu'à l'os, voilà ce que c'est. Autant dire que dans ce cas là, silence a valeur sinon d'approbation, mais sera de toute façon perçu comme tel par les petites meutes de chiens enragés qui n'attendent que de pouvoir défouler leurs frustrations, en choisissant toujours des victimes qui ne peuvent pas se défendre.

Et se tiendront cois également là-dessus les Eric Zemmour et autres Elisabeth Lévy, puisqu'on ne peut évidemment nullement soupçonner nos "réactionnaires" de la moindre once de vrai courage. Pour ce qui est de brailler contre l'hideux étranger, ça, ils sont toujours en première ligne, brave petits toutous de la sarkozie. Mais quand par exemple un de leurs congénères, Pierre-André Taguieff pour ne pas le nommer, tente de salir un Résistant authentique, vous pouvez être certains qu'il fermeront leurs clapets en espérant que leur couardise ne se remarque pas trop. De la même façon, on attendra longtemps, c'est certain, les réactions outragées de cette clique de teckels hystériques sur cette sordide histoire ; dame, l'invasion bougnoulogauchiste est à nos portes, il s'agit de hiérarchiser les priorités, n'est-ce pas.

Depuis des années on entend que ce discours de réacs moisis sur le "déclinisme" et la France qui fout le camp et de fait, on peut à présent leur donner raison : on est en effet bel et bien entré en période de décadence. Par leur faute. Par la faute de cette droite dégénérée et de ses larbins, par la faute de ce discours d'exclusion et de fierté chauvine qui flatte le beauf dans ses bas instincts. Eux ne descendront pas jusqu'à enfiler des rangers et à sortir les battes de baseball, certes pas, ils sont bien trop cultivés et polis pour ça. La sale besogne est laissée à la piétaille fascisante toujours disponible pour se mettre au service de la domination. Ils ne sont là que pour exécuter, après tout.

Mais les vrais responsables continueront de passer à la télé et d'écrire dans les journaux. En continuant systématiquement de hurler qu'on ne peut plus rien dire en Bolchévie et que les pauvres petits poussins sont étouffés par le politiquement correct métissé.

Et pourront ensuite rentrer dans leur cossus appartement sans jamais être inquiétés. Eux.


Plaisir d'offrir. Toujours.

Spéciale dédicace aux petits cons moustachus donneurs de leçons et autres déconstructionnistes du genre dévissé-E-s de la cervelle, ils se reconnaîtront : ce grand moment de virilisme crypto-fascisant hétérobeauf : 


Mais je ne veux pas être trop méchants et leur donne un bon conseil : arrêtez de vivre dans vos têtes, les amis. Sortez, rencontrez des gens, Des gens "normaux", surtout, vous allez voir : ça vous fera le plus grand bien...

samedi 30 octobre 2010

Pauvre blogosphère...

Au fait : il existe un autre univers que les blogs politiques. J'vous jure. J'ai même essayé d'y aller et par essayer, je veux dire que j'ai tenté de lire des blogs pas politiques : ben c'est très chiant, en fait. Déjà que les 3/4 des blogs politiques sont sans intérêt, alors quand ça sort de votre monomanie personnelle, on tombe dans un univers d'angoisse par le vide qui finirait par flaquer un peu le vertige devant tant de bêtise...
(et puis j'ai pas envie de parler de politique et je veux dire du mal des gens aujourd'hui, d'abord. De toutes sortes de gens, parce que c'est comme ça et si vous êtes pas contents, Rezo;net est rempli de liens vers des choses sérieuses, voilà. Zut à la fin).

Tenez, l'autre Mry, là. Je jure que j'ai essayé de lire son machin et je n'ai pas souvenir d'être arrivé au bout d'un seul paragraphe entier. Qu'une absence complète de la moindre miette de talent soit une chose, on peut l'admettre. Mais le problème de ce garçon est à l'évidence qu'il est tellement vide et creux en tant que personne que forcément, ça se retraduit sur ce qu'il blogue. Fatal. Alors en cherchant bien, sans doute qu'on pourrait trouve matière à être un peu méchant, oui : il est de droite donc idiot et fait un boulot inutile dont je n'ai pas cerné les contours, un truc buzz-marketing-branding à la con qui lui permet de montrer tout content de lui que Blackberry lui fait des cadeaux. Ah oui, je vous jure que c'est aussi médiocre que je le décrit. Quand on voit par exemple un Guy Millière en plein décompensation permanente, le cheveu gras et le regard dément, qui zozotte que la guerre en Irak c'était bien en fait, ou Babette Lévy qui monte dans les aigus dès qu'on la prend en flag' de mensonge éhonté - c'est-à-dire : tout le temps -, là oui, c'est inspirant. Ça donne envie, ça crée du désir, j'veux dire, quoi. Mry et son charisme bloguesque d'endive cuite, là...

Même les blogueuses mode, on a pas envie d'être vraiment méchant. Elle sont tellement insignifiantes, les pauvresses, ce qu'elles font est tellement nul et non avenu que ça décourage la meilleurs volonté sarcastique. Des pépéttes à franges dans des fringues chères qui se font prendre en photo en prenant des mines que moi si j'était leur maman j'aurai honte pour elles et qui expriment que leur plus grand désir dans la life tu'ois c'est percer dans le monde fascinant de la mode, quoi, tu'ois. Des connes, voilà. Et des connes intéressées, en plus, puisque quand elles reçoivent un "cadeau" d'une grande marque, elles en roucoulent de plaisir et en font un billet pour en dire du bien.
Pauvres pétasses, allez.


Alors bon, je veux bien qu'on ne soit pas dans le "sens" tout le temps et qu'on ait pas envie de se retrouver tous les jours sur le Diplo ou sur Alliance géostratégique, ok, un peu de bêtise superficielle ne peux pas nuire, sans doute. Mais comme quoi, Internet n'est décidément ni le Grand Satan qu'on nous promettait, ni l'espace hyperdémocratique que d'autres espéraient : ce n'est que la rencontre entre la technologie qui permet de s'exprimer et le besoin de reconnaissance de nos sociétés. Bon, il y en a qui ont tellement l'ego en roue libre qu'ils pensent que raconter des bêtises sur le Ouèb va leur permettre de devenir connus voire de gagner des sous. On est un peu triste pour eux/elles, quand même. Parce que n'exister que par Internet, c'est triste. Ne compter que là dessus pour se voir offrir une plus-value de reconnaissance sociale et en même en espérer des dividendes narcissiques voire sonnantes et trébuchantes, c'est un peu beaucoup la lose. N'avoir de vie que grâce à Internet, c'est même un peu effrayant. 

Vous savez, il m'arrive parfois de faire un truc complètement fou et d'éteindre mon ordinateur. Je vous jure. Et ça m'arrive même tous les jours. Pfou. Quelle vertige. Mais que faire si je n'ai plus mon joli blog, mon Facebook, mon Twitter, maman ! Je vais me retrouver tout seul face à mes angoisses et ma faille existentielle que je ne pourrai plus remplir avec des gigas d'informations forcément toutes plus essentielles les unes que les autres.
Pauvre blogosphère mais surtout, pauvres blogueurs...

Bon, il ne s'agit pas non plus de surestimer une "vie sociale" par opposition au fait de rester devant un cube en plastique : si par vie sociale on entend passer sa soirée à boire du mauvais vin en draguant des filles pas intéressantes, bof, mieux vaut regarder Breaking Bad ; et puis qui sait ? Ça vous donnera un sujet de conversation avec quelqu'un qui s'en fout complètement de la blogophère. Et qui a bien raison.


vendredi 29 octobre 2010

Il en est assez de ces pudeurs. Bordel de bite.

Victoire à la Pyrrus de la droite ou semi-échec d'une mouvement social qui a repris confiance en lui ? C'est encore trop tôt pour le dire ; ce qui est en revanche certain, c'est que nous sommes, enfin, entrés dans cette nouvelle période politique qui se profilait depuis longtemps mais qui se laissait cruellement attendre. Pour le meilleur et pour le pire, nous y sommes donc.

Et nous y sommes grandement aidés par une droite particulièrement obtuse qui on le sait désormais, refuse catégoriquement de continuer à jouer le jeu du "compromis fordiste" comme auparavant : on assiste depuis deux ans à ce qu'on peut appeler une "révolte des riches" contre les critiques dont ils sont la cible, depuis que de plus en plus de monde se rend tout simplement compte que si ça se passe de plus en plus mal, c'est à cause d'eux et de leur voracité sans limites ni morale. Sommés de rendre des comptes d'un côté et acculés par les agences de notation qui les harcèlent d'exigences de l'autre, ils n'ont plus d'autre choix que se braquer contre la populace pour lui faire payer dans les deux sens du terme, à la fois son audace d'ainsi oser les remettre en question, et la faire cracher à mort pour régler les dettes des irresponsables qui jouent avec la finance mondiale. Les têtes sont tournées dans les bonnes directions, d'où l'affaire des Roms et l'huile jetée sur le feu de l'islamophobie pour tenter de détourner l'attention de vrais problèmes. Ce qu'il faut surtout retenir, c'est qu'ils sont bien loin d'être aussi confiants qu'ils le montrent et on se prend à rêver de ce qui aurait pu se passer avec un mois supplémentaire de grève dure...

Nul doute d'ailleurs que ce pouvoir n'en a pas fini avec les actions ponctuelles de désobéissance civile et autres blocages dans les mois à venir ; de même, éclatent des luttes sectorielles dont évidemment les médias qui mentent ne parlent pas mais qui n'en entretiennent pas moins une saine ambiance de combativité bien existante qui n'a pas fini de faire enrager le lectorat du Figaro. Et peut-être preuve que face à un droite qui ne peut rien céder, il va bien falloir comprendre que les manifs même "monstres" ne sont plus suffisantes pour construire un rapport de forces favorable, et qu'il faut à présent s'affranchir du cadre étroit de la légalité pour se faire entendre et comprendre. La popularité rencontrée par les actions montre bien à quel point l’institutionnel est discrédité et que le soutien des gens ordinaires se trouve davantage aux côtés des activistes que du pouvoir. Ce coin est à enfoncer encore davantage et nul doute qu'il le sera.

De nôtre côté, au NPA, nous nous retrouvons cependant avec un embarras ; un embarras que personnellement je trouve fréquemment sympathique puisqu'il s'agit de Mélenchon, mais de fait, le bon sénateur nous bouffe un peu la laine sur le dos et force est d'admettre qu'il a bien raison de le faire, dans la mesure où il s'est désormais affranchi de nos charmantes pudeurs et est parti en roule libre sur le boulevard de la gauche décomplexée laquelle, mais ce n'est une surprise que pour les imbéciles, est de plus en plus séduisante à bien des personnes puisque quand la gauche fait quelque chose de vraiment de gauche, c'est à la fois très bien reçu par la population et très mal par la journaille et le personnel politicien. Si ça c'est pas bon signe...

Entendons nous bien : voir Mélenchon fracasser des journalistes est un bonheur. Constater qu'en plus il assume complètement en en rajoute encore une couche, que ce soit sur les plateaux ou dans son blog, provoque littéralement comme de petits orgasmes. Et il est on ne peut plus compréhensible que son langage, fort peu châtié et tant mieux, puisse plaire à des gens trop lassés des circonvolutions hypocrites de la gauche qui trahit...ainsi que de l'impression que nous-même ne savons pas très bien ce que nous voulons.
Cependant et encore une fois malgré la sympathie teintée d'agacement qu'on peut éprouver pour lui, il ne faut pas non plus se voiler la face sur les intentions de ce brave Jean-Luc : créer un rapport de forces suffisant pour négocier avec la Socialie dans le cadre d'un gouvernement de gauche plurielle et en devenir ainsi l'aile "radicale-réformiste". Gauchir le P"S" ? Mh...cette chanson est un peu trop passée à un moment et n'est plus très fraîche...

La question est donc : mais putain de bordel de merde à la fin, quand est-ce qu'on va donc comprendre à la fin qu'être les "gentils" de l'extrême-gauche nous dessert le plus totalement du monde ??? Sans revenir encore sur cette hantise d'être toujours "corrects" et cette façon assez unique que nous avons d'avoir un discours radical en s'essuyant les pieds avant d'entrer, c'est comme si on était tellement bien élevés et d'une telle élévation morale que, fi, certes non, on ne va pas être aussi "vulgaires" que Mélenchon...
Oui, j'ai entendu et lu ce genre d'âneries.

C'est d'autant plus rageant que si il y a bien une période historique qui est en train de s'ouvrir pour une vraie gauche c'est en ce moment, et les chichis de camarades qui font la fine bouche devant les outrances de Méluche me semblent quelque peu en décalage avec le monde réel. Ce que veulent entendre les gens, c'est un discours clair, concis, et rentre-dedans. Pas des exercices de nécromancie où on fait appel aux mânes de glorieuses périodes qui n'évoquent plus rien à personne. Parce que oui, au fait, mai 68, désolé mais ça ne parle plus à personne. Ce sont des souvenirs pour les plus vieux et de l'Histoire pour les plus jeunes.

Il va donc falloir se faire un rien plus "grossiers" et "vulgaires" pour que notre message franchisse le brouhaha permanent, et on se rendra assez vite compte qu'on a tout à gagner en arrêtant de sodomiser les diptères sur ce qui est ou pas "correct". Chié, quoi.


jeudi 28 octobre 2010

Recadrons le débat

(Contribution de Saens, merci à lui)


PETITES RECETTES POUR DE BONS BLOCAGES

En ces périodes de conflits sociaux, l'utilisation de méthodes de blocages mérite que l'on réfléchisse un peu à ses modalités d'application.
Étudiants, salariés, chômeurs, activistes ou gauchistes, nous avons un paradoxe à surmonter : c'est nous les gentils et pourtant nous mettons en place des actions qui gênent la population, pouvant susciter l'incompréhension voir pire : nous faire passer pour des méchants.
Revenons sur le rôle d'un blocage. Bloquer une route, une voie ferrée, la sortie d'une raffinerie permet de se faire remarquer et de ralentir ou stopper l'économie. Il s'agit de porter des coups à l'État et au patronat. Bloquer un lycée ou une fac permet de se faire remarquer et de libérer du temps pour pouvoir s'impliquer dans le mouvement de contestation sans qu'aucun élève ou étudiant ne soit pénalisé. Les cours étant suspendus, chacun peut alors choisir librement, sans pression, de rejoindre la mobilisation ou d'attendre son dénouement. Bloquer un lieu de travail réunit les deux motifs évoqués à l'instant.
La sympathie à l'égard d'un mouvement est un capital qui s'entretient. Plus celui-ci sera élevé, plus les militants seront motivés pour poursuivre l'action, plus l'adversaire sera obligé de se justifier.

Or toute personne normalement constituée qui se voit empêcher de circuler ou de mener à bien ses activités se sent agressé, un peu, moyennement, beaucoup, c'est selon, mais c'est humain.
Voici donc quelques règles pour que les blocages se déroulent le mieux possible et atteignent leur objectif :

–       sourire et avoir une attitude polie et agréable ( puisque je vous dis que c'est nous les gentils !);
donner quelque chose : un tract, un café, des friandises. Le don facilite une attitude d'écoute chez celui qui reçoit;
expliquer pourquoi on bloque, cela semble évident, mais ce ne l'est pas. Tout notre microcosme militant le sait, mais pas toujours toute la population;
expliquer à quoi sert le blocage, dire clairement que ce ne sont pas les usagers qui sont visés par cette action;
être conscient et faire prendre conscience à tous les bloqueurs que l'usager n'est pas l'ennemi, même celui qui va râler;
l'usager râleur risque parfois de servir de défouloir aux bloqueurs. Il devient l'incarnation physique de l'adversaire invisible que l'on combat depuis des semaines. C'est pourtant contre-productif de s'en prendre à lui. Je vais utiliser une règle de marketing pour m'expliquer : une personne satisfaite d'une prestation en parle à trois autres personnes, une personne insatisfaite en parle à douze. De plus, les témoins de la scène, restés neutres, peuvent être choqués par la prise à partie d'un autre usager;
Il est alors important d'utiliser des techniques de désamorçage des conflits (il y a plein de bouquins là-dessus) :

sourire et avoir une attitude polie et agréable (je l'ai déjà dis ? Ah bon, ben je le redis)
donner d'abord raison en partie au râleur (ou à la râleuse) : '' je suis d'accord avec vous, cela gène, mais nous sommes obligés de le faire …'' ou '' je comprend ce que vous dites, mais …''. Si vous semblez d'accord avec votre interlocuteur, celui-ci a moins de raisons de surenchérir;
minimiser la gène : '' cela ne va pas durer longtemps, ne vous inquiétez pas...''
ne laisser jamais un camarade isolé pris à partie. Le rejoindre pour l'entourer. L'effet du nombre calme souvent les esprits bien échauffés;
utiliser l'humour;
on peut même utiliser la fibre patriotique :'' Comment çà vous êtes prise en otage madame ? Un peu de décence voyons! Pensez à nos compatriotes qui sont, eux, vraiment pris en otage en Afghanistan. Ils aimeraient être à votre place. Vous me choquez, je ne vous parle plus...''

J'oublie certainement beaucoup d'autres ''trucs''. Un blocage permet enfin de faire prendre conscience aux usagers des problèmes politiques et sociaux qui se posent. Il les obligent à se positionner.
Bon bien sûr, si on tombe sur des vraiment gros cons, on peut et même on doit devenir méchants, parce que l'on a jamais dis non plus qu'on était des anges...



mercredi 27 octobre 2010

Never complain. Never explain.

Lu chez un camarade blogueur

"On m’accusait récemment de renforcer le clivage de la société française en adoptant une position que certains qualifient de radicale… (Entre nous, dès qu’on parle intelligiblement,  on est extréme. Et puis, m’accorder ce pouvoir à moi tout seul, c’est un peu exagéré, non ?). Pourtant, si les repères idéologiques étaient un peu plus clairs, peut-être que les français y verraient un peu plus distinctement dans le jeu des uns et des autres, et pourraient se positionner plus aisément qu’ils ne le font (ou pas)  aujourd’hui".

Je suis bien évidemment d'accord sur le fond ; mais j'ai un gros désaccord sur la forme.
Il faut arrêter de passer un temps déraisonnable à nous justifier. Nous n'avons pas à le faire.

Autant j'apprécie notre glorieux Lider à Vélo dans son rôle de porte-parole d'orga où il excelle, mais je ne supporte plus de l'entendre dire "Oui mais nous on a pas de solutions toutes faites, on revendique le droit au doute" et blablabla. Il faut arrêter avec ces conneries. Définitivement arrêter. Comme il faut arrêter tout aussi définitivement de même faire mine de se justifier et "d'expliquer", a fortiori à des gens dont il est d'avance évident qu'ils n'entendront rien à ce qu'on leur raconte.

Cette "pédagogie par le doute" est une erreur tactique majeure. Les doutes, tout le monde s'en branle. Vouloir "insinuer le doute" dans l'esprit de son interlocuteur est une perte de temps et ne le fera pas bouger d'un iota sur ce qu'il pense parce que d'une manière générale personne ne peut fonctionner ni agir durablement et efficacement dans le doute : il faut un minimum de conviction affirmées si on veut faire quelque chose. Il faut donc des certitudes et des plombées de préférence.
Personne ne veut "douter". On veut des choses concrètes et stables auxquelles se raccrocher, c'est un principe humain de base. Se pointer devant des pékins lambdas en leur balançant des oui mais tu comprends parce que nous on veut ça mais on le veut pas comme ça mais il faut que tu comprenne que, c'est courir au désastre et faire fuir.

Sans cesse sommés de se justifier voire même de s'excuser de penser ce qu'on pense et d'être ce qu'on est et par qui ? Par "quoi" devrait-on même dire ; des têtards néolibéraux lobotomisés qui prennent le clown Michel Godet au sérieux, des droitards abrutis au point qu'ils prennent d'être qualifiés de réactionnaires comme un compliment, des rats "éthnodifférencialistes" qui chougnent sur l'époque avant de se ruer à l'Apple Store : c'est ça qui nous demande des comptes ? Qu'ils crèvent. Tous. Et lentement de préférence.

Dites vous bien que les sous-êtres qui exigent qu'on se justifie et s'excuse sans trêve ni repos, qu'il bavent dans des commentaires de blog ou s'expriment à la télévision, sont tous et sans exception des employés serviles. Des gens qui ont des hiérarchies au-dessus d'eux qui les paient et jamais ils ne leur viendra à l'idée de faire quelque chose contre cet ordre des choses. Leur vie, c'est ramper et aimer ça. De ce point de vue, ce sont des lâches et la caissière syndiquée de Carrouf' est humainement et moralement à mile coudées au dessus d'eux. 

Comme disent les anglais et avec un certain panache : Never complain. Never explain. Et vous pouvez toujours vous brosser avant de lire sur CSP la moindre autocritique, le plus petit bémol, la plus infime trace de rétractation. Je ne reviens jamais sur ce que j'écris et pour personne. Ça vous déplaît ? Vous pensez qu'il serait de meilleur goût que je sois quelque peu plus humble ? Vous pouvez même à l'occasion apprécier le fond des idées mais déplorez que le langage usité y soit d'une certaine grossièreté voire d'une grossièreté certaine et quelque part ça donne pas une bonne image de l'orga ? Allez vous faire enculer.

L'ennemi sait que le doute est trop bien installé dans trop de têtes de notre camp et il exploite cette faille à loisir. Quand on lui demande des comptes il hurle au retour du totalitarisme et exige qu'on se justifie quant à la Kolyma ou au mitterrandisme selon l'humeur. Ce harcèlement est intentionnel, il est là pour nous faire taire. Que rien n'existe d'autre que ce discours suintant de soumission et d'acceptation béate du "réel", à savoir le monde tel que cette vermine veut le construire. Se plier à ce terrorisme intellectuel, c'est le début de la fin et il faut toujours refuser catégoriquement le "débat" quand il prnd cette tournure. Il ne sert de toute façon à rien de discuter avec ça, on a pas à communiquer avec des espèces inférieures.

Être de gauche c'est avoir le souci de son prochain mais encore faut-il vraiment savoir de quel "prochain" on parle. Ces gens ne me sont en rien semblables et je ne les reconnais pas en tant que tels. "Ah ah ah, qu'est-ce qu'il est dans la provoc' ce CSP !". Il n'y a aucune "provoc'" ici. Ça fait bien longtemps que je me suis débarrassé de l'illusion empathique quant à des catégories précises de personnes. Ces gens ne nous veulent aucun bien et ne s'en cachent même pas ; je ne vois pas pourquoi nous ne devrions pas faire pareil.

Notre camp est en permanence tourmenté par la peur de faire peur et cette angoisse nous détruit plus sûrement et plus gravement que tous les CRS de France et de Navarre. Elle fait prendre des précautions et des pudeurs face à des Huns dégénérés. 

"Renforcer le clivage de la société française" ? c'est très exactement ce que je veux. C'est très exactement ce que nous devrions vouloir tous et en l'assumant. Grave.


Je ne suis pas homophobe...


...mais quand même : gros enculé, va.

mardi 26 octobre 2010

PPHQLB : Rampage

Spiderman est de gauche, la preuve, définitive :

Un enfant du siècle

Faire un film de 2 heures sur un nerd autiste social dont la vie se résume à mouliner du code devant un ordinateur et dont les seules motivations identifiées sont une soif sans borne de reconnaissance sociale et la volonté de prouver aux autres qu'il les écrase de son intelligence, a priori ça ne donne rien envie du tout. The social network est pourtant captivant de bout en bout, non seulement par la mise en scène réellement inspirée de Fincher mais par le portrait qu'il donne à voir d'un enfant dans le siècle, le film posant qu'au-delà de la personnalité propre de Mark Zuckerberg en tant qu'individu, c'est toute une époque qui se trouve résumée par son parcours et par sa "création", Facebook.

On a dit et on continue à dire beaucoup de chose, sur Facebook ; entre les prophètes hallucinés de la "disparition de la vie privée" - dont Zuckerberg lui-même - et les ronchons racornis dans leur coin qui ont peur de tout - Babette Lévy et la flaque Zemmour pensent évidemment pis que pendre de Facebook, mais nul doute que leurs clones du 19ème siècle hululaient que les trains allaient tuer leurs passagers dans d'atroces souffrances -, entre les laudateurs acritiques et les semi-paranos qui voient le spectre d'Orwell à peu près partout, on pourra prendre une voie médiane et se contenter de voir ce "réseau social" pour ce qu'il est : un outil à utiliser avec quelques précautions de départ. Facebook j'y suis mais évidemment pas sous mon vrai nom et vous pouvez toujours courir pour espérer y voir des photos de moi bourré. C'est utile et même marrant, ça me permet de rester en contact avec des gens qui sont loin et je peux partager des choses que j'estime sympathiques, peut-être même que ça m'aidera dans un cadre professionnel, mais ça s'arrête là. Et c'est déjà assez énorme quand même. 
Mais peut-être aussi que si tant de gens font n'importe quoi avec, c'est qu'ils ne comprennent pas qu'on ne peut pas faire "tout" ce qu'on veut sur Internet...

Dans le film, l'ex-copine de Zuckerberg lui dit : "Sur le papier on écrit au crayon ; sur Internet on écrit à l'encre" : parfait résumé d'à la fois les possibilités et les limites de l'expression de soi sur ce support précis, au point qu'il faudrait peut-être commencer à envisager dès l'école des cours d'éducation spécifique à Internet. Et dans The social Network, on voit clairement que si Mark Zuckerberg a parfaitement compris que Facebook allait combler un vide que la technologie avait crée - le besoin d'affirmation et de communication tout azimut médié par l'outil -, on voit également qu'à aucun moment, ni lui ni aucune des personnes qui l'entourent ne réfléchissent une seule seconde aux conséquences. Portrait de jeunes gens brillants mais n'ayant aucune conscience, tous obnubilés par leurs propres obsessions qu'ils projètent dans la construction de leur bébé, individualistes jusqu'à la trahison et dérésponsabilisés en toute candeur, le portrait que The social network donne à voir de cette caste de nouveaux milliardaires en tongs est aussi, à travers leurs personnes propres, un discours sur la mutation du capitalisme virtualisé qui semble désormais comme joyeusement mené par des gamins irresponsables : Jérôme Kerviel est-il finalement autre chose que cela ?

Et mine de rien, David Fincher est en train de composer son oeuvre bien à lui puisque ses films parviennent à capter l'époque et à la rendre assez finement. C'est à travers le mal-être généralisé que se donne à voir la substance d'une civilisation et Fincher sait non seulement le capter mais même l'incarner au travers d'un personnage donné ; il est frappant de voir qu'existe un lien entre le tueur de Se7en, Tyler Durden et le personnage de Mark Zuckerberg : des individus dans un tel décalage avec ce qui les entoure, vivant un violent sentiment de rejet et de révolte et qui décident un jour de forcer le monde à leur faire une place. Les moyens diffèrent, sans doute. Mais les motivations sont similaires et Fincher n'est jamais aussi bon que quand il nous montre ces personnes qui sont, quelque part, aussi un petit peu nous-mêmes...

The social network n'est pas qu'un excellent film : c'est le portrait de l'époque à travers un de ces enfants, et c'est pour ça qu'il est, disons-le carrément, un film important.


lundi 25 octobre 2010

À tous les traders qui ne servent à rien et pleurnichent...

Tu t'appelle donc Charles Dereeper et tu pleure toutes les larmes de ton petit corps de, je cite, "rédacteur, éditeur, entrepreneur, trader" sur le machin qui te sert de site en fustigeant les "les gochos communistes qui m'écrivent des emails agressifs de plus en plus nombreux, défendant la vision médiocre d'une mise en faillite progressive de la France". C'est décidément ta fête puisque CSP, Meilleur Blogueur De Gauche te fait l'insigne honneur de se pencher sur ton cas et autant te dire que tu vas prendre cher, mon mignon.

Déjà, tu est trader et d'emblée ça part très mal entre nous. Tu es donc un parasite. Un inutile. Tu ne sert à rien et tu ne produit rien. Le pire c'est qu'évidemment, comme tous les improductifs insignifiants de ton espèce, tu t'en vante puisque les gens comme toi n'ont même pas l'élémentaire pudeur de la jouer discret après les récentes révélations de la foncière pourriture qui constitue le socle fondamental de leur activité. Te voir en train de chougner sur les méchants gens qui sont pas gentils avec toi ne provoque donc nulle compassion mais donnerait plutôt envie de s'acharner, n'est-ce pas. Il faut dire que tu fais tout pour t'enfoncer :

"Objectifeco est destiné à l'élite économique de notre pays, élite qui travaille, élite qui créée de la richesse, des produits et des services et qui les vend, élite qui se confronte à la réalité et qui cherche à survivre face à la compétition internationale très rude, élite qui veut changer de vie par le biais du travail"

Pauvre Mickey dérisoire qui, parce qu'il passe ses journées à voir défiler des chiffres sur un écran, se prend pour un roitelet de ce monde quand il n'est que l'enzyme glouton périssable et jetable de la prédation financière. "L'élite" ? Toi ? On pourrait espérer que tu plaisante mais tu as ce sérieux arrogant des baudruches interchangeables qui se prennent pour des "individus" parce qu'ils roulent en 4x4. Tu n'es qu'un beauf et encore, un beauf encore plus bas-de-gamme que l'apprenti-maçon qui participe à des compétions de tuning, puisque au moins celui-ci produira quelque chose d'utile. Ce n'est pas ton cas et ça ne le sera jamais.

"Cette élite représente une minorité, probablement 2 ou 3 millions de personnes entre l'encadrement, les artisans, les entrepreneurs, les salariés qui se démènent et tous ceux qui bougent et qui avancent"

En effet, cette lucidité t'honore : vous êtes une minorité et sans doute même bien moins que 2 millions. En fait, une poignée de cadrillons, de managers, de commerciaux et de Businness Marketing Fuckface renforcés par quelque salariés vendus qui espèrent se hausser en flattant vos egos, autant dire que vous ne représentez pas grand'chose pour ne pas dire : rien.

"je ne vis pas du consensus social français et je ne respecte que ceux qui luttent et qui se battent contre eux mêmes pour devenir meilleur ou pour développer une vie meilleure avec les contraintes de leur environnement direct. Vive ceux qui prennent leur vie en main. Faisons l'apologie de l'initiative, des projets, des visions et des rêves qui se réalisent par la sueur. Et mettons à la poubelle toutes ces lopettes qui attendent d'un Etat providence, la solution à leurs problèmes"

Comme on t'imagine bien, en ce moment, en train de pester dans l'habitacle de ta grosse tuture contre ses enculés de grévistes qui t'empêchent de faire le plein ; peut-être même qu'à force de pénurie, ça t'obligera à prendre le métro avec la populace et ton petit coeur se serre d'angoisse à pareille funeste perspective. Tu te rue sur le site du Figaro dans l'espoir de voir confirmés tes espoirs que la chienlit est devenue raisonnable, tu tente de te rassurer devant les titres de la Pravda sarkozyste et tu te dis même que, ouf, le mouvement est terminé, qu'il s’essouffle, tu est presque à deux doigts de reprendre espoir...
Et là, tu pense à ta pauvre tuture qui meurt de soif dehors.
Alors, puisque c'est la seule chose qui te reste, tu te défoule sur un clavier innocent en perdant tes petits nerfs : 

"La culture française de la loose, du Club Med, du parasitisme et de la déresponsabilisation de soi, me fait vomir. Par pitié, déguerpissez, allez vous plaindre ailleurs de votre lâcheté refoulée et laissez nous bosser dans notre coin ! Faîtes vos grèves, emmerdez le monde pour compenser vos lacunes, crachez votre venin, mais oubliez moi... J'ai pas coché option "social" à ma naissance. Je ne suis pas le bon interlocuteur pour vous".

Tu as l'air bien fragile pour quelqu'un censé faire partie d'une "élite" ; je m'en faisais bizarrement une autre définition, quelque chose de plus hiératique, tu vois ? Genre l'aigle qui plane loin au-dessus de la plèbe et que rien n'atteint, tout ça. Plus on avance dans ton texte, plus on dirait que tu vas te mettre à pleurer, c'est marrant comme ça évoque cette vidéo de ce fan complètement hystérique de Britney Spears : "Leave the traders aloooooooooooone !!!!!", et puis ces tentatives pathétique de justifier ton existence ordinaire et creuse de mouton libéral, mon Dieu, on en serait presque embarrassé pour toi.
Mais cependant nous sommes d'accord sur quelque chose : nous n'avons rien à nous dire mutuellement et ni dialogue ni "débat" ne sont possible et même pas désirables. J'aime bien qu'on soit sur la même longueur d'ondes à ce niveau, c'est reposant.

En même temps, tu as bien raison de rester au chaud dans ton nano

"Une France qui se coule méthodiquement et une Angleterre qui réagit ! Qui va gagner ?"

"Il n’y a personne pour mettre en oeuvre de vraies réformes... à quoi bon rêver ?"

Et surtout : 

"Soutenir les plus faibles, une voie qui n’a jamais fonctionné dans l’histoire..."

C'est curieux mais je vois mal comment un trader pourrait se pointer dans une assemblée publique de gens normaux, qui travaillent, qui sont au chômage, qui ont été licenciés même, pour leur expliquer que les "soutenir" ça ne sert à rien et qu'il vaut mieux filer du pognon aux gens comme lui...
Il vaut mieux espérer pour notre représentant éminent de "l'élite" qu'en plus de toutes ses qualités, il excelle en course à pied, option sprint.

Allez, Charles Dereeper, tu as visiblement une grosse faille narcissique à combler et on va te laisser à tes émois. On aura juste une petite pensée émue pour toi quand on défilera en manif, parce que au fond, si on est si nombreux dans la rue, quelque part, c'est bien grâce aux gens comme toi...


dimanche 24 octobre 2010

C'est qui Pierre-André Taguieff ?

Pierre-André Taguieff, c'est ce polémiste paranoïaque qui dénonce les théories du complot en les expliquant par ses propres théories du complot. Sa préférée étant de voir de l'antisémitisme partout, puisque faisant partie de ces croisés pro-Israël toujours prompts à dénoncer ceux qui voient quelque inconvénient à ce que Tsahal hache menu du Palestinien et Pierre-André Taguieff n'hésite pas à pousser la lâcheté jusqu'à qualifier le moindre opposant à sa vision d'abruti néo-con par le qualificatif le plus infamant qui soit : antisémite. Nul doute que si ils en avaient la possibilité, les Pierre-André Taguieff et autres couards de son espèce adoreraient en plus pouvoir rajouter "pédophiles" pour faire bonne mesure mais si ils ne le font pas, c'est surtout parce qu'ils sont conscients que ça risque de faire un peu trop, nullement par pudeur. Puisque de pudeur, Pierre-André Taguieff n'en a aucune.

"Quand un serpent venimeux est doté de bonne conscience, comme le nommé Hessel, il est compréhensible qu'on ait envie de lui écraser la tête"

C'est ce qu'à écrit notre très estimable chercheur sur son profil Facebook avant que celui-ci ne disparaisse mystérieusement dans les limbes d'Internet. Là encore, ne voyons nulle pudeur dans le fait de supprimer un profil, mais bel et bien la trouille rétrospective de prendre un procès en pleine tête. Le JDD en cherchant à l'interroger sur ce moment d'émotivité s'est vu répondre : 

"Pierre-André Taguieff n'a pas souhaité répondre à nos questions, se contentant d'évoquer, dans un courriel, "une phrase manipulée par une officine islamo-communiste appelant tous les jours à la haine contre Israël". 

Et le genre de personne qui écrit ce genre de choses travaille au CNRS ? Les critères d'entrée y sont bien plus coulants qu'on aurait pu le penser, décidément.

Mais au fait, c'est qui, exactement, Stéphane Hessel ?

"un diplomate, ambassadeur et ancien résistant français. Il est l'un des rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948"

Ah ouais, quand même.

"Prisonnier évadé en 1940, résistant lors de la Seconde Guerre mondiale, Hessel rejoint le Général de Gaulle à Londres en mai 1941, où il est affecté au BCRA. Fin mars 1944, il est envoyé en mission en France. Quelques mois plus tard, il est arrêté, puis déporté en Allemagne (train du 8 août) : d'abord à Buchenwald, d’où il échappe à la pendaison — en même temps que Forest Yeo-Thomas et Harry Peulevé — en échangeant son identité avec celle d'un prisonnier mort4 ; puis à Dora, où il échappe aussi à la pendaison. Enfin, lors de son transfert vers Bergen-Belsen, il parvient à sauter du train et à rejoindre les lignes américaines à Hanovre, d'où il est renvoyé à Paris"

Ah. Ouais. Quand même...

Et c'est ce genre de personne qu'un Pierre-André Taguieff, qui lui de son côté n'est quasiment rien et qui n'est pris au sérieux que par les dégénérés de Riposte Laïque - on a le fan-club qu'on mérite - ose attaquer ?

Mais cache toi, petit homme ! Cache toi et tais toi, petite chose dérisoire et décrédibilisée qui n'assume même pas ses injures contre des gens à qui tu n'arrive même pas à l'orteil. C'est qui, Pierre-André Taguieff ? Un universitaire confus qui arrive à pourfendre un "antisémitisme" complètement fantasmé tout en écrivant dans des revues d’extrême-droite. Un contributeur de la débilissime revue "Le meilleur des mondes" qui a sombré dans le ridicule et l'oubli à force de médiocrité et de bêtise noire. Un de ces "nouveaux réactionnaires" hululant contre l'islamogauchisme et c'est dire à quel point n'importe qui employant ce genre de rhétorique ne fait que prouver le vaste courant d'air qui traverse le vide entre ses deux oreilles. Voilà qui c'est, Pierre-André Taguieff.

Qui souhaite certainement désormais qu'on oublie cette piteuse et minable petite phrase, ce jet de bile aussitôt effacé et qu'il se tranquillise : ce n'est pas seulement ça qu'on oubliera mais c'est toute la personne de Pierre-André Taguieff qui sombrera dans un bienheureux oubli dès qu'il ne sera plus là pour faire son auto-promotion. Tout un chacun est appelé à disparaître un jour et pour certaines personnes on peut se demander ce qui survivra d'eux : la disparation de Stéphane Hessel sera une perte pour rien moins que l'être humain dans son ensemble. 
La disparition d'un Pierre-André Taguieff sera une anecdote banale et aussitôt perdue dans les souvenirs qui s'effilochent. Même de son "oeuvre", il ne restera rien. Il rejoindra les cohortes de petits polémistes envieux et jaloux dont personne n'a retenu le nom mais au moins, il aura Babette Lévy et Eric Zemmour pour lui tenir chaud dans les limbes des mini-esprits fielleux et inutiles qui auront pollué l'époque de leurs humeurs.


samedi 23 octobre 2010

Mais pourquoi fafounet s'excite t-il ?

Fafounet est très très agité en ce moment. Certes, fafounet est toujours et tout le temps très agité, c'est d'ailleurs à ça qu'on le reconnaît et cette grande fébrilité n'est que la traduction de son bouillonnement intérieur de névrosé de compétition. C'est que ça turbine dur, dans la cervelle à fafounet, comme quoi on peut avoir une activité cérébrale d'une rare intensité tout en ayant un QI de brique : il suffit d'avoir une voire deux idées max mais qui tournent en hyper-rotation accélérée, et donc voilà pourquoi fafounet est tout le temps surexcité et ne comprend rien à rien.

Fafounet voit bien qu'il se passe quelque chose en France et il aimerait bien qu'on en profite pour parler de lui. Alors il a une idée, enfin, pas lui exactement, les chefs de fafounet ont eu une idée : faire une manif. Parce que en ce moment y a des manifs alors on va faire une manif aussi. Mais pas une manif comme les syndicalistes rouges preneurs d’otages, ah non alors - bien qu'il fasse semblant de s'en défendre, fafounet pense exactement comme le lecteur lambda du Figaro et c'est logique : on va y revenir -, nan, rien à voir. Une manif de "l'identité", une white-pride, en somme. Et on va la faire un samedi histoire de faire monter le plus de monde sur la capitale et montrer qu'on est très très nombreux et 'achements déterminé à défendre l'Occident en gueulant tout ce qu'on peut en en braillant Les lansquenets à peu près une centvingtaine de fois.

Les crétins font une action ! Émoi dans la kévinosphère : ohohohohohoh on va faire quelque chose !!! Puuuutain mais on est des grands malades, nous ! Une manif et tout en plus, pfou, quel vertige mes amis, tant d'audace audacieusement audacieuse donne pour ainsi dire le frisson du grand large et de la folle aventure, penser : sortir dans la rue et en plein jour !!!
On est trop trop trop des oufs, ma parole.

Je vous jure qu'ils s'auto-excitent entre eux à ce point. Et oui, en effet : c'est risible. Il suffit pour s'en convaincre de jeter un oeil mi-hilare mi-attéré à la déclaration d'intention qui sent bon le sable chaud de leur site (moche, mon Dieu c'est hideux) et qui se conclut par : 

"L’Autre jeunesse ne s’intéresse pas plus aux arguments « pour » qu’aux arguments « contre » la réforme, nous affirmons que l’époque actuelle impose des défis vitaux à notre génération et à celles qui suivront, à côté desquels la question de l’âge du départ en retraite paraît considérablement ridicule : demeurer libre sur la terre de nos pères, livrée à l’appétit conquérant de l’islam et des nouveaux Barbares par des gouvernants corrompus"

La réalité sociale ? Rien à foutre. Comme d'hab'. Enterré mentalement dans son racialisme consanguin, fafounet persiste à penser que l'épicier arabe du coin de sa rue est un terroriste et qu'il subit une invasion en temps réel, alors que la seule chose qui le submerge ce sont ses fantasmes de paranoïde chronique. Du coup, il décide de s'aérer avec ses potes et d'aller se promener, encadré par environ 150 camions de CRS pour lui tenir chaud. Des fois qu'Al-Qaida lui ferait le coup du kamikaze rien que pour le faire chier, c'est qu'on sait jamais avec ces gens là vous savez.

Fafounet, qui est complètement con et n'entend rien à la politique, ne comprend pas et d'ailleurs n'a jamais compris qu'il est l'idiot manipulé de la bourgeoisie qui le sort toujours opportunément dans les moments de contestation sociale histoire de l'utiliser pour foutre le bordel. Parce que et bien qu'il s'en défende comme dit plus haut, fafounet peut bien faire le malin et jouer au, hum, "rebelle" (rires), il n'en reste pas moins qu'il a toujours servi de force d'appoint à la domination pour briser des grèves et prouver son grand courage en tabassant des lycéens, et que la bourgeoisie ne le sort que quand il faut essayer d'intimider les manifestants. C'est pour ça qu'à chaque mouvement social, fafounet sort de son trou, tout content de lui, et va chercher des poux dans la têtes des gauchiss' parce que fondamentalement, ses opinions sont les mêmes que les lecteurs moisis du Figaro qui ô surprise, se trouvent fréquemment être ses propres parents. On voit donc que fafounet, loin, bien loin de ses viriles rodomontades et de son romantisme en carton à forte connotation homo-érotique, est une manière de petit pantin des grandes personnes qui n'ont pas envie de se salir les mains et l'envoient faire le moche boulot à leur place.

Tout comme par ailleurs les réacophiles qui s'ébattent dans la kévinosphère peuvent bien poser à l'anti-conformisme en sucre candi, ils ne sont eux aussi que les idiots à peu près utiles de la domination auxquels ils servent de courroie de transmission idéologique ; Babette Lévy et Ilikeyourkévin ont ce point commun qui les réconcilie de dire exactement les mêmes choses que la bourgeoisie sous une forme un peu différente, à ceci près que Babette est plus maline que l'autre noria de débiles à blogs indigents : elle gagne des sous grâce à ça. Eux font ça gratos, en plus, les cons.

Nous conclurons donc par l'évidence : quand un neuneu se vante d'être "réactionnaire", il est toujours, malgré ses simagrées et ses trépignements, toujours le chihuahua de la bourgeoisie. Et fafounet, ce serait donc une sorte de bull-terrier très con qu'on rentre à la niche dès qu'on a plus besoin de lui, en somme.

Triste vie que celle-ci, on en conviendra.

vendredi 22 octobre 2010

Taratata

Et ils croient vraiment que ce vote en accéléré au mouroir des sénateurs va d'un coup de baguette magique stopper le mouvement ? Soit ils sont très naïfs, soit ils sont très cons. Les deux ensemble ne s'excluant nullement, il va sans dire.
"- Ah la la, René, t'as vu l’infamie du coup de Jarnac ? Ça a été voté au Sénat, dis-donc !
- Non ? Dis moi pas que c'est pas vrai ?
- Et si malheureux. Nous voilà tout dépités du coup et puis puisque c'est la loi mais que veux-tu y faire donc, hein ?
- Mais rien, rien du tout. Si les sénateurs l'ont voté, c'est pas n'importe qui ces gens là, non, c'est plié. 
- Pour sûr Arthur. Tout de même, c'est ballot, hein ?
- Maudits sénateurs. Mais comment aller contre les lois de la République, hein ma couille ?"...

En en ayant absolument rien à branler, peut-être ?

Puisque il me semble, tout de même, que ce n'est pas exactement ce qui est en jeu en ce moment, n'est-il pas ?

Voir la charogne droitiste faire semblant d'être plus zen qu'un moine shaolin devant les caméras quand elle panique en coulisse au point de faire le forcing légaliste et envoyer les CRS débloquer les raffineries, c'est finalement très sarkozyste, comme d'habitude : on agit dans la précipitation la plus complète pour montrer qu'on fait quelque chose, sans réfléchir le moins du monde à un éventuel après : quand bien même les raffineries seraient débloquées, elles risquent bel et bien...d'être rebloquées. Et après, qui c'est qui va raffiner le bon gros pétrole ? Les CRS ? Et même raffinés, si les camions ne roulent pas pour cause de pneus dégonflés, ça aura servi à quoi ?
En ce moment, il y a 50 bateaux qui attendent d'être déchargés dans le port de Marseille. Le bordel que ça représente est un défi à l'imagination mais moins encore que le bordel que ça va être pour les décharger et ensuite qu'ils puissent repartir ; même en imaginant que la grève s'arrête maintenant tout de suite, c'est des semaines avant un éventuel retour à la "normale".
De ce point de vue, la propagande umpiste rappelle furieusement les interventions tragi-comiques de ce porte-parole de Saddam Hussein dont j'ai oublié le nom, qui assurait raide comme un piquet que l'armée irakienne n'allait faire qu'une bouchée des troufions US ; ce gouvernement est tout aussi crédible que ce pauvre homme, et si en plus des députés surexcités se mettent à réclamer des alliances avec le FN, à ce stade ce n'est plus de la maladresse : c'est de la connerie pure.

Comme est connerie le fait de penser que faire voter la réforme scélérate par le Sénat changera quoi que ce soit. Ils croient vraiment ça ? Vraiment ? Je veux dire, on a évidemment affaire à des buses de carrure internationale mais à ce point ? Même le bolchevik enragé Jean-Claude Mailly est sceptique : "le leader de FO a une nouvelle fois souligné que s'il ne remettait pas en cause la légitimité du Parlement, cela ne signifiait pas pour autant une adhésion à ses décisions", alors quoi ?
Tout le monde s'en fout, de ce que va voter le Sénat ; parce que ce qui se joue également dans ce mouvement décidément surprenant, dans cette révolte populaire que personne y compris nous autres militants politiques ne pensait prendre une telle ampleur et aussi vite, c'est le rejet et le discrédit de l’institutionnel dans son ensemble. D'où une certaine discrétion des apparatchiks socialistes en ce moment, qui se rendent bien compte qu'il s'en faudrait de peu qu'ils soient inclus dans cette révolte contre les appareils et qui n'essaient d'ailleurs même pas de la récupérer, un peu affolés eux aussi par ce qui se passe.

Et ce qui se passe est une crise politique ouverte qui laissera des traces profondes quel qu'en soit l'issue ; Sarkozy a déjà perdu 2012 et rien que ça était tout simplement impensable il y a seulement deux ans. Prophétie auto-réalisatrice ? Quand les élus droitards se rendront compte qu'ils risquent bel et bien de perdre leurs places à cause de l'entêtement du Nain et de sa clique, le camp en apparence uni du gouvernement va voler en éclat comme jamais.
Et on attend ça avec gourmandise.

Donc, oui, taratata et rien à foutre du Sénat : on continue dans la joie.


mercredi 20 octobre 2010

Que la truie blonde ferme sa gueule

On entend fort peu Marine Le Pen en ce moment, alors que n'est-ce pas il paraîtrait qu'elle souhaite donner à son parti de mouches à merdes une coloration plus "sociale" ; diantre fichtre, en plein mouvement très très "social", précisément, sur les retraites, n'a t-elle donc rien à dire sur cette réforme scélérate ? Elle qui pourfend le rapport libertaro-attalesque avec fougue, pourtant : 

"Parmi les mesures "particulièrement choquantes", de ce rapport révélé par Les Echos, l'élue du Nord-Pas-de-Calais cite le gel du point d'indice pour les fonctionnaires, la mise sous condition de ressources des allocations familiales et, "comble de l'ignominie", la mise en place d'une participation financière des malades en affections de longue durée (cancers, diabète...)"


Et cela certes est odieux, on en conviendra. Comme on conviendra évidemment que ce tournant social d'une extrême-droite à ce point bouleversée par le sort des travailleurs est quelque chose d'assez nouveau pour une formation politique qui s'est, toujours, systématiquement alignée sur une vision ultralibérale de la chose économique, à faire passer Milton Friedman pour un lycéen brûleur de poubelles.

Mais de fait et comme il s'agit de la grosse truie blonde fille de son père, il est légitime de la soupçonner de ne pas dire tout à fait la vérité voire disons le : de mentir en bonne et due forme. Le mensonge éhonté et décomplexé asséné droit dans les yeux est en effet la spécialité extrême-droitière par excellence et quelqu'un qui se reconnaît dans ce genre d'idées n'hésite jamais à mentir comme un Leroy. La fabrication du mensonge à l'extrême-droite a toujours eu des proportions industrielles puisque de toutes façons ces gens n'ont ni morale ni probité et ne savent se gargariser de Valeurs Majuscules en public que pour mieux dissimuler leur foncière minablerie. Pire que des animaux, donc, puisqu'aucune bestiole ne passe son temps à raconter des salades.

Il n y a même pas besoin de chercher bien loin pour savoir ce que pense vraiment Marine Le Pen concernant le social ou les retraites : tout est sur le site du FN.

"Il faut d’ailleurs noter que la France est l’un des derniers pays développés à réformer, et encore partiellement, son système de retraites et à prendre en compte un problème démographique pourtant prévisible et prévu, depuis des décennies"

Différence avec la propagande medefo-umpiste ?
Aucune.
Ils disent exactement la même chose avec les mêmes mots.

Et une des raisons qui font que ouille ouille ouille fait réformer ?

"Le mode de financement de la protection sociale, qui pèse essentiellement sur le travail, avec ses implications en termes d’emploi"

UMP, MEDEF et Front National pensent donc exactement les mêmes choses et emploient exactement les mêmes mots pour le dire.

Et pour ce qui est des propositions face à cette angoissante question des retraites, le FN propose d'audacieuses solution auxquelles absolument personne n'avait pensé avant eux : 

"Dans son programme, le Front National propose les deux seules voies qui paraissent possibles, afin de résoudre à court terme un problème prévisible, mais que l’UMPS n’a pas eu le courage de régler totalement"

Et qui sont : 

"1. La retraite à la carte
L’âge de la retraite pourrait être reculé de 60 ans à 65 ans. Il s’agit bien sûr d’un âge de référence, qui donnerait droit à une retraite bonifiée. Il faudrait pour cela aménager des postes de travail pour les seniors qui opteraient pour cette retraite différée".

Au boulot les vioques qui "opteraient" - librement, bien sûr - pour encore travailler quand ils ne le pourront plus.


"2. Les retraites par capitalisation
C’est une voie qu’il faudra privilégier à long terme. Mais pour ce faire, il faut améliorer la déductibilité fiscale des cotisations à ces régimes : la réforme FILLON reste à cet égard trop étriquée".

Variante : "élargir le financement des retraites aux revenus du capital (stock options, produits financiers divers…)"

On a vu dernièrement dans d'autres pays ce que donnait ce genre d'idées brillantissimes, on ne s'y attardera donc pas.

Il suffit donc, même pas de gratter vraiment sous la surface, mais simplement d'y aller voir de plus près en se bouchant le nez pour constater que non seulement les discours "sociaux" de la truie blonde sont évidemment du flan - mais qui en doutait ? -, mais qu'en plus la vision frontnationaliste des problèmes économiques, bien loin de la grotesque image "anti-système" dont il aimerait se revendiquer, se moule évidemment parfaitement dans le strict conformisme d'un libéralisme de choc tel que le préconisent ces "élites" que le FN prétend dénoncer, et démontrant encore si il en était encore besoin, que libéralisme et fascisme peuvent faire du monde le meilleur ménage.  Ce qui est parfaitement logique au vu de la compatibilité quasi-génétique entre ces deux idéologies.

Au fait, puisqu'on parle de saloperie, Thatcher est à l'hôpital pour une infection. Alzheimer + système immunitaire en chute libre : la vieille bique n'en a plus pour longtemps, mes amis. Préparons nous donc à célébrer une heureuse nouvelle d'ici peu.

Et en attendant ce moment de liesse, on ne pourrait que trop conseiller à Marine Le Pen, qui hélas pète de santé, d'essayer d'avoir un peu de pudeur quand elle cause "social".
Mais qu'est-ce qu'on dit là ? "Pudeur" pour des gens pareils...


mardi 19 octobre 2010

Elle est où la poulette ?

Je veux bien que l'époque soit confuse et perplexe.
Je veux bien que les perpétuelles et incessantes mutations politiques affolent toutes les boussoles.
Je veux bien également que le niveau de culture politique soit relativement bas, ce étant dû à des années de "politique de la dépolitisation (Bourdieu) et que ça puisse en pousser certains à dire et faire n'importe quoi : comme être strausskahnien et se prétendre pourtant de gauche, entre autres.

Je veux bien énormément de choses. Je veux bien également comprendre énormément de choses et franchement, si j'étais payé au nombre d'énormités que je peux entendre sans broncher d'un cil, je serai riche à millions et je ne bloguerais plus, d'ailleurs, trop occupé que je serai à renier mes convictions en sniffant des putes ukrainiennes.
Vraiment, j'en ai vu et entendu, mes amis...

Mais le coup du syndicat libéral ?
Non. Pas encore. C'est nouveau et ça vient d'Alternative Libérale, le machin libertarien de la stridente Sabine Herold dont au moins, on peut dire qu'ils font toujours très fort dans...dans je ne sais pas quoi, au juste. Mais très fort. Comment il dit, Arthur dans Kaamelott ? "Avec vous, c'est toujours débile mais très inventif", quelque chose comme ça. Et donc, nos Perceval libéraux en ont gros à cause des syndicats bolchéviks blablabla on va pas la refaire vous les connaissez par coeur. Et doooonc : 

"Des adhérents d'Alternative Libérale ainsi que d'autres militants libéraux souhaitent créer un syndicat libéral : voici leur annonce".

D'emblée, tu lis cette intro et tu te cale bien à l'aise dans ton fauteuil pour la suite parce tu sens que ça va envoyer du gros. Et t'es pas déçu. En même temps, avec eux, jamais, hein.

"Vous est-il arrivé, comme nous, de désespérer de trouver un moyen de faire connaître la pensée libérale à nos compatriotes gavés, notamment par l’Éducation Nationale, les médias et la classe politique, d’idéologie socialiste, étatiste, constructiviste ?"

Je vous accorde 5 minutes pour sécher vos larmes de rire avant la suite. Non, croyez-moi, respirez : vous allez en avoir besoin.

"Il nous a semblé que ce moyen pouvait être une organisation syndicale professionnelle d’un genre nouveau, soucieuse de la liberté de ses adhérents"

Les syndicats "anciens" kidnappent les familles de leurs adhérents pour les obliger à payer des cotises. Les pires, c'est les tarés de SUD : il se murmure avec effroi qu'ils sacrifient des enfants.

"Un syndicat professionnel a pour membres des employés, des chômeurs, des retraités, des employeurs. Il a pour objet de défendre leurs intérêts matériels et moraux. Nous prétendons que :"

Moi je prétend qu'un syndicat des employeurs ça existe déjà : le MEDEF, ça s'appelle. 

"leur intérêt moral, c’est de pouvoir négocier entre eux, librement, des contrats de travail (il faudrait pour cela que les dispositions du code du travail ainsi que celles inhérentes aux conventions collectives et autres accords soient rendues optionnelles) ;"

Le salarié et son employeur sont évidemment à parfait niveau d'égalité dans la saine et heureuse relation qu'ils entretiennent dans la joie. D'ailleurs, de temps en temps ils s'enculent entre copains, manière de se faire une politesse, en somme. 
Dans le monde réel, l'employeur impose des conditions de travail et a la loi de son côté, et le salarié cherche à moins se faire niquer ; au passage, cette dissymétrie fondamentale entre eux est le fondement d'un truc qui s'appelle lutte des classes mais c'est quelque chose de trop élaboré pour expliquer à ces crétins.

"leur intérêt matériel, c’est de pouvoir utiliser librement le fruit de leur travail, au lieu de s’en faire délester 43% (taux de prélèvements obligatoires approximatif) par « qui-vous-savez » (celui qui dépense 53% de la richesse que nous produisons et endette nos enfants pour financer ses folies) ;"

Tiens, c'est marrant, mais si j'étais un très gros connard libéral de gauche, au hasard, j'en profiterais bien pour insinuer que "qui vous savez" doit être une sorte de Juif, histoire d'accuser les gens que je n'aime pas de crypto-antisémitisme. Ben quoi ? Il y en a bien qui le font sans vergogne aucune vis-à-vis de nous, alors ? Mais c'est vrai que contrairement à ce genre de rats, on est vraiment de gauche et donc gentils ; "qui-vous-savez" doit être la fonction publique spoliatrice. 
Il y a donc encore de stupéfiants naïfs pour vraiment penser que sans prélèvements obligatoires, ils toucheraient près du double de leur salaire. Mon Dieu. Le Gentil Patron il va donner tous les sous au Gentil Salarié.
Connaissent-ils également une méthode secrète pour tuer trois hommes avec une poignée de feuilles mortes ?

Au fait, nos farouches partisans de la "liberté" (des riches) se posent-ils la question de savoir pourquoi le monde du travail est le seul espace où la démocratie n'a pas droite de cité ? Puisque de fait, l'entreprise, quelle qu'elle soit, est le lieu d'une structuration parfaitement pyramidale d'un pouvoir non choisi par ceux qui le subissent et qui décide, les plus souvent parfaitement arbitrairement, de ce que doivent faire ou non ceux et celles qui y travaillent. Après, inutile de se fatiguer à leur demander ça, rien que lire l'énoncé leur a déjà cuit la cervelle. C'est fragile, un libéral vous savez.

(AVERTISSEMENT : je décline toute responsabilité si il vous arrive quoi que ce soit à la lecture des lignes qui vont suivre. Je réfute d'avance les accusations de meurtre par overdose de rire et autre Accidents Vasculaires Cérébraux. Vous lisez ce qui suit à vos propres risques et périls. Il est encore temps de fermer l'onglet et de vous éloigner dans le calme de votre ordinateur. Vous aurez été prévenus).

"nos propositions sont les seules susceptibles de satisfaire les principales attentes des Français : le retour au plein emploi et l’augmentation générale du pouvoir d’achat."



Bon, allez, maintenant qu'on bien ri, faut aller en manif, les gens. C'est vrai, on peut pas non plus passer son temps à se marrer, faut faire des choses sérieuses, des fois.

lundi 18 octobre 2010

SOA-CSP

Leurs gueules



Leurs gueules, c'est celle de cette loque humainement déficitaire Minc quand il se fait remettre à sa place par le décidément héroïque Xavier Mathieu.
Regardez la trogne qu'il fait. Regardez comment ils se recroqueville. Regardez surtout ses yeux, le regard qu'il lance au syndicaliste, ce regard de quelqu'un qui n'a jamais rien fait d'utile contre celui qui a toujours trimé, celui qui n'a gagné sa vie que comme parasite de tous les pouvoirs et celui qui s'est toujours battu pour lui mais aussi pour les autres : Ce regard qui mélange incrédulité qu'on lui parle comme ça à lui, Alain Minc !, bonne grosse haine de classe pour ce manant qui ne sait pas se tenir, dégoût violent de cette plèbe qui refuse de se laisser faire mais aussi : la trouille. La bonne grosse trouille qui pétoche devant la colère légitime que les gens comme lui ont provoqué. D'où son agitation de petit pantin hystérique pour tenter de répondre à Xavier, cette agressivité de teckel épouvanté que quelqu'un qui gagne moins d'argent que lui se permette de lui mettre le nez dans son caca des "réformes nécessaires".

La gueule de Minc, c'est leur gueule à tous en ce moment.

La gueule de l'écoeurement de voir que des salopards de gens ne se laissent pas faire et la trouille devant ce mouvement qui monte et est en train, chaque jour un peu plus, de montrer que leur putain de réformes des retraites à la con, personne n'en veut et que ça commence à se voir. Ça va même se voir de plus en plus parce qu'au bout d'un moment, pourront-ils continuer à nous jouer l'air de "tout va très bien Madame la Marquise" et de la mobilisation qui "s’essouffle" ? En être réduit désormais à espérer l'arrivée des vacances scolaires pour que ça fissure le mouvement en dit long sur la faiblesse de cette bourgeoisie de l'argent, tellement peu habituée à vraiment se battre pour quelque chose dans la vie qu'elle entre en panique dès que des gens descendent dans la rue. Pour prétendre se battre contre le peuple, il faut une manière sinon de courage du moins de réelle fermeté, il faut avoir l'habitude de vrais conflits, et depuis trop d'années il n y avait plus rien ou si peu en face. Tant que ça en restait au niveau de dérisoire "journée de mobilisation", ça restait dans le gérable ; mais la pénurie bientôt complète d'essence pour les particuliers et le blocage complet du pays n'est à présent qu'une question de jours, voire d'heures. 
Et ils le savent.

Comme ils savent que l'enjeu des retraites n'est même plus suffisant pour expliquer ce qui se passe, parce que ce qui se passe en ce moment c'est une révolte sociale contre eux. Un bon gros épisode de cette lutte de classes enfin à l'endroit avec eux clairement identifié comme responsables et coupables de la montée des inégalités et de l'injustice, d'où leurs gueules en ce moment : la haine de classe contre ceux qui ne réclament que de vivre décemment ; et la trouille des foules qu'ils ne sont pas certains cette fois-ci de savoir comment les circonvenir. Même les chihuahuas de la bourgeoisie "de gauche" comment à humecter leurs dessous, cf. l'éditorial du jour de la barbiche menteuse Joffrin qui commence de s'alarmer : 

"d’un côté le gouvernement, les directions syndicales, les partis de gouvernement, prêts à un compromis pour sortir du mouvement ; de l’autre, une partie de la base, les lycéens en mouvement, certaines professions en colère, certaines organisations CGT, des militants radicaux disséminés mais actifs. Ceux-là seraient l’incarnation d’un refus populaire, certes minoritaire, mais hostile à toute logique gestionnaire. Dans ces cas nous entrerions dans une phase douloureuse"

Les crevards sociaux-démocrates commencent à s'inquiéter ? C'est signe qu'on est sur la bonne voie. Et qu'en effet, Laurent Joffrin, on va bel et bien entrer dans "une phase douloureuse". Pour toi et tes semblables. Pour tous les klaxons en délire qui ont chanté les joies austères de l'économie de marché en étant eux toujours à l'abri de ses conséquences. Pour les abrutis néolibéraux qui glapissent contre la France "prise en otage". Pour les chiens enragés de la Réaction qui exigent que soient brisées les grèves mais surtout pas par eux, n'est-ce pas, les lâches.

Et rien que de voir vos gueules se liquéfier comme celle de Minc nous sera déjà une douce récompense.


dimanche 17 octobre 2010

Un libertarien, ça ne sert à rien. Quoique...



Je traduis pour les pas anglophones : si les mineurs chiliens avait été membres des Tea Party, le mouvement libertarien US qui pense qu'Obama est communiste, voyez ?, avec leur "philosophie" du chacun-pour-sa-gueule, ils se seraient entretués en deux jours. Et en effet, c'est précisément la solidarité toute prolétarienne, disons le mot, tout de même assez admirable, dont ils ont su faire preuve dans des conditions qu'on va qualifier d'effroyables et encore on euphémise, qui leur a littéralement sauvé la peau.

Bien évidemment, dites cette vérité à un des dégénérés neuneuïdes de cette secte et aussitôt il entreprendra d'essayer de tordre le bâton dans tous les sens, parce que n'est-ce pas la "solidarité" c'est "socialiste" et il faut donc trouver autre chose et surtout n'importe quoi pour prouver qu'en fait les héroïques prolos étaient des madelinistes qui s'ignoraient...J'exagère ? Avec des gens pareils, on croit toujours qu'on est dans l'outrance et l’exagération, pour se rendre compte au final qu'on était encore en deçà de la réalité. Ces gens sont malades et incurables, il n'y a rien à en faire et même les piquer comme des chiens fait se demander si il faut vraiment gaspiller une seringue pour...ça.

Un imbécile canadien pourfend allègrement les limites de cette pudeur qui empêche d'être ridicule en affirmant dressé sur ses ergots : 

"Le seul moyen qui a permis aux mineurs de survivre dans cet environnement hostile fut l’application des principes de base de la philosophie libertarienne c.-à-d. une coopération volontaire qui a rendu possible l’émergence d’un ordre spontané"

Vous voyez ? Ils sont complètement cons. Et comme en plus le cerveau est atteint, impossible pour eux d'admettre que c'est la seule solidarité qui a produit ce miracle humain. Non. Ça peut pas. La solidarité c'est "de gauche" et non non non et non : ça peut pas. On prend donc les conneries répétées en boucles par ces demeurés avec deux-trois mots clés et on fait comme d'habitude avec l'idéologie néolibérale : on assène. Sans réfléchir. Sans comprendre. Sans penser. Libre marché = libre entreprise = libre coopération = auto-régulé...

En fait, quelque part, c'est mignon. Oui, mignon, parce que sous des dehors un peu rugueux de Taliban épileptique, le libéral hardcore est au fond un être pétri de naïveté et d'innocence : il croit sincèrement à ce qu'il dit et qu'il faut laisser les choses se faire, pouf ! comme par magie, tout va spontanément s'équilibrer...
Le premier pompier venu - à savoir quelqu'un qui sait ce qu'il en est de la réalité de situation d'urgence nécessitant une forte cohésion de groupe pour faire face - en lisant ça, se contentera d'hausser les épaules en retournant faire des choses vraiment importantes, puisque lui sait très bien que sans un minimum de contraintes acceptées et de solidarité avec ses collègues, une action comme la sienne est tout simplement impossible.
Symptomatiquement, il n'existe pas de pompier libertarien.

(Au fait : les libertariens exercent la plupart du temps des métiers parfaitement inutiles, et on peut et doit se poser la question de la pertinence de l'opinion de pareils parasites quand ils se mêlent de la marche d'un monde auquel finalement ils ne comprennent rien...)

Mais ce tableau clinique ne saurait être complet sans mon chouchou à moi, mon préféré entre tous, celui qui éclipse tous les autres tant ils est rigolo à force de vivre...ailleurs, disons, le Président Schreber du libéralisme Guy Millière en personne qui croit, le brave petit chou, avoir trouvé la martingale en démontrant que le matériel utilisé pour le sauvetage était...américain, et que du coup, quelque part, ça justifie l'invasion de l'Irak.

"Jeff Hart, ses équipes, le Dr Polk, la Nasa n’ont fait que leur devoir moral. Ils ont montré que les Etats-Unis restaient une puissance indispensable et généreuse. Même Barack Obama qui, en général, préfère s’excuser pour l’existence des Etats-Unis n’a pu faire autrement que prononcer une phrase : « Nous sommes fiers de tous les américains qui ont travaillé avec nos amis chiliens de façon à tout faire pour que ces mineurs rentrent chez eux »."

Le...raisonnement ainsi étalé est d'un tel simplisme et d'une telle bêtise qu'il faut le relire pour se convaincre que c'est réellement aussi stupide et primaire qu'on l'avait cru au début. Et ça l'est. Effectivement. Heureusement pour ce bon Millière que ces mineurs n'ont pas été délivré par du matériel russe, il en aurait fait une rupture d'anévrisme. Quant à imaginer un scénario - plausible qui plus est - voyant des ingénieurs pakistanais et des médecins cubains travaillant à sauver des mineurs maliens avec du matériel chinois acheminé par des camions suédois conduits par des turcs, bon, là, ça devient trop compliqué pour libertarien, trop de paramètres à intégrer en même temps et tout se mélange dans sa pauvre tête.

Nous pouvons dire en conclusion qu'un libertarien, à part être un peu distrayant, ça ne sert à rien. Mais reste toutefois une question en suspens : comment se seraient comporté des membre des Tea Party
Ce doute est terrible, vous l'admettrez.
Il ne reste plus donc qu'à réaliser l'expérience : coller Sarah Palin et 32 autres demeurés de son espèce là-dedans, et voir ce qui se passe. Sans oublier de filmer l'intégralité des évènements, il va sans dire. Sans doute, ça ne devrait pas durer bien longtemps, moins que 69 jours en tout cas ; mais ça promet d'être très rigolo, comme expérience.


samedi 16 octobre 2010

Zoolander

Venceremos.

Mais bien évidemment qu'il ne s'agit pas en ce moment que des retraites et tout le monde l'a bien compris.
Puisqu'il s'agit rien moins que de donner sa punition à la charogne droitarde barricadée dans son arrogance, sa bêtise et à présent : sa trouille.
Leur trouille.
Au début, ils faisaient semblant de n'en avoir rien à foutre et que ce n'étaient que manifs platement ordinaires et petites grèves de saison : ça va passer et tout rentrera dans l'ordre, ricanait droitard avec toutefois une pointe d'inquiétude.
Qui se transforme à chaque jour qui passe en début de panique hystérique.
Au fait, petit droitard, tu as pensé à passer à la pompe faire le plein ? Dépêche-toi, la semaine prochaine tu es en vélo...
Dis-moi petit droitard, tu commence à la sentir, la grosse colère qui monte contre toi ? Oui, tu commence, et c'est pour ça que tu flippes. Les routiers à présent ? Mon Dieu, si même les électeurs de droite s'y mettent, qu'est-ce qui va te rester, pauvre petit lapin ?...

Ce qui se passe c'est le rejet catégorique d'un pouvoir arrogant qui a cru que tout le monde dans ce pays était trop écrasé et trop découragé pour qu'il se passe quoi que ce soit.
Ce qui se passe en ce moment, c'est - enfin ! - le passage de la colère froide à la bonne grosse rage bouillonnante et même au moment où j'écris ces lignes, c'est bien loin d'être encore assez ; mais ça commence à devenir intéressant.
Ce qui se passe en ce moment et c'est peut-être le plus frappant, c'est le sentiment, encore fragile mais bien existant, le début de conviction qu'on peut l'avoir, qu'on peut gagner, qu'on peut faire plier ces chiens enragés.
Et de fait : on peut y arriver.

Regardez qui on a en face de nous. Regardez ces trognes bouffies qui passent sur des écrans expliquer que non, rien, non rien ne va ni ne peut changer et que rien à foutre de ceux qui souffrent.
Ce sont des tronches de guerriers, ça ? Ils aimeraient le croire ; mais ils ne le sont pas. Ce sont des pleutres et des dégénérés, comme est dégénérée cette bourgeoisie en roue libre qui ne se rend même plus compte de ce qu'elle dit et croit qu'elle peut impunément étaler son racisme de classe et son racisme tout court à des heures de grande écoute. Ce milieu consanguin des amoureux du fric et de la frime qui a vécu des décennies de certitude quant à sa fausse légitimité, c'est contre eux que ça grève et ça manifeste et ils le savent, ces chiens.

Ils rêvent de Thatcher et pensent qu'à l'instar de la momie qui porte désormais des couches ils vont être ferme face à la rue  ? Bande de petits rigolos...une petite semaine de mouvement social de rien du tout et ils commencent à entrer en transes.
Ils en appellent aux mânes du Général en rêvant d'une manif-monstre comme dans l'immédiat après Mai 68 ? Mais même De Gaulle est entré en panique - Baden-Baden, remember ? - et n'a réussi à rassembler la droite qu'autour de sa personne qui avait et c'est le moins qu'on puisse dire, une toute autre stature qu'un avocaillon d'affaires parvenu et vulgaire.
Et ce qu'il faut retenir de Mai 68, c'est que même des gens qui avaient affronté le nazisme ont reculé devant la rue.
Alors le petit troupeau grotesque de managers formatés au néolibéralisme qui est à l'Élysée en ce moment ?

Quoi qu'il arrive, ils ont déjà perdu. Puisque ce qui ne se résoudra pas en ce moment se soldera en 2012. Mais en attendant, ils font et feront tout ce qu'ils peuvent pour convaincre et se convaincre que cette satanée réforme, ils peuvent l'emporter. Tous les lou ravis du Marché sont lâchés et gargouillent que c'est foutu, c'est fini et que ça ne sert à rien, rentrez chez vous braves gens. Le socialiste explique qu'il ne faudrait pas que ça aille trop loin, cette lopette, et le bureaucrate commence à se demander si il va tenir ses troupes comme les dernières fois...

Sauf que le mouvement d'à présent, au delà du rejet d'un pouvoir ignoble, est motivé par un sentiment puissant qui est le vrai moteur de cette contestation : l'injustice. L'expérience concrète de l'injustice quotidienne à trimer de plus en plus dur pour gagner de moins en moins, la vision d'un avenir qui ne va qu'en s'obscurcissant, mise en parallèle avec des émois d'héritière sénile et de patrons gavés de stock-options. Les lycéens sont moins dans la rue pour leur retraite que contre une société qui ne leur promet que noirceur et précarité, et eux comme les autres ont clairement identifié l'ennemi à abattre.

Ils peuvent plier. Ils doivent plier. Nous pouvons les plier.

Nous les ferons plier.

Venceremos.