jeudi 30 septembre 2010
mercredi 29 septembre 2010
La bourgeoisie se rebiffe
Se foutre de la gueule des têtes de navets, ce n'est pas seulement un plaisir ; et c'est bien plus qu'une passion, comment vous dire...c'est un élan. Un enthousiasme. Même quelque chose d'un peu fou et déraisonnable tant on est parfois emporté et comme soulevé au dessus de toutes nos basses contingences et mesquins soucis par quelque chose de plus grand et de plus beau et oui, non, plus encore, OUI ! c'est une forme d'amour. Quelque part. J'aime, au sens "aimer" le plus fort qui soit, me foutre royalement de la tronche de sous-crétins dégénérés, parce que c'est comme le sourire d'un enfant au printemps ou le corps de la femme que j'aime : ça fait se rendre compte que la vie est merveilleuse, oui mes amies et amis : rien moins que cela...
Et pour ce qui est de perpétuellement renouveler cette capacité d'émerveillement, Internet ne fait jamais faute de nous en pourvoir par entiers wagons, inépuisable source qui pourvoira infiniment à nos désirs les plus insensés.
La preuve : j'en ai trouvé des beaux, encore.
Riens moins que le Parti Libéral Démocrate, mâtin, un parti tout entier mais c'est fête et agapes aujourd'hui !
Et regardez moi si leur site il est pas tout mignon : un délicat mélange de sobre et de joli avec des petites couleurs gentilles pas agressives pour bien montrer que les libéraux c'est que des gens qui veulent le bien des gens et pas les chiens enragés à QI négatifs uniquement hantés par la compulsion effrénée de vivre dans un monde dominé par l'argent, il faudrait tellement avoir l'esprit mal tourné pour penser ça...
Mais laissons les se présenter eux-mêmes avec leur mots à eux :
"Les libéraux souhaitent que chacun soit libre de mener sa vie comme il l'entend, de s'associer à autrui et de contribuer à la dynamique d'une société civile forte. La notion de responsabilité est au coeur de leur pensée, elle est indissociable de celle de liberté. Bien qu'ayant participé à l'émergence de cette pensée universelle, la France reste l'un des derniers pays occidentaux à refuser de s'engager sur la voie choisie par ses partenaires depuis trente ans. Tous ont constaté que les solutions libérales favorisent l'épanouissement de l'individu, le recul de la pauvreté et la la prospérité générale".
Je pense sérieusement à imprimer la dernière phrase pour...je ne sais pas trop encore à vrai dire ; en faire un poster ? Une grande banderole ? Des cartes postales qu'on pourra envoyer à des ouvriers licenciés, des familles de suicidés de France Télécom ou à des crève-la-faim pas occidentaux ? Je trouverai bien.
Je remet cette phrase, et j'éxige que vous l'appreniez par coeur :
"Tous ont constaté que les solutions libérales favorisent l'épanouissement de l'individu, le recul de la pauvreté et la la prospérité générale"
C'est sans doute pour cela que tous veulent en sortir mais ne le peuvent pas vu que les gouvernants sont pris à la gorge par les agences de notation.
"Ces dernières décennies, les libéraux ont reçu de nombreux prix Nobel d'Economie, notamment Friedrich von Hayek et Milton Friedman"
Toujours et encore rappeler les évidences : Milton Friedman a soutenu Pinochet avec enthousiasme et Von Hayek s'est fendu de cette immortelle déclaration : "Personnellement je préfère un dictateur libéral plutôt qu'un gouvernement démocratique manquant de libéralisme". Fin de citation.
Mais promis juré, le libéralisme c'est la liberté, hein.
La liberté pour quoi, au fait ?
Allons donc voir à quoi ressemblent nos nouveaux petits copains, partant du principe simple que si on veut la "liberté" pour les autres on ne peut que la désirer également pour soi, n'est-il pas ? Alors, qui sont-ils et pendant qu'on y est, que font-ils dans la vie ?
Aurélien Véron : banquier. No comment.
Louis Mangin, entrepreneur à Hong-Kong. Citation qui mérite : "Nous avons pris trop de retard dans les réformes nécessaires, ce qui explique notre recul continu sur le plan économique depuis 25 ans. Il est temps de voir une vraie force libérale émerger dans ce pays".
Et c'est vrai qu'à Hong-Kong, on ne va pas s'embêter avec de sottes notions comme le droit du travail.
Philippe Manteau, "en charge du développement du réseau des Français à l'étranger", heu, c'est un boulot, ça ? Ou alors ça consiste à rassembler les expats amoureux du néolibéralisme pour les encourager à écrire dans d'ineptes blogs où ils pourront cracher sur la fiscalité soviétique de ce pays qui est foutu balblabla, les pleurnicheries désormais classiques.
Julien Lamon, "ancien rédacteur à l'Ifrap". Pour ceux qui ne connaitraient pas encore l'Ifrap, il s'agit d'un think-tank néolibéral qui ressasse une seule idée en boucle - fonctionnaires = méchants - et pond des "rapports" sur les finances publiques que personne d'un peu sérieux ne prend en compte tant ils sont farcis de lieux communs poujadistes déguisés en pseudo-scientificité, ce qui ne les empêche nullement d'être publiés par le Figaro et Valeurs Actuelles. Des références, en somme.
Jean Monnier, "Directeur Général d'un groupe de grande distribution sur Internet" - tiens ? Je m'aperçois avec stupeur qu'il n y a pas un seul employé dans l'organigramme de cette brillante formation...mais peut-être un peu plus loin, qui sait...
David Renaud-Kessler, "Etudiant en Droit à Paris II Panthéon Assas" (gloussements) : Assas, la THE fac progressiste par excellence...quand on cherche un peu, on le voit se définir comme je cite "libertarien et fier de l'être", le pauvre garçon. Ne vous moquez pas, ces gens vivent des choses très difficiles. Ils n'ont pas choisi d'être différents et il ne faut pas leur jeter des cailloux en se moquant d'eux, c'est très méchant.
Renaud Dezoul ne se vante pas d'être porte-parole de Contribuables Associés et il a raison, ce n'est pas très glorieux. Surtout quand son association s'ébroue sur Radio Courtoisie.
Emmanuel Sala est éducateur spécialisé en Protection Judiciaire de la Jeunesse. Non, je déconne : il est patron.
Des gens proches du peuple, donc.
Il n'est pas anodin que ce genre de nanopuscule voit le jour, par ailleurs : il est tout à fait logique, même, que dans un contexte de bronca de la bourgeoisie qui en a assez, je cite un "jeune entrepreneur" passé chez Taddeï, d'être "stigmatisée" - oui, il a osé dire ça -, se forme de petites choses insignifiantes de cette espèce pour en défendre mordicus les intérêts. Et comme on est jamais mieux servi que par soi-même, les cadets de la domination partent au turbin pour expliquer aux masses ingrates les bienfaits de cette économie de marché dont ils ne sont pas assez patients pour profiter des bienfaits. Ensuite, depuis trente années pleines que le Marché nous promet lait et miel, on est un peu curieux à force de voir à quoi ça pourrait ressembler, cette "liberté".
Mais les 13 % de nos compatriotes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté ont eux une assez exacte idée du genre de société tant désirée par nos "libéraux-démocrates".
mardi 28 septembre 2010
Futurologie
(Dépêche AFP du 1er octobre 2010).
Terrible tragédie au siège de l'UMP : le toit s'effondre sur les participants d'un débat
Par Thierry Moreau
C'est un terrible évènement qui s'est déroulé hier et qui a mis le monde politique en état de choc, ainsi que nombre de citoyens : le toit du siège de l'UMP, rue de la Boétie à Paris, s'est brutalement effondré sur les participants d'un débat et les a tous ensevelis sous des tonnes de gravats fumants. .
Tout se passait pourtant le plus normalement du monde dans cet après-midi calme lors du débat organisé par une formation proche de l'UMP, la Droite libre, qui avait choisi de discuter avec quelques invités triés sur le volet du thème : "Immigration, islamisme, la France menacée ?". on se souvient qu’interrogé sur le caractère quelque peu sulfureux de cette problématique et surtout sur la façon dont elle était énoncée, faisant peser un soupçon d'amalgame entre immigration et terrorisme, le président de la Droite libre Rachid Kaci avait balayé ses questions d'un sentencieux : "Mais est-ce qu'on peut dire dans ce pays que les bougnoules n'ont qu'à se tenir tranquille et prendre comme moi leur carte à l'UMP oui ou merde ? Il faut en finir avec cette tyrannie de la bien-pensance ethnomasochiste !".
Étaient invités à ce débat Riposte Laïque dont le président Pierre Cassen avait été la veille même interviewé à l'occasion de son autorisation de sortie hebdomadaire de la clinique où il tient résidence ; lui aussi avait réfuté tout amalgame et refusé de voir là : "un quelconque racisme dans l'affirmation neutre et objective que le musulman prolifère comme un rat et vit au crochet de nos impôts. La République est en danger mais si vous voulez bien m'excuser je dois passer à la pharmacie renouveler mes pilules", fin de citation.
Plusieurs autres personnalités bien marqués bien bien à droite avaient également fait le déplacement : Alexandre Del Valle, Christian Vanneste, Xavier Lemoine entre autres étaient parmi les présents.
Plus surprenant, la venue en guest-star de Marine Le Pen au tout dernier moment avait surpris les participants mais sans exagérément choquer, puisque comme l'expliquait Christine Tasen de Riposte Laïque : "tous les républicains de gauche comme de droite sont bienvenus dans la lutte contre les ratons musulmanistes qui envahissent notre pauvre pays, mais sans expression du moindre racisme, évidemment".
Du coup, Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire s'était lui aussi pointé accompagné de Serge Ayoub, en proclamant tout haut à quel point eux aussi étaient républicains de la tête aux pieds, et l'incident n'a été évité que de justesse par Marine Le Pen qui est allé claquer la bises à, dixit : " des poteaux un peu turbulents mais avec un très bon fond". Serge Ayoub ayant rangé sa batte de baseball, le débat a pu commencer sereinement.
Malheureusement, le toit du siège de l'UMP, miné de longue date par toute sorte de petits insectes dégoûtants qui font crr crr crr dans les murs enfin vous voyez quoi, n'avait pas été désinsectisé de très longue date, les responsables de l'entretien des locaux ayant refusé d'engager des frais qui auraient été par trop conséquents et ayant préféré à faire appel à un sous-sous-sous traitant encarté à l'UMP, entrepreneur en travaux de son état, qui cédant à de vieux réflexes empocha l'argent avant de se tirer aux Seychelles. Les habitudes ont la vie dure, et du coup le toit était tout vermoulu de partout. Le drame menaçait en fait depuis très longtemps.
Toute la partie supérieure du bâtiment n'existe plus. Les pompiers arrivés curieusement sans trop se presser dès qu'ils ont eu connaissance de l'adresse du drame n'ont pu que constater, impuissants et en allumant une clope, qu'il allait être "très difficile de trouver des survivants et qu'il valait mieux attendre les gars de l'autre caserne qui ont du matos pour ça, vue que nous on en a pas", fin de citation. Avant d'entamer une belote.
On ne peut que craindre désormais qu'aucune personne présente dans les murs n'ait pu en réchapper.
Le Président Nicolas Sarkozy a exprimé son émotion et sa solidarité aux familles dans un message émouvant. C'est également toute la classe politique qui a manifesté sa solidarité, jusqu'à Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon croisés en état d'ébriété à la sortie d'un restaurant, citation du sénateur : "Heu, oui, c'est atroce, d'ailleurs dès que j'ai su la nouvelle j'ai appelé Olivier pour qu'on aille s'en jeter quelques uns à la mémoire respectueuse des disparus, mais arrête Olive, putain, tu me fais des oreilles de lapin dans mon dos t'es vraiment trop con toi", fin de citation.
Une messe sera prononcée la semaine prochaine à Saint-Nicolas Du Chardonnet, c'était bien là le moins.
François Ruffin m'attriste. Terriblement.
Je suis terriblement désappointé par ce qu'est devenu François Ruffin. On a beau savoir que l'époque prête à toutes les virevoltes et aux convictions à géométrie variable, on pouvait quand même penser que certains étaient plus solides que ça et sauraient résister aux sirènes de la facilité...
Je suis triste aujourd'hui, terriblement. Ouin. Tu me fait mal, François...
lundi 27 septembre 2010
Dans ton cul, Michel Faure
Vénézuela, victoire de Chavèz.
On attend désormais avec gourmandise les piailleries de Causeur et autres Hugues Serraf.
Manager
"Quelques jours plus tard, cinq ingénieurs qu’il dirige sont appelés à Paris pour suivre un stage de management. Le jour de leur départ, Christian voit l’un d’eux, Philippe, embrasser son collègue et proche ami Serge. Dix jours plus tard, Philippe revient de son stage.
“Au premier regard, se remémore Christian, je vois qu’il n’est plus le même. Il me regarde différemment. Il nous regarde tous différemment.”"
Manager a peut-être été un être humain un jour ; mais désormais il ne l'est plus. Il continue à faire à peu près illusion mais dans la réalité quotidienne, il est coupé de ceux qui étaient encore ses semblables il y a...peu.
Manager a fait des études dans lesquels on lui a appris l'obéissance. À tout. À tout le monde. Tout le temps. Tout ce qui est connoté "supérieur", dans la hiérarchie interne ou plus largement dans la société n'a pas à être remis en question. Jamais. En aucun cas. Manager est structuré par la vision du monde la plus pauvre qui soit, il y a le "En haut" et il y a le "En bas". Il doit juste faire son possible pour grimper le plus "haut" possible et ce par tous les moyens. Tous.
Manager est né d'une femme et d'un homme et a une manière d'existence biologique. Il ressent encore parfois des émotions primaires, comme le jour où il s'est enfin acheté un Ipad ou son premier 4x4. Ces émotions ne durent malheureusement jamais et il est obligé régulièrement de renouveler ses jouets.
Manager a le cerveau d'un enfant de 4 ans et la capacité d'affect d'une machine à café.
Manager n'a pas toujours été ainsi mais c'est le boulot qui l'a changé. C'est ce qu'il dit à sa femme. À ses amis. Quand il les voit. Manager travaillé énormément et gagne modérément bien sa vie. Mais comme tout passe dans l'accumulation de crédits à la consommation qu'il a contracté dans son désir furieux et frénétique de se sentir exister par l'accumulation - primaire - de cochonneries inutiles, il ne voit jamais le bout de ses fins de mois.
Le boulot a changé Manager et en effet peut-être qu'à un moment Manager a été vivant. Il ne l'est plus. Il fonctionne et sait qu'il a intérêt à fonctionner de mieux en mieux dans un système hautement concurrentiel. Il a du mal à expliquer ça à son entourage alors il en parle à ses collègues Managers. Ça lui fait du bien. Même si il sait - et eux aussi savent - que c'est lui ou eux, à la fin.
Manager est mort à l'intérieur. Ce n'est plus qu'un cadavre stressé en costume.
Manager à en permanence la tête farcie de franglais et de Business, de Marketing, de retour sur investissement, de guerre économique, de tonnes de conneries que Manager à gobé sagement parce que nulle créature n'est plus crédule que Manager. Il croit tout ce qu'on lui dit et quand à son stage on lui a dit qu'il était un guerrier, il le croit aussi. Sauf qu'un guerrier se bat pour une cause et lui ne se bat que pour de l'argent, ce qui fait de lui un mercenaire et encore, de la plus basse espèce.
Manager vote à droite, ou pour une certaine gauche, ou pas du tout. Voire même ne s'intéresse pas à la politique ce qui est complètement paradoxal bien qu'il ne s'en rende évidemment pas compte : parce qu'il est le produit politique par excellence, une politique menée depuis trente ans dont il est l'aboutissement parfait : le salarié perpétuellement sur la brèche capable d'emmener du boulot chez lui le WE pour que jamais ne s'arrête sa productivité. Et qui en redemande. Et qui est prêt à tout pour que ça continue. À absolument tout.
Manager est un esclave qui aime son joug et ses maîtres : il les défendra toujours. Et toujours de bonne foi.
Manager ne le sait pas mais la façon dont il se comporte est psychologiquement parfaitement similaire à ces gens d'il y a longtemps qui répondaient à toutes les questions : "Je n'ai fait qu'exécuter les ordres". Manager n'a pas de chemise brune et en plus il n'est évidemment pas raciste. Pas lui. Il se contente de fonctionner de la même façon et de ce point de vue, ce qui est la conséquence parfaitement logique d'un système économique basé sur l'exploitation.
Manager se prend pour quelqu'un parce qu'il a un titre ronflant et ridicule, souvent en anglais, alors qu'il n'est rien et qu'il ne sert à rien. Un boulanger est utile. Un maçon est utile. Une infirmière est utile. Lui ne l'est pas, utile. Manager est pour l'essentiel payé à faire chier des gens et il n y a que dans un monde devenu fou que sa fonction est possible. À part ça, emmerder le plus de monde possible, Manager ne sert à rien.
Manager est peut-être parfois sympathique et marrant en compagnie. Des restes d'humain peuvent subsister en lui.
Mais il ne faut jamais oublier que quoi qu'il en soit, Manager est perdu à tout point de vue et qu'il est avant tout un ennemi.
Notre ennemi.
dimanche 26 septembre 2010
Libéral-fascisme
Le libéral-fascisme pour ceux qui douteraient encore de sa réalité, c'est ça.
Et oui, définitivement, les petites merdes soumises adeptes du management ne méritent pas le titre d'êtres humains.
Spécimen
- Bonjour Vénussia.
- Bonjour, lol.
- Alors Vénussia, en dehors de ton nom rigolo tu as un parcours comme qui dirait atypique, puisque tu est passée du NPA au FNJ alors qu'en plus tu es un peu foncée de peau : schizophrénie aggravée ou rare connerie à dimension cosmique, éclaire nous ?
- (rires) Mais non pas du tout lol j'ai compris que le combat de Marine Le Pen était juste et bon et beau mdr et j'ai adhéré au Front National pour défendre les ouvriers lmao.
- C'est original ça dit moi. Tiens, peut-tu dans la foulée nous donner une définition de la politique telle que tu la voit avec tes mots à toi ?
- *Disons qu’au sens sociologique du terme, il n’y a plus de lutte de classes, ni de véritables classes sociales. J’ai étudié un peu de sociologie, et on nous apprend que le terme « classe sociale » selon Marx n’existe plus, puisqu’il n’y a plus de véritable lutte des classes. Bien entendu, il y a des personnes qui sont ouvriers, il y a d’autres qui ont d’énormes moyens et qui sont des petits fils à papa, mais sans parler de classes sociales au sens marxiste. Lol.
- Bien sûr Vénussia, bien sûr, et en ce moment l'affaire Bettencourt-Woerth prouve en effet que des classes sociales aux intérêts antagoniste, pff, billevesées que tout cela. Mais revenons au fait des passer de la gauche radicale à la droite de fafounets, ça m'intrigue et j'ai toujours eu une manière de tendresse pour les handicapés mentaux. Raconte, ma grosse.
- *On ne peut dire aux Français : oui, on va être internationaliste, tous les produits vont venir de Chine, et vous vous allez être dans la misère. Ce n’est pas possible. Ce n’est pas logique. Il faut penser aussi à nos compatriotes, et ça, c’est véritablement social, puisqu’en même temps, on les fait travailler. Mdr.
- Ok...soit c'est extrêmement élaboré comme pensée soit j'ai rien compris...ou c'est juste très très con, aussi. Et sinon, *Le NPA crache sur le drapeau tricolore et sur la Marseillaise. Il applaudit au slogan « nique la France » . C’est tout le contraire au Front national, et tu étais à l’apéro saucisson-pinard du 18 juin place de l’Etoile à Paris, où tu as chanté la Marseillaise. Alors, en dehors de ton souci social, comment te situes-tu par rapport aux valeurs de patrie et de Nation ?
- Lol, *Pour moi, la France est ce qu’il y a de plus cher à mon cœur. Quand on brûle le drapeau français, quand on siffle la Marseillaise, ça me déchire le cœur, ça me fait mal. C’est un peu comme si on touchait à ma famille, car la France, c’est une famille, c’est ma famille, tout simplement. C'est pour ça que je suis allé au FN parce que j'aime pas qu'on fasse de bobo à ma famille et puis quand je vois Bruno Gollnish et Marine Le Pen ça me rappelle mes parents et je trouve ça triste qu'ils veuillent divorcer parce que moi je les aime tous les deux et je veux qu'on soit une grande famille heureuse à écouter Nolwenn dans le salon en se tenant la main et en pleurant parce que c'est trop beau, ptdr.
- Ouch. Lourd dossier. Mais comme en ce moment, ton interview par un spongiforme de Riposte Laïque fait le tour de la kévinosphère, tu n'as pas un petit peu l'impression d'être instrumentalisée par des gens plus malins que toi afin de discréditer une certaine gauche, non, je dis ça je dis rien.
- Lol. Je comprends pas la question. Mdr.
- Hum, comment dire...toi, très conne, d'accord ? Non non, fais pas cette tête, tu as à l'évidence un QI de méduse morte. Donc, toi être utilisée par gens du FN pour dire méchancetés contre gentille gauche et servir de caution "diversité" à recentrage fafounets pour eux devenir présentables prochaines présidentielles. Toi entraver les enjeux ou bien ?
- Mais c'est pas lol du tout ce que tu dis, c'est même pas vrai que je suis instru...intru...intrumenlisée et les gens au FNJ ils sont tous très gentils avec moi, la preuve c'est que les garçons ils arrêtent pas de me donner des grandes claques sur la nuque en rigolant et même si c'est un peu fort parfois je sais bien que c'est du pas vrai pour de rire. Lol. Tout ça c'est de la méchanceté pas gentille et voilà, maintenant je veux pleurer et rentrer chez moi pour que mon panda géant en peluche il me prenne dans ses bras. Pas mdr.
- Le FNJ a fait une recrue de choix et ils n'ont pas fini de rigoler. Mais quand même, tes idées politiques, enfin quand je dis "idées", bon, à ton niveau, aussi, vu qu'à l'évidence il faut pas trop t'en demander. Donc, tes idées, c'est quoi ?
- Marine Le Pen, lol.
- Oui. C'est la prochaine patronne du Front National. D'accord. Mais sinon . Les idées, tout ça ?
- Ben Marine Le Pen, quoi.
- Euh, je sens comme un dysfonctionnement communicationnel entre nous, là, comment dire, le retrofeedback pédale un peu dans la semoule on dirait. Je reformule : Quelles. Sont. Tes. Idées. Attend, avant de vouloir parler, laisse moi finir et si ça va trop vite tu n'hésites pas à le dire, ok ? Tes. Idées. Po. Li. Ti. Ques. Voilà. À toi.
- Mais au FN ils m'ont expliqué que y avait pas besoin d'avoir des idées puisque Marine Le Pen elle savait tout sur tout et qu'on avait pas besoin de se prendre la tête à lire des gros livres embêtants lolPen elle va sauver la France avec ses bras dodus et en plus parfois elle guérit les aveugles moi je l'ai pas vue faire mais on m'a dit qu'elle le faisait et puis toutes ces questions ça me fait bobo à la tête et je me sens pas bien je gniii oh flûte ça recommence gniiii enculés de gauchistes gniii on va vous péter la gueule gniii !!!
- Oulà ! Il se passe quoi, là ?
- Gniiii c'est depuis gniiii que je suis au FN gniiii ça me prend des fois gniiii BATARDS DE COMMUNISTES GNIIII VOU ÊTES QUE DÉ MÉCHANS LOL GNIIII ON VA PÉTÉ LA GUEULE À CSP MDR GNIIII OXYDAN VINCRA LOL GNIIII !!!!
- Oh mon Dieu c'est effroyable. Allez, on se calme, d'accord, là, lààààààà, c'est fini, respire, dedieu la trouille que tu m'a fait j'ai cru que ta tête allait tourner à 180 degrès et que tu allais vomir de la purée d'épinards. Eh ? Ça va ? Et c'est que ce, heu, "CSP", là ?
- Je...je sais pas...c'est depuis que je suis au FN que ça me fait ça...c'est un type qui s’intéresse à la vie des fourmis qui nous a expliqué le truc : comme on a pas de personnalité propre et pas de neo-cortex réellement développé, on fonctionne par partage d'information brutes...c'est complètement adapté à ce qu'on demande au militant FN de base mais y a des moments, quand on est sous le coup d'une grosse émotion, ça se mélange et on reçoit les informations de tout le monde en même temps...en plus, dans ces moments on a des visions horribles : juste là, j'ai eu l'image d'un chauve ricanant c'était trop la flippe, putain. Pas lol mais pas lol du tout...
- Pauvre enfant décidément...et sinon, tes anciens potes du NPA, il t'arrive de les recroiser ?
- Non, rolfcopter, ils veulent plus me voir et j'ai pas envie de les voir non plus, ils sont trop méchants. Et puis j'ai peur qu'ils aient envie de s'amuser à faire des expériences sur moi, comme me faire boire 1 litre d'eau de javel pour voir quelle couleur ça rend, à la fin.
- Drôle d'idée. Mais bon aussi, de ta part, admet qu'au moins on est en face de quelqu'un qui à défaut d'intelligence ne manque pas d'imagination. Bonbin merci Vénussia, hein, tout le plaisir était pour toi et bonne continuation avec tes nouveau petits copains, hein. Allez, dégage grosse connasse.
- Pas lol.
vendredi 24 septembre 2010
C'est plus fort qu'eux
"le Conseil d'Etat a annulé ce mercredi l'élection municipale de Corbeil-Essonnes, remportée en octobre 2009 par l'UMP Jean-Pierre Bechter, bras droit de l'ancien maire Serge Dassault alors lui-même inéligible"
(source)
Quand ça veut pas ça veut pas et Corbeilles-Essones semble être un travail de Sisyphe pour Dassault Serge - de l'UMP, propriétaire du Figaro - lequel soyons en certains saura continuer à bourrer les urnes et fausser les résultats, encore, afin d'essayer de remporter cette satanée mairie. À la fin. En attendant, c'est toujours plaisir et fête que de voir sa brave trogne de dégénéré cacochyme partout pleurer dans les journaux en bavant au "complot communiste" : il est des choses dont on se lasse pas.
Et de toute façon, à la limite, ce n'est même pas de la faute de ces gens : être malhonnêtes, c'est plus fort qu'eux. Si ils ne l'étaient pas, ils en seraient malheureux et tout tristes, c'est même plus simple encore, il leur manquerait quelque chose...
Le droitard ne s'épanouit en effet que dans la mesquinerie et le mensonge, c'est sa profonde nature et qui pourrait lutter contre une force aussi grande que la nature ? Ce serait folie, convenez-en. On peut éventuellement l'aménager, la canaliser, faire en sorte que les aspects les plus "visibles" de cette crasse mentale originelle soient quelque peu arrondis aux angles, mais jamais droitard ne pourra lutter contre ce qui le pousse à tricher et à frauder. C'est trop profond en lui, ça fait partie de lui, comme la couleur de ses yeux ou la longueur de ses pieds : à ce stade, c'en est devenu biologique. Quand bien même il voudrait faire quelque chose d'à peu près probe - y être obligé par la Justice après de multiples inculpations pour abus de biens sociaux ne compte évidemment pas -, il devra, littéralement compenser par quelque chose de vil et bas.
D'où la prédilection de droitard pour les métiers d'escrocs et de parasites, commerçant, agent immobilier, cadre de banque, huissier, quand il ne décide pas d'assumer une bonne fois pour toutes sa saloperie endémique en s'ébrouant à un poste de DRH ou de manager, où sa capacité innée à l'hypocrisie ainsi que son irrépressible goût de l'injustice pour les autres lui permettra en sus de défouler ses petites frustrations de raté névrotique. Ce qui en plus lui laissera tout le temps du monde pour s'inscrire sur les commentaires de tous les journaux en ligne possible afin que de fustiger la chienlit fonctionnaire entre deux blagues de Bigard racontée à ses collègues autour de la machine à café. Ah oui, au fait : droitard est vulgaire, évidemment. D'une vulgarité telle qu'elle ne supporte pas qu'on la lui rappelle et il saura brailler contre ces tarlouzes d'intellos qui font chier en racontant des choses qu'on y comprend rien et que lui au moins il bosse dans le "concret" - Commercial Manager of Marketing Communication responsable du canal distribution vers les zones extérieures chez Pneus SA. (Suisse), c'est ça, du "concret" - tout en agitant sa gourmette. Droitard n'est pas que malhonnête et vulgaire : il est également très con. Et en retire grande fierté. Après, il ne pourra pas s'empêcher de faucher des trombones et autres petits matériels de bureau parce que encore une fois, c'est sa nature profonde et il n'y peut rien. C'est comme ça.
Malheureusement, quelques siècles de morale judéo-chretienne ainsi qu'un certain entêtement d'une majorité de la population qui se contente de vouloir vivre sa vie d'humbles petites gens sans éprouver le besoin incoercible de faire chier son prochain, finissent pas faire que droitard a intérêt à ne pas trop la ramener au niveau de ses pulsions, sous peine de déconsidération sociale accélérée ; d'où sa très subtile ruse consistant à gueuler sur tous les toits et le plus fort possible l'exact contraire de ce qu'il est en réalité : proclamant à tour de bras que plus Probe et imprégné d'Élevées Valeurs que lui y a pas, jetant au visage du moindre malheureux passant à sa portée que rien n'est plus important à ses yeux que Morale et Honnêteté, mettant des Majuscules partout et se piquant même parfois d'une manière "d'esthétisme" - il est allé à l'expo Monet et ne fait pas faute de le brailler à tout son entourage -, droitard sature l'espace du'un discours qui voudrait le faire passer à ses yeux et aux yeux des autres pour un modèle de vertu humble et laborieuse, et n'aime rien tant que de se retrouver entre ses semblables pour s'auto-conforter en rond dans cette image idyllique à laquelle, à force, il finira par croire lui-même. Avant que de quitter l'aimable compagnie pour un rendez-vous chez l'avocat au sujet de cette dérisoire plainte pour harcèlement d'une de ces subordonnées. Probablement communiste, d'ailleurs.
Mais pour revenir au début de notre histoire, quelle meilleure preuve de la couardise et de la dissimulation droitarde que la façon dont sera traitée cette annulation d'élection...par la rédaction du Figaro. Qui appartient à Serge Dassault. De l'UMP.
C'est d'ailleurs très simple : ils n'en parlent pas.
Et donc les Rioufol, les Thréard et autres Zemmour qui ne font jamais défaut de se piquer de "liberté de ton" et autre "anticonformisme" - face à la dictature bienpensante métissolâtre ethnomasochiste néobolchévique, resituons le contexte n'est-ce pas - vont se comporter comme les braves petits salariés obéissants qu'ils sont en réalité parce que ne serait-ce que même effleurer les soucis du gars qui file le chèque à la fin du mois, t'es pas fou, toi ?
Parce que ça aussi, la vérité du droitard : immonde personnage avec ses inférieurs, d'une servilité rampante devant tout ce qui fait allure d'autorité. Laquelle autorité l'a bien compris et sait récompenser sa bassesse avec ce que droitard aime plus que tout au monde y compris ses propres enfants : l'argent.
C'est également pour cela qu'il ne faut jamais discuter ou nouer dialogue avec cette espèce ; d'abord parce que moralement parlant on ne fonctionne pas au même niveau. Mais surtout parce qu'il ne sert de rien que de vouloir, dans un élan humaniste, de vouloir tenter d'élever droitard un peu au dessus de l'auge dans laquelle il s'ébat avec tant de délices : non seulement il ne le veut pas mais quand bien même, il faut comprendre qu'il ne le peut pas. Ne le pourra jamais. c'est plus fort que lui.
Laissons le donc avec ses semblables et ne nous occupons de lui que pour le remettre à sa juste place quand il fait mine de vouloir nous importuner.
mercredi 22 septembre 2010
Les restes
Il y a des films pour lesquels on ne peut pas se contenter de dire : "ce n'est que du cinéma" et à l'évidence Hors la loi de Rachid Bouchareb en fait partie. Précision : je ne l'ai pas encore vu, je me garderai donc de juger le film en lui même ; mais voir d'emblée que d'autres qui ne l'ont pas vu non plus en perdent leur petits nerfs au point de connaître l'expérience de sortir dans la rue pour trépigner devant des salles suffit amplement à donner son opinion, non pas en tant que critique amateur de cinoche, mais pour constater à quel point on vit dans un très joli pays bien bouffé par une idéologie rancie qu'on espérait bien au chaud à sa juste place : les poubelles de l'Histoire. Que la droite charognarde n'en finit plus désormais de faire déborder pour tenter de se refaire sa cerise pourrie dans une élection présidentielle à venir qu'on espère la plus désastreuse possible pour cette meute de chiens enragés.
70 cancrelats droitistes ont osé montré leurs sale trogne en public pour "protester" devant un film qui montre une version de ce chapitre particulièrement glorieux de l'Histoire de France que fut la colonisation. Pour les plus neuneus d'entre vous qui ne sauraient pas ce que sont ces pages les plus enthousiasmantes de ce qui n'est toujours pas passé, la colonisation fut le moyen trouvé par le capitalisme pour accomplir sa logique d'expansion par le pillage organisé des pays du Sud. Le colonialisme, c'est derrière le prétexte de "civilisation" des sauvages et les fausses bonnes intentions d'apporter Science et Démocratie, la mise en place d'un système d'oppression institutionnalisé sur des "races" considérées comme inférieures qui avaient la malchance de vivre sur des coins du monde gavées de ressources dont l'Occident avait besoin. Et que ce dernier s'est empressé d'aller piller une fois qu'il a compris que le match fusils contre sagaies allait lui être très favorable. La colonisation, c'est occuper un pays étranger et mettre sa population en coupe réglée par l'abolition du moindre droit élémentaire d'autant plus facilement qu'on ne considère pas l'individu en face comme un vrai être humain du seul fait de sa couleur de peau, ce qui donne en plus bonne conscience pour au mieux le considérer comme un serviteur, au pire comme un esclave corvéable et jetable, voire même tuable à l'occasion et l'occasion n'a jamais manqué.
La petite bande d'élus umpistes acoquinés à une poignée de fafounets en chaleur qui piaillent devant le film de Bouchareb, ne vous y trompez pas une seconde : c'est bel et bien cette époque de supériorité d'une couleur de peau sur une autre qu'ils défendent. C'est la logique de la loi du plus fort dont ils ont la nostalgie parce que à l'époque et dans les pays colonisés même le plus minable des petits blancs frustrés pouvait se sentir dominateur ; compensation de vie mesquine où on se sent enfin supérieur à quelqu'un qui a trop peur pour même vous regarder dans les yeux puisqu'on a une armée une Justice et une police derrière soi qui saura remettre le Nègre et le Bougnoule a sa juste place si il fait mine de s'émouvoir du sort qui lui est fait. Ramassis de petites fientes impuissantes et névrosées qui paniquent parce qu'ils croisent trois Noirs dans le métro et se consolent de leurs sous-existences en rêvant à des époques où jamais des négres n'auraient eu même l'insolence de respirer le même air qu'eux.
Les restes : les restes moisies à la tête pleine de merde et encore trop vivaces de cette France moisie qui ne s'est jamais remise de la perte de son cher Empire et qui n'aspire qu'à remettre le joug sur les pas-blancs - dont en plus la plupart poussent l'outrecuidance à être pauvres, c'est dire l'à quel point ils sont décidément écœurants - et qui refuseront toujours de voir à la fois la réalité de leur nature profonde - des connards aigris - et à la fois de reconnaître que leur colonisation dont ils réclament en plus, les sombres crevures, qu'on en reconnaisse des "aspects positifs" est la principale coupable dans la situation des pays ex-colonisés qui peinent et vont peiner longtemps encore à se sortir de la pauvreté et d'une corruption qui arrange les anciens oppresseurs. Lesquels se sont toujours ingéniés à bien leur maintenir la tête sous l'eau à coup d'accords de "coopération" et de perpétuels remboursements de dettes usuraires dont précisément ses pays ne verront jamais la fin parce que c'est fait pour qu'il n'en voient jamais la fin. Voilà ce dont ces restes ont la nostalgie et voilà ce qu'ils défendent devant ce film d'un Arabe qui curieusement n'a pas envie de les remercier de tous leurs bienfaits, l'ingrat bougnoule.
Si il y a bel et bien une chose que je regrette en voyant ces fumiers, c'est de ne pas disposer d'une DeLorean pour pouvoir retourner à cette époque et pour proposer mes petits bras vigoureux ; et puis porter des valises, ça doit vous faire les bras mieux que de soulever de la fonte en salle, tiens.
mardi 21 septembre 2010
Backlash
Comme il est bien évident que personne d'un peu sérieux ne pense que d'un coup d'un seul, pouf ! il y'aurait une imminente menace aussi terroriste qu'alqaidesque planant sur le pays, on va plutôt essayer de voir où ça mène tout ça, et la conclusion en sera bien évidemment - on me pardonnera je pense d'éventer un insoutenable suspens - que notre gouvernement de droite charognarde n'est pas seulement composé d'imbéciles arrogants corrompus et cyniques : ils sont aussi irresponsables.
Le point de départ, c'est que le pouvoir a peur : peur des preuves de sa corruption endémique, peur des gens qui descendent dans la rue, peur de perdre 2012. D'où en ce moment l'envoi en bataillons serrés dans le poste des bataillons propagandistes umpistes pour hurler que c'est comme ça et pas autrement, renforcés sur leur flanc droit par les petits supplétifs du régime qu'on case de force partout y compris quand il n'ont rien à dire. Ce qui entre autres pénibilités nous inflige la stressante vision d'une Babette Lévy décoiffée en mode sirène d'incendie et comme douée d'ubiquité puisque semblant pouvoir se produire en plusieurs endroits à la fois aux mêmes moments, dans son numéro préféré : mentir en hurlant. Oui, parce que au fait : Babette Lévy ment comme elle respire et le fait parfaitement sciemment, voir son explication du silence de son bistrot d'acéphales dipsomanes quant à l'affaire Woerth. En même temps, elle fréquente le menteur pathologique et écrivaillon frustré bipolaire Leroy, peut-être partage t-elle également avec lui son alcoolisme incurable ? Ce qui expliquerait bien des choses quant à son comportement de poissonnière, par ailleurs.
Le pouvoir a peur, donc, puisque rien ne fout davantage la trouille a la bourgeoisie que la colère populaire qui si pour le moment reste "froide" peut se mettre à devenir d'un coup d'un seul chaude comme une baraque à frites à force de conscience croissante que la droite charognarde la méprise et en plus conduit tout un chacun à la ruine et l'indigence. Les Roms commençant de manquer de fraîcheur en terme de contre-feux et cette affaire dirigeant de plus la France vers une série d'incidents diplomatique plus ou moins majeurs, on sort Brice La Menace pour sentencer que le terrorisme va nous tomber sur la tronche sans coup férir et que là, en ce moment, quelque part, une (?) fanatisée plus ou moins islamiste va faire péter le RER B si personne ne l'arrête, cette foutue salope. Ennui : personne ne le croit et tout le monde voit ce qui à ce stade ne sont même plus de grosses ficelles mais les câbles d'amarrage du USS Enterprise. Or, faisons une improbable pirouette de l'esprit et tentons de prendre le non plausible en considération : faisons donc semblant de croire que c'est vrai (ceci est un exercice, je répète : ceci est un exercice). Il existe, bel et bien et véritablement, une menace terroriste, vraisemblablement d'origine islamiste, visant le territoire français en ce moment, et tout le monde de la police et autres services plus ou moins secrets est sur les dents pour déjouer le funeste et mortifère projet...
On voit immédiatement où est le problème.
Puisque ce pouvoir est tellement déconsidéré ; tellement accablé de mensonges énormes et de corruptions ; tellement discrédité partout, de l'humble et vaillant village du Jura jusqu'aux chancelleries étrangères, de Dunkerque à Tamanrasset et de l'Atlantique à l'Oural et encore au-delà ; tellement tremblotant et vacillant puisque miné à la fois de l'intérieur par ses malversations et de l'extérieur par sa méritée impopularité...
Que personne ne le croirait.
Et de fait donc, c'est ce qui se passe : personne ne le croit.
Et poursuivons donc la logique du raisonnement, allons explorer l'horreur : un attentat se passe. Explosion. Morts. Blessés. Sang. Panique. Revendication.
Que ce passera t-il à ce moment dans l'opinion publique ?
Il y aura bien évidemment le mouvement d'émotion bien normal en ces circonstances ;
Mais qui accusera t-on d'incurie ? Qui sera ressenti comme responsable de cette catastrophe, à ce moment là ?
Précisément le pouvoir qui aura crié au loup.
Lequel tentera de refaire le coup du 11 septembre de Bush/Rumsfeld en ressoudant la nation pour déclarer sa propre guerre personnelle au terrorisme et ne manquera pas de s'offusquer qu'on puisse l'accuser d'instrumentaliser des morts, ce qu'il ne manquera pas de faire cependant. N'empêche : la population ne lui en tiendra pas moins forte rigueur d'avoir été si peu crédible qu'elle avait finit par ne plus lui faire du tout confiance, y compris pour des choses sérieuses...
Où l'on voit donc qu'au final, cette stratégie de nouveau contre-feu se retournera dans les deux cas - pas attentat/attentat - contre cette droite à ce point irresponsable qu'elle en est réduite à tenter d'utiliser le registre de la terreur pour juguler le mécontentement. Or, désormais, il est bel et bien trop tard, la droite ne dispose plus du moindre crédit pour même faire appel à l'émotion collective afin de faire oublier ses saloperies et ce dans tous les cas de figure.
Il y a une volonté manifeste et qui ira sans doute croissant de rejouer la stratégie de la tension, en remplaçant les activistes d'extrême-gauche par les islamistes, pour sauver les meubles et assurer la pérennité de la domination actuelle. Jeter de l'huile sur les braises des banlieues sera vraisemblablement l'étape suivante, quitte à les aider un peu à flamber par l'action de supplétifs plus ou moins privés.
Mais pour créer une stratégie de la tension efficace, c'est-à-dire qui au final renforce le pouvoir en place, il faut encore un certain niveau de crédibilité dont précisément ce pouvoir ne dispose plus.
lundi 20 septembre 2010
Bien commencer sa semaine avec un socialiste
Bernard Poignant a peur. Non, c'est pis que cela encore : Bernard Poignant vit dans une angoisse extrême au quotidien qui le tourmente sans trêve ni repos. Car ce qui le hante, c'est le spectre hideux du totalitarisme. Qui sournois se dissimule dans les replis de cette pauvre Démocratie trop gentille et trop bravounette et qui ne se rend pas compte de l’effarante vilenie très méchante du totalitarisme pas gentil qui nous guette si on fait pas gaffe.
Vous qui êtes en train de lire, vous vous dites sans doute qu'il va là être encore question d'une manière de zinzin islamophobe à tendances cliniques en train de se rouler par terre devant l'insupportable réalité de vivre en Frankistan : perdu ! Bernard Poignant n'a pas autant d'imagination et se contente de rester dans un sorte de fantasme de totalitarisme assez classique, le bolchévisme mangeur d'enfants, en gros. On est là dans des sentiers très balisés et on aura donc guère de surprises. Si ce n'est que Bernard Poignant est socialiste. Ce n'est pas une surprise ? Ah oui, autant pour moi. Mais peut-être les plus acharnés parmi les délicieuses et délicieux lecteur de CSP se souviendront-ils que j'avais déjà envoyé un gentil mail à l'individu, lequel malheureusement ne m'a jamais répondu. Mais bon, n'accablons pas Bernard Poignant qui est un monsieur très occupé, étant : maire de Quimper, président de la communauté d'agglomération Quimper Communauté, Président du groupe socialiste au Parlement européen, Membre de la Commission de la pêche, Membre de la Commission du développement régional, Membre suppléant de la Commission du contrôle budgétaire
Membre de la Délégation pour les relations avec les pays de l'Asie du Sud-Est et l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE), Membre suppléant de la Délégation aux commissions de coopération parlementaire UE-Kazakhstan, UE-Kirghizistan et UE-Ouzbékistan et pour les relations avec le Tadjikistan, le Turkménistan et la Mongolie, et je crois n'avoir rien oublié. Il est aussi un peu strausskahnien, mais ce n'est pas une activité pour laquelle il semble être rémunéré. Ça se contente d'être une idée idiote.
Et donc, notre nouvel ami socialiste met à nouveau en garde le brave et bon peuple naïf contre les séductions trouble du besancenisme égorgeur de mémés dans une sorte de..."tribune" enfiévrée qui malheureusement ne fait pas vraiment peur mais en fait plutôt rire.
"Il faut donc lire le livre d'Olivier Besancenot et de Daniel Bensaïd : "Prenons parti pour un socialisme du XXIème siècle", paru aux éditions Mille et Une Nuits en janvier 2009".
Il a donc lu ce bouquin, ce qui lui donne un très net avantage sur moi, puisque je ne l'ai pas lu. Oui, bon, ça va bien, hein, je vois à peu près ce que c'est le NPA quand même. Ensuite, puisque Bernard Poignant fait le boulot à ma place, pourrait-il payer mes cotises, du coup ?
"il n'est pas indifférent de regarder si la politique annoncée est garante des libertés, respectueuse du droit, attachée à la démocratie et à son expression par le suffrage universel"
C'est vrai. C'est important, tout ça.
"La Déclaration de principes du Parti Socialiste, adoptée en juin 2008, est vilipendée à longueur de pages. Comme elle se prononce pour une "économie sociale et écologiste de marché", elle est la preuve de la trahison de la social-démocratie !"
Ah oui oui : la "déclaration de principes du Parti Socialiste" de 2008, c'est bel et bien de la merde, en effet. Tiens, la preuve : "Les socialistes sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché, une
économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux.
Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé
dynamique, un secteur public, des services publics de qualité, un tiers secteur d’économie
sociale". Vous voyez bien que c'est tout pourri. Et bien entendu, seul le secteur privé est "dynamique" : le public, lui, c'est tout moisi. Sacrés socialistes, va...
En plus, mais c'est qu'ils veulent exproprier les banques, ces tarés !
"Chacun sait que l'expropriation n'est pas conforme à la loi. Le Parti Communiste lui-même ne l'a jamais défendu. C'est une proposition totalitaire, mensongère, impossible !"
Euh, si, c'est "possible", Bernard : ça se fait en ne tenant pas compte de l'opinion des banquiers sur la question. Alors on sait bien que c'est un peu violent pour un socialiste, mais prend du recul, ça ira mieux après.
"Après l'économie, les institutions. Le mépris pour la démocratie parlementaire suinte à chaque page"
Et de quoi ils vivront, les Bernard Poignant, hein, alors ? Méchants !
Mais au moins la fin est amusante :
"En politique, le sectarisme a toujours été une stérilité dans l'opposition. Il est dangereux quand il devient majoritaire. C'est pour cela qu'il ne faut pas craindre de débusquer le totalitarisme là où il se cache".
Heureusement, Bernard Poignant l'a courageusement démasqué et depuis, le totalitarisme n'en peux plus de trembler. Bon, en l’occurrence, le totalitarisme, il est en train de bien se foutre de la gueule d'un apparatchik P"S" sur son blog la clope au bec et demain, il aura oublié jusqu'à l'existence de notre multi-élu. Parce que tout de même, il ne faudrait pas accorder tant d'importance que cela à la prose de monsieur Poignant, qui réussit l'étourdissant tour de force de pondre un texte de 8494 signes sans se donner la peine d'un seul petit argument de rien du tout. Je rappelle à mon lectorat que tourner autour du totem de l'esstrèmgôche en psalmodiant des mélopées pour éloigner les mauvais esprits du "communisme" ne constitue pas une manière d'argumentation recevable, il fallait que ça soit dit.
dimanche 19 septembre 2010
Troublantes similitudes
"Le judaïsme, totalitarisme guerrier, utilise notre conception de la « religion » comme cheval de Troie pour la conquête subversive de Europe.
Objectifs : la libanisation avant l’enjuivement total.
De la nécessité d’une stratégie de contre-offensive
Comment évaluer la portée des nombreux signes qui témoignent de la montée du judaïsme dans les pays européens, du plus anodin en apparence, comme le choix des prénoms des enfants d’immigrants venus d’Israël, jusqu’aux plus spectaculaires, tels que la multiplication des synagogues ou des fichus pour les femmes ? Comment les Juifs interprètent-ils chacun de ces signes ? Avons-nous affaire à une campagne de judaïsation de notre continent ? Dans cette hypothèse, qui conduit l’offensive ? Qui y participe aujourd’hui ? Qui est susceptible de s’y rallier, à court et moyen terme ? La cohésion de nos peuples est-elle menacée ? Y a-t-il un risque de fracture à l’intérieur de nos nations ? De guerre civile ? L’avenir de notre civilisation est-il en cause ? Voilà des questions que dirigeants, chefs de partis, autorités spirituelles, intellectuels… devraient se poser quand l’Europe compte sur son sol une communauté juive de plus de vingt millions de personnes, en accroissement numérique constant, tant par voie interne que par apport. Des « immigrants », installés à demeure, qui refusent l’assimilation pure et simple aux peuples qui les ont accueillis et revendiquent toujours davantage de droits particuliers. La France, où les Juifs représentent dix pour cent de la population, s’honorerait en prenant l’initiative de réfléchir – simplement réfléchir, avant toute chose – sur cette mutation lourde au sein de nos sociétés.
Disons le tout net : il est indispensable que nous commencions par nous débarrasser de beaucoup de nos idées reçues sur le judaïsme et les Juifs. Sommaires, souvent fausses, parfois véritables tares héritées d’un lointain passé, certaines de nos conceptions sont extrêmement nocives dès que nous abordons le champ de l’action. Un grand ménage s’impose dans ce bric-à-brac. Place aux réalités, aussi dérangeantes soient-elles pour notre confort intellectuel ! L’exercice sera difficile. Il exigera de nous de la recherche, de la réflexion, de l’honnêteté, de la persévérance. Il conviendra aussi que nous évitions, au moins dans un premier temps, les jugements de valeur sur nous-mêmes ou les autres, qui brouillent la vue et empêchent de poser les problèmes en termes adéquats.
Le judaïsme défini seulement comme une « religion » : un piège mortel
L’ignorance pousse toujours les peuples à plaquer sur des phénomènes qui leur sont étrangers leurs propres concepts, leur propre grille d’analyse : c’est l’erreur d’ethnocentrisme. C’est ce que nous, Européens, avons fait et continuons à faire avec le judaïsme, et avec d’autant plus d’aveuglement que nous sommes « ignorants de notre ignorance » : nous croyons bien connaître cette civilisation qui nous est contiguë depuis toujours, que nous avons vaincue au cours des derniers siècles, qui est présente maintenant sur notre sol…
Ainsi, nous définissons le judaïsme comme une « religion » sans plus de précision. En notre siècle, en Europe, le mot « religion », recouvre un culte, des rites, une tradition…, mais, d’abord et avant tout, une foi, c’est-à-dire quelque chose qui relève de la sphère privée, du droit qu’a chacun chez nous de penser ce qu’il veut et de croire à ce qu’il veut. Et nous tombons dans un piège.
En proférant : « le judaïsme est une religion » comme une vérité connue de tous et qui ne mérite pas de commentaires, nous nous interdisons, en conséquence, au nom de nos valeurs démocratiques et laïques, d’examiner de près sa nature, son idéologie, ses modes d’expression, ses moyens et ses fins, et, nous nous gardons d’intervenir dans les pratiques de ses fidèles.
Des Juifs, qui, eux, nous connaissent parfaitement, jouent à fond de notre ignorance satisfaite, mais aussi de notre respect du droit de l’individu, pour réclamer la libre expansion de leur « religion » dans nos nations. Le judaïsme « religion » est l’arme principale des promoteurs de l’enjuivement de l’Europe. C’est le cheval de Troie d’un totalitarisme dans une guerre de conquête. Les mots soulignés appellent une explication.
Un totalitarisme, à fondement religieux, à l’opposé de la laïcité
Le judaïsme est bien différent de ce que nous nommons « religion ». En première analyse, disons que c’est un ensemble insécable, à la fois identité (une identité qui a prévalence sur toute autre, à laquelle il est interdit de renoncer sous peine de mort), religion, droit, morale, civilisation, culture – selon les mots de nos langues indo-européennes qui recouvrent très imparfaitement ses composantes.
Dans le judaïsme, tout a un contenu religieux, tout – absolument tout – est placé sous le signe de Yahvé, en référence à son Livre (la Thora, incréée et éternelle comme Yahvé), à son Prophète, « le beau modèle », et aux premiers Compagnons de celui-ci…
Le judaïsme ignore nos distinctions entre le politique et le religieux, le sacré et le profane, le droit public et le droit privé, entre le droit, la morale, les moeurs… C’est un totalitarisme, à fondement religieux, sans doute, mais certainement pas simplement une religion au sens que nous donnons, aujourd’hui, à ce mot dans nos pays.
(Gardons-nous de l’ethnocentrisme à tous égards : Le mot « totalitarisme », pour les démocrates occidentaux que nous sommes, est chargé négativement. Mais pour un homme de foi, soucieux de placer sa vie sous tous ses aspects dans la complaisance à son Dieu, il ne peut être que valorisant.)
Concernant les droits et devoirs des individus, le totalitarisme juif est d’un extrémisme et d’une rigueur sans équivalent dans l’histoire. L’individu est pris dans un lacis d’interdictions et de devoirs pour toutes les occurrences de sa vie. D’autre part, à tout instant, il se trouve placé dans un système croisé de surveillance et de sanction confié à la fois, verticalement, à des cadres : rabbins, hazzan, Dayan… et, horizontalement, aux parents, voisins, Juifs ordinaires.
Seule la prise en compte de ces réalités permet de poser avec pertinence la question de la compatibilité du judaïsme avec les principes constitutifs de nos sociétés, en particulier, en France, au regard d’un des piliers de notre république : la laïcité.
– Au plan des concepts, un judaïsme laïc est impensable parce que contraire aux dogmes les plus sacrés. Strictement inimaginable. Comme un cercle carré ou un triangle à quatre pointes.
– Un Juif peut se dire laïc ; il ne l’est pas, il ne peut pas l’être. Un Juif qui se prétend laïc est un ignorant, un naïf, un cynique ou une taupe.
– Une variété de judaïsme acceptant les lois et coutumes d’un pays non juif, « rendant à César ce qui revient à César », bref, un judaïsme respectant la laïcité dans une nation laïque est tout aussi impossible.
Sur des points aussi essentiels que la place du politique et du religieux ou la liberté de conscience, le choix est binaire : ou la laïcité ou le judaïsme.
– L’histoire et l’actualité nous fournissent la réponse juive à cette question de la compatibilité : dès qu’elle en a le pouvoir, une autorité fondée sur le judaïsme a toujours réduit à l’état de sujets subordonnés les non-Juifs et leur a interdit toute propagande pour leur idéologie.
D’où l’importance du combat pour le respect de la laïcité face aux débordements du judaïsme dans notre espace civilisationnel. Au demeurant, la laïcité, c’est une pierre de touche irremplaçable pour juger de la menace juive sur nos valeurs et nos modes de vie.
Résumons : En laissant le judaïsme prendre ses aises sur notre territoire – avec l’espoir, vain, de le contrôler –, nos gouvernants ne font pas place à une religion de la sphère privée parmi d’autres, mais à un totalitarisme incompatible avec tout ce qui fonde notre civilisation. Et ce totalitarisme est mobilisé en permanence pour la conquête.
Le Judaïsme est né et ne peut être qu’expansionniste et guerrier
– Le judaïsme, de naissance, génétiquement, en fonction de ces dogmes les plus sacrés, impossibles à réformer, indiscutables et jamais discutés, fait à ses adeptes un devoir d’expansion.
– Parmi les moyens légitimes de cette expansion figure la guerre
+ sous la forme violente, sanglante, de l’affrontement armé,
+ mais aussi sous la forme subversive : le judaïsme admet, et même recommande, toutes les variétés de la ruse, de la dissimulation, du mensonge… (תחבולה). Yahvé garantit à qui remplit ce devoir, cette obligation, les plus grandes récompenses : de son vivant, le butin, et, s’il meurt en « martyr » « dans le chemin de Yahvé », l’Eden (Torah)."
Bravo. Vous avez réussi à lire jusqu'au bout et ça n'était pas évident. Dire qu'il y a encore des gens capables de penser et d'écrire ce genre de choses, hein...
En fait, l'original du texte et sa suite sont ici. Et je ne comprends vraiment pas ce qui a pu se passer au moment du copié/collé...
vendredi 17 septembre 2010
L'humilité d'un militant
Au moins, Robert Barcia n'aura t-il pas fait partie de l'hécatombe de cette étrange année 2010 puisque si on a découvert la nouvelle de sa mort hier, il était en fait décédé depuis plus d'un an...apprendre que quelqu'un est mort est une chose, mais la dissimulation de cette disparition à tout le monde, et également aux propres militants de Lutte Ouvrière a qui on affirmait qu'il n'était que malade, jette un singulier éclairage sur cette décidément très particulière organisation politique. Et de toute façon, on en saura pas plus que ce que la direction de LO voudra bien lâcher. On peut tout de même se demander comment il vont justifier un truc aussi énorme en interne...
Une précision : si par curiosité vous souhaitiez un peu approfondir, dispensez vous de lire les deux ouvrages indiqués par la fiche Wikipédia de Barcia. La vraie nature d'Arlette est un tissu de diffamations et autres procès à charge par un journaleux de l'Express - dénoncer le fonctionnement "opaque" d'un parti politique en se vantant soi-même d'appartenir à ce modèle de transparence et de probité qu'est la franc-maçonnerie peut se voir comme une sorte d'humour déconcertant -, et Les trotskistes de Christopher Nick ne présente tout simplement aucun intérêt tant il est rempli d'inexactitudes et d'approximations. Le Que Sais-Je ? Les trotskysmes de Bensaïd vous en dira davantage et en plus c'est moins long.
Dans une époque où faire de la politique consiste à se pousser du coude sur des plateaux télés, Barcia aura été d'une discrétion rare et c'est le moins qu'on puisse dire : peu connu, sa volonté de ne pas s'exposer non pas par goût conspirationniste ou parce qu'étant "gourou" d'une secte politique mais surtout parce qu'il restait marqué par ses premiers pas en militantisme, l'aura malheureusement fait la cible de bien des soupçons. Quand tout un chacun est sommé en permanence d'être le plus transparent possible et de "communiquer" à tout va, "Hardy" était resté d'une intégrité quant à ses convictions qui le mettait en complet décalage avec un monde qui n'en finit plus de virevolter d'une opinion à l'autre ; il est facile de dénoncer le "sectarisme" de ceux qui tiennent à leurs idées, surtout quand ceux qui pérorent ainsi sont autant de girouettes qui tournent frénétiquement à tous les vents.
Barcia a été jeune militant du Parti Communiste Français à la pire période qui soit : en pleine occupation, quand la Gestapo et la Milice traquaient les "terroristes", ce qui explique certainement beaucoup de choses quand à sa pratique politique ultérieure : il s'agissait à l'époque d'être d'une extrême pudeur quant à ses convictions véritables...d'autant plus quand on voit les militants de son propre parti assassiner un de ses camarades. L'évènement est décrit comme le "virage trotskyste" de Barcia, et on peut comprendre sans peine qu'un tout jeune homme de 16 ans soit resté profondément marqué à la fois par ce meurtre et par cette expérience d'une double clandestinité ; puisque au fait, on ne se souvient pas assez qu'être trotskyste à l'époque n'avait rien d'une sinécure. À la fois traqués par les fascistes et les staliniens, nombres de militants de ce courant dissident ont été tués par ceux qui les avaient élégamment surnommés les "hitlero-trotkystes", et même après la guerre, les relations ont été plus que tendues entre les deux visions du communisme. Ceux qui ont fondé la LCR nous parlent encore avec une certaine émotion des dénonciations dans la CGT et de fort peu tendres bagarres quand les chemins se croisaient...on dira ce qu'on voudra, ça crée du contentieux. D'où, sans doute, cette fameuse "discrétion" du premier groupe militant qui fondera ce qui deviendra LO et cette volonté d'inculquer une culture de la discipline interne.
Alors, on pourra dire qu'avec les grands bouleversements de la fin du XXéme siècle, la structuration d'un parti comme Lutte Ouvrière ne se justifiait plus. On peut se poser la question de la définition de ce qu'est une "avant-garde" restée fidèle à des principes d'organisation qui peuvent parfois apparaître en dehors du temps.
On peut également déplorer que cette structuration particulière forme une espèce de militant particulièrement donneur de leçons ; une conversation politique avec un camarade de Lutte Ouvrière reste disons une expérience inoubliable...et d'ailleurs, LO est en train en ce moment de cher payer sa perpétuelle justification de vouloir à tout prix continuer de porter la flamme révolutionnaire : le parti se replie de plus en plus sur lui-même et la mort de Barcia ne va sans doute pas arranger les choses. Puisqu'au fait, n'existe pour le militant de LO qu'une seule conception viable de la lutte des classes : celle de LO. Les autres sont des petits bourgeois opportunistes.
Qu'on ne se trompe pas toutefois en lisant ces lignes : malgré l'agacement que l'auteur de celles-ci peut éprouver vis-à-vis des camarades de LO et d'une certaine manière qui est leur d'expliquer la vie à tous leurs interlocuteurs, il aura toujours davantage de respect et de considération pour ces gens qui n'ont jamais oublié de défendre les plus humbles que pour n'importe quel strausskahnien, espèce politique vile et méprisable si il en est. Au moins celles et ceux de Lutte Ouvrière disposent quoi qu'on en dise d'une qualité d'intégrité dont pourraient s'inspirer bien de ceux pour qui se dire de gauche est une manière confortable d'être de droite.
Robert Barcia nous a quitté et avec sa disparition c'est une part d'Histoire qui est aussi un peu la nôtre qui disparaît. Il fallait rendre hommage à celui qui, malgré les divergences de formes, est toujours resté un camarade.
jeudi 16 septembre 2010
Amorce
L'ivresse du pouvoir, diffusé l'autre soir, n'est sans doute pas le "meilleur" Chabrol. Peut-être. Il n'en reste pas moins un excellent film qui pour une fois parle de choses actuelles, concrètes, et pas des affres du bobo trentenaire parisien.
Ce que j'ai évidemment préféré, c'est le personnage d'Isabelle Huppert. La manière cruelle et implacable dont elle s'en prend à des gens qui se sont crus pendant tellement longtemps au-dessus de tout et de tous. Les scènes où ils sont convoqués dans un petit bureau tout riquiqui, eux qui se sont roulés dans tous les lits des palaces du monde, pour se faire lyncher calmement, impitoyablement, par une petite femme qui les tient par les couilles et leur fait bien comprendre qu'elle ne les lâchera pas, jamais, et que de toutes façons ils vont payer : délice parmi les délices. Leur visage arrogants en train de se pétrifier de trouille...on ne s'en lasse pas.
Jeanne Charmant-Kilman ne cache pas son dégoût violent, son mépris quasi-palpable pour ceux qu'elle nomme "les cloportes" : présidents de grands groupes transnationaux et affairistes roublard, intermédiaires corrompus jusqu'à l’exubérance et politiques sournois. C'est cette saine haine de classe dans le bon sens, ce simple fait, finalement, d'avoir clairement identifié les vrais coupables et de décider que leurs têtes doivent tomber dans une détermination glaciale qui fait tout le charme de ce personnage.
Il paraît qu''Eva Joly n'a que peu apprécié la façon dont elle a été représentée : pas assez "humaine", disons. Elle a peut-être tort. Si elle est ne serait-ce qu'à moitié aussi impitoyable avec les dominants qu'elle éreinte, elle m'est en tout cas immédiatement très sympathique. Chabrol a voulu montrer ce qu'il en était de l'ivresse du pouvoir et que celle-ci pouvait effectivement se trouver des deux côtés de la Loi ; mais on voit quand même où va sa préférence. Ça faisait longtemps que lui avait aussi clairement identifié les responsables et tout son travail de cinéaste avait consisté à tourner les têtes dans les bonnes direction ; qu'il en soit donc remercié, il y en a trop peu comme lui. Disons que dans le mondes des Arts et Lettres, on trouve davantage de caniches de la domination que de séditieux ricanants.
On en trouve pas non plus dans le bistrots Causeur, ou Luc Rosenzweig s'est fendu d'une de ces petites notes suintant l'envie et le fiel dont il est coutumier. Ce pauvre garçon n'en finit pas de respirer la rancoeur contre ceux et celles qui osent être plus connus que lui, on en devient sincèrement embarrassé devant tant d'égotisme mesquin. En même temps et c'est cruel à dire, il y a peut-être là une question à la fois de talent et d'intégrité personnelle, que ce soit chez une juge ou une journaliste ; choses dont est parfaitement dépourvu ce pauvre Luc. La preuve : il écrit chez Elisabeth Lévy, autant dire qu'il ne pourra jamais prétendre à mieux.
"Une suggestion à l’intention de Mme le Garde des Sceaux: pour saluer la mémoire de Claude Chabrol, il serait élégant de faire bénéficier Loïc Le Floch-Prigent d’une mesure de clémence. Il vient en effet de voir révoquée sa liberté conditionnelle pour n’avoir pu régler les amendes auxquelles il avait été condamné dans le cadre de l’affaire Elf, instruite par Eva Joly"
Pauvres gens très riches. Heureusement qu'ils disposent d'une tripotée de Luc Rosenzweig pour leur tenir chaud, que deviendraient-ils sans ça, malheureux petits garçons ? Qu'ils se rassurent donc dans les terribles affres qu'ils n'en finissent pas de traverser : leur solitude sera toujours accompagnée de quelques chihuahuas admiratifs qui espèrent qu'un jour ce gentil maître les récompensera.
Hachage de riches hier soir chez Taddéï : autre moments délicieux. Moment de grâce quand la charmante Audrey Vernon met en pleine poire de Pierre Kosciusko-Morizet cette simple question "Où va la marge ?"...
Le regard dans le vide et l'incapacité de répondre quoi que ce soit pendant trois longues et terriblement succulentes secondes...
Ah, comme il est loin désormais où des nantis pouvaient pérorer sans contradicteur aucun sur les charmes du Joli Marché ; ils sont à présent tout renfrognés et sur la défensive, pauvres petits lapins millionnaires outrés que cette plèbe ose leur demander des comptes.
Il existe une conscience croissante que ces gens commencent quelque peu d'abuser, si on ose dire. Demandez à votre entourage immédiat ce qu'il pense des patrons licencieurs à mirobolantes stock-options. Même, glissez simplement dans la conversation ce simple mot : "banquiers".
Observez la réaction.
C'est très sain, tout cela.
Mais ce n'est évidemment pas encore assez. On est encore bien trop poli avec eux. C'est en train de changer, certes, mais encore trop timidement. Il faut appuyer sur ce bouton, encourager ce mouvement. On nous accuse fréquemment que de vouloir "dresser les français les uns contre les autres" : c'est parfaitement exact. Nous voulons bel et bien dresser les français - et les autres aussi tant qu'à faire - contre leurs exploiteurs. Ensuite, ceux-ci parviennent très bien sans nous à se rendre le plus détestables possible, on l'admettra.
Alors, sachons raison garder et n'y voyons pas - encore ? - un mouvement de fond anticapitaliste parmi la population ; l'ennemi est sournois ainsi que coriace, et il dispose de moyens hors de proportion avec les nôtres. Ne sous-estimons jamais une classe capable de préférer installer le fascisme plutôt que de redonner ne serait-ce qu'un petit peu. Il faudra encore plusieurs années avant que de convaincre la majorité que non seulement ils sont nocifs mais qu'en plus on peut très bien se passer d'eux.
Mais quelque chose commence de s'amorcer et il faut entrer dans cette brèche afin de tout faire pour l'agrandir.
mercredi 15 septembre 2010
Éloge de la modération
En même temps, je ne peux que me mettre à ta place, ô lectrice et ô lecteur de bon goût qui aime à lire CSP et parfois à en commenter les délicieux et brillants billets : la modération des commentaires peut apparaître comme un peu injuste, puisque soumise à l'approbation ou pas du tenant des lieux. Étincelantes contributions comme insignifiants crachats sont soumis à la même règle austère et doivent attendre que le législateur bloguesque les autorise ou non à connaître le bonheur indicible de la publication publique. C'est cruel. Et mon coeur sensible d'homme de gauche compatissant en est flétri croyez-le bien...
Hélas, mille fois hélas, je n'ai pu me résoudre qu'à cette extrémité qu'en me faisant violence à moi-même, tant est à vif mon extraordinaire sensibilité et grand mon souci du débat démocratique et citoyen où tout un chacun a le droit de s'exprimer y compris en disant de noires conneries. Je suis triste, oui, triste, d'avoir pris ce mesures, mais aussi j'ai toujours été tellement sentimental...
C'est ça qui me perdra un jour, c'est assuré.
Souvenez-vous, mes amis ! Souvenez vous de ces jours de liesse où CSP était une grande maison ouverte à tout un chacun. Les portes et les fenêtres y étaient toutes ouvertes comme une maison bleue sur la colline dont on aurait jeté la clé et l'entrée en était accueillante et douce. Tout le monde pouvait y entrer et était accueillis comme princes et princesses par l'hôte prévenant. La compagnie y était exquise et on y devisait de hautes et élevées pensées en oubliant jamais d'y ajouter le sel de l'esprit le plus piquant. De temps à autre quelque droitard en goguette ou autre malapris libéral s'y aventurait manière de faire le malin et c'était délice de le voir se faire hacher menu par la brillante compagnie. Il repartait en maugréant, drapé dans son dérisoire orgueil et tentant vainement de dissimuler la blessure de son insignifiant ego ; après quoi, le remerciant de nous avoir fait bien rire, nous pouvions poursuivre nos conversations...
Je suis au bord d'écraser une larme à la pensée de ces jours enfuis ; cette damnée sensibilité si facilement blessée sera ma vie durant un tourment. Je suis trop sensible, vous dis-je. C'est ce que mon papa et ma maman ont dû se dire à l'époque enchanteresse de l'enfance innocente quand j'enfermais le chat dans le congélateur pour voir ce que ça faisait.
Ô période charmante que c'était...
Hélas, tout le monde n'a pas cette sensibilité touchante. Le monde est peuplé de méchantes gens qui s'expriment comme d'autres ont la diarrhée et ils emploient leurs tristes journées à vouloir ennuyer les gens d'aimable composition. Ils sont comme par hasard le plus souvent de droite, encore qu'il s'en trouve quelques une dans une certaine gauche qui a tendance à perdre trop facilement ses petits nerfs. Au fond, ces gens sont très malheureux, assurément, et peut-être que vouloir ainsi laisser une trace si insignifiante soit-elle est une manière de soulager leurs douleurs intimes...
Il en est d'autres aussi qui eux agissent de manière davantage concertée puisque le troll bombing est devenu pour ces pauvres gens que sont les fafounets le moyen d'essayer d'empêcher qu'on dise tout le bien qu'on peut penser d'eux : lisant sur Fsetouche qu'on a osé exprimer la vérité profonde de leur être - ce sont de petits merdes couardes, en résumé -, ils débarquent en formation Zergs pour vouloir clore le débat des honnêtes personnes. Leur contribution est aisément reconnaissable puisque pouvant se résumer à quelque chose comme : gniiii sale gauchiss gniiii vous êtes que des méchants gniiii à bas le droidlhomiss communiss gniiii un jour on fera quelque chose de trop fou gniiii mais en attendant on est trop faibles pour passer à l'acte gniiii enculés gniiii. En gros, c'est à peu près ça. Par parenthèse, on constate que là aussi le niveau baisse puisque récemment est apparue une nouvelle sous-espèce : le fafounet kikoolol. Vou lé gauchiss on va vou pété la gueul lol et pis aprè on foutra lé bougnoul dehor mdr oxydan vincra rolfcopter.
Convenez que tout ça est navrant.
Le meilleur moyen de rester entre gens de bien était donc d'activer la modération des commentaires. Mais il ne faut pas le voir comme une fermeture, il ne faut pas l'envisager comme une manière de repli, nullement. Imaginez plutôt que CSP est ainsi devenu un des ces clubs de pensée aux membres triés sur le volet, non point par une sélection de classe ou de couleur de peau comme le font les bourgeois voulant entretenir leur consanguinité sociale, mais par le choix délicat d'esprits élevés et de sincères bonnes volontés de participer. Sans doute il faut attendre un peu à la porte de l'établissement et vous voudrez bien m'excusez de ce désagrément ; encore vous est épargnée la connaissance de certains qui ont la prétention sotte de vouloir aussi entrer, mais vous ne voudriez pas les rencontrer, croyez-moi.
Ainsi, une fois chez le maître des lieux, celui-ci se fait une joie de vous recevoir avec tous les égards. Installez vous, mettez vous les plus confortable possible. Il fait un peu froid dehors, j'ai allumé un feu dans la cheminée. Oui, ces fauteuils sont un enchantement, je les ai choisis spécialement pour vous. Discutons donc, entre personnes exquises et de gauche.
Oh, ne prêtez nulle attention à ces quelques criailleries qui parfois viennent du dehors : ce sont les refoulés du club qui trépignent. Ils sont déjà repartis dans leur néant originel, j'y ai veillé. Toutefois, j'ai une petite gourmandise rien que pour vous : j'en ai laissé entrer un pour qu'on le mette délicieusement en pièces. Ce sera le régal de la soirée.
Vous reprendrez bien de cet armagnac hors d'âge, n'est-ce pas ?
Sans nous
Alors, moi je veux bien, hein, qu'on fasse toute sorte d'initiatives pour exprimer l'à quel point on est pas content, mais alors pas content du tout de voir les polycorrompus de la droite charognarde lorgner sur l'électorat peniste en lui faisant de lourds clins d'yeux. Oui. certes. D'accord.
Mais franchement...
Pourquoi mais pourquoi lancer ce ridicule appel qui au mieux fait éclater de rire et au moins mieux plonge dans l'embarras ?...
Ces "personnalités" n'ont bien entendu rien de mieux à faire de leur temps libre que de signer le énième machin vaguement pétitionnaire annoncé en trompette par ce journal tellement soucieux de probité qu'est Libération ou bien quoi ? On objectera que cliquer pour parapher la chose ne coûte pas beaucoup ni en temps ni en énergie mais n'empêche : dans ce cas, pourquoi justement consacrer ne serait-ce que deux secondes à ce qui est une formidable démonstration d'insignifiance ?
Et surtout, combien elle est fatigante, cette antienne moralisante du "bouh, le méchant racisme c'est très vilain, bouh bouh et bouh !"...
Bon. Le racisme est une chose vile, c'est acquis ? Et ensuite ? Une fois qu'on a dit ça, une fois qu'on s'est drapé sans la pose morale qui va avec, on fait quoi ?
On signe une pétition grotesque ?
C'est se donner bien peu de peine on l'admettra.
Un peu comme quand les "socialistes" proclament qu'une fois revenus aux affaires en 2012, ils pourfendront la scélérate "réforme" des retraites du futur mis en examen Woerth ; tas de sombres guignols, va. Et dire qu'il y a sans doute de doux naïfs pour les croire...
Quand ? Quand est-ce que la sociale-traitrise rose délavé est revenue une seule fois sur des mesures de droite ? Jamais. Les "socialistes" ne touchent pas aux "réformes" de droite et en rajoutent une couche pour les approfondir encore. C'est bel et bien pour ça que voir la liste de signataires de cette plaisanterie ressemble comme par hasard à la composition d'un futur gouvernement de gauche "arc-en-ciel" : on peut être bien certain que toutes celles et ceux qui y sont allé les premiers de leur petit clic de souris se retrouveront à de confortables places le moment venu.
Mais si ces braves âmes sont tellement chagrinées par le sort de la Nation, si tout soudain le sort de l'opprimé leur est à ce point insupportable et si le racisme galopant de la société française les hérisse ainsi, que n'attendent-ils de faire une belle et grosse manif devant la Bourse ? Allos pour une fois jusqu'au bout du propos et considérons le racisme pour ce qu'il est : l'instrument de division de classes des dominants dont la seule vraie trouille est que le desouche et le pas desouche se rendent compte qu'ils l'ont dans l'os tous deux de la même façon et que les coupables de leurs tourments sont les mêmes ; ces derniers étant comme par hasard de riches et dodus capitalistes dont il faudrait commencer d'envisager de se débarrasser au plus vite afin que d'enfin envisager d'en finir avec ce fameux racisme, puisque quand on tire sur ce fil c'est tout le gros pull de l'exploitation qui vient avec.
En attendant cette salutaire prise de conscience, ces ardents pourfendeurs de l'oppression pourront faire toutes les petites pétitions qu'ils veulent ; mais ce sera sans nous.
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