mercredi 27 octobre 2010

Never complain. Never explain.

Lu chez un camarade blogueur

"On m’accusait récemment de renforcer le clivage de la société française en adoptant une position que certains qualifient de radicale… (Entre nous, dès qu’on parle intelligiblement,  on est extréme. Et puis, m’accorder ce pouvoir à moi tout seul, c’est un peu exagéré, non ?). Pourtant, si les repères idéologiques étaient un peu plus clairs, peut-être que les français y verraient un peu plus distinctement dans le jeu des uns et des autres, et pourraient se positionner plus aisément qu’ils ne le font (ou pas)  aujourd’hui".

Je suis bien évidemment d'accord sur le fond ; mais j'ai un gros désaccord sur la forme.
Il faut arrêter de passer un temps déraisonnable à nous justifier. Nous n'avons pas à le faire.

Autant j'apprécie notre glorieux Lider à Vélo dans son rôle de porte-parole d'orga où il excelle, mais je ne supporte plus de l'entendre dire "Oui mais nous on a pas de solutions toutes faites, on revendique le droit au doute" et blablabla. Il faut arrêter avec ces conneries. Définitivement arrêter. Comme il faut arrêter tout aussi définitivement de même faire mine de se justifier et "d'expliquer", a fortiori à des gens dont il est d'avance évident qu'ils n'entendront rien à ce qu'on leur raconte.

Cette "pédagogie par le doute" est une erreur tactique majeure. Les doutes, tout le monde s'en branle. Vouloir "insinuer le doute" dans l'esprit de son interlocuteur est une perte de temps et ne le fera pas bouger d'un iota sur ce qu'il pense parce que d'une manière générale personne ne peut fonctionner ni agir durablement et efficacement dans le doute : il faut un minimum de conviction affirmées si on veut faire quelque chose. Il faut donc des certitudes et des plombées de préférence.
Personne ne veut "douter". On veut des choses concrètes et stables auxquelles se raccrocher, c'est un principe humain de base. Se pointer devant des pékins lambdas en leur balançant des oui mais tu comprends parce que nous on veut ça mais on le veut pas comme ça mais il faut que tu comprenne que, c'est courir au désastre et faire fuir.

Sans cesse sommés de se justifier voire même de s'excuser de penser ce qu'on pense et d'être ce qu'on est et par qui ? Par "quoi" devrait-on même dire ; des têtards néolibéraux lobotomisés qui prennent le clown Michel Godet au sérieux, des droitards abrutis au point qu'ils prennent d'être qualifiés de réactionnaires comme un compliment, des rats "éthnodifférencialistes" qui chougnent sur l'époque avant de se ruer à l'Apple Store : c'est ça qui nous demande des comptes ? Qu'ils crèvent. Tous. Et lentement de préférence.

Dites vous bien que les sous-êtres qui exigent qu'on se justifie et s'excuse sans trêve ni repos, qu'il bavent dans des commentaires de blog ou s'expriment à la télévision, sont tous et sans exception des employés serviles. Des gens qui ont des hiérarchies au-dessus d'eux qui les paient et jamais ils ne leur viendra à l'idée de faire quelque chose contre cet ordre des choses. Leur vie, c'est ramper et aimer ça. De ce point de vue, ce sont des lâches et la caissière syndiquée de Carrouf' est humainement et moralement à mile coudées au dessus d'eux. 

Comme disent les anglais et avec un certain panache : Never complain. Never explain. Et vous pouvez toujours vous brosser avant de lire sur CSP la moindre autocritique, le plus petit bémol, la plus infime trace de rétractation. Je ne reviens jamais sur ce que j'écris et pour personne. Ça vous déplaît ? Vous pensez qu'il serait de meilleur goût que je sois quelque peu plus humble ? Vous pouvez même à l'occasion apprécier le fond des idées mais déplorez que le langage usité y soit d'une certaine grossièreté voire d'une grossièreté certaine et quelque part ça donne pas une bonne image de l'orga ? Allez vous faire enculer.

L'ennemi sait que le doute est trop bien installé dans trop de têtes de notre camp et il exploite cette faille à loisir. Quand on lui demande des comptes il hurle au retour du totalitarisme et exige qu'on se justifie quant à la Kolyma ou au mitterrandisme selon l'humeur. Ce harcèlement est intentionnel, il est là pour nous faire taire. Que rien n'existe d'autre que ce discours suintant de soumission et d'acceptation béate du "réel", à savoir le monde tel que cette vermine veut le construire. Se plier à ce terrorisme intellectuel, c'est le début de la fin et il faut toujours refuser catégoriquement le "débat" quand il prnd cette tournure. Il ne sert de toute façon à rien de discuter avec ça, on a pas à communiquer avec des espèces inférieures.

Être de gauche c'est avoir le souci de son prochain mais encore faut-il vraiment savoir de quel "prochain" on parle. Ces gens ne me sont en rien semblables et je ne les reconnais pas en tant que tels. "Ah ah ah, qu'est-ce qu'il est dans la provoc' ce CSP !". Il n'y a aucune "provoc'" ici. Ça fait bien longtemps que je me suis débarrassé de l'illusion empathique quant à des catégories précises de personnes. Ces gens ne nous veulent aucun bien et ne s'en cachent même pas ; je ne vois pas pourquoi nous ne devrions pas faire pareil.

Notre camp est en permanence tourmenté par la peur de faire peur et cette angoisse nous détruit plus sûrement et plus gravement que tous les CRS de France et de Navarre. Elle fait prendre des précautions et des pudeurs face à des Huns dégénérés. 

"Renforcer le clivage de la société française" ? c'est très exactement ce que je veux. C'est très exactement ce que nous devrions vouloir tous et en l'assumant. Grave.


25 commentaires:

sergio a dit…

o combien suis-je d'accord avec ce billet : les justifications et les excuses occupent une telle place dans notre vie quotidienne (et pourquoi vous voulez-ci ? et pourquoi vous pensez ça ?) que cela en devient une sorte de seconde nature, symptôme de l'accumulation de baffes par un système paternaliste.

depuis quand doit-on se justifier de l'exigence de Justice ? (on peut, à l'envi, remplacer "Justice" par plein d'autres zolis mots)

vite ! paraphrasons Sarko et son "je ne vois pas au nom de quoi" : je ne vois pas au nom de de quoi nous devrions être gentils avec les libéraux, qui,par pure avidité foute le boxon, partout où ils passent...

Trader gavé a dit…

Il faut répondre de vos errements, du passé donc de la Kolyma aussi!

comité-de-salut-public a dit…

Cf. plus haut : va te faire enculer.

TYGER a dit…

pourquoi l'humilité quand nous n'avons que la parole pour faire valoir nos vies ?

comme tu le dis, mais je serai plus nuancé, qu'ils aillent donc se faire mettre tous ces profiteurs de nos malheurs !

PEUPLE
SOUVERAIN
DANS LA RUE
TON DESTIN !

Destin a dit…

Je viens de regarder l'émission de Taddéi de hier soir, où trois ectoplasmes du gouvernement/Figaro, bref trois gros droitards, éructaient "la réalité, la réalité, gnnniiiii, la mondialisation, gnni gnii, conte de fée tout le reste !".
Lire ton billet fait un bien fou après tout ça.
D'autant plus que la question que tu soulèves est vraiment importante : le camps d'en face est prêt à tout et n'importe quoi pour faire plier, ne serait-ce qu'un peu, ceux qui portent une alternative et la défendent. Mieux vaut se faire insulter, se faire mépriser, subir les pires amalgames, plutôt que de rentrer, même un court instant, dans leur étroit "cercle de la raison" (bourgeoise). La garde meurt mais ne se rend jamais...

Et sur l'argument usé de la "réalité", je crois qu'il faut dire à celui d'en face que l'utopiste est plutôt celui qui croit que son merveilleux capitalisme est capable d'exister sans violer irrémédiablement la nature humaine et les équilibres écologiques nécessaires. J'étais pas (encore) anticap à 16 ans, mais déjà l'idée d'une croissance infinie me semblait absurde.

TYGER a dit…

j'ai failli oublier l'essentiel (à lire !) :
David Harvey : "Pour que le système change vraiment, il faut que les travailleurs se fâchent"
http://www.article11.info/spip/David-Harvey-Pour-que-le-systeme

birahima2 a dit…

disons que, qui veut parler lutte des classes
va pas braire à l'ONU, c'est certain.

Vince a dit…

C'est comme si l'on demandait à certains de s'excuser pour Occident et le GUD...

Ah ben si, ça on peut, ça a du sens... mais personne ne l'ouvre.

Pis quand on voit à quoi ressemblent leurs excuses, autant qu'ils la ferment.

ti_cyrano a dit…

Foutaises !

Tu DOIS te justifier de prendre le risque historique de contribuer à la réélection de NS en n'appelant pas à voter PS au premier tour, prenant ainsi la responsabilité écrasante d'un nouveau 21 avril.

Les grévistes égoïstes DOIVENT se justifier de faiche des otages innocents et de tenter de porter le coup de grâce à une économie déjà défaillante en lui coûtant des centaines de millions d'euros, se rendant ainsi responsables des inévitables sacrifices et licenciements à venir.

Heureusement que les sénateurs PS assument quant à eux leurs responsabilités et acceptent la mort dans l'âme de bien vouloir continuer à cumuler les mandats afin de ne pas gâcher la chance historique (encore) de faire basculer le sénat au prochain coup.

Honte sur toi, irresponsable CSP ! Mais que tu le veuilles ou non, compte sur la presse libre, indépendante et garante de notre démocratie pour demander des comptes jour après jour à toi et tes malfaisants pareils.

PCCC a dit…

Bien sûr qu'il faut "renforcer le clivage de la société française" : c'est des conditions sociales tendues que peuvent naitre les évènements favorables à la gauche (pas dans le consensus mou). Néanmoins, il n'y a aucune antinomie entre faire cela et "se justifier". D'ailleurs, il y a deux sens à cette expression : soit (comme tu l'entends) "s'excuser" et là, on est d'accord, on a pas à s'excuser; soit montrer qu'on tient la route et que notre programme ne sont pas de vagues rêves utopiques mais bien des constructions théoriques et pratiques dignes de ce nom. Je suis d'accord sur le fait que le seul discours (la "pédagogie" comme tu dis) n'est pas suffisant : encore faut-il une situation dans laquelle celui-ci peut avoir un effet. Mais c'est tout aussi absurde (et c'est même nier une réalité) que de dire que le discours, la pédagogie, n'a AUCUN effet. Tout est question d'occasion : prêcher en pleine "gloire" du libéralisme, dans les années 80, par exemple, que le communisme est l'avenir, quand on apprend en même temps ce qui se passe en URSS, c'est évidemment prêcher dans le vide. En revanche, dans des situations de crises économiques du capitalisme(comme l'histoire contemporaine en donne des exemple), ce discours rencontre un public. Et ce serait idiot de ne pas mettre le paquet à ce moment là, ne serait-ce que pour enfoncer encore plus l'idéologie en faillite. Ce que je dis n'est ni plus ni moins que le respect d'un bon vieux marxisme de base qui rejète la thèse selon laquelle l'Idée émerge seule et se suffit à elle-même mais qui n'accepte pas pour autant de dire qu'elle n'existe pas. La dialectique entre théorie et pratique, voilà une option pertinente. Nier cela, c'est rendre inexplicable voire magique la dominance des idées de droites dans les milieux universitaires (au sens large), par exemple, endroit de fabrication du discours. Ou c'est encore nier que de tels experts n'aient aucune influence sur le discours politique actuel.
Par ailleurs, la gauche (la vraie, hein) n'est pas AU MÊME NIVEAU que la droite. Ce que l'ennemi peut se permettre, nous ne le pouvons pas parce qu'il est dominant et que nous sommes dominé. Les règles ne sont pas les mêmes. Demande-t-on des justifications à un expert de renom ? Un peu, bien sûr, mais toujours infiniment moins que quelqu'un qui fait son entré dans le champ de l'expertise en question (physicien, juriste, économiste...), qui veut faire son trou. Les gens reconnus comme dominants et dominants la reconnaissance, ont un privilège que n'ont pas ceux qui sont dominés. C'est malheureux mais c'est ainsi.

Constantin a dit…

Non, mais tu vois, quoi, enfin si tu veux, c'est plus complexe quoi. Enfin quand même, le maire du XIVe arrondissement il a dit des choses intéressantes là-dessus, quoi.
Non mais c'est vrai. Il faut prendre en compte la richesse de nos différences : la lutte va se poursuivre sous d'autres formes. Et en 2013, il y aura un nouveau rendez-vous pour tout remettre à plat, rien n'est perdu, si tu veux...


OK j'arrête.

Anonyme a dit…

Molex par exemple ne justifie pas son refus de financer un plan social avec des bénéfices records. Ils disent "on vous emmerde" et c'est tout. Et in petto "continue à regarder le foot, à croire les journalistes et à penser que tu tireras ton épingle du jeu, tu nous arranges".

Anonyme a dit…

'Être de gauche c'est avoir le souci de son prochain mais encore faut-il vraiment savoir de quel "prochain" on parle. '

Encore faut il surtout, que le prochain en question soit soucieusement gaucho-compatible.

David.A a dit…

A l'anonyme de 13:51

Pas de chance c'est raté, essaye encore.

"'Être de gauche c'est avoir le souci de son prochain" quel qu'il soit, y compris de droite éventuellement. C'est qui fait toute la différence entre nous.

C'est un peu comme le racisme. On entend souvent cet argument de nos amis les gros cons de droite "oooh eh, t'es pas raciste, mais on n'en reparlera quand tu te fera casser la geule par des arabes!". Eh ben non, encore un fois, c'est raté.
on détestera CET arabe, pendant que le gros con haira TOUS les arabes. Et/ou même l'Islam et TOUS les musulmans. Et/ou TOUS les jeunes.

C'est pas de votre faute vous avez été dressé pour devenir comme ça, depuis la naissance.

GdeC a dit…

"Purée !!! Chérie, viens voir, je suis cité sur le blog de CSP, nom de bois ! je vais (enfin) être célèbre..."

Bon, je vais alller réfléchir à tout ça et me remettre en question afin de voir si je peux tenir compte de tes conseils. Ou pas. Car je crains qu'à 46 ans, cela ne me soit insurmontable.

Les ennemis de mes amis ne sont pas forcément mes ennemis. Ni mes amis. Nous verrrons ce que je retire de tout cela. Merci pour la citation, j'en suis très fier. Même si je ne suis pas sûr d'avoir tout compris de ce que tu voulais transmettre... Au plaisir, jeune homme.

Anonyme a dit…

« Ces gens ne nous veulent aucun bien et ne s'en cachent même pas. »

Et ils nous méprisent ; et des fois, ils le disent, à l'insu de leur plein gré ! (merde ! la gaffe !) :

http://www.lepost.fr/article/2010/10/23/2278556_herve-morin-la-guerre-les-cons.html

Alexandria

Anonyme a dit…

'Être de gauche c'est avoir le souci de son prochain quel qu'il soit, y compris de droite éventuellement(...)On entend souvent cet argument de nos amis les gros cons de droite'

Comment peux tu prétendre aimer ton prochain quand tu passe ton temps à le traiter de gros con et à le rabaisser ? A commencer par moi puisque pour ton information, je vis en dessous du seuil de pauvreté.

Anonyme a dit…

C'est là justement il me semble, une partie du discourt ou melenchon est meilleurs depuis un certains temps.

Sa génialissime idée de dire "eux ne savent pas faire? Qu'ils dégagent alors, moi/nous je/on sais faire"

En enchainement quelques exemple fort simple a comprendre et qui frappe.

L'itw a la bas si j'y suis d'hier et aujourd'hui ont fini de me convaincre que l'ont peu oui clairement s'allier avec, alors pas que par des mots, non sur un programme bien sur, mais il le faut, nous n'avons guère le choix de toute facon.
Sans oublier que pour le coup le Parti de gauche a un (quand même) argument de choque dans leur rang, un économiste, jaque généreux, fort doué aussi pour démontrer.
Et là forcément niveau crédibilité, même face aux plus dingue, on gagne.

Plus de doutes a avoir, en tout cas moi c'est bon, ca ne veut pas dire pour autant qu'on ne reste pas pragmatique et qu'on défendent toujours le fond plus radical dans le temps, que peut avoir melenchon et ses amis.
Reste a voir si le PCF est pret lui aussi.
En tout cas melenchon a su tirer les erreur qu'ils a fait par le passé, j'ose espérer qu'il en va de même pour nos camarade coco.

Pour la question du doute dans ton billet, si en général je suis plutot pour, car ca fait des etres moins con etn l'occurrence moins comme ceux que l'ont combats, actuellement là, nous en sommes clairement pas au doute et tu as totalement raison, si certains y sont encore, faut arreter tout dessuite, en temps de guerre ouverte on ne fait pas montre de doute ou d'hésitation.

J'approuve totalement tous ce qui suit aussi évidemment.

Nous sommes dans une période ou aux yeux de tous le système apparait pour ce qu'il est, instable, inefficace, dangereux injuste etc
Bref l'histoire nous donne raison.

C'est plus le moment de la jouer gentil et ca, encore une fois, melenchon l'a bien compris.

David.A a dit…

A l'anonyme d'hier à 16:33

Tu ne comprends pas ou tu fais semblant de ne pas comprendre ce que j'écris.
Avoir le souci de son prochain, c'est s'engager, dans la mesure des ses moyens pour lutter contre toutes les injustices, quelles qu'elles soient, peu importe les opinions (ou les couleurs, ou les nationalités,...) de ses victimes. Pas être aveugle ou niais. La ou le gros con de droite se contentera de diriger sa charité financière sélective envers "ses" pauvres méritants et propres sur eux, le gauchiste fera sans doute parfois la même chose mais sans doute moins, et en tout cas il sera sans doute moins sélectif, et surtout il dénoncera jusqu'à son dernier souffle le CAUSES de cette injustice, et leur RESPONSABLES, sans jamais avoir peur d'affirmer ses convictions. Et comme dit CSP, sans avoir à se justifier, sachant qu'il est du bon côté, et que le gros con de droite est un gros con imperméable à la raison.

Et si cette incessante mais nécessaire dénonciation doit passer par un torrent d'injure, pourquoi pas. C'est amplement mérité et d'ailleurs encore trop clément.

Tu es sous le seuil de pauvreté et tu balance que les gens de gauche on la solidarité sélective ? Alors, malgré toute ma bonne volonté, je ne peux pas grand chose pour toi. Comme dit le proverbe espagnol, y'a pas plus con qu'un ouvrier qui vote à droite.

Adolf Freudher a dit…

Excellent. Bravo csp. Exemplaire.


" Dites vous bien que les sous-êtres qui exigent qu'on se justifie et s'excuse sans trêve ni repos, qu'il bavent dans des commentaires de blog ou s'expriment à la télévision, sont tous et sans exception des employés serviles. "

Tout comme les crétins qui savent mieux que nous ce qu'on pense... Ces cons là savent même mieux que nous comment on s'appelle, où on vit etc

C'est le syndrôme bébert : plus ils te parlent de toi, et plus tu comprends qu'ils parlent d'eux même en fait. Si ce n'était pas si fendart on leur dirait : "arrêtes, tu t'fais du mal ! " ;)

" "'Être de gauche c'est avoir le souci de son prochain" quel qu'il soit, y compris de droite éventuellement. C'est qui fait toute la différence entre nous.

C'est un peu comme le racisme. On entend souvent cet argument de nos amis les gros cons de droite "oooh eh, t'es pas raciste, mais on n'en reparlera quand tu te fera casser la geule par des arabes!". Eh ben non, encore un fois, c'est raté.
on détestera CET arabe, pendant que le gros con haira TOUS les arabes. Et/ou même l'Islam et TOUS les musulmans. Et/ou TOUS les jeunes.

C'est pas de votre faute vous avez été dressé pour devenir comme ça, depuis la naissance. "

Exact. Le pire c'est que dans le fond, même en étant dans la merde à cause de ces couillons, on se soucie d'eux. D'ailleurs pour info, je me suis fait défoncer la tronche par des arabes qui agressaient verbalement une gamine(verbalement, désolé, son corps s'est pas retrouvé cramé dans une poubelle, croyez moi bien que je le regrette ô lecteur de fientedesouche), ca m'a pas donné envie de refaire la guerre d'algérie. Ca ne me viendrait même pas à l'esprit de penser que cette agression avait un rapport avec le califat gniiiii mondial qui s'organise ou le retour de la vengeance de la croisade...

" Comment peux tu prétendre aimer ton prochain quand tu passe ton temps à le traiter de gros con et à le rabaisser ? A commencer par moi puisque pour ton information, je vis en dessous du seuil de pauvreté. "

Pour ma part je ne prétends pas aimer mon prochain. Juste que je me fais un peu de soucis pour lui. Après si le prochain en question est un gros con... un gros con droitard qui plus est... On ne peut pas faire preuve de, c'est quoi ce mot qui appartient à la droite pour railler la gauche déjà ? Ah oui, angélisme !

GdeC a dit…

bon, alors, faut tout brûler ?

Anonyme a dit…

'Avoir le souci de son prochain, c'est s'engager, dans la mesure des ses moyens pour lutter contre toutes les injustices'

Je comprends que tu es comme les libéraux : tu prétends apporter aux gens un bonheur dont ils ne veulent pas. Et comme eux, après avoir lourdement insisté, tu finis par les traiter de cons pour expliquer ton échec !

'Tu es sous le seuil de pauvreté et tu balance que les gens de gauche on la solidarité sélective ?'

Le RSA, c'est de l'impôt négatif dont le concept à été repris au libéralisme pour l'essentiel. Y'a que les gros cons de droite comme tu dis, qui pensent que c'est de la charité.

David.A a dit…

Je te parle de lutter contres les injustices, quelles qu'elles soient. Qui te parle d'imposer un quelconque bonheur ? Putain faut vraiment que vous appreniez à lire, ça devient pénible!

Je te parle de, par exemple, s'interposer entre un flic et un lycéen quitte à se prendre un coup de tonfa dans la gueule (ou plus). Qui te parle de bonheur ici ? T'es con ou quoi ? Tu me dira sans doute que casser du lycéen, ça fait partie de la liberté du CRS ?

Et pour le RSA qui vient du libéralisme, il faut vraiment que je relève une débilité aussi abyssale ?

GdeC a dit…

@CSP : bon et ça, c'est une bonne réponse ? J'ai bien compris le message ? ou pas ?

http://gauchedecombat.wordpress.com/2010/10/28/blogueur-cherche-emploi-de-dynamiteur-du-capitalisme/

Esprit, si tu es là, tapes 2 coups...

Piteur a dit…

Arrêter de douter... Ouais... Chais pas...