vendredi 15 octobre 2010

La "culture" ? Rien à foutre !

En faisant ce clin d'oeil à mes petits copains d'Ilikeyourkévin - auxquels au passage on peut également suggérer comme slogan qui tue : "Le cerveau ? Rien à foutre !" -, c'est aussi à une certaine définition de la "culture" qu'il faut s'attaquer et le plus vite et brutalement possible, puisque celle-ci devient un des lieux communs de la rhétorique réactionnaire qui s'appuie sur les particularismes "culturels" pour expliquer les inégalités sociales. Les cons. La pauvreté ou la délinquance, c'est "culturel", n'est-ce pas et quand on voit des crétins à diplômes ne pas craindre de se ridiculiser en sortant ça en public, on se dit que la Réaction n'a pas bougé d'un iota depuis le 19ème siècle, voire même depuis le siècle d'avant. Cette Réaction qui se pavane en "modernité" - encore un mot qui à force d'être employé par des imbéciles de droite finit par ne plus rien vouloir dire - ne rêve que de chaussures à boucles et de perruques poudrées et comme leurs modèles enversaillés de la grande époque, derrière les parfums et les crèmes, ils négligent de se laver et partant puent la sueur rance et l'haleine chargée. Symboliquement parlant, hein. Mais on s'était compris.

La "culture", c'est ce qui est systématiquement invoqué par les neuneus droitards pour à la fois expliquer des choses auxquelles ils ne comprennent rien - des gens bizarres qui n'agissent pas comme eux ? Ce doit être dans leur "culture"...- mais surtout pour clairement justifier toutes inégalités qui plutôt que dans des racines sociales et politiques ne sauraient trouver leur origine que dans des "cultures" - us et coutumes étranges et exotiques, venant d'ailleurs fréquemment, ô surprise, de gens plus bronzés que nous mais au delà de la couleur de peau on comprendra que ceux qui ont les "cultures" les plus dégoûtantes, ce sont toujours : les pauvres. L'argumentaire "culturaliste", c'est le cache-misère mentale du racisme de classe et du racisme tout court.

Le pauvre boit plus que de raison ? Ce doit être culturel. Le Nègre est terriblement agressif ? C'est une culture. Le bougnoule quant à lui a un petit peu de mal à s'insérer socialement et se voit refuser un boulot dès qu'on voit son nom sur un CV ? Ces gens n'ont pas la même culture que nous, etc. etc., fatras de lieux communs bidons et de stéréotypes que même des trisomiques n'oseraient pas employer, mais que droitard ressort régulièrement comme vérités incontestables en s'appuyant sur les ineptes paralogismes de soi-disant "penseurs" aussi pointus que Nicolas Baverez. Puissance De La Pensée De Droite, décidément, qui puisqu'elle détient tous les pouvoirs a sans doute décidé du coup qu'elle n'avait plus besoin de réfléchir et glapit trois idées en boucle en quêtant l'assentiment des retraités séniles qui font dans leurs couches de joie à chaque lecture des hilarants éditoriaux d'Ivan Rioufol.

Brandir l'argument culturaliste, c'est ce que font également les navets qui se sont ridiculisés dans de piteux apéros-saucisson et c'est dire à quel point ceux qui revendiquent leur propres particularismes contre d'autres qui ne leur sied pas sont de véritables gros cons. "Culture" contre "culture" ? Mon cul, oui. Racisme déguisé en défense du bien-de-chez-nous moisi qui triballe en fond une vision de la France proprement jeanpierrepernerniste avec ses villages, ses clochers, ses bonnes vieilles traditions et ses spécialités culinaires qu'on est drôlement fiers d'avoir et que les autres ils ont pas, ces cons. Nostalgie d'une France sans bronzés mais aussi, et on l'oublie trop souvent même si c'est aussi contenu dans le discours, désir moite d'un pays de braves gens laborieux et obéissants qui travaillent comme des mulets et acceptent une saine hiérarchisation sociale : l'ouvrier et le paysan se doivent d'être bien reconnaissants à ceux qui les emploient, en échange leurs bon maîtres sauront leur faire la charité de temps à autre...

Ces gens qui vivent dans le passé nous donnent des leçons de modernité ? On ne sait si on doit en rire ou en pleurer.

Pour moi, si il y a bel et bien quelque chose dont je n'ai absolument rien à branler en ce bas monde, c'est la conservation d'une "identité" et d'une "culture" uniquement basée sur le hasard d'une naissance et sa coïncidence avec une couleur de peau. Franchement, j'ai peine à trouver des mots assez précis pour bien dire à quel point je n'ai strictement rien à foutre mais alors d'une force, de la préservation d'une "culture" dont la seule manifestation serait un occidentalisme de petites bites épouvantées par trois Noirs dans le métro. Si ils en arrivent à entrer en transes pour si peu, leur culture mérite de disparaître et eux avec.

Le prétexte "culturel" n'a toujours été que l'expression de l'épouvante des nains ethnodifférencialistes devant tous ces pas comme eux qu'ils sont obligés de côtoyer avec angoisse, et d'une manière générale, moi perso, les "particularismes culturels" ? Rien à branler. Mais alors tous, hein. Et voir des têtards défendre la corrida ou l'excision au nom, précisément, que ça serait de la "culture" ne fait que me démanger les phalanges, à la fin.

Parce que oui, au fait, l'argumentaire culturaliste se trouve également dans d'autres rhétoriques tout aussi réactionnaires mais qui, puisque venant de populations opprimées, trouvent parfois une oreille complaisante chez certains progressistes. Remettons donc vigoureusement quelques pendules à l'heure puisque désolé, mais le chantage à l'antiracisme - nan mais attends tu peux pas dire ça paske ils sont opprimés tu 'ois -, désolé, mais ça ne marche pas avec moi. Ta "culture" trouve normal de voiler les femmes ? Rien à foutre, comme les copains. Le relativisme culturel d'une certaine gauche des bisous qui tolère chez certains ce qu'elle n'accepterait jamais chez d'autres et poussant à la fin à une tolérance envers des coutumes archaïques et opprimantes ne faisant au final que joyeusement encourager le communautarisme, le tout conduisant invariablement à du gloubiboulga mental et à dire des conneries en Université d'été, les amateurs comprendront.

Partant : la "culture" ? Rien à foutre ! Et c'est valable pour tout le monde.


44 commentaires:

Anonyme a dit…

Epouvanté par 3 noirs dans le métro ?
Faut venir plus souvent à Paris, moi c'est quand je vois trois blancs dans le métro que je suis épouvanté, ça me surprend toujours de voir qu'il en reste autant !!!

Anonyme a dit…

Occulter la dominance culturelle qui accompagne toute dominance économique dénote une inculture crasse (inculture, forcément).

Exemple: la colonisation de l'Afrique n'a pu se faire que par l'acculturation des autochtones, prosélytisme etc. La décolonisation n'a pu s'enclencher qu'à partir d'une volonté de préserver sa culture de la part de ces mêmes autochtones.

Oublier la domination culturelle et se complaire dans une grille de lecture uniquement économique/sociale est aussi malin que d'expliquer les croisades par le fait que les occidentaux voulaient s'enrichir en pillant des villes à l'autre bout du continent.

Youpi: les amérindiens n'ont pas réussi à préserver leur culture, et qui s'en soucie? Pourquoi défendre une "culture" uniquement basée sur le hasard d'une naissance?

Peut-être aussi parce qu'en bon sartrien, on devrait savoir qu'on nait par hasard mais qu'on n'est pas ce que l'on est par hasard (ça ira pour les neurones fragiles?). Notre culture fait ce que l'on est. Certains idiots pensent que défendre leur culture, c'est défendre le moule qui les a façonnés. Des sentimentaux sans doute.

Après que l'on s'en branle, y a pas de problèmes, mais qu'on ne vienne pas se chagriner de:
1. Ne pas comprendre le monde en marche avec ses visions étriquées
2. Voir certains préserver leur culture et donc la diversité de celles-ci là où certains rêveraient d'une uniformisation qui empêcherait toute guerre, Alléluia.

Pivar

birahima2 a dit…

tiens, ça me rappelle , je ne sais plus quelle pourriture sur Feu
qui, quand tu as fait ton beau billet sur le couple Goux-Leroy, a dit que c'était de ta part un rituel dont tu ne pouvais te passer.

Léo a dit…

"Faut venir plus souvent à Paris, moi c'est quand je vois trois blancs dans le métro que je suis épouvanté, ça me surprend toujours de voir qu'il en reste autant !!!"

Je serais toujours surpris par la capacité de certains à vivre uniquement dans leurs fantasmes les plus sombres. "Mon Dieu encore un kebab qui ouvre, c'est l'invasion !"

comité-de-salut-public a dit…

Ces gens sont des tarés, de toute façon. Je reviens de chez Riposte Laïque et Fsetouche : une quoi ? Réforme des quoi ? Retraites ? GNIIII L'INVASION GNIIII MUSULMANS MÉCHANTS GNIIII DEHORS LES BOUGNOULES GNIIII !!! La réalité ? Rien à foutre !

Anonyme a dit…

Monsieur Hum Hum à dit :

CSP t'as raison : la culture c'est à chier. Et pis d'abord on sait jamais ça pourrait permettre au peuple de penser alors ...

Patrick a dit…

@CSP : "Je reviens de chez..." n'en abuse pas trop tout de même, remember : "Notre culture fait ce que l'on est". T'es prévenu, maintenant.

flipig a dit…

C'est de Bretagne que j'écris. Presque pas de votes FN. Et qui est à la tête des anti Bloc Identitaires? L'ex gauche etla CNT qui est ici nationaliste bretonne. Oui des "nationalistes", mot qui fout des boutons aux nationalistes français genre Mélenchon, sauf quand on parle de l'extérieur, en Euskadi par exemple. Nos nationalistes, comme les basques, défendent aussi les LGBT et les musulmans. C'est plus compliqué que ce que tu crois CSP! Ici il y a des noirs et des arabes habillés en bretons tradis et qui jouent du biniou. J'ai des amie)s arabes, noirs, hongrois, américains, anglais, brésilliens, parisiens... et bretons. Notre culture, notre "identité" est intégratrice, accueillante, (j'ai des ancêtres bronzés) pas "excluente" comme le jacobinisme franco-parisien. Kofi Yamgnane maire breton, remember? Faut faire avec, même si vu de Paname ou Toulouse çà vous stresse et c'est sur ce terreau qu'on construit le Npa. Je sais on dérange les "républicains" mais c'est en lisant Trotsky que j'ai compris que la gauche française était colonialiste jusqu'à la moelle et qu'il fallait s'en méfier.

Ta maman a dit…

Pas mal d'accord
Je pense surtout à ceux qui gueulent pour l'indépendance du Tibet .. dirigé par une caste religieuse, homophobe, misogyne, et profondément réactionnaire ?? Mais non tu 'ois, le Dalaï-Lama il fait des bisous tu 'ois ... mon cul ouais.

N° 14G58P7-45 a dit…

Dis moi CSP ; combien de militants au NPA sont passionnés par les cultures africaines, latinos, asiatiques ?

En fait tu n'as aucun problème avec la culture, juste avec une culture en particulier : la notre.

D'ailleurs c'est quoi un homme sans culture ? C'est le rêve des nihilistes libéraux de ramener l'humain au seul producteur/consommateur ! Un élevage intensif de cochons clonés sur le " meilleur cochon possible " avec des numéros en guise de nom et une barquette de chipolatas en guise de sépulture !

Dans l'absurde, tous les extrêmes finissent par se rejoindre !

comité-de-salut-public a dit…

"combien de militants au NPA sont passionnés par les cultures africaines, latinos, asiatiques ?"

Ouh, beaucoup, tu serais surpris ; mais pas moi, m'en fous, tout simplement.

"tu n'as aucun problème avec la culture, juste avec une culture en particulier : la notre"

Laquelle ? Celle du franchouillard qui-aime-ses-clochers ? Ou celle du musulman qui explique que voiler les femmes c'est de la culture ?
Dans les deux cas, j'ai en effet un "problème" avec, comme tu dis.

Anonyme a dit…

'Laquelle ? Celle du franchouillard qui-aime-ses-clochers ?'

A choisir, je préfère le franchouillard attaché à ses clochers, au CSP qui voudrait que l'Europe toute entière ressemble à sa zone HLM !

A choisir encore, je préfère le musulman qui voile sa femme, au CSP qui voudrait me couper la bite !

praesumptio a dit…

CSP, j'espère que tu as confondu culture et traditions sinon c'est à pleurer. Une culture c'est ce qui a permis, qui permet et qui permettra à des individus de vivre en société (par exemple de dire bonjour à un voisin plutôt que de l'insulter ou de l'ignorer).
Si dire que des gens sont violents parce que bronzés est totalement con, dire qu'ils le sont uniquement à cause de l'environnement social l'est tout autant. Sinon tous les petits paysans du fin fond de la Creuse seraient hyper violents. Et puis, n'y-a-t-il pas de voleurs ou de tueurs chez les riches? Ah oui, j'oubliais, eux sont forcément des enculés puisqu'ils sont riches.

Goetz a dit…

"D'ailleurs c'est quoi un homme sans culture ? C'est le rêve des nihilistes libéraux de ramener l'humain au seul producteur/consommateur !"

tout à fait

comité-de-salut-public a dit…

Oauis, allez, "traditions", si tu veux ; mais il me semblait pourtant que c'était clair, les guillemets, tout ça...

"dire qu'ils le sont uniquement à cause de l'environnement social l'est tout autant. Sinon tous les petits paysans du fin fond de la Creuse seraient hyper violents"

Le paysan ne vit pas entassé dans des barres de béton : la promiscuité forcée, ça fait faire des bêtises, et à tous le monde, au bout d'un moment.

Floréal a dit…

A mon avis Pivar a raison et tout ne peut s'expliquer exclusivement par des raisons économiques et sociales.

De meme que la délinquance ne s'explique pas exclusivement par des raisons culturelles.

Il semble cependant bien que ce soit la place réservée aux femmes dans les sociétés traditionnelles de provenance qui soit en partie à l'origine de l'orientation vers la délinquance pour des éléments dont la confrontation entre deux modèles de société ne réservant pas la meme place aux femmes provoque un choc culturel ingérable. C'est ce que semble pointer le sociologue Hugues Lagrange. Et donc des raisons en partie culturelles.

Incontestablement, il y a une part de déni chez les gens comme Léo. Quand je suis à peu près la seule blanche dans un wagon de métro et que les seuls mots de français que j'entends dans un bus sont le nom des stations de la bande annonce, je ne me sens personnellement pas en France. Désolée.

Certes le monde change, il n'est pas immuable ni figé. Si je n'ai nulle envie de me trouver dans une France "petit village au fond de la vallée" années 50 style Edith Piaf, et que le temps des villages avec charrettes des années 30 est révolu, je n'ai pas envie non plus de vivre dans des quartiers entièrement hallalisés.

Un Léo serait plus sincère en disant qu'il se complet dans l'indigénisation de meme qu'il peut comprendre que ça ne plaise pas à tout le monde sans pour autant entretenir je ne sais quelle nostalgie "vieille France" d'une période qui n'avait pas que des bons cotés (ne serait-ce que pour les femmes qui ne pouvaient pas avorter, par exemple).

grisnoir a dit…

la culture, ce n'est pas un truc monolithique, à chacun de faire son choix.
le tajine et Averroes, ça va, la charia, bonjour les dégâts.
En Alsace, un des plats régionaux est le couscous, car des alsaciens étaient partis en Algérie après 1870 et sont revenus, à l'indépendance, avec d'autres traditions dans leurs bagages.
Bref je suis pour le melting pot, en revanche je crains les quartiers réservés comme dans le monde Anglo-saxon, et certaines de nos banlieues(ou à Neuilly), où chacun reste frileusement entre soi. Non aux ghettos.

Anonyme a dit…

C'est marrant mais tu emploies souvent les termes qu'utilisent les vrais racistes ("bougnoules", "youpins"). Je sais qu'au premier degré, on peut dire que c'est fait pour tourner en dérision ces mêmes racistes. N'empêche, ça arrive un peu trop souvent... Et me fais pas le coup du politiquement correct. Certains mots puent, point barre, et ne méritent pas d'être écrits. Et si l'on pense au temps que tu passes sur la microréacosphère... Tu dois refouler pas mal de trucs en fait(je te passe les allusions que tu fais à chaque fois sur l'homosexualité refoulée supposée des "fafounets", mêmes "fafounets" dont tu scrutes la vie bien triste depuis leurs blogs).

Et tu fais de la muscu en plus!

praesumptio a dit…

Grisnoir: le tajine, le couscous sont des traditions culinaires. En revanche,la charia fait partie de la culture de l'islam puisque l'islam est une organisation de la société. C'est pourquoi il n'y a pas d'islam modéré. Et avant de me faire traiter de facho, je précise qu'il n'y a pas de religion modérée,il y a des pratiquants modérés. Et pour l'instant et depuis 1905, la religion ne fait plus partie de la culture française.
Anonyme 17:56, il y a deux façons de combattre un adversaire:
-lui dire salop, c'est çui qui dit qui y'est, t'es rien qu'un sale caca boudin paske la morale c'est moi et pis voilà.
-lire et comprendre ce qu'il dit et démonter ses arguments.
Quant aux termes, Desproges était-il misogyne?

Léo a dit…

"Incontestablement, il y a une part de déni chez les gens comme Léo. Quand je suis à peu près la seule blanche dans un wagon de métro et que les seuls mots de français que j'entends dans un bus sont le nom des stations de la bande annonce, je ne me sens personnellement pas en France. Désolée."

Et ça t'arrive souvent d'être la seule "blanche" dans le métro ? Les seules fois où ça m'arrive c'est qu'il ne reste que 2 ou 3 personnes dans la rame.

Dans mon quartier "hallalisé", les jeunes rebeus parlent français. Donc non, j'ai pas vraiment l'impression d'être à Marrakech...

Goetz a dit…

moi, quand j' entends le mot culture...

thé a dit…

En gros, je suis d'accord avec ce qu'a dit Pivar.
Pas sûr qu'on arrive aux mêmes conclusions.

praesumptio,

Sinon, les traditions culinaires , c'est autant de la culture qu'autre chose
Pas de facho, non , mais d'imprécis


1905, c'est la séparation, pas l'abandon de la religion ; et, finalement rien à voir

Sinon, csp, à force de raccourcir, y aura plus rien ; déjà que t'exclus les purs et durs

Floréal a dit…

Oui, ça m'arrive d'etre la seule blanche (et également la seule femme) dans un wagon de métro ou de RER, et en général il y a plus que 3 personnes à part moi. Mais la plupart du temps je ne suis pas la seule, j'en conviens, disons que les blancs y sont très nettement minoritaires.

Effectivement, dans un quartier hallalisé, (j'avais parlé de bus précédemment, pas de quartier), les jeunes parlent français. Les moins jeunes non, pas toujours (et ne vient pas me dire le contraire, tu mentirais et je ne te croirais pas). Les jeunes parlent français, c'est vrai, mais parfois avec un accent pas vraiment de la région, hien. Et certains parlent plus qu'autre chose le "patois des cités" (et le français pas vraiment), qui n'a rien à voir avec l'argot classique (la preuve en est que je ne comprends pas un mot sur trois). Non on n'a pas l'impression d'etre à Marrakech, c'est vrai. On a l'impression d'etre dans un no man's land qui n'est pas non plus la France, à mon avis, en tous cas telle est mon impression.

Anonyme a dit…

'Le paysan ne vit pas entassé dans des barres de béton : la promiscuité forcée, ça fait faire des bêtises, et à tous le monde, au bout d'un moment.'

Non !

Ce qui fait faire des bêtises, c'est d'avantage quand des zozos décident que la culture c'est le mal et se mettent en tête de vouloir faire exploser de petits groupes d'individus ou tout le monde se (re)connait ; au profit d'un méga groupe humain dans lequel plus personne n'a de repères.

L'agressivité qui était jusque là contenue ou bien rejettée en lisière du groupe se voit alors sublimée comme critère d'appartenance à un nouveau groupe ! On appellera ça communautarisme ou comme on veut ...

C'est du reste exactement ce qui se passe avec la mondialisation !

grisnoir a dit…

Utopie: endroit de nulle part. Les aéroports répondent assez à cette définition; Paris, Londres, Tokyo, Dehli, Shanghai, Le Caire...tu as l'impression d'être au même endroit. Cuisine internationale (suis obsédé, mais les arts culinaires viennent d'entrer à la villa Médicis...), univers aseptisé et ultra-sécurisé, que demander de plus?

praesumptio a dit…

thé: imprécis toi même.
Séparation certes mais entre vie publique et vie privée.C'est donc la fin de la religion comme modèle sociétal. Pur et dur tu es donc? Et les traditions culinaires, comme tu l'as dit, sont des traditions. Je ne me sens pas mieux parce que je mange du cassoulet ou du tajine, je me sens mieux parce que les gens avec qui je mange font qu'on passe un bon moment. Donc en ce qui concerne le rien à voir, continue d'imposer ton dogme. Tiens, un billet sur l'inanité de Lars Von Trier serait rigolo.

PCCC a dit…

Deux choses :

1) Je suis assez stupéfait de constater avec quel facilité on s'en vient parler de "Culture" sachant que ce concept a une définition extrêmement vague. En effet, si c'est l'usage qui fait la signification alors on doit parler de culture autant pour la charia que pour le couscous, autant pour les traditions que pour la langue... pour (presque) tout, donc, surtout pour rien. Bref, cette question me gêne non pas "en soi" mais parce qu'elle est, à l'évidence, mal posée. Parle de culture en ce sens m'invite moi aussi à dire "rien à foutre" parce que ça de dénote rien.

2) Parler en terme de "capital cultuel" (et donc aussi en terme de capital économique) permet de préciser un poil les choses puisqu'on désigne alors le capital en vigueur au sein d'un champ plus ou moins large. Il devient légitime ensuite de se poser la question : Duquel des deux capitaux (culturel ou économique) dépendent prioritairement les explications sociologiques ? Autrement dit, par quoi convient-il le mieux d'expliquer tel ou tel comportement. Et là, il n'est plus possible de nier l'importance du capital culturel MAIS il est impossible également d'omettre celui du capital économique ETANT DONNE qu'il s'agit aujourd'hui du capital dominant le champ des champ, c'est-à-dire le capital étant reconnu comme ayant le plus de valeur au delà des champs particuliers. Cela n'a pas toujours été le cas (et ce n'est pas le cas au sein de certains champ) mais c'est comme ça maintenant. Dès lors, si le capital culturel reste important dans certaines conditions, il est néanmoins très légitime de se pencher d'ABORD sur les conditions économiques et matérielles avant d'aller voir le capital culturel (qui lui est souvent corrélé). Autrement dit, il y a primauté du capital économique du fait sa dominance "en général".
Je n'ai pas lu Hugues Lagrange mais il me semble qu'il ne nie pas cela : son étude porte me semble-t-il sur des cas ayant tous en commun... un même niveau économique (avant d'aller voir "la culture").

Conclusion : l'argument culturel est donc extrêmement faible devant l'argument économique (sauf à niveau économique équivalent... encore que...).

praesumptio a dit…

PCCC, pour résumer à l'extrême, la culture dont il est question, c'est ce que tu inculques à tes enfants, pas de savoir si le cassoulet est meilleur que le couscous. La culture c'est l'évolution, au fil du temps, des comportements qui font que l'on vit ensembles et pas l'un à côté de l'autre.

thé a dit…

" primauté du capital économique du fait sa dominance "en général".
ça pour sûr

PCCC a dit…

@praesumptio

Et si j'enseigne à mes enfants que le cassoulet est meilleur que le couscous ? Mais qui est ce "on"? Y'a-t-il UNE évolution? Est-ce seulement une question de "temps" ?La culture est-elle nécessairement une évolution ? Vivre les uns a coté des autres n'est-il pas le signe d'une certaine culture ?
Je ne vais pas répondre à ces questions mais il semble que le fait qu'on puisse se les poser montre bien que la définition du mot "culture" est loin d'être aussi simple. Je maintiens donc que parler de "Culture" dans un tel contexte c'est user d'un concept flou dont on ne peut pas dire grand chose. Et si "culture" veut signifier ici "vivre ensemble", alors désolé mais la question n'est pas à proprement parler "culturelle", elle est politique (ce qui est un peu plus clair).

latetatoto a dit…

pour ceux qui aiment léo lagrange, le nouveau briseur de tabou:
http://www.laurent-mucchielli.org/index.php?post/2010/10/05/D%C3%A9ni-des-cultures-ou-retour-d-un-culturalisme-d%C3%A9suet

Et pour ceux qui n'ont toujours pas compris la loi de 1905 : c'est la séparation des Eglises et de L'ETAT, ça n'a pas renvoyé la religion à la sphère privée, puisque la liberté de conscience suppose qu'on puisse manifester ses croyances en place publique, sinon, ça n'est pas une liberté. Il n'y a aucun intérêt à garantir la liberté de penser dans sa tête. La laïcité, c'est que l'Etat ne promeut aucun culte, et que personne ne peut être persécuté pour sa religion, ni une religion revendiquer un pouvoir d'Etat, ou de devenir religion officielle, c'est ça que ça veut dire.
Il y a bien des gens qui ont un engagement public émanant de leur foi personnelle, qu'ils revendiquent. L'abbé pierre n'est pas resté chez lui, je suppose, pour dire qu'il était chrétien.
Faut revoir ses classiques. La propagande "républicaine" de l'UMPS, ça fait mal à la tête.

Anonyme a dit…

"Les jeunes parlent français, c'est vrai, mais parfois avec un accent pas vraiment de la région, hien."

Mon dieu ! Quel enfer vous devez vivre ! :'(

Totoze a dit…

A propos du fin fond de la Creuse, vous seriez surpris de voir la violence qu'on peut y trouver dans ces bleds.

Mais sinon, oui la question de la violence va bien au delà de la question de la pauvreté, en témoigne l'exemple du pays de Hugo d'amour où bien que les conditions sociales se soient fortement améliorés, la violence a plutôt progressé.

Cette exemple joue d'ailleurs aussi contre la thèse de la violence "culturelle", le vénézuela n'ayant à ma connaissance pas subit d'invasion d'arabo-musulmans assoiffés de sang.

Note : je profite de ce commentaire pour constater que comme le signale Walter benn michael dans son excellent livre dont j'ai oublié le nom, le terme culture sert de plus en plus de succédané politiquement correct à race.

grisnoir a dit…

Dans la cuisine on mange autant de symbolique que de nourriture matérielle. Ce n'est pas la même chose de se faire un couscous ou d'aller au macdo.
Le tout ou rien comme explication ne vaut rien. Bien sûr que la dimension économique est importante, mais par exemple les voilées actuelles ne sont pas forcément issues de classes défavorisées. les modes de pensée, les "mêmes" sont aussi importants.

Anonyme a dit…

@ PCCC:

"Conclusion : l'argument culturel est donc extrêmement faible devant l'argument économique (sauf à niveau économique équivalent... encore que...)"

Raisonnement vaseux. On peut inverser les termes: l'argument économique est faible devant l'argument culturel, sauf à milieu culturel équivalent. Ben oui, forcément, puisque une caractéristique est la même, c'est l'autre caractéristique qui devient pertinente. C'est donc étonnant de déduire des statistiques de Lagrange (à même niveau économique, la différence de délinquance varie du simple au triple suivant le milieu culturel) qu'elles prouvent la pauvreté de l'argument culturel.

Ici CSP nous parle bien de "préservation" de culture. De culture comme identité. Voire de traditions. Très rapidement: dans un monde où certaines cultures en dominent d'autres, il est primordiale et normal que des réactions identitaires fleurissent. Quand une domination devient trop forte, une crise apparaît. Ça se traduit par de l'agressivité à l'échelle de l'individu, à la révolution dans une situation de domination sociale, de guerre à l'échelle internationale.

Refuser de préserver sa culture, c'est accepter toute domination culturelle. Après on peut choisir de défendre une culture différente de celle qui nous a vu grandir, et cracher sur cette dernière. Mais dans la mesure où j'ai le sentiment que je dois ce que je suis à mon environnement culturel, j'ai forcément plus tendance à vouloir conserver ce dernier.

Pivar

Léo a dit…

"Effectivement, dans un quartier hallalisé, (j'avais parlé de bus précédemment, pas de quartier), les jeunes parlent français. Les moins jeunes non, pas toujours (et ne vient pas me dire le contraire, tu mentirais et je ne te croirais pas). Les jeunes parlent français, c'est vrai, mais parfois avec un accent pas vraiment de la région, hien. Et certains parlent plus qu'autre chose le "patois des cités" (et le français pas vraiment), qui n'a rien à voir avec l'argot classique (la preuve en est que je ne comprends pas un mot sur trois). Non on n'a pas l'impression d'etre à Marrakech, c'est vrai. On a l'impression d'etre dans un no man's land qui n'est pas non plus la France, à mon avis, en tous cas telle est mon impression."

Oui les plus vieux, entre eux, ne parlent pas français. Et alors ? Si tu pars vivre en Angleterre et que tu croises d'autres français, tu vas leur parler anglais ? Bah non. Après l'accent, chacun le sien mais c'est pas parce que c'est pas le patois local qu'il faut flipper non plus.

C'est pas parce que c'est pas les beaux quartiers que c'est pas la France. Si c'est une banlieue, c'est sans doute plutôt moche, mais c'est ça aussi, la France.

Si on te forçait a porter le voile je comprendrais qu'il y ait de quoi flipper, mais là... Et oui les filles peuvent aussi avoir des réflexions désobligeantes et c'est bien triste, mais c'est pas spécifique à une "culture" rebeu, les Français de souche étant aussi très souvent des machos dans l'âme.

Floréal a dit…

@ Léo
euh... mieux vaut ne pas parler de la GB (que je connais bien). Je ne me sens pas plus en Angleterre à East-London, Blackburn ou Leicester qu'en France dans certains endroits de Seine-Saint-Denis. (et permet moi de te dire que l'Angleterre d'aujourd'hui n'a vraiment plus le meme visage que celle que j'ai connue il y a 35 ans).

Si j'y rencontre des français je vais leur parler français, et italien si j'y rencontre des italiens.. Mais je peux t'assurer que ces deux là (la française et l'italienne) étant les deux plus grandes communautés expat, réunies elles ne représentent pas le tiers du quart de la moitié de la communauté pakistanaise.

Et je ne pense sincèrement pas que ce soit qu'une question de "beaux quartiers", dans lesquels je n'ai jamais vécu.

@ anonyme
"Mon dieu ! Quel enfer vous devez vivre ! :'( "

Non. J'ai quitté le 9-3 il y a bien longtemps, j'y retourne une ou deux fois par an pour des raisons personnelles et familiales, sinon je n'irais jamais. Sincèrement ça ne me manque pas et je n'ai absolument aucune envie de retourner y vivre un jour. Si je reviens dans quelques années vivre en France comme c'est probable, ce n'est certainement pas là que j'irai m'installer.

Rico Green a dit…

Cher ami,

Votre usage de la langue française contredit vos viriles affirmations. Non, vous n'avez pas "rien à foutre" de la culture ou de la tradition classique. Vous la respectez profondément. Et vous avez raison.

comité-de-salut-public a dit…

Ah oui. C'est la seule qui vaille, et je suis on ne peut plus sérieux.

Docteur Niet a dit…

La culture, ca peut être vu de deux façons : d'une part comme un ensemble de traditions plus ou moins absurdes et obscurantistes, et d'autre part comme la matrice qui va nous permettre de percevoir le monde. Appellons ça les aspects formels et les aspects strucurels.

Avec l'invasion des psychanalistes du dimanche, on entend beaucoup de conneries sur la culture des autres (le patriarcat, la vision de la mort, etc.). Mais bien peu sur la notre, comme si elle allait de soi. Or il y a, en France par exemple, coexistence de comportement et de mentalités très différentes, et ce depuis bien longtemps. Il y a bien sûr les cultures rurales, religieuses, ouvrières, mais également les cultures bourgeoises, militaires ou aristocratiques, dont on parle peu. Ces cultures relève de l'aspect formel, à moins qu'on puisse distinguer un ensemble de mécanismes de pensé unique dans l'une d'entre elles. Il existe cependenant également des clivages structurels entre ces cultures (mais je suis persuadé que ceux-ci sont très fluctuants) : je pense en particulier au rapport au savoir, à l'ambition, à la volonté.On observe que les cultures des classes dominées sont porteuses d'un grand nombre de handicaps sociaux, non seulement dans le monde capitaliste (la faible ambition par exemple),
mais dans toute société évoluée (la faible importance accordée au savoir, ou au contraire le rapport hyper-complexé face à celui-ci, le rejet du formalisme, ou les attitudes "anti-sociales").

Evidement, personne n'est enchaîné à sa culture - même collectivement. C'est ainsi que la classe ouvrière française - et même la grande majorité de sa paysannerie - c'est défaite de la plupart de ces défauts. La question de savoir si les cultures "populaires" devaient être respectées a déjà été tranchée par l'histoire : ces cultures sont mortes, non pas par une action extérieure, mais par l'émancipation de ceux qui, avant tout, la subissait.

La culture des classes populaires, cultures bien souvent co-produite par les classes dominantes (l'église auparavant, la télévision de nos jours), est avant tout une chaîne qui retient le prolétariat dans son état de domination. La bourgeoisie possède une culture qui lui assure la victoire à chaque confrontation : la meilleur preuve de la supériorité de cette culture, c'est d'ailleurs que le marxisme en est issu.

Concernant la question de la culture, la seule chose que puisse souhaiter un progressiste et a fortiori un marxiste, c'est que le prolétariat abandonne son ancienne "culture" et adopte celle de la bourgeoisie - après lui avoir donné sa dimension finale, comme aboutissement d'une évolution (j'assume pleinement ce mot, même si je reconnais que d'autres auraient été possibles) de plusieurs siècles.

Anonyme a dit…

La culture, ca peut être vu de deux façons : d'une part comme un ensemble de traditions plus ou moins absurdes et obscurantistes, et d'autre part comme la matrice qui va nous permettre de percevoir le monde. Appellons ça les aspects formels et les aspects strucurels.

Avec l'invasion des psychanalistes du dimanche, on entend beaucoup de conneries sur la culture des autres (le patriarcat, la vision de la mort, etc.). Mais bien peu sur la notre, comme si elle allait de soi. Or il y a, en France par exemple, coexistence de comportement et de mentalités très différentes, et ce depuis bien longtemps. Il y a bien sûr les cultures rurales, religieuses, ouvrières, mais également les cultures bourgeoises, militaires ou aristocratiques, dont on parle peu. Ces cultures relève de l'aspect formel, à moins qu'on puisse distinguer un ensemble de mécanismes de pensé unique dans l'une d'entre elles. Il existe cependenant également des clivages structurels entre ces cultures (mais je suis persuadé que ceux-ci sont très fluctuants) : je pense en particulier au rapport au savoir, à l'ambition, à la volonté.On observe que les cultures des classes dominées sont porteuses d'un grand nombre de handicaps sociaux, non seulement dans le monde capitaliste (la faible ambition par exemple),
mais dans toute société évoluée (la faible importance accordée au savoir, ou au contraire le rapport hyper-complexé face à celui-ci, le rejet du formalisme, ou les attitudes "anti-sociales").

Evidement, personne n'est enchaîné à sa culture - même collectivement. C'est ainsi que la classe ouvrière française - et même la grande majorité de sa paysannerie - c'est défaite de la plupart de ces défauts. La question de savoir si les cultures "populaires" devaient être respectées a déjà été tranchée par l'histoire : ces cultures sont mortes, non pas par une action extérieure, mais par l'émancipation de ceux qui, avant tout, la subissait.

La culture des classes populaires, cultures bien souvent co-produite par les classes dominantes (l'église auparavant, la télévision de nos jours), est avant tout une chaîne qui retient le prolétariat dans son état de domination. La bourgeoisie possède une culture qui lui assure la victoire à chaque confrontation : la meilleur preuve de la supériorité de cette culture, c'est d'ailleurs que le marxisme en est issu.

Concernant la question de la culture, la seule chose que puisse souhaiter un progressiste et a fortiori un marxiste, c'est que le prolétariat abandonne son ancienne "culture" et adopte celle de la bourgeoisie - après lui avoir donné sa dimension finale, comme aboutissement d'une évolution (j'assume pleinement ce mot, même si je reconnais que d'autres auraient été possibles) de plusieurs siècles.

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Her Doktor

PCCC a dit…

@ Pivar:

Sauf que la question, si j'ai bien compris, c'est celle de savoir duquel des deux capitaux (Culturel ou économique)il convient de s'attacher D'ABORD pour expliquer les comportements déviants (ou non). Et là, ce que je dit c'est qu'il faut D'ABORD considérer les condition matérielles avant d'aller voir les conditions culturelles (a fortiori lorsque les premières déterminent les secondes dans une société comme la notre). C'est ainsi, un immigré aura toujours plus de facilité à "s'intégrer" lorsqu'il aura montré une patte blanche ÉCONOMIQUE (= lorsqu'il aura du fric). C'est, éventuellement, après qu'on lui demandera une patte blanche culturelle... On procède rarement à l'inverse.
Par conséquent, il me parait, comme dit plus avant que l'argument "culturel" remplace peu à peu celui de la "race" (trop puant aujourd'hui). Car pour l'un comme pour l'autre, on voit mal ce dont il s'agit.
DONC conclusion : l'argument culturel (pour expliquer les comportements, les choix moraux) est donc extrêmement faible devant l'argument économique (qui sont plus déterminants). (Ma parenthèse prêtait à confusion car il existe un lien réciproque PARTIEL (car le capital culturel est dominé par le capital économique et ne dispose donc pas de la même puissance)).

Reste que parler de culture me parait toujours fumeux. Je pose la question : qu'est-ce que la culture ? Aucun commentaire ne donne de définition claire et nette si bien qu'il est très facile d'étendre la définition à tout donc de ne rien désigner de réel. Ex : "La culture, ca peut être vu de deux façons : d'une part comme un ensemble de traditions plus ou moins absurdes et obscurantistes, et d'autre part comme la matrice qui va nous permettre de percevoir le monde.
" Ouais... mais on entend également par culture tout ce qui relève du domaine artistique... donc ? On peut toujours appeller ça " les aspects formels et les aspects strucurels" moi j'appelle ça du vent.

grisnoir a dit…

Regardez Sarah Palin: grande bourgeoise, donc pas de problème de fric, mais aussi obscurantiste qu'un taliban.

Anonyme a dit…

"pas de problème de fric"

Hum, faut le dire, vite, j'en mettrais ma quenelle défiscalisée a couper qu'elle a un problème non pas d'argent, mais AVEC l'argent(quelque chose de névrosé vis à vis des revenus, que ca soit les siens ou ceux des "pas comme elles"...) ! :-/

Comme probablement la plupart des bourgeois, petits ou grands d'ailleurs.