Puisqu'on ne parle que d'insécurité et ne pouvant que constater l'effarante nullité de la gauche à ce sujet, celle-ci se contentant soit de courir après la superficialité droitière en empruntant la même démagogie, soit gueulant tout ce qu'elle sait contre le sécuritaire sans avoir rien de clair à proposer de concret à la fois pour renvoyer le gouvernement dans les cordes et tenir un discours clair sur cette question, on va se risquer sur ce terrain en se demandant simplement : qu'est-ce qu'un pouvoir de gauche vraiment de gauche pourra faire sur cette question ?
En mettant d'emblée les choses au clair : la demande de "sécurité" de tout un chacun - pouvoir vaquer à ses occupations quotidiennes sans crainte d'agression - est évidemment on ne peut plus légitime. Et qui le conteste ? Mais voir en ce moment tous les ténors de gauche constamment sur la défensive face à la charogne droitarde les accusant d'être in fine pour l'insécurité - alors que eux "agissent", c'est à dire font de grands moulinets avec les bras en parlant haut et en donnant de petits coups de menton manière de montrer qui c'est Raoul - vous a quelque chose de fondamentalement agaçant, à la fin. Est-il donc si compliqué de dire que oui, on est pour la sécurité de tous - tranchant avec la négativité du discours de droite s'affirmant contre "l'insécurité" -, mais pas comme ça, pas de cette manière et pas en construisant des boucs-émissaires.
Donc, nous avons un pouvoir de gauche aux affaires et on va voir ce qu'il a à faire ;
D'abord, pour les amateurs d'action et de gestes forts, on va commencer par cogner sur les caïds. Mais attention : tous les caïds. Puisque contrairement au pouvoir en place, il n'est pas question de stigmatiser des pans entiers de population déjà ghettoïsée pour satisfaire la couardise d'un électorat réactionnaire : il est ici question de taper lourd sur ceux qui montrent le mauvais exemple du haut en bas de la société. Ainsi, les petites merdes ultra-libérales qui jouent les Tony Montana en régnant sur leur bout de quartier s'en prendront plein la gueule et à juste titre, ô combien certes - débarrassant les habitants desdits quartiers de la trouille de vivre sous la férule d'une poignée d'irrécupérables connards ; mais tant qu'à faire dans cette optique, nulle raison évidemment que les autres délinquants, ceux d'en haut, puissent s'en tirer : de ce point de vue, les Eric Woerth & Co n'ont rien à faire en liberté et devront eux aussi, comme leurs homologues mafieux "d'en bas" répondre à quelques vigoureuses questions.
On parle beaucoup également de "déchoir de leur nationalité" les vilains qui ne se tiennent pas droit ? Appliquons cette mesure à la lettre en sommant les millionnaires exilés fiscaux de rentrer fissa payer leurs impôts dans le pays qui les a formé sous peine de connaître les joies austères du devenir apatride. Ceux-là aussi : pas de pitié. Ne serait-ce que pour voir la gueule d'Anelka obligé de rentrer en France entre un cordon de policiers, on savoure d'avance pareille image.
L'épluchage systématique des comptes de grandes entreprises et la mise en examen des dirigeants un peu flous sur leur comptabilité est également au programme mais a t-on besoin de le préciser ?
Ceci étant pour le volet "on tape" ; mais dans le même temps, on fait quoi ? On se contente de taper comme des cons de droite - qui tapent sur les mauvais, en plus - ? La question de la sécurité de chaque citoyen doit être politique et ce n'est pas en faisant un sécuritaire démagogique sans repenser d'autre manière de faire la politique qu'on arrivera à une société apaisée. Si il y a de la délinquance, ce n'est pas en vertu d'on ne sait quelle particularité génétique qui comme par hasard y prédisposerait les plus pauvres : c'est parce qu'une société ne donne pas d'autres moyens aux secteurs les plus fragilisés de la population de parvenir à une indispensable reconnaissance quand ce n'en est pas devenu une question de simple survie. Mais penser ça, réfléchir de cette manière, c'est s'intéresser aux causes, au pourquoi, au lieu d'exclusivement proposer du sécuritaire aussi débile inefficace, ce que jamais ne comprendront les gros cons de droite parce que penser au social comme matrice du comportement des individus, c'est plus compliqué que brailler dans les commentaires du Figaro.fr et c'est bien connu : réfléchir, ça fait bobo à la tête.
Proposer la "sécurité", c'est le faire dans toutes les acceptons de ce terme : c'est changer de politique au sens large et pas en se contentant de répondre à des sondages qu'on a soi-même commandés. Parce que si on est vraiment cohérent et qu'on appelle de ses voeux une vraie "sécurité", c'est avec les politiques de la trouille qu'il faut commencer par en finir : on ne peut pas prétendre est "contre l'insécurité" dans une société basée sur la peur, ce n'est même pas pensable. Peur de l'autre et du pas-comme-soi, peur de soi-même, peur de perdre son boulot et partant peur du moindre connard de chefaillon qui a peur lui-même et met une pression insupportable à ses subordonnés, peur de ne pas avoir assez pour payer le loyer et peur de ne pas avoir le dernier gadget high-tech qui vous donnera l'illusion d'être un peu quelqu'un, peur de ce qu'on voit à la télé et peur d'être rejeté parce qu'on est trop ceci et pas assez cela : peur. L'organisation systématique de la peur comme outil de domination, c'est cela qui fabrique le sentiment "d'insécurité" totale dans lequel nous pataugeons tous, pas les trois capuches malpolies dans le métro. Mais c'est plus facile de désigner trois capuches que de s'en prendre aux vrais responsables.
Et ce que pourra faire, ce que devra faire un vrai pouvoir de gauche, ce n'est pas seulement montrer ses muscles pour calmer les méchants : ce sera utiliser les mêmes moyens de communications de masse actuellement utilisés pour construire et entretenir cette peur et ces angoisses afin de les retourner et délivrer un autre message : plus celui de la trouille et du repli, plus celui de l'exploitation crapoteuse du moindre fait-divers, mais montrer qu'il est possible, viable et désirable de reconstruire une solidarité collective, d'en finir avec l'individualisme et d'épanouir une véritable reconnaissance de chacun, d'arrêter de ne montrer que ce qu'il y a de plus laid et mesquin pour faire appel à ce qu'il y a de meilleur. Parce que contrairement à ce que nous montre chaque jour la boite à cons qui ne nous dit que : vous êtes laids. Vous êtes nuls. Vous êtes petits. Vous êtes impuissants. Vous ne pouvez rien. Etc. Etc. Etc...ce meilleur existe. On le voit au quotidien dans tous les aspects de la vie, au boulot comme dans la rue. La solidarité et l'aspiration à la justice, à une vraie justice, sociale et humaine, sont là. Le boulot d'un pouvoir de gauche, et en attendant le pouvoir le boulot de tout un chacun se disant vraiment de gauche, c'est d'abord ça : faire reprendre confiance. En soi. En l'action collective. Aller au-delà de la facilité du pessimisme et de la pose cynique pour faire comprendre que la seule vraie peur qui puisse exister, c'est celle qu'on peut foutre aux dominants.
Retrouver cette confiance, la vraie sécurité commence par ça.
48 commentaires:
ah yes enfin une déclaration de gauche : CSP président ! euh nan j'déconne... par contre porte parole d'un front de gauche oui !
tiens ça me fait penser que pas plus tard que la semaine dernière, j'ai simplement eu envi de faire sauter une banque grâce ou à cause d'un p'tit vieux, son vieux biclard à la main avec un vulgaire sac platique (sans doute quelques fringues) sur le porte bagage qui s'est adressé à moi avec toute l'humilité du monde et timidité : "s'cusez-moi m'sieur d'vous demander ça mais ça fait 2 jours que j'ai pas mangé, est-ce que vous auriez un euro...". Bon j'ai pas cherché 5 minutes, à voir ses joues creusées et ses yeux fatigués il portait la misère sur lui, et je lui ai filé plusieurs ticket resto ce qui était toujours mieux que le trop peu de monnaie que j'avais sur moi.
Le pire c'est que je me dis que l'on va en voir de plus en plus de gens totalement démunis. Que la politique sociale est encore réservée à ceux qui en ont les moyens et d'une politique fiscale à deux vitesses : sucer jusqu'à la moelle le salariat de la middle class avec un semblant de redistribution sociale et continuer à épargner la classe d'empaffés qui ne pense qu'à se goinfrer alors qu'ils croulent déjà sous l'opulence...
s'cusez-moi, j'vais vomir....
"Appliquons cette mesure à la lettre en sommant les millionnaires exilés fiscaux de rentrer fissa payer leurs impôts dans le pays qui les a formé sous peine de connaître les joies austères du devenir apatride."
Bof, qu'ils se cassent ces connards, contrairement à ce que voudrait nous faire croire la droite, on n'a pas besoin d'eux car ce ne sont pas eux les "créateurs de richesses", juste ceux qui la pompent. Par contre, il faudrait leur éviter de les pomper, justement. On pourrait leur appliquer l'impôt à la source. Sur chaque contrat de pub de footballeur signé en France, sur chaque disque de Johnny vendu en France, sur chaque concert de Sardouille en France, on prélève l'impôt avant qu'il ne quitte le pays.
sacré coup de main à Martine Aubry, CSP
ça c'est du care
certes, c'est directif,
mais faut bien libérer les otages de 68 et
débarasser ce pays de la chienlit !
« en finir avec l'individualisme »
Et donc, en finir avec la responsabilité individuelle du criminel.
CSP président ! (et moi ministre de l'intérieur)
Salut CSP.
Il y a un début de solution à ce que tu évoques aujourd'hui : le principe du revenu de vie. C'est une invention de ce vieux moisi de Friedman, je crois, dont ses disciples se saisissent depuis quelques temps pour parfaire leur démagogie phallique au fond des fions du peuple, mais qui, considéré comme une arme de gauche humaniste permet dans un premier temps de tout simplement écrabouiller la totalité des contre-arguments de la droite. Je crois qu'il serait judicieux de commencer à dire que ce truc est un concept de gauche, quitte à mentirouiller un peu sur l'origine du bouzin (ouais, Friedman ça le fait moyen, comme gauchiste...)
à Léo
c'est du chantage
pas de ça chez nous
ce qu'ils doivent comprendre c'est que :
ils sont cernés et s' ils se comportent mal, ils finiront vieux, seuls et sur le trottoir.
Clap clap.
C'est bien dit ca résume assez bien aussi.
Et totalement juste.
Quasi parfait.
T'as ete repris sur rezo.net d'ailleurs, alors…
En rapport avec un billet précédent :
Le président de la chambre d’instruction, Alain Lienard a en outre relu l’acte en rappelant les faits et en lisant des déclarations de M. Galinier prononcées le 5 août, le jour des faits: «j’étais en danger, j’avais peur… j’étais en danger avec cette sale race, je suis devenu raciste… on est obligé de s’armer… si la justice faisait son boulot», avait-il notamment déclaré
Hooo, quelle surprise...
Mouais, bon. Si on veut absolument entrer dans la dialectique sécuritaire professée par l'abjecte Union des Mercantiles et des Pétainistes, et parler de "sécurité", je suis relativement d'accord avec toi - à ceci près que la déchéance de nationalité n'est tout simplement pas envisageable, pas plus pour un crétin qui tire sur les flics, que pour Mamie Zinzin qui cumule évasion fiscale et collusions politiques. Gardons nos milliardaires, il y a plein de choses à faire avec leurs milliards (médecine, recherche, protection sociale, innovation, environnement...).
Mais tu mets le doigt sur l'essentiel : l'insécurité, aujourd'hui, est autant le fait des petits caïds de banlieue, pour leurs voisins, que les réformes de l'Union des Mercantiles et des Pétainistes (UMP), pour le pays entier. Destruction du modèle social issu du CNR, mise en concurrence effrenée de tous contre tous, précarité de l'emploi, toyotisme, réification marchande des travailleurs et des consommateurs, priorité aux stratégies propriétaires des grandes industries, collusion entre politiques clientélistes et puissances financières, stigmatisation des français d'origine étrangère ou de religion "non traditionnelle", amalgames et harcèlements policiers, racisme à l'embauche, inégalité hommes-femmes, dépendances économiques, culture du crédit à la consommation, économie nationale à la merci des banques spéculatives et des agences de notation, réformes liberticides sur le net et dans la rue, appel à la délation, fichiers de police en extension continue, vidéosurveillance à tous les étages, logiciels espions et réglements uniquement destinés à reproduire les monopoles privés en place, menaces sur le pluralisme des médias, censure, terrorisme intellectuel et flicage généralisé, intrusions marketing dans tous les pans de nos vies... Voilà également ce qu'on pourrait appeler des sources d'insécurité. Voilà "l'insécurité" contre laquelle il faudrait se battre, et cette énumération prouve bien que le thème de "l'insécurité" est un miroir aux alouettes.
@Les 2 terres : le fait Friedman soit l'inventeur de ce truc (ou plus probablement qu'il l'ai soutenue) devrait nous inciter à nous méfier.
en particulier il peut se transformer rapidement en succédané d'aides sociales et de droits collectifs. Les gens finiraient par se retrouver avec une allocation de misère et sans plus aucun droit ou aide.
La gauche n'a qu'une chose à faire pour reprendre la main, dans un contexte étouffant, nauséabond, fait de peur et de xénophobie, de pulsions et de démagogie : se rappeler que son créneau de base, c'est la liberté. La liberté d'entreprendre, mais surtout la liberté d'être ce qu'on est, sans vexation ni coercition, sans citoyenneté de seconde zone ou légalisations d'exception. La liberté d'être noir, arabe ou rom sans devenir la cible d'une loi infâme ou des regards en biais des grand-mères. La liberté de recourir au service que l'on veut, sans diktat économique ou technique. La liberté de s'installer où on veut, de croire en ce que l'on veut, de dire ce que l'on veut. La liberté de ne pas être esclave des paradigmes productivistes ou consuméristes, la liberté d'aspirer à autre chose, la liberté de refuser de marcher au pas de loi ou aux trois huit.
La liberté, déjà, de dire que l'insécurité est un faux débat, à l'instar de "l'identité". La liberté de souligner que cette tarte-à-la-crème "sécuritaire" est destinée aux bas du front et aux beaufs de partout, et qu'il est temps de réhausser le débat. La liberté d'affirmer que la France pue, la France pue de plus en plus parce que son élite dirigeante la vautre dans la merde populiste, dans la fange xénophobe, par pur opportunisme électoral, par pur calcul politique. La liberté de hurler que l'Union des Mercantiles et des Pétainistes déshonore le pays et pose les jalons d'affrontements civils atroces. La liberté de rappeler que cette UMP est la pire abjection politique qui soit, parce qu'elle n'a même pas le caractère caricatural et grotesque du FN. La liberté de dire que le sarkozysme et le petit eugéniste social qui lui sert de chef sont une engeance de crapules, de mafieux et d'abrutis notoires, et que l'avilissement qu'ils font subir à ce pays, et la peur qu'ils imposent à ses habitants, devra bien se PAYER un jour.
Et le plus vite possible. Pas forcément par les urnes, puisqu'un vote n'est guère plus qu'une caution apportée à ce système de néoaristocrates.
Il n'y a que 200 ans qu'on sortait les néoaristocrates de leurs bureaux pour leur couper la tête et la planter en haut d'une pique.
Puisque la sécurité est un terme caractéristique de l'extrême droite, il vaut mieux leur laisser le mot non? Il sous entend un ordre nouveau où le crime a une cause génétique et n'est pas socialement et politiquement déterminé, et qui exclut la délinquance financière de la criminalité, ce qui est logique venant d'eux.
Il faudrait utiliser un autre mot pour parler de ce dont il est question dans ce billet, et de la part de la gauche, et laisser dorénavant le mot "sécurité" aux nazillons, ça permettra de savoir tout de suite à qui on a à faire, de faire le tri.
"paix" peut être?
Simple : Commençons par dépénaliser le chanvre. Des millions de personnes décriminalisées, la fin de l'ambiance de surveillance généralisée. Le sentiment d'insécurité est en très grande partie causé par les ghetthos ou les pauvres sont entassés et font de petits trafics pour survivre, le plus souvent de chanvre, et regardent (au minimum)d'un air suspicieux les autres habitants qui pourraient les dénoncer. Poursuivons par offrir la possibilité au vrais gros toxicos à la dure d'obtenir des produits sains, peu chers sur ordonnance médicale avec information à la clef , pour enfin cesser de les transformer en esclaves de leurs dealers prêt à tout pour obtenir leurs doses. Mais pour cela il faudrait qu'enfin la gauche prenne ses responsabilités.
Même Vicente Fox ex president (de droite) du mexique est pour une legalisation/depenalisation depuis que, commme par hasard, il n'est plus au pouvoir. http://www.rue89.com/2010/08/10/lex-president-mexicain-fox-veut-legaliser-les-drogues-161665
mouais, pour moi csp passe à coté de la vrai question. Bien sûr qu'il faut écraser l'insécurité, que ce soit celle des petits caïds ou des requins de la finance. Mais comment? La police et la justice sont des armes de la bourgeoisie, jamais elles ne se retournerons contre elle. Ce qu'il nous faut ce sont des milices d'autodefense ouvrières, des tribunaux revolutionaires: "producteurs, sauvons-nous nous-mêmes!"
Excellent CSP : je suis ravie de lire un billet pareil . Maintenant va falloir mettre en pratique ...
@L'organisation systématique de la peur comme outil de domination, c'est cela qui fabrique le sentiment "d'insécurité" totale dans lequel nous pataugeons tous,
Le sentiment d'insécurité (qui est un sentiment) est un outil de domination, c'est de la docilisation par l'inquiétude.
A ce titre la première insécurité est l'utilisation de l'insécurité : utiliser la peur des autres revient à utiliser les autres.
Une contre-utilisation des communications de masse consisterait à faire dépasser le sentiment d'insécurité par une conscience d'instrumentalisation. Que cela marche reste à démontrer car le sentiment d'insécurité est primale (animal?) et pourrait dès lors s'avérer indépassable.
Une deuxième vague de communication de masse serait ensuite le moyen de pérenniser l'idée que la trouille ne sert à rien.
Ne pas oublier de faire peur aux faiseurs de peurs.
Ne pas oublier biensûr au passage de transformer Tony Montana en Hannah Montana.
@ Les 2 terres
Attention, le revenu de vie est bien un truc de Friedman, donc un truc de droite. En gros c'est un revenu minimum (TRES TRES minimum) dont le but est in fine de mettre fin à la multitude des diverses aides et prestations sociales. En gros, l'Etat garantit un "revenu" ultra minimal à tout le monde et basta, après chacun sa pomme. Il ne faut donc pas perdre de vue l'objectif de cette idée. En revanche, l'idée d'un revenu d'existence, lui, suppose un revenu minimum permettant de vivre, sobrement et simplement certes, mais de vivre quand même (et non de survivre comme ce qu'implique le revenu de vie à la Friedman).
Tant qu'il y aura un état il y aura besoin de protéger les secrets d'états, les chefs d'états, etc.
Pour financer cette protection il faut des sous. Il faut donc que le citoyen paye.
Tant qu'il y aura un état il devra soumettre le "citoyen" à son pouvoir.
Pour ça, il choisira de taper ou d'acheter. Ou les deux.
Mais vous laisser libre, ce n'est pas une option disponible au catalogue. Ni dans celui de gauche, ni dans celui de droite, pour ceux qui veulent faire la différence entre les deux (il y en a, c'est juste qu'il faut bien s'approcher, et pour ça, ne pas avoir peur de l'odeur).
et bien j'ai bon espoir qu'un jour nous passerons à l'étape supérieure : l'anarchie ! la vrai, où les gens sont autonomes et respectueux des autres, avides de savoir et être.
bon en attendant, c'est toujours la poilade des bonimenteurs qui préparent bien le terrain au FN. Merci Mediapart de nous démontrer que l'essentiel est accessible à tous, pour qui veut savoir il suffit de chercher (et c'est pas Chomsky qui dira le contraire) :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/08/17/pret-bancaire-de-woerth-mediapart-precise-ses-informations_1399634_823448.html
@TYGER : t'as espoir qu'un jour on va enfin passer à l'étape supérieure ? Eh ben je suis contente de pas être la seule.
Je vais profiter de ce contentement parce que je sais qu'il n'est que provisoire : bientôt me reprendra le désespoir de ne pas savoir par quel bout prendre ce problème.
Enfin au moins maintenant, on est deux, si tu permets. Un troisième, quelque part ? Un quatrième peut-être ? Continuons.
C'est revigorant, l'espoir !
Ouai, et sans vouloir te plomber un peu plus le truc, ca sera pas de ton/notre vivant.
Deja qu'une vraie société socialiste va falloir y aller franchement, alors l'anarchie…
De toute facon ce n'est pas a l'ordre du jours, se référer a ce que dit Chomsky(puisque ca parle de lui, tiens) vis a vis de l'État de la cage toussa.
@noelle
http://grandquebec.com/montreal-histoire/greve-des-policiers/
en 1963 greve des policiers à Montreal, résultat: la ville à feu et à sang, et la fin de l'utopie anarchiste.
La sécurité c'est bon pour les vieux et les riches.
Quand on est pauvre, on a rien à "craindre" des méchants pauvres.
Maintenant, sans doute quelques vieux pervers iront dire aux sondeurs qu'ils voteront à gauche à la veille de la présidentuelle pour peu qu'on les flatte : tout en craignant, (à tort bien entendu), le retour des bolcheviques et de l'impôt au premier élu de gauche.
Ce débat poubelle ne vaut vraiment pas la peine qu'on y réponde : laissons plutôt les démagos s'y révéler dans la grande course à l'échalotte qui s'annonce
Puisque la sécurité est un terme caractéristique de l'extrême droite
La sécurité c'est bon pour les vieux et les riches.
[:haha]
"Quand on est pauvre, on a rien à "craindre" des méchants pauvres."
Va l'expliquer aux smicards qui se font braquer la bagnole en téci.
Et si : ça vaut la peine qu'on y réponde et pas qu'un peu. D'abord parce qu'il faut avoir quelque chose à dire de concret quand on nous interpelle là dessus et parce que cette envie de sécurité de la population va bien au-delà des gesticulations sécuritaires : c'est un problème politique qui en recèle d'autres et pas question d'abandonner ces questions aux crevards d'en face.
Et pour les plus "gauchistes" d'entre vous, bad news : on ne va pas affaire appel pour ça à des "milices ouvrières" qui n'existent que dans les livres d'Histoire : on utilisera l'outil fait pour ça = la police. Si un jour la gauche radicale gagne une mairie, elle va faire quoi ? Elle va se servir de ce qui existe, punto. Et pas de ce qu'on aimerait qui existe.
Bonsoir,
Juste deux petites suggestions:
1- CSP, tu rappelles à juste titre que l'insécurité nécéssite d'arrêter les méchants, qu'ils soient caïds d'"en haut" ou d'"en bas". Mais dès que tu proposes d'enchaîner avec une approche politique de la sécurité, tu produis, à mon sens, deux erreurs:
La première est que tu ne délivres pas la vision positive dont tu parlais juste au-dessus: bien au contraire, tu repart de l'insécurité pour développer ta vision de la sécurité. Alors qu'on est d'accord, c'est une réflexion "de gros con".
La deuxième est que ouvres une porte intéressante, sans prendre la peine de jeter un oeil à ce qu'il y a derrière. Ainsi la fragilité, alter-ego de la force, pourrait peut-être nous éviter la bouillie "insécurité". Cela m'ammène donc à ma deuxième suggestion:
2- la lecture du livre d'Alain Deneault, "Offshore", qui propose une analyse sérieusement politique, qui permet de remettre les pendules à l'heure et de rebatir sur des mots en ordre, etnon pas avec les mots de l'ordre.
http://www.lafabrique.fr/catalogue.php?idArt=502
Permets-moi d'ajouter qu'on y trouve ce qu'en 300 pages d'"Hémisphère Gauche",de R.Keucheyan on a cherché!
En attendant ton avis sur souveraineté, responsabilité et sécurité, je te souhaite une bonne continuation,
salaam a toi ô mon frère,
Q.B.
@PCCC et Totoze :
Dans le commentaire que vous commentez, j'ai mis un lien, pas juste pour décorer. Si je cite Friedman ici, je suis pas complètement fou, j'ai des arguments...
Eh quoi, on est chez CSP, là ! Je suis trop jeune pour mourir, merde !
;)
@grisnoir
Ah oui, c'est vrai que l'anarchie ça consiste juste à supprimer la police ! Là, forcément...
"A feu et à sang" - forcément, la police règle habituellement tout avec des bisous et des bouquets de fleurs.
Le truc, c'est que ton exemple montre simplement qu'on est juste sous la protection d'un gang armé, nommé "Police", qu'on paye (je ne vais pas employer le terme racket, mais bon...) certains avec des impôts, d'autres avec leurs vies, et qu'on en est terriblement dépendant.
Plutôt flippant qu'autre chose. En général quand on est dépendant de quelque chose et qu'on cherche la liberté, on réfléchit au moyen de s'en débarrasser.
Quand on a affaire à la police et qu'on est identifié comme "pas dans la norme" - là on comprends ce que c'est. Et quand on veut obtenir justice face à la police, on comprends mieux ce que "mafia" signifie.
"Fin de l'utopie anarchiste" ... comme si la grève des policiers avait pour but d'instaurer l'anarchie... C'est marrant parce que le système globalisé actuel fait des millions de morts (guerre, famine, etc) mais c'est jamais la fin de la douce utopie "republicano-capitaliste"... nan, le pouvoir, c'est cool... tant que c'est dans des autres pays qu'ils meurent...
utopie : ce qui n'a pas encore eu lieu, qui n'a pas encore été effectué, vécu
anarchiste : qui se dit sans dieu, ni maître, qui aspire à la liberté d'être sans autorité quelconque. L'anarchisme n'est pas le chaos tant décrié, mais bien l'ordre sans le pouvoir !
Ce qui veut dire tout simplement que l'éducation est le moteur de l'anarchie, par l'éducation l'enfant et l'adulte sont mis en face des réalités, de leur capacité à s'autodiscipliner (et donc respecter les autres) et à s'émanciper. Par l'éducation, les humains peuvent être autonomes, et cela sous entend une éternelle remise en question, un besoin continu de connaissances.
donc l'utopie anarchiste existe bien, mais pas dans le sens qui arrangerait ceux qui ne veulent surtout pas voir les "anarchos-autonomes" devenir trop nombreux (un p'tit peu mais point trop n'en faut, juste de quoi faire la une des médias dans la rubrique terrorisme).
il est effectivement de bon ton de donner des exemples historiques de tentatives d'organisations anarchistes qui ont malheureusement été réprimés dans le sang : cela prouve tout simplement que le pouvoir n'admet pas devoir disparaître. Les exemples sont nombreux : la Commune, les soviets sous la révolution russe (ne dites pas merci aux bolchos !), guerre civile d'Espagne (ne dites pas merci aux républicains !)...
bref si cela à foiré à chaque fois ça n'est pas parce que cela ne marchait pas mais tout simplement parce que cela dérangeait et qu'il était inconcevable pour le pouvoir de ne plus exister dans les mains de quelques ambitieux sans scrupules.
J'ai bon espoir non pas de voir peut-être un jour cela à nouveau possible, mais de faire en sorte que mes enfants puissent le vivre !
pour cela c'est aujourd'hui qu'il faut s'y atteler, éduquer nos enfants en ce sens et informer le plus autour de soi que cela est possible, qu'il y a cette alternative bien plus porteuse d'espoir qu'un capitalisme dont on sait déjà tous les tords et dégâts qu'il a engendrés.
Mouaip... Eh ben avec des débats de chapelles et des vieilles tarte-à-la-crème comme des "milices populaires", les rentiers de l'Oligarchie médiatico-économique peuvent dormir tranquilles.
Dans tous les cas de figure, ça n'est pas la "sécurité" que doivent demander ou rechercher les peuples sous nos latitudes. Dans l'absolu, et par comparaison avec d'autres pays notamment dans l'hémisphère sud, notre société est déjà une société totalement aseptisée, où règne le risque zéro, et une banlieue qui s'enflamme de temps en temps n'est pas de nature à contredire ce constat.
Non, la population doit demander des LIBERTES. Et c'est cette demande qui fera se sentir les Oligarques, eux, en "insécurité".
Revenons aux fondamentaux, parce que perso, les querelles théoriques de telle ou telle orga, ça me navre autant que ça m'énerve.
tout à fait : retour aux fondamentaux !
hommage à un communiste libertaire : Georges Fontenis : une figure internationale du communisme libertaire nous a quittés
http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article3685
Ouais... et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu...
je suis désolé les gars (et les filles) mais tout cela manque de concret. On fait comment pour éduquer les gens sans Education Nationale ? Je dis ça pour ceux et celles qui veulent "le dépérissement de l'Etat"... Quant à la police, elle est quand même bien utile quand tu t'es fait braquer à un DAB et qu'elle est là pour aller choper les contrevenants... Et puis sans la police, c'est le retour de la loi du Talion ou des milices privées (cf Hortefeux next project)...
Je dois dire que j'ai un peu honte de ce genre de commentaire, qui plus est issu d'un individu qui milite dans la même organisation que moi... (je sens qu'avec une introduction comme ça, j'ai une chance infime de voir mon commentaire publié, mais bon)
La gauche "de gouvernement" (le ps, le pcf et autres clones mélanchonesqus) a scéllé son sort quand elle a rempplacé le désir de "sureté" par celui de "sécurité". Parce que l'un n'est définitivement pas l'autre, parce que la "sécurité sociale" et les flics dans les rues, ce n'est pas pareil. Remplacer l'un par l'autre à tout d'une arnaque, et est définitivement vécu comme tel par une part croissaante des classes laborieuses (ou au chomage)
Que lesdites classes trouvent refuge dans l'abstention plutot que dans le vote npa est bien logique, quand on voit le npa se complaire dans l'idéologie "républicaine" (ainsi de l'appel a la manif du 4, signé par notre orga, et qui contient de belles phrases sur la république, etc)
bref, je me sens, je ne sais pourquoi, plutot du camps de ceux qui critiquent radicalement les présupposés "sécuritaires", que ceux qui font de vagues compromis avec la gauche molle...
Personnellement, je préfère Théviatan...
Voilà un texte de combat, qui déconstruit de façon efficace et censée la vulgate que trop partagent...
Le « terrain » et ses zones d’ombre
Déconstruction du « populisme » sécuritaire
par Pierre Tevanian, 12 août
« Moi, j’ai été sur le terrain, en Seine-Saint-Denis. Les Français nous disaient : Mais allez beaucoup plus fort sur la sécurité, occupez-vous des Roms ! ». Ainsi parlait, il y a peu, un certain Frédéric Lefebvre. Et c’est un fait : hormis les sondages d’opinion, une autre source est immanquablement convoquée, parfois même avec une bonne foi qui manque presque comiquement dans le propos de Lefebvre, par tous ceux qui soutiennent qu’il existe une « demande-populaire-de-fermeté » contre « les-violences-et-incivilités-qui-sévissent-en-banlieue » : le « témoignage » des enseignants, des chauffeurs de bus et bien entendu des fameux « élus locaux », qui vivent ou du moins travaillent dans ces fameux « territoires perdus de la république » – bref : la légitimité du terrain. Ce sont souvent ces acteurs – de terrain, donc – qui « font remonter » [1] au sein de leurs partis respectifs et au-delà, dans les médias notamment, les doléances de leurs administrés, avec qui ils se croient en communication quasi-mystique. Or, ces élus ne « sondent » en réalité qu’une toute petite partie de la population : celle qui se déplace à la mairie, demande des rendez-vous, écrit des courriers, ou au moins interpelle ses élus dans la rue.
Il y a en effet un immense point aveugle dans le rapport des élus au « terrain » qu’ils invoquent si volontiers, et ce point aveugle correspond en grande partie, précisément, aux classes populaires. Car la véritable « France d’en bas » est celle qui s’abstient aux élections et refuse de répondre aux sondages mais c’est aussi celle qui est à ce point sans illusions sur la classe politique qu’elle n’écrit pas de lettres, ne demande pas de rendez-vous et n’interpelle même pas ses élus quand elle les croise sur un marché. Les élus oublient toujours cette population qui ne leur parle pas pour la simple raison qu’elle n’a rien à leur dire, qu’elle ne parle pas la même langue ou qu’elle a la certitude de ne pas être entendue.
Inversement, il est logique que ce soient les franges les plus racistes et les plus « sécuritaires » de l’opinion qui se manifestent le plus auprès des élus, puisque ces élus ne cessent depuis deux décennies d’annoncer que c’est sur cette question qu’ils souhaitent agir : c’est sur cette question qu’on peut encore espérer être entendu, et qu’une action de lobby apparaît envisageable. Il y a en somme une espèce de cercle vicieux : plus les élus mettent en avant la « guerre contre l’insécurité », plus ils encouragent les franges les plus racistes et « sécuritaires » de la population à se manifester, et par conséquent plus la « demande sécuritaire » qu’ils recueillent par courrier, rendez-vous et interpellations publiques augmente. Et dans le même temps, plus ces élus se désintéressent de la précarité sociale et des discriminations racistes, plus ils découragent celles et ceux qui vivent ces problèmes et plus ils les dissuadent de se manifester – si bien que, puisque personne ne se manifeste, les élus sont confortés dans l’idée que la précarité et la discrimination n’existent pas, ou n’intéressent personne, hormis une poignée de « droit-de-l’hommistes » et d’« intellectuels parisiens ».
Si le consensus « sécuritaire » a pour conséquence l’occultation des « autres violences » que sont le chômage, la précarité, les discriminations ou les abus policiers, la réciproque est vraie : l’occultation des ces violences facilite l’adhésion au consensus sécuritaire. En effet, si l’on songe plus qu’auparavant à se plaindre des « violences et incivilités » des « jeunes de banlieue », ce n’est pas forcément parce que celles-ci sont plus graves ou plus nombreuses mais peut-être bien parce qu’il est plus difficile qu’avant de se plaindre de son patron ou de ses conditions de travail.
@TYGER
Et le fait qu'ils se soit fait démonter la gueule a chaque pas c'est un peu quand meme une marque que, ca marche pas?
Dans un monde ou yaurait que des ana auto, ouai ca marcherait surement, mais ce monde n'existe pas, alors a part la police et l'armée, dans le cas ou tu prend le pouvoir, tu fais quoi si, je sais pas moi, des gens pas d'accords avec toi se disent que, bah tiens tu va dégager de la de gré ou de force.
Alors il existe des outils, un outils a la base est plutôt neutre, tout dépend de ce que tu en fais.
En attendant, comme j'ai dis, l'anarchie, un jours peut etre, mais on ne le connaitra pas, ca c'est sur.
@ Les 2 terres :
Que tu voies Friedman à l'origine du revenu de vie est gênant car je crois que ce dont il parle (son idée de droite) et ce dont tu parles (une idée de gauche), ça n'est pas la même chose, bien que ça y ressemble. En effet, ces deux idées divergent complétement au regard de leurs buts affichés. C'est donc sur l'origine de l'idée que je précise quelque chose, mais sur l'idée d'un revenu inconditionné d'existence, fait pour vivre et non survivre, là, pas de problème.
@Marc NPA paris
Ok, bah ecoutes, va donc a LO, eux ne font pas ce genre de bêtises et ne te ferons surement pas honte.
Par contre je sais pas pourquoi mais bizarrement encore moins de gens votent pour eux, pas assez radical et porte nawak encore surement.
Ps: opur mon com' de 18 août 2010 15:26 c'est "chaque fois" qu'il faut bien sur lire.
Non, moi ça va, je n'ai pas honte de ce que j'écris et je considère que c'est le plus important.
Ah, les "textes de combat". C'est très bien, hein, les "textes de combat". D'ailleurs, ça fait 15 ans qu'il en sort et ils sont tous plus "déconstruisants" les uns que les autres ; c'est juste qu'à un moment - genre : maintenant -, déconstruire ne suffit plus : il va falloir proposer concrètement.
Imaginons, soyons fous : on a une mairie. Pas des conseillers municipaux : une mairie, à nous, d'une ville de taille raisonnable : on fait quoi concrètement pour maintenir l'ordre nécessaire et indispensable à une citoyenneté apaisée ? On se prend le chou en sodomisant les diptères sur des "milices populaires" dont je ne voit absolument pas comment on pourrait les pondre ? Où on utilise l'outil à notre disposition si imparfait soit-il ? Ensuite, oui, en effet, poser la question comme ça, ce n'est plus tellement du tralala de gens qui veulent plaquer de la théorie de force sur la réalité...
"26 août 1789
Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs(...)
Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression."
Sûreté: il n'est jamais question de sécurité, même dans l'imparfaite déclaration des droits de l'homme.Les mots ont leur importance.
Tiens, a propos de sécurité, j'y pense.
T'as des nouvelles sur ton/tes amis qui aiment bien ta copine en lui accolant de gentils mots tout mignons?
Oui mais justement il est là, le problème. "On a une mairie à nous", "on a le pouvoir", etc.
Ensuite : bon qu'est-ce qu'on décide pour la population de demeurés qui nous a filé le bon chèque en blanc ?
J'exagère, hein ! C'est une plaisanterie :)
Mais non, une commune, c'est pas une cité orque dans warcraft où tu diriges tout. Non-non, figure toi, c'est des gens ! Après soit tu les fais obéir sans discuter. Soit on fait en sorte qu'ils s'impliquent.
Mais jamais le pouvoir ne fait en sorte qu'ils s'impliquent. Parce qu'agir de la sorte, c'est renoncer au pouvoir.
Et c'est pourquoi Fidel y est toujours, pourquoi c'est les partis communistes dirigent toujours.
@pedro : "Alors il existe des outils, un outils a la base est plutôt neutre, tout dépend de ce que tu en fais."
NON LE POUVOIR N'EST PAS NEUTRE. TOUT NE DÉPEND PAS. C'est une escroquerie de le croire. Et ce n'est pas un problème humain. C'est le système hiérarchique, qui par son fonctionnement, sélectionne les pires. Tu peut mettre le parti que tu veux au pouvoir : les pires requins, tricheurs, menteurs de ce parti qui peut être composé de saints laïque à 95%, se mettront à sa tête. Ce principe a été vérifié maintes et maintes fois.
(mais comme disent les shadocks : plus ça rate, plus ça a de chance de marcher, pas vrai ? :)
Quant à dire, "ne laissons pas le monopole de la connerie à la droite, nous aussi, donnons des réponses stupides aux questions qu'elle impose" ben non, monsieur CSP, non, je crois que ce soit une bonne idée.
Et c'est pourquoi Fidel y est toujours, pourquoi c'est les partis communistes dirigent toujours.
LOL.
NON LE POUVOIR N'EST PAS NEUTRE. TOUT NE DÉPEND PAS. C'est une escroquerie de le croire. Et ce n'est pas un problème humain. C'est le système hiérarchique, qui par son fonctionnement, sélectionne les pires. Tu peut mettre le parti que tu veux au pouvoir : les pires requins, tricheurs, menteurs de ce parti qui peut être composé de saints laïque à 95%, se mettront à sa tête. Ce principe a été vérifié maintes et maintes fois.
Oui, sauf qu'en l'occurrence je n'ai pas parler de "pouvoir" mais d'outils, et la police en est un, elle se contente d'obéir.
Pour le reste, le pouvoir est comme ceci le pouvoir est comme cela, oui, aujourd'hui avec les règles de maintenant, il est comme cela.
Maintenant fait en sorte que ca ne le soit plus et tu verra que ce que tu raconte c'est un peu n'importe quoi.
Car oui c'est possible, deja, touche un peu au revenues et globalement au train de vie que peut/a un élu, tu verra ca ira deja dessuite mieux, ensuite fait ne sorte que celui ci ne se sente pas tout puissant, ne le soit pas et ne puisse pas squatter ce même pouvoir, a mon avis, t'as deja une petite idée de l'amélioration que ca apporterait sur les critiques que tu portes.
Mais sinon, toi, tu n'a pas répondu, plus les anar ils se font démonter parce qu'ils sont inorganisé et n'ont aucun moyen de défense et d'application de leur idée plus ca marche c'est ca?
;)
Mais sinon, toi, tu n'a pas répondu, plus les anar ils se font démonter parce qu'ils sont inorganisé et n'ont aucun moyen de défense et d'application de leur idée plus ca marche c'est ca?
:) T'inquiète pas que j'y ai pensé au moment même où j'écrivais cette phrase. Toute la puissance de l'humour Shadock est condensée dans cette petite phrase. Une phrase qui fait bien rire - mais un peu jaune parce qu'elle s'applique un toujours finalement à soi-même ! Mais je suppose que tu auras compris que ça ne signifie pas qu'on ne doit jamais essayer - bien qu'il ne suffise pas d'essayer mille fois pour qu'un truc impossible se réalise.
la police en est un, elle se contente d'obéir.
Je connaissais pas ce truc des Shadocks par contre, c'est dans quel épisode ?
Alors voyons, des gens armés se contentent d'obéir... oui et les politiques se contentent de faire ce pour quoi ils ont été élus ?
Le principe de l'anarchie ce n'est pas l'absence totale d'organisation, c'est un contrôle total du "pouvoir" par les mandats révocables (enfin c'est un des principes - bon en gros, disons).
Or jamais le pouvoir tel qu'il est, ne concèdera - "c'est pas la rue qui gouverne" ça te dit quelque chose ?
Quant au fait que les anars se font taper dessus à chaque fois n'invalide en rien leurs théories, déjà mises en applications par la passé, avec relativement de succès si on en croit l'histoire, jusqu'au moment où le "pouvoir" (versaillais, franquiste, etc.) en a décidé autrement.
Que le plus fort (au sens militaire) gagne, pour moi, ce n'est pas une bonne nouvelle. Sinon ça voudrait dire que le conquérant a toujours raison. Par exemple, le fait que les indiens d'Amériques se soit fait décimer ne signifie pas que l'idéologie des conquérants, cupides, prétentieux, sans scrupules, sanguinaires, ait mieux valu que celle des indiens - qui ne vivaient pas au paradis certes, mais dans un milieu sans doute mille fois plus sain que ne l'était l'Europe de l'époque. Et je dis ça en me basant uniquement sur la façon dont les conquérants ont été reçus, qui en dit long sur la culture de ce peuple, et partant, sur leurs conditions de vie (sans vouloir partir dans un délire sur le mythe du bon sauvage, il y a matière à réflexion).
Mais encore une fois, le pouvoir - sans changement culturel important, sans changement de vision sur ce que doit être le mandat - (art 27 de la constitution : tout mandat impératif est nul), t'iras nulle part, le pouvoir restera aux mains du pouvoir - qui te diras "nan mais les gars, nan, vous comprenez on peut pas faire ça, ce serait l'anarchie, sinon !!! vous pouvez pas vous rendre compte !!!"
Ah oui, zut, l'anarchie, c'est vrai, laisses tomber. Rien vaut un pouvoir bien fort, pas vrai ? Pour taper... note bien, y'a aussi un truc Shadock qui dit que pour qu'il y ait le moins possible de mécontents, faut toujours taper sur les mêmes...
<ironie>Allez, un dernier mot sur l'organisation des anars : en fait quand on voit leur nombre ("pas un sur cent", parait-il), on comprend qu'ils ne fassent pas tant de choses. Quand on voit le nombre d'adhérents aux autres orgas, on se demande ce qu'ils font... :)</ironie>
les anar inorganisés ??? dans vos rêves ! seulement l'anar n'a pas pour point de mire une élection ou le pouvoir, l'anar c'est au quotidien qu'il est sur le terrain, "tapis dans l'ombre" auprès de ceux qui ont besoin d'aides.
et puis merde on n'est pas là pour jouer à celui qui a la plus grosse ou qui a la plus grande.
Le problème est que trop de gens n'envisagent pas un monde différent et préfèrent se foutre la tête dans le sable d'un quelconque parti et que perdure ce système.
L'anarchie n'est pas un parti !
@TYGER
"L'anarchie n'est pas un parti !"
J'aurai pas dit mieux ! Je suis assez d'accord avec la formule : "L'anarchie est un projet de société." (mais l'anarchie, c'est pas non plus un slogan).
Parce que c'est vrai que le socialisme ou le communisme ou c'que tu veux, ca en est un…
Rhalala…
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