mercredi 7 juillet 2010

Une crise de nerfs de Bruno Roger-Petit

Bruno Roger-Petit est un guignol qui raconte n'importe quoi. Ce n'est même pas une opinion personnelle, c'est objectif et lui-même ne manque pas de le prouver régulièrement. Disposant d'une flagrante absence de talent et écrivant avec moins de style encore qu'un boutonneux de lycée peinant devant une dissertation, BRP ne propose que des analyses creuses et superficielles d'une vie politique pour lui réduite à ses figures médiatiques, puisque pour que BRP daigne parler de quelque chose ou de quelqu'un, il faut d'abord qu'il l'ait vu à la télé. Mais BRP ne se contente pas en sus d'être strausskahnien - c'est à dire insignifiant -: il lui arrive de piquer de petites colères aigries qu'il débonde sans pudeur aucune et apporte ainsi la preuve de ce qui est avancé au-dessus : c'est un guignol, et il raconte n'importe quoi.

Prenant connaissance de la drôlatique remise de sa laisse d'or à Pujadas par les potaches du Plan B, BRP s'emploie dans un texte qui a d'emblée toute sa place dans une anthologie de la bêtise outrée à faire des parallèles qui n'existent que dans sa pauvre cervelle et atteint par l'exagération débridée et le portenawak systématique à une forme d'Art inédite : le fascisme est à nos portes, les SA sont dans la rue, et bien évidemment, ils sont un peu plus à gauche que BRP. Ce qui n'est pas un exploit en soi par ailleurs, mais passons.

"C'est le genre de démonstration qui se veut drôle mais qui glace le sang. Je vais vous entretenir aujourd'hui d'un lynchage qui a eu lieu le 30 juin dernier dans les rues de Paris. Lynchage organisé par une bande de zozos extrémistes qui, sous couvert d'humour, ont fait étalage de lâcheté, de veulerie et se sont comportés comme des chiens de meute."

On frémit à l'annonce de pareille funeste ratonnade s'étant certainement terminée dans un service de traumatologie pour l'innocente victime. L'insécurité, n'est-ce pas.
Ensuite, il ne s'agit que d'un journaliste asservi moqué par des détracteurs. "Lynchage", ou la bouffissure langagière pour masquer l'aspect anodin de l'évènement. Mais passé ce préambule, BRP se lâche pour de bon, et c'est du très gras ; on se contentera de retenir son délicieux parallèle

"le scooter de la victime peint en or (vieille symbolique, pas de pitié pour les juifs adorateurs du veau d'or, ces êtres indignes). Cela pue. Le plan B fait l'apologie de la Milice médiatique des années 2000. Bravo ! Passons sur les ennuis judiciaires que cette agression pourrait valoir à leurs auteurs, si Pujadas était un brin procédurier"

Accusation d'antisémitisme et encouragement à la plainte : BRP déploie tout le charme et l'élégance dont il est coutumier. Si on était un peu méchant, on pourrait d'ailleurs retourner sa rhétorique sur un air de : passons sur les ennuis judiciaires que cette diffamation pourrait valoir à Bruno Roger-Petit, si Pierre Carles était un brin procédurier, ce qui vous a à la fois une toute autre allure et montre encore une fois qu'on peut certes dire tout et n'importe quoi sur Internet mais pas n'importe comment. J'adorerai pour ma part qu'un imbécile me traite franchement et massivement "d'antisémite", parce que là c'est procès direct et que je suis certain de gagner ; et ensuite, avec le pognon que je lui aurait extorqué, je partirai en vacances avec Mamour, ici. Mais revenons à notre BRP, qui pique sa petite crise de nerfs en lançant tout azimuts les habituels parallèles débiles en ne craignant pas d'en faire tellement que ça n'en devient même plus ridicule mais atteint à une forme de poésie : "Je suis partout", "lynchage", "meute", "extrémistes", "Milice", mais non, vraiment, sans déconner je suis Pierre Carles, je vais voir un avocat, y a forcément matière à faire quelque chose, là.

En fait, on sent bien que ce billet rédigé sous une forte émotion montre surtout que BRP a peur. Mais peur de quoi ? De qui ? Tentons d'approfondir et la conclusion nous aide à éclaircir les angoisses de notre Bruno :

"Cette action est violente, appelle la violence, incite à la violence, elle est donc intolérable. Et demain ? D'autres grands dénonciateurs des médias aux ordres estimeront-ils juste de couvrir Pujadas de goudron et de plumes ? Et après Pujadas ? A qui le tour ?"

Ah, d'accord : en fait, BRP a peur que ça lui arrive à lui. C'est vrai que voir son scooter recouvert de peinture dorée, brr, funeste perspective qui relègue Al-Qaida à des farces de collégiens. Là encore et si on était toujours un peu méchant, on pourrait avancer que BRP se fait peur tout seul dans sa tête et ce pour deux raisons simples :
D'abord parce que le simple nombre de journaleux vendus décourage d'avance. Si on commence de se mettre en tête de filer une laisse d'or à l'ensemble de cette profession corrompue, même en ne choisissant que ses klaxons les plus stridents, rien que penser à l'organisation d'un projet de ce genre nécessairement étalé sur plusieurs années aurait pour résultat de démonter net l'enthousiasme. Y en a trop. On peut en choisir un bien dodu de temps en temps, mais les faire tous, non, ce n'est pas raisonnable...

Et ensuite, employons nous à rasséréner Bruno Roger-Petit : il ne risque à l'évidence rien. David Pujadas est présentateur d'un JT regardé par des millions de personnes, ce qui explique son choix par le Plan B en tant que figure saillante et emblématique ; BRP émarge dans des lieux aussi glorieux que Le Post, le Figaro et Morandini...

Là où il est parfaitement à la place qu'il mérite.

13 commentaires:

ElectricEye a dit…

Justement, à propos de Morandini...je suis tombé sur son émission l'autre jour par hasard. Le titre était "Pujadas agressé à la sortie de France Télévisions". Je me suis dit qu'il s'était fait cassé la gueule.
Et dans les invités il y avait un individu qui faisait des amalgames à la con et qui disait notamment "blabla...extrême gauche qui pensent que si on est journaliste d'un grand média, si le journal ou la chaîne appartient à un grand groupe, alors on est forcément au service des actionnaires, on est des vendus. C'est...c'est grotesque ! "

Je crois que cet individu était ce BRP.

comité-de-salut-public a dit…

C'est en effet lui, il s'en vante sur son, euh, "blog", là. Tiens, je vais voir si une vidéo de la chose existe.

Léo a dit…

N'empêche qu'une petite tarte de Noël Godin, ça pourrait pas lui faire de mal.

TYGER a dit…

ah les grands esprit se rencontre, le maître gloupier ça en vaudrait bien la peine tient ! une victime de choix : j'en appelle à Sire Godin de bien vouloir estourbir de crème ce poltron de BRP...

BRP ça me fait penser à beurp... ça lui irait bien non ? mais si ! comme une indigestion qui vous fout la journée en l'air, des oignons mal digérés que vous éructés à longueur de temps....

o. a dit…

pas tout a fait d'accord sur le style du monsieur qui n'a pas toujours ete insignifiant...

rendons a cesar ses machins, BRP avait une belle plume du temps ou il etait mitterrand2007.
S'il a perdu en chroniquant au post, il garde quelques jolies tournures (a la grammaire pres, mal du siecle des blogueurs).

comité-de-salut-public a dit…

"a la grammaire pres, mal du siecle des blogueurs"

C'est pour moi ? Hein ? C'est POUR MOI QUE TU DIS ÇA ??? Putain on sort on s'explique, tout de suite, TOUT DE SUITE !!! VIENS ! ALLEZ VIENS QUE J'ENDEUILLE TA MAMAN !!!
(Pfou, fais trop chaud décidément, ça me réussit rien du tout ce temps...)

birahima2 a dit…

va faire une petite promenade en véhicule récréatif, CSP

c'est pas que je veux faire de la pub à BRP France, non plus

allez !

à nos vélos !

à nos chevaux de fer !

Veig a dit…

On peut penser ce qu'on veut du Philippe Val d'aujourd'hui par ailleurs, mais lorsqu'il s'est fait agresser en 1995 (ou dans ces eaux-là) dans un parking souterrain de TF1, c'était pas à coups de bombes de peinture dorée sur son scooter (et Spinoza sait qu'il les mériterait à l'heure actuelle), mais à coups de batte de base-ball.

Alors le Pujadas, avant de jouer les martyrs, il ferait bien de prendre un peu sur lui...

Anonyme a dit…

le sinistre BRP alias Le PETIT, étale sa suffisance déficiente et son militantisme strausskhanien 1 à 2 fois par jours sur le post, et ne tolère aucune remarque ni reproche ni mise au point et encore moins de la mise en évidence de ses errements prétendus journalistiques sous peine de censure (il m'a d'ailleurs fait virer ad vitam des commentaires)
cet adorateur du journalisme façon apathie, duhamel ou pujadas ne peut admettre quelque contestation qu'il soit de l'establishment journalistique auquel il aspire appartenir
il est bien évident qu'une blague des gugusses du plan B ne peut lui être acceptable, et du haut de sa soif de reconnaissance par le milieu des journaputes, il ne peut qu'assimiler une farce digne d'un bizutage d'école de journalisme à une action populiste, fascisante et anti-sémite
car c'est ainsi que les canailles se défendent, en accusant ceux qui dénoncent leurs travers ou leurs turpitudes de populisme, de fascisme et d'anti-sémitisme
alors, si déclarer que Le PETIT est un petit con, que pujadas est un journapute servile aux ordres est être populiste, fasciste et anti-sémite, alors oui, je suis populiste, fasciste et anti-sémite

signé michel 82

comité-de-salut-public a dit…

Du coup, je suis allé trainer un peu sur son, machin en forme de blog, là : ça se confirme, non seulement il ne sait pas écrire mais ce type exsude l'aigreur et la jalousie. Aucune classe.

Donc, non, Michel, vous n'êtes rien de tout ça ; vous êtes juste lucide.

Air One a dit…

BRP n' a pas de talent, et encore moins de conscience pour aller assommer l' auditoire sur un site aussi grotesque que lepost.fr

Lui qui encourage Pujadas à la procédure, on lui conseillera d' être plus prudent quand il prend la liberté de comparer LPB à "je suis partout". Ca a valu un procès en diffamation au sinistre Val, pote de BRP, de la part du journal Bakchich.

Quand on en est réduit à traiter ceux qui ne se couchent pas de gauchistes antisémites, c' est qu' on a touché le fond...

Guillaume a dit…

Je tiens à signaler que l'animal se prétend aussi journaliste sportif, là : http://blogteam.sport24.com/bruno_roger-petit/

Anonyme a dit…

Dans le genre "discours écrasée de purée"... qui glace le sang ?

Je crois que vous devriez relire votre copie (et redescendre de votre escabeau) avant de critiquer aussi lamentablement !