dimanche 13 juin 2010

Prendre de la graine

Comme quoi, tout ne pas si mal partout :

"Chaque mois le PCJ (Parti communiste du Japon) gagne 1.000 nouveaux militants, actuellement dans ses rangs il a plus de 415.000 militants. Un autre symptôme de plus du mécontentement qui existe chez les jeunes japonais, qui durant ces dernières années étaient plus caractérisés par leur apathie politique que par leur enthousiasme révolutionnaire, est l’augmentation de la fréquence de manifestations de travailleurs dans les rues de la capitale".

Foutre. Ces bons bridés qu'on nous présentait systématiquement comme de dociles et polis bourreaux de travail commenceraient-ils eux aussi à en avoir plein les miches ? Mais tout aussi intéressante est la façon dont les mangeurs d'enfants du soleil levant travaillent leur propagande :

"La résurgence du communisme japonais s’empare de tous les outils du XXIe siècle, avec Internet et les vidéos en ligne jouent un rôle vital. Le président du parti, Kazuo Shii, a déchaîné une grande vague de nouveaux militants après avoir prononcé un discours parlementaire impressionnant dans lequel il dénonçait l’exploitation des jeunes travailleurs, la vidéo s’est convertie en un objet de culte pour les jeunes japonais pour les pages de vidéos en ligne".

D'accord. Donc eux, ils ne font pas de "pédagogie" mais utilisent le Ouèb comme arme de propagande en tant que telle. Je vous ai dit qu'il fallait en finir une bonne fois pour toute avec la "pédagogie" ? Oui, hein ? Ben je vous le redis. La "pédagogie" c'est chiant et ça n'intéresse personne.

"Un autre symptôme du tournant croissant vers la gauche est la popularité subite d’un roman classique japonais, Kanikosen (De la pêche), qui parle des travailleurs d’une fabrique qui se soulèvent contre leurs oppresseurs capitalistes. Il a été écrit il y a presque quatre vingt ans par Takiji Kobayashi, un communiste qui a été été torturé jusqu’à la mort pour ses idées politiques alors qu’il avait 29 ans, les ventes du roman sont passé d’environ 5.000 annuelles à 507.000 depuis le début de l’année, en le catapultant d’une façon inespérée à la première place des livres vendus dans le pays. Une bande dessinée Manga qui réédite la même histoire marxiste est aussi très populaire parmi les jeunes, cette année a été vendu à 200.000 exemplaires. Kosuke Maruo, l’éditeur d’East Press, qui publie la version Manga dit que « Le succès de l’histoire consiste en ce qu’elle représente de bonne manière graphique la situation des pauvres travailleurs actuels »."

Ok, résumons :
Un parti anticapitaliste grossit et se renforce dans un pays pourtant pas vraiment renommé pour le caractère viscéralement bolchévisant de ses politiques de travail. Les luttes existent, les manifs augmentent, et les idées progressistes disposent donc d'un espace conséquent pour s'exprimer dans la population et convaincre les masses. Ce qui es fort beau et bon.
De plus, il semblerait à la lecture de l'article - qui demande bien évidemment à être fouillé plus avant - que nos cousins orientaux ne fassent contrairement à nous guère la fine bouche dès qu'il est question de propagande jusqu'à s'emparer des outils de culture populaire à disposition localement (le marxisme en mangas, kids !) et semblent avoir assez bien compris un usage politique d'Internet passant par des formes un chouïa plus percutantes que, disons, les nôtres...

Donc. Je me répète et me répéterai jusqu'à ce que ça entre. Le fond du message, c'est bien. La forme du message, c'est bien aussi.
Ça finira par rentrer. À force.

26 commentaires:

birahima2 a dit…

ah bin merci !

ça promet davantage une future génération de jaunes que de communistes.
et je peux pas blairer les jaunes.

attends deux minutes, quand je vois que certaines personnes ont même pas le courage d'ouvrir un dictionnaire pour chercher un mot dedans, c'est pas du ludique que j'ai envie de leur proposer parce que c'est pas la meilleure chose à faire pour qu'ils se fassent un peu chier.
allez CSP, arrête un peu de porter le fardeau de l'homme blanc , c'est dimanche.

Kaos a dit…

Pardon hein, mais une video postée sur youtube d'un discours parlementaire et un roman ressuscité de presque un siècle, je suis pas sûr que ça soit de l'innovation fondamentale...
C'est pas que je suis pas d'accord avec ta conclusion, mais faudrait voir à pas se tirer des balles dans les pieds en faisant une démonstration...

Anonyme a dit…

D'accord, mais la culture populaire sous tous ses aspects c'est bien là que l'idéologie dominante frappe le plus fort pour faire de la propagande et de l'abrutissement de masse.
Personne n'a de doute sur le fait que c'est là que ça se passe, mais la question c'est plutôt comment faire de la contre propagande que pourquoi en faire.

Anonyme a dit…

Pourquoi en faire ? parce que la droite en fait avec succès.

non ?

Kassiop a dit…

Apprend à reconnaitre la Propagande, cela te simplifiera la vie.
La Contre-Propagande n'est que de la Propagande appliquée à d'autres objectifs.

Pour commencer, quelque chose de simple, le "Duck and Cover"

http://www.youtube.com/watch?v=C0K_LZDXp0I

http://fr.wikipedia.org/wiki/Duck_and_Cover_%28film%29

Anonyme a dit…

"populaire"

Populaire et qui s'achète des romans et des bédés ?

De mon point de vue, un travailleur n'a pas d'argent à consacrer à des romans ou bédés neuves pour le moins.

Mais, bon, voir les petits bourgeois se renseigner sur la société communiste, ça veut surtout dire qu'ils veulent bien y jouer les rôles de contremaîtres qu'ils jouent déjà dans la société capitaliste.

Anonyme a dit…

@anonyme de 00:50: 'scuse mais c'est ce que je dis: la question est comment, pas pourquoi.
@Kassiop: à partir du moment où le principe de faire de la contre propagande est acquis comme quelque chose de positif, les généralités sur la reconnaissance de la propagande n'ont pas beaucoup d'intérêt, non?
@anonyme de 07:27: la télé et internet aussi c'est de la culture populaire, mais un travailleur n'y consacre pas d'argent, pas plus que dans le consumérisme. Sur quelle planète au fait?

anonyme de 22:06

David. a dit…

CSP ne fait que stipuler un fait: les méthodes de communication des partis révolutionnaires en France (et en Europe) sont archaïques. S'approprier les moyens de communications du peuple et en particulier de la jeunesse implique d'adapter le discours en fonction de la forme qui sera comprise par les masses, mais surtout la rendre intéressante, captivante. Sinon bah ça finit dans la poubelle avec un bâillement...

comité-de-salut-public a dit…

@ David : Voilà. C'est ça. C'est tout. Pourtant je ne pensais pas que c'était si compliqué.

Anonyme a dit…

Il y en a toujours pour apprécier le charme désuet des papiers gras imprimés à l'encre rouge balancé à la sauvette à la sortie du métro ^^

Yohann a dit…

Dire que les BD et le reste seraient réservés à une élite c'est faux; du moins pas au Japon où les mangas sont, comme les journaux, peu chers et destinés à la poubelle.

Pour voir à quel point la culture populaire a régressé, il suffit de remarquer que des populos de 40 ans maintenant écoutaient Pink Floyd dans leur jeunesse (musicalement c'est quand même pas de la merde!), quand celle d'aujourd'hui bande pour la star ac'. Pour les amener de ce néant culturel à la lutte des classes et au Kapital, on a forcément besoin d'outils culturels intermédiaires. Parce que la plus belle démonstration théorique marxiste ou autre leur fera mal à la tête au bout de 5 lignes. (J'ai fait le test pas plus tard qu'hier)

Veig a dit…

"populaire"

Populaire et qui s'achète des romans et des bédés ?

De mon point de vue, un travailleur n'a pas d'argent à consacrer à des romans ou bédés neuves pour le moins.


Les romans et les bédés, ça se fauche, ça se prète, ça se photocopi(ll)e, ça se télécharge.

Ca se scanne pour être mis en ligne, en partie ou en totalité.

Et ne viens pas me raconter que "le travailleur n'a pas d'argent à consacrer à Internet". Ou alors, explique-nous ce que tu fais ici...

comité-de-salut-public a dit…

"Pour les amener de ce néant culturel à la lutte des classes et au Kapital, on a forcément besoin d'outils culturels intermédiaires"

MAIS PUTAIN C'EST CE QUE JE ME TUE À DIRE DEPUIS DES SIÈCLES !!!
(et pourquoi je m'énerve, moi d'abord ?)

Yohann a dit…

@CSP
Eh oui, mais c'est comme avec la culture de masse actuelle:
c'est à force de le marteler, de le décliner sous plein de formes, que (comme tu dis si bien^^) "ça finira par rentrer" dans la tête de tout le monde!

Yohann a dit…

@CSP Ben oui, mais c'est à force de répéter cette unique réalité de toutes les manières possibles qu'on ralliera:
Les archaiques à une communication moderne
Les classes populaires à nos idées grâce à cette communication.

Par exemple pour certains, et pour un certain temps, Sarkozy peut servir de repoussoir et nous attirer du monde, si on joue bien(snif). En parallèle, certains qui savent déjà que Sarko n'est qu'une pièce sur un vaste échiquier demanderons une critique plus globale du système. c'est à nous d'adapter notre com' (soit la forme de notre message pour ceux qui crient à la trahison) afin de toucher toutes les franges de la population.

Anonyme a dit…

@Yohann 14 juin 2010 11:55

C'est ca le fond du problème il me semble, beaucoup de personnes oublis comment elles étaient avant et le parcours qu'elles ont fait pour en arriver ou elles en sont maintenant.

Ca se fait généralement progressivement, petit a petit, pas en ouvrant du du Marx au petit dej du jour au lendemain…

C'est en ca d'ailleurs qu'une vraie bonne formation serait utile, au niveau de la "com" pour etre a l'aise face a un quidam et pas lui rentré dedans dessuite avec des trucs qui ne lui parlerons absolument pas si ce n'est surement via les cliché.

Bon, on a l'air d'etre sur la même longueur d'onde, là.

Cool.

Anonyme a dit…

Veig: et bien entendu, les braves entrepreneurs bien capitalistes qui vendent des mangas et éditent des livres le font pour se faire voler, bienentendu....

S'ils n'avaient pas l'espoir de vendre leur prose aux bons petits bourgeois bien blancs culpabilisant (mais pas au point de voter à gauche, hein, faut pas pousser quand même) ne seraient-ils pas plutôt en train de vendre des subprimes comme tout le monde ?

Par ailleurs, je ne prétends pas appartenir à cette catégorie de gens qui souffrent : d'ailleurs, je ne demande rien pour moi...

Je dis juste que l'horreur capitaliste s'impose aux yeux de ceux qui la subissent : quand on a une grosse bite de patron dans le cul on a pas besoin de lire des mangas pour s'en rendre compte : on la sent, c'est tout : pas la peine de s'en entendre causer par le premier prof raté du coin.


D'où l'interrogation qui subsiste : si l'objectif du NPA n'est pas d'être aux côtés des véritables miséreux de ce monde, quel est-il ? Manifestement, ce n'est pas la cogestion du camp de travail : alors, qu'est-ce ?

Anonyme a dit…

@Anonyme 14 juin 2010 16:40

Et, euh… ta gueule peut etre?

Désolé hein, mais insister dans la connerie, faut savoir dire stop a un moment.

Si le simple fait d'etre salarié suffit a tout te faire comprendre, mais doux jesus, pourquoi donc les parti de gauche ne sont il pas over full remplis de tout ces gens maltraiter par le système et qui en ont d'apres grave conscience, hein?

J'attends.


Ps: le mot "HADOPI" devrait suffire pour ta 1ere question.
Le profit est supérieur souvent, du temps que leur truc se vend, ils s'en foutent, bobo ou pauvres le bénéfice est le même hein.
Et que je sache, toutes les BD, livres, musiques etc ne sont pas faites par des gros méchant capitalistes, hein, non, juste comme ca, je précise.

Anonyme a dit…

17:26: Plusieurs raisons, parmi lesquelles, en vrac :

- la fâcheuse tendance de la très grande majorité des partis de gauche à n'être que le relais de l'intérêt d'une petite classe de fonctionnaires, salariés de grandes entreprises, étudiants fils à papas comme les chantaient Renaud en son temps, juristes et autres loufiats.

- Une autre fâcheuse tendance des partis de gauche à faire la fine bouche à accueillir en leur sein ceux qui ne pensent pas comme eux : par exemple (choisi, hein..), les femmes voilées, mais aussi d'une manière générale tous ceux qui n'en ont rien à battre de la laïcité, l'éconologie, la bien-penséance et la rectitude mentale.

- le fait que, par définition, les pauvres sont déjà exclus de la société marchande : lorsque tout se paie, le pauvre n'a pas sa place : et ça, c'est depuis longtemps la réalité de la France, socialiste ou pas. Alors, faudrait pas en plus demander aux exclus qui se passent de vous contraints et forcés de cautionner leurs bourreaux en votant, (surtout utilement : à la limite, voter étron juste pour rire).

Et enfin, désolé : toutes les bédés, livres et musiques édités et distribués sur cette terre sont des marchandises : donc, sont commercialisées au profit des capitalistes de cette terre. Tu peux me parler à la limite de la "culture libre", ok : mais ça ne change rien au fait que quand on crève la dalle on ne lit pas, et que, d'une manière générale, la politique, la morale, la religion et toutes les grandes idées, on se brosse avec.

Yohann a dit…

@anonyme 17:26
On parle du contenu de notre communication, là, Si on doit attendre d'être indépendants du système capitaliste pour se révolter on peut attendre longtemps. Jusqu'à nouvel ordre on taffe tous pour un patron ou un Etat bourgeois (ok il y a quelques coopératives), on a tous un compte en banque, on achète tous notre bouffe au supermarché, et on paie notre connexion internet.
Donc...

olses a dit…

@yohann


et les yeyes c'etait pas de la merde?

Anonyme a dit…

pour ceux que ça intéresse, le roman de Kobayashi Takiji dont parle l'article est disponible en français, ça s'appelle "Le bateau usine" (éditions yago), c'est l'histoire de l'équipage d'un bateau armé pour la pêche au crabe dans les eaux glaciales du nord du Japon, les conditions abominables poussent les hommes à s'organiser et à se révolter, c'est un roman bien écrit, pas un truc "édification des masses" lourdingue, militant du Pc japonais, l'auteur est mort à 29 ans torturé par la police dans un commissariat de Tokio en 1933

Anonyme a dit…

Bien plus que comme un exemple à suivre, je considère les évènements signalés comme des symptômes.

Symptômes que les alliés objectifs du capitalisme que furent longtemps les intellectuels découvrent, tel un Duhamel atteignant brutalement le niveau de lucidité de l'adolescent de treize ans déjà convaincu de l'intérêt d'échapper à l'enseignement technique (et un bon siècle et demi de retard sur les prolétaires) , l'horreur de capitalisme.

On ne me fera pour ma part pas croire que les zélés zélateurs du capitalisme, les classes lisantes, pensantes et accumulantes de la société, ignoraient tout cela : sous le catéchisme des Bayrou, des Jospin, des Aubry et de Strauss-Kahn, ils faisaient semblant de ne rien voir, ou affirmaient, manuel d'économie dans la main droite, manuel de philosophie dans la main gauche que "Gnan-gnan, le monde est plus compliqué que ça, il faut faire des maths d'abord sinon tu ne peux pas comprendre gnan-gnan retourne au banc de nage".

Ptet qu'en effet, ça commence à ne plus passer : mais, bon, en Afrique, dans les sweat-shop chinois et ailleurs, c'est toujours la même merde capitaliste qu'on produit pour la même clientèle bien-pensante : celle qui préfère engraisser Gallimard, Flamarion et Vivendi plutôt que de payer le prix qu'il conviendrait de payer pour que les ouvriers qui fabriquent leur bouffe et leurs fringues vivent.

Yohann a dit…

@olses
Ne me fait pas dire ce que je n'ai pas dit.
Les yéyés ça n'a pas été que des gentils hippies se construisant des fermes autonomes "bio".
Si tu veux te lancer vas-y mais dans les conditions actuelles t'auras du mal à lancer un mouvement de masse, ce qui est quand même le but. A l'époque, la contre-culture yéyé était très bien relayée. Comme je disais plus haut Pink Floyd était au top des ventes, avec un message un poil différend de celui de la star ac'

@Anonyme 08:22
1)pour la production de livres il faut aussi des ouvriers. Tu peux inverser le propos: les gens préfère s'acheter des télés gadgets électroniques etc made in China plutôt que de faire tourner l'industrie du livre où les salariés sont quand même pas les plus malheureux, je crois.
2) Tu peux te trouver des livres de poche pour 1 à 5E, y compris de Marx, Lénine et qui tu veux, en fouillant bien dans les bibliothèques d'occasion. Vive la récup'!

Anonyme a dit…

"1)pour la production de livres il faut aussi des ouvriers"

Clarifions : ce n'est pas du boulot qu'il faut aux pauvres, ils en ont déjà bien assez : c'est DU FRIC !!! Autrement dit TON FRIC, celui que tu abandonnes si généreusement au premier fond de pension venu en consommant de la marchandise culturelle !

Quel part du fric que tu laisses à Virgin, la FNAC, et en téléchargement légal va à quel pauvre ?

Certes, quand tu t'achètes un tisheurt 2€, ya pas plus qui va à un pauvre que quand tu t'achètes le dernier Carlu Brani à 20€ ou le dernier Narotrou Shippuhacoté à 12€ : mais, au moins, ya 18€ de moins qui vont aux e.....s de capitalistes de m....e. Et avec un peu plus de discernement dans l'usage de ton argent, qu'il est aisé de priver les e.....s de capitalistes de m....e de toute motivation à continuer à faire de ce monde ce qu'il est !

Si tu veux que les gens lisent, c'est simple : commence par t'assurer qu'ils n'ont plus faim. C'est sûr, c'est plus compliqué (et plus fatigant) que prendre des poses et dire de belles phrases : les mêmes, à peine réactualisées, que celles que disaient déjà Anatole France il y a un siècle ou presque ?

Yohann a dit…

@anonyme
Justement la remarque que je te fais est que l'ouvrier d'imprimerie en France est autrement mieux loti que tel autre chez un fabriquant d'ordinateurs en Chine...
De toute manière tu rempli les poches des capitalistes quand tu bosses, quand tu consommes, quand tu ne consommes pas et que l'argent reste sur ton compte en banque, et quand tu te retrouve au chômage tu sers encore de bouc émissaire.
Alors OK avec ce que tu dis mais le choix n'est pas entre deux types de produits (bouffe/livre) mais entre 2 modes de production (capitalisme outrancier ou coopérative pour simplifier, c'est sans doute là que tu veux en venir)
Ok donc sur le principe, mais ça implique aussi un surcoût que seul un certain niveau d'aisance peut permettre, non?

Et sur le 2)t'as quoi à ajouter?(j'ai un peu comme l'impression que tu n'as tenu compte QUE de ma première phrase) D'autant plus qu'avec internet et le domaine public, un nombre considérable d'oeuvres ne valent pas plus que le papier pour les faire (cf librio à 1,52E), quand tu ne peux pas tout simplement les télécharger ici: http://gallica.bnf.fr/Search?ArianeWireIndex=index&p=1&lang=FR&q=marx

Ou ailleurs... Donc y a pas mal de gens des classes populaires en France qui mangent à leur faim et qu'on peut toucher avec ça si on se bouge.

Après autant oui du fric ça compte, c'est un base matérielle nécessaire, mais le Smic à 1500E ça n'a pas été franchement un programme mobilisateur. Donc il faut redonner à la population une fierté pour qu'elle aie l'envie de se battre, et ça implique PLUS que du fric comme programme (Oui le coeur du débat c'est la communication). Ou alors la France est un pays de riches qui se fout du niveau du Smic?