Les mots sont des armes et il est attristant de constater que cette lapalissade, seul l'ennemi en a pourtant saisi la pleine mesure. Lui sait et a compris, et depuis longtemps, que les mots n'étaient pas que des suites de consonnes et de voyelles, mais des outils de destruction et de construction. Les mots sont des armes et au moment où nous parlons, seul l'ennemi le comprend et l'applique.
Les mots sont des armes parce dans les sociétés occidentales passées de cette "modernité" déjà obsolète à la société globale de l'information, où l'essentiel de l'économie s'est virtualisée et où les symboles et l'immatériel sont devenues des réalités agissantes qui influencent les vies de millions de personnes, l'utilisation des mots et leur articulation voient leur pouvoir démultiplié et accéléré à une échelle non seulement jamais vue mais qui n'en est encore qu'à ses balbutiements. Vous aimez Internet ? Ça tombe bien, puisque il va devenir plus que votre meilleur ami dans les années qui viennent : quelque chose de tellement évident et indispensable que bientôt on y fera même plus attention, comme s'acheter un briquet en plastique. L'homme des cavernes était fasciné par le feu qu'il avait réussi à créer et le contemplait en y voyant un signe des Dieux ; quelques milliers d'années plus tard, le même principe de pyrotechnie allait servir à envoyer des hommes dans l'espace. Vis-à-vis d'Internet, nous en sommes encore à nous enthousiasmer devant des étincelles.
Les mots sont des armes parce que si à la base la vie détermine la conscience, cette conscience peut également être façonnée et orientée par des mots et désormais la conscience peut déterminer la vie : à une échelle de masse, la conscience orientée des foules détermine la vie politique et on ne peut que le constater en ce moment où notre pire obstacle n'est pas l'opposition acharnée des dominants mais la résignation apeurée des dominés. Le travail de formatage effectué depuis des années porte pleinement ses fruits puisque la séparation achevée entre la vie concrète du pékin moyen et ce qu'il en pense dans son for intérieur sont arrivés à un point de complète schizophrénie ordinaire : c'était le but. Les conséquences sont séparées des causes et on vit dans l'exploitation en le sachant pertinemment mais sans voir le lien avec une quelconque révolte possible.
Les mots sont des armes et quelle meilleure illustration que cette séparation entre vie et conscience, qui n'est pas tombée toute seule mais qui a pris comme support un travail de propagande totale ciblant l'émotionnel et le ressenti, qui a travaillé l'impalpable même, d'où certainement le malaise de notre camp dans cette matière, convaincu qu'un certain rapport au réel prime sur "le ciel des idées" et rejetant dédaigneusement l'ordre du symbolique dans les fariboles superstitieuses, avec force citations des Grands Anciens et des Textes Sacrés. L'ennemi n'a pas ce genre de pudeurs et cette farce d'apéro saucisson-pinard des Identitaires, dont on peut raisonnablement penser qu'il n'a jamais été question de le faire IRL, a prouvé qu'on pouvait créer quelque chose à partir de rien : des mots sur des sites internet ont engendré d'autres mots qui etc., et peu importe que l'apéro ne se soit pas déroulé, peu importe que rien de réel ne se soit passé, sinon un rassemblement bouffon de militants d'extrême-droite qui n'était pas le véritable but de l'opération : leurs mots sont entrés dans le maximum de têtes et sans quasiment lever le cul de devant des ordinateurs. Parce que eux ont compris qu'à l'époque où nous vivons, les mots sont des armes.
Les mots sont des armes et les armes, c'est fait pour faire mal à l'ennemi. Les armes, ça sert à faire la guerre, et le moins qu'on puisse dire, c'est que notre camp ne s'est pas encore résolu à s'emparer des ces armes pour livrer la contre-offensive vis-à-vis de l'inlassable et cruelle guerre de classe que les dominants nous livrent sans répit. Les progressistes n'utilisent pas les mots en tant qu'armes, ils les utilisent pour décrire et dénoncer, pour "s'indigner" et pour "expliquer" : on ne sort pas d'un rapport à des mots vus comme "outils" - pour "démonter" le discours adverse, ou pis, faire cette pesante et inefficace "pédagogie" dont nous sommes décidément friands au point de ne pas comprendre qu'elle n'atteint personne -, des mots-outils mais pas des mots-armes. Ça se voit dans les tracts, dans les blogs, dans les discours, ça se ressent dans toute la production symbolique du camp progressiste, qui si il comprend qu'on est entré en phase de conflit ne sait pas comment utiliser les armes mises à sa disposition alors même, filons la métaphore, que les arsenaux regorgent de munitions. Comme si des soldats voulaient bien faire la guerre, mais pas avec des vraies balles.
Les mots sont des armes et rien ne m'en a davantage convaincu qu'écrire ici. Les mots sont des armes qui peuvent faire mal et blesser, on peut faire saigner avec eux, on peut atteindre l'ennemi par l'emploi de mots choisis et ordonnés ensemble et dès le départ c'était précisément mon but : faire mal. Au vu de la virulence de certaines réactions, il faut croire que j'y suis arrivé et ils me font encore plus rigoler quand ils prennent la pose de ceux que ça n'atteint pas et qu'ils se répandent en protestations que même pas mal et que ça ne leur fait rien mais alors rien du tout hein, fi !, puisque je te dis que ça me fait rien rien, merde à la fin !!! Quand ça ne fait rien et qu'on s'en fout réellement, on a pas besoin de le dire. Les mots sont des armes et les miens sont chemisés téflon. Ils ont crisé devant leur écran, ils se sont énervés tout seuls devant des pixels, et je sais à présent, la chose m'a été confirmée hier par des canaux personnels, que je suis parvenu à en faire chialer au moins un.
Les mots sont des armes et ce que je peux faire à mon tout petit niveau, sur un blog de rien du tout - tout le monde se fout des blogs, et avec raison par ailleurs - montre que si un ensemble collectif décide d'abandonner sa vision des mots-outils pour les penser comme mots-armes, une machine de guerre idéologique peut se mettre en place. L'idée fait son chemin, mais lentement, trop lentement. Trop de pudeurs, trop de ratiocinations, trop de conservatismes, trop de peur de faire peur, trop de bonnes raisons morales qui nous consolent de nos défaites : on a perdu, mais c'est parce qu'on est les gentils...
Mais des gentils avec des pistolets à bouchons, ça ne va pas bien loin.
Les mots sont des armes et il nous faut nous en ré-emparer pour que définitivement, notre gentillesse devienne impitoyable.
21 commentaires:
Pardon, mais tu te goures de beaucoup - quoique je te sache assez d'accord avec la plupart de mes objections.
Notre camp n'a pas de pudeur à utiliser les mots comme des armes, il a des réticences à faire la guerre. Ce qui est tout aussi stupide. Et a pour conséquences les interminables indignations et autres dénonciations, qui te gonflent à bon droit.
Le problème du camp "progressiste" comme tu dis, c'est qu'il a peur d'être (donc de se dire) révolutionnaire. Il a peur de ce que ça veut dire d'ennemis et d'affrontements. Il a peur de quitter le débat pour gagner le conflit.
Il "construit" et "propose" des "alternatives", voire parfois "manifeste" "contre" des dispositions qu'il faudra - ou aurait fallu - "négocier", ou "encourage" le "lien social" et autres "projets collectifs".
Mais pas de guerre, surtout, pas de guerre.
Je l'ai déjà dit et c'est bien le seul point sur lequel on est en désaccord, les mots ne valent pas pour eux-même. On ne fait pas la guerre avec des mots seuls . Ni avec des images hein. Oui, on s'en sert, on les polit, on les aiguise, on les fabrique en série, on les distribue et feu à volonté. Mais ça ne suffit pas et ça ne suffira jamais.
Parfois ça sera l'étincelle qui met le feu aux poudres, parfois ça sera l'entretien d'un conflit ouvert, mais jamais jamais jamais ça ne se suffira à soi-même.
Si les IDs veulent jouer aux martyrs virtuels et aller pleurer sur tous les coins du web que c'est pas juste et que c'est vraiment trop dur d'être un souchien-fier-de-l'être, grand bien leur fasse. En attendant, c'est pas eux qui occupent les rues et qui vivent dans la réalité, et c'est pas eux non plus qui virent les Afghans par charter, c'est les flics, le gouvernement et Air France.
Ils ont beau se faire mousser sur la flamme de la résistance, ils ne seront jamais qu'une sous-antenne autonome du département propagande du ministère de l'expulsion humanitaire à forte valeur ajoutée pour les compagnies aériennes.
Bref, oui il faut utiliser des mots, oui il faut repenser tous leur usage et leur mode de diffusion, mais d'abord et surtout, il faut se décider à mener la guerre, une fois pour toutes.
Bof...
Je préfère les maux, moi. ça marche mieux contre les sourds, les autistes, les prévaricateurs et les égoïstes.
Discourir, c'est juste retarder le train du progrès.
les maux bleus ?
ça doit être l'héritage de 68, avec des p'tites fleurs et les p'tits zozios... faites l'amour pas la guerre... ouaih ben moi j'veux bien faire l'amour mais surtout pas avec les banquiers et les Zélites (nan trop peur de me faire enc..)
ah voilà enfin l'appel du 21 juin de CSP, l'appel pour une résistance significative, résistance armée de mots qui doivent faire mal ! prenez des mégaphones et parcourez les rues en hurlant des slogans qui cognent ! Ils nous pourrissent la vie : pourrissons leur espace sonor ! faisons ça à l'ancienne avec force tracts de mobilisation générale contre les financiers qui alimentent les élus (qui a dit corruption ?... nan sans blague c'est juste de la concertation, de la collusion, que dis-je ? un consensus - sic !)
ce qui me ferait plaisir c'est de ne plus lire "Rêve Générale" le 24 mais bien plutôt des "Grêve Générale illimitée", le truc qui fait peur dans l'autre camp, la chianlie qui les effraie, prenons en "otage" le pays, ravissons leur le pouvoir qu'ils affectent tant : soyons maître de notre destin, que nos mots soient leur maux !!!
Et pour commencer, tiens :
WOERTH RENDS LA THUNE !!!!
ALLEZ, BOULEGUE !!
Rousseau à la fin de ses confessions disait "Ce n’est pas ce qui est criminel qui coûte le plus à dire, c’est ce qui est ridicule et honteux."
Je pense que seul le ridicule tue. Il ne faut pas leur faire de procès, il faut les rendre ridicule, ils disparaîtront d'eux même quand la simple évocation de leur nom ou de leur mouvement provoquera des fous rires irrépressibles dans toute l'assistance. Dans cette optique, on peut dire que CSP "fait le job"!
Qui accorde a Fdesouche une importance qu'il n'a pas ? Sinon toi, CPS ? Le probléme n'est pas de trouver le mot "qui fait mal" mais plutot de trouver "le mot juste" (et tant pis si il "fait mal", ça dépend à qui)
Exemple, l'émeute ethnique d'hier à Belleville (ou une manif "antisécurité" organisée par une mistérieuse "communauté" chinoise s'est terminée en "des chinois se sont mis à faire des ratonades antinoirs", les "grands frère" à "se" protéger, et les flics a rajouer au dawa)
Ben mes copains arabes et noirs n'en ont rien a foutre des discours a la con de "fdesouche", rien a foutre des apéro bidons. Par contre, Belleville a toujours été un mélange de communautés diverrses et variées, avec des tensions récurentes, mais une "émeute" comme ça, même les vieux chabanis (les grands péres) n'en ont jamais vu ! Et c'est cela qu'il faut comprenndre, analyser et lutter contre, et pas les pitoyables conneries des identitaires...
Cela nécessite un peu plus que des mots, cela nécessite y compris un service d'ordre musclé (par exemple, je vois gros comme une maison certains qui auraient envie de bordéliser les actions des sans papiers, pour prendre un exemple concret, et on ne les arrétera pas qu'avec de belles paroles), et une réponse politique à la hauteur
hauteur...
Inutile de dire que le npa n'a ni l'un ni l'autre (et je ne parle même pas des autres oganisation de la "gauche antilibérale", ça me fait rire jaune rien que d'y penser)
Les mots sont des armes et ils sont émis par la bouche. C'est pour ça que tu es impatient de voir le film ci-dessous où si j'ai bien compris il s'agit de coudre la bouche au fion. Comme ça il n'y aura plus que des mots flatulents.
à la limite, voilà un exemple de discours qu'on pourrait tenir :
http://www.lyricsmania.com/ou_cest_qujai_mis_mon_flingue_lyrics_renaud.html
Mais rien de moins.
(Y'a pas qu' les mômes, dans la rue,
Qui m' collent au cul pour une photo,
Y'a même des flics qui me saluent,
Qui veulent que j' signe dans leurs calots.
Moi j' crache dedans, et j' cris bien haut
Qu' le bleu marine me fait gerber,
Qu' j'aime pas l' travail, la justice et l'armée.
C'est pas demain qu'on m' verra marcher
Avec les connards qui vont aux urnes,
Choisir celui qui les f'ra crever.
Moi, ces jours là, j' reste dans ma turne.
Rien à foutre de la lutte de crasse,
Tous les systèmes sont dégueulasses !
J' peux pas encaisser les drapeaux,
Quoi que le noir soir le plus beau.
La marseillaise, même en reggae,
Ca m'a toujours fait dégueuler.
Les marches militaires, ça m' déglingue
Et votr' République, moi j' la tringle,)
"Qui accorde a Fdesouche une importance qu'il n'a pas ? Sinon toi, CPS"
Déjà, c'est CSP, tu seras gentil.
"Ben mes copains arabes et noirs n'en ont rien a foutre des discours a la con de "fdesouche"
Sans doute et tant mieux pour eux ; mais c'est aussi peut-être parce que ce n'est peut-être pas exactement le public visé, et aussi qu'on a tendance à ne pas fréquenter, bizarrement, les gens qui s'y reconnaissent...
Attitude très "militant NPA", au passage : le monde se réduit à ceux que je côtoie au quotidien. Mon buraliste rouspète ? C'est le signe que la conscience des masses est mûre pour la Grève Générale. Ne riez pas : il y en a beaucoup, des comme ça...
@ Kaos : "Notre camp n'a pas de pudeur à utiliser les mots comme des armes, il a des réticences à faire la guerre."
Oui, sans doute.
"l "construit" et "propose" des "alternatives", voire parfois "manifeste" "contre" des dispositions qu'il faudra - ou aurait fallu - "négocier", ou "encourage" le "lien social" et autres "projets collectifs".
Mais pas de guerre, surtout, pas de guerre."
Oui, je suis d'accord.
"les mots ne valent pas pour eux-même. On ne fait pas la guerre avec des mots seuls"
Où est-ce que je dis le contraire ? Il faut les mots, certes, mais il faut encore la volonté politique articulée derrière, sinon, ce ne sont que des...mots, justement. Et de volonté politique, je n'en vois point, ou guère, en ce moment...
Alors peut-être que tu as raison et qu'il faut d'abord convaincre de l'urgence et de la nécessité de la guerre pour commencer à utiliser les mots-armes. Peut-être aussi que j'en suis tellement convaincu moi-même que j'ai zappé le truc...
quand tout démontre qu'au quotidien "ils" mènent une guerre idéologique contre le peuple, celui qui me rétorquera "qu'est-ce qu'on est bien dans nos pays en paix !", "c'est pire ailleurs" j'aurai juste envie de lui faire bouffer sa baguette de Dupont La Joie ! parce que non c'est pas pire ailleurs (tout du moins là où les gens ne prennent pas des obus sur la tronche) : c'est exactement pareil et que non nous ne sommes pas en paix, nous nous sommes fait endormir par les paroles angéliques d'énarques sans scrupules. La guerre des mots faisait déjà rage que nos parents ne s'en étaient pas encore aperçus.
c'est vrai qu'à première vue la politique c'est chiant, d'ailleurs les Zélites se complaisent à y rendre l'atmosphère adéquat, mais comme il est dit : si vous ne vous occupez pas de la politique, la politique s'occupera de vous...
et c'est encore plus vrai aujourd'hui, alors "Aux armes citoyens !!!"
FDsouche 80 000 connections et la diffusion d'argumentaires racistes lors de l'affaire de la goutte d'Or. Des fachos décomplexés qui trainent sur internet...et qui passe à l'acte dans la vraie vie ?
http://openvideo.dailymotion.com/video/xdrf7j_le-gouvernement-et-les-bleus-meme-c_fun
http://openvideo.dailymotion.com/video/xdrlqm_anelka-grossier-personnage_fun
Là pour le coup ils sont très bon tous les 2.
Faut dire, vu la matière…
Difficile de pas rentré dans l'tas.
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CSP : Attitude très "militant NPA", au passage : le monde se réduit à ceux que je côtoie au quotidien. Mon buraliste rouspète ? C'est le signe que la conscience des masses est mûre pour la Grève Générale. Ne riez pas : il y en a beaucoup, des comme ça...
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eh bien, il m'arrive aussi de lire dess journaux, des livres (en particulier un livre sur Rosa luxembourg trés intéressant je donnerais des détails si ça peut intéresser quelqu'un (ou quelquu'une)malgré les limites de l'ouvrage) Et de consulter "mon entourage", en particulier celui qui est en dehors du tout petit milieu npa... Je ne vois pas ce que tu as contre les marchants de journaux, ce sont des gens possiblement trés intéressants...
Quand quelqu'un qui dit d'habitude des bouses réactionnaires dit que "besancenot a raison" par exemple, ça signifie quelque chose. Et quand le "militant de base" npa n'est pas convaincu de son propre discours, ça signifie aussi...
Pour moi, l'objectif n'est pas de trouver "des mots de guerre", qui deviennent assez rapidement des "mots de guère", mais de trouver le mot juste. C'est a dire qu'il ne résulte pas que d'une "humeur", mais aussi d'une analyse "objective" (autant que faire se peut) L'exercice est difficile, mais oh combien enrichissant...
Le Renaud de "ou est ce que j'ai mis mon flingue" ne me convient pas Je préfére Léo Férré période "Est ce ainsi que les hommes vivent"...
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C'était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d'épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j'y tenais mal mon rôle
C'était de n'y comprendre rien
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Je suis au NPA.
Je suis content quand mon buraliste ou mon cafetier préféré râlent.
Je suis d'accord sans la moindre réserve avec l'intégralité du billet.
(et j'ajouterais que les paroles de chanson de deux poseurs folklorisants décédés sont loin du débat, si je puis me permettre)
http://comite-de-salut-public.blogspot.com/2010/03/assimil.html
Et pendant qu'on se roule la nouille à pensouiller à ce qu'il faudrait faire maintenant de pas trop fatigant pour que demain ça aille (un poil) mieux (pour nous), à Belleville, ils pigent le truc : ils s'organisent un peu, et, bizarrement, tout devient beaucoup plus simple...
Depuis le temps qu'on dit qu'il faut faire quelque chose pour que ça change, pour que ça bouge un peu.
On ne fait rien et c'est étrange, on se sent devenir vieux
(Bulldozer, 1981)
A buldozer "Belleville, ils pigent le truc : ils s'organisent un peu"..
A belleville ils ne s'organisent pas...ils ne veulent pas non plus faire une révolution...L'histoire est beaucoup moins belle que cela !
Des organisations de commerçants chinois appellent à un rassemblement à la suite de l'agression d'un mariage qui a mal ttournée (une des convives avait uin flingue et a tiré sur le gars venu dévaliser les invités). Choqués par le traitement que lui réserve la police les associations de commerçants appellent à manifester...et la manif dérape en pogrom anti-arabe et anti-noir. Prendre cette bouffée délirante de racisme pour un acte positif serait une erreur. On ne peut pas miser sur le racisme, ni des uns, ni des autres.
Pour en revenir au sujet...
Jetez un oeil sur le forum de Libé...depuis plusieurs mois c'est le terrain de jeu de connards d'extrême droite qui essayent de rallier les lecteurs à leurs causes sécuritaires et racistes (l'exemple de l'apéro-faf-book et des émeutes chinoises est criant).
Inscrivez vous sur les tchat...et posez des messages. ça nus permettra de lire autre chose que des posts racistes et de faire, enfin, sortir nos idées du ghetto !
@anonyme courageux de 9h43.
"et la manif dérape en pogrom anti-arabe et anti-noir"
Mais que font le MRAP et sos racisme contre cet acte inqualifiable ?
(ça m'embête de parler comme les réacs, mais certains commentaires sont vraiment trop cons.)
je retire ce que je viens de dire suite à un article trouvé sur Causeur...http://www.causeur.fr/a-belleville-elle-est-pas-belle-la-ville,6691
maintenant je ne vais plus parler que de ce que je connais personnellement. visiblement les journalistes ne font pas leur travail.
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