Il va donc falloir revenir sur deux billets précédents et c'est un peu agaçant que de faire des billets sur des billets on l'admettra. Ceci dit et ce faisant, on pourra dire avec justesse que je ne fais que m'inscrire dans la tradition d'une certaine gauche qui adore blablater pendant des siècles en ergotant sur des virgules. Une solide tradition de la gauche radicale qui consiste à débattre de la taille du pavé qu'on va lancer ou pas et est-ce que le pavé il est assez démocratique tout en faisant très attention que le pavé soit assez représentatif des minorités quand on peut se poser la question du caractère hétéro-normatif du pavé qui est aussi quand on y pense un instrument de la bourgeoisie vu que des Mercedes roulent dessus - le pavé -, bref : tout ça pour un pavé en somme. Et encore, ça c'est la version simple, parce que si le pavé est voilé, alors là...
Donc : il n'a échappé à personne que dans les billets titrés Il est temps de changer de disque de Saens et Carrefour, de moi, se faisait jour quelques critiquettes vis-à-vis de certaines orientations politiques, l'un vitupérant contre un certain folklore militant parfaitement hermétique pour les non-initiés et finissant par décourager les bonnes volontés - opinion que je partage et soutiens -, l'autre sur une question de stratégie finissant en conclusion sur la nécessité de, je me cite : "composer" avec Jean-Luc Mélenchon.
Pour ce qui est du billet de Saens, je ne vais pas parler à sa place et il pourra se défendre lui-même en grand garçon qu'il est. Toutefois, il me semble bien que sa critique d'un certain folklore tapait juste et que le moins que l'on puisse dire, c'est que vouloir entrer dans un monde aussi sur-codé que le nôtre nécessite un effort certain de bonne volonté et une opiniâtreté assez musclée. On dira que quelque part, ça fait le tri et que les plus intrépides restent. Mais justement ce n'est pas tellement le but...
Tout ça pour quelques keffiehs, pourra t-on objecter : sauf que dans cette affaire, la forme rejoint le fond, et au delà de pièces de vêtements c'est la mentalité qui se définit par ce folklore qu'il faut remettre en question et urgemment. En bref, soit on veut construire un parti populaire avec des personnes de bonne volonté qui certes ne connaissent pas le Textes Sacrés mais qui comprennent pourquoi elles sont là et pas ailleurs ; soit on veut rester dans un élitisme militant de gens qui se connaissent depuis des années et partagent le même vocabulaire et les mêmes signes de reconnaissance, et en plus ça tient chaud. Cet enjeu étant, toujours à mon sens, bien plus important que de savoir si oui ou pas on chante l'Inter à la fin des meetings.
Pour ce qui est de mon billet, les réactions se sont à peu près divisées en deux : applaudissement nourris sur l'air de "Il est enfin devenu raisonnable le méchant garçon", et huées outragées sur l'autre air de "Tu trahis le prolétariat en lutte, vil déviationniste". Dieu sait pourtant que j'ai horreur de me justifier de quoi que ce soit, mais il faut décidément dissiper certains malentendus.
Je ne suis pas subitement tombé sous le charme de ce bon sénateur au point de me convertir au joies sirupeuses du réformisme gentillet qui ne fait peur à personne et rassure par son côté "raisonnable" ; nombre de personnes qui soutiennent Méluche voient en effet en lui la possibilité de lutter contre le libéralisme sans en passer par trop d'âpres confrontations et en restant dans le système institutionnel, et espèrent donc qu'il est encore possible de changer les choses en douceur. Sauf que désolé les amis, on en est plus là et depuis longtemps. En face, ils sont pris à la gorge et accélèrent dans la brutalité - annonces concertées de plans de rigueur au niveau européen - et vous n'avez tout de même pas la naïveté de penser qu'un rapport de forces passant uniquement par les urnes va les voir accepter gentiment d'en rabattre, tout de même ?
De l'autre côté, le niveau de combativité des masses laborieuses étant ce qu'il est - inexistant - et l'ensemble de la population étant plongée dans une torpeur semi-dépressive mélangeant découragement et dégoût, s'agiter comme cabris en sautant sur place et répétant "Léluth ! Léluth !" et en proclamant la nécessité de la grève générale tout seul dans son coin revient surtout à se faire plaisir et à se dire qu'on fait quelque chose. Persévérer dans l'idée que c'est par Léluth qu'on va conscientiser la population, c'est sans doute très joli dans l'idée, mais dans le monde réel on risque un peu de s'épuiser pour rien. Puisqu'il faut prendre en compte une donnée essentielle de ce qui se passe dans notre société : pour lutter, il faut en avoir envie, au départ. Et les gens sont tellement écoeurés et fatigués - lire à ce sujet le rapport du Médiateur de la République qui parle de "fatigue psychique" collective - qu'il n'en ont aucune mais alors aucune envie. Constat triste. Constat cruel. Mais constat vrai.
Ensuite, on peut très bien choisir de se foutre complètement de ce qui se passe autour de soi et décider de rester dans ses cénacles militanto-militants en adoptant la posture du Révolutionnaire d'Acier et en attendant que les masses viennent à nous. On peut. Le créneau est déjà occupé par Lutte Ouvrière, mais il doit encore rester un peu de place.
C'est pour ça que quand je parle de "composer" avec Mélenchon, il ne s'agit pas de s'abandonner aux illusions de la "révolution par les urnes" en jetant tout par dessus bord et en avalant toutes les couleuvres imaginables ; il s'agit de comprendre que
- la population est tellement à plat qu'espèrer une radicalisation, un sursaut, ou autre, est un pari très hasardeux, trop hasardeux pour en faire une option politique viable et crédible
- ils se contrebranlent d'une force rare de nos débats byzantins sur le sexe des anges
- ils veulent un signe, un message, quelque chose pour leur montrer qu'encore un peu d'espoir existe et qu'ils ne sont pas seuls et isolés dans cette violence qu'ils subissent au quotidien.
Et ce message, ce signe d'espoir, le NPA tout seul n'est pas en mesure de le leur donner.
Bon, voilà, j'estime m'être exprimé dans un français accessible avec des mots pas compliqués, mais je ne me fais évidemment aucune illusion : ce sera réinterprété et déformé par les prismes politiques de chacun, et puis vous êtes des grandes personnes, hein. Maintenant, faites en ce que vous voulez.
42 commentaires:
Traiter avec Mélenchon, pourquoi faire ?
Son ambition reste de composer avec le système qui le fait vivre, lui et ses semblables, les beaux parleurs en cravate trop effrayés pour venir partager le destin des pauvres.
On n'arrive à rien avec des peureuses. "Parler" n'a jamais fait avancer quoi que ce soit, et la politique ce n'est que ça, paroles, paroles, et paroles.
"- la population est tellement à plat qu'espèrer"
... quoi ?
Qu'espérer qu'elle comprenne un texte dont l'auteur ne finit pas ses phrases, c'est une gageure ?
Me saoulent un peu moi, les gauchos qui veulent pas perdre leur "pureté" en se compromettant avec des pas-comme-eux-tout-a-fait.
Pour moi, le clivage est simple : soit on accepte de jouer le jeu des règles de la république, dont d'en passer par les élections, avec tout ce que cela suppose d'alliances et discussions avec des groupes comme le Parti de Gauche... soit on arrête de se la raconter et on choisit la voie des armes, du sabotage, de la radicalisation.
Entre les deux ? Le vide sidéral de sois-disant militants dont le bla-bla névrotique finit par ressembler furieusement aux fameux "gniiiii" des petits fachos du net qui ont peur de la vraie vie.
Basta.
Pour moi, le clivage est simple : soit on accepte de jouer le jeu des règles de la république, dont d'en passer par les élections, avec tout ce que cela suppose d'alliances et discussions avec des groupes comme le Parti de Gauche... soit on arrête de se la raconter et on choisit la voie des armes, du sabotage, de la radicalisation.
En gros l'alternative c'est le modem ou action directe, vachement mobilisateur.
VLG : "En gros l'alternative c'est le modem ou action directe, vachement mobilisateur."
En même temps, si tu assimile le Modem et le Parti de Gauche et si pour toi à la fin il n'y a pas de différence entre un Melenchon et un Bayrou... tu dois avoir a proposer une analyse vachement lucide et mobilisatrice :)
Sankulot: le seul réel problème de la gauche ce sont ceux qui croient contribuer en parlant : au premier desquels Méluche 1er.
L'attrait des postes de contremaîtres du grand camp de travail capitaliste ne semble guère décroitre.
Pluzun avec Sankulot.
Ton analyse CSP me semble lucide: l'urgence n'est pas la Révolution Idéale, surtout que les conditions ne sont pas, mais alors pas du tout, réunies, mais bien de profiter de la fenêtre de tir unique contre le capitalisme.
Le bouc émissaire, si utile aux démagogues, n'est plus uniquement l'étranger ou le fonctionnaire, mais le banquier arrogant, le financier cynique.
Impressionnant les commentaires des lecteurs du Point à la vidéo de Jacques Généreux: ce que dit cet économiste du Parti de Gauche cause au lectorat conservateur.
En clair, le NPA+PG (ou FG) a toutes les capacité pour taper fort. Si vous vous présentez à des élections, c'est pour peser dans la balance, pas pour vous branler la nouille...
à écouter certains ici, on dirait que le NPA va passer sous tutelle de la main armée des capitalistes ( le FMI )
c'est quoi ce mauvais trip ?
c'est bien de faire son mea culpa ( une fois de temps en temps).
birahima2: On attend avec impatience le soutien de Besancenot à DSK, l'homme qui aura tant oeuvré pour la fin de la Poste.
Mais je ne doute pas qu'il se trouvera des milliers d'intellectuels degoche, sortis des meilleures écoles, bardés de doplômes prestigieux pour expliquer que ya rien de mieux à faire.
@ EE : ton commentaire sur les pauvres mouches a bizarrement sauté, et je ne sais pourquoi. Parce que je suis bien d'accord : les pauvrettes n'en peuvent littéralement plus, à force...
@ anonymes 10:17 et 10:51 : c'est bien les enfants, vous avez bien appris votre récitation. Sinon, vous mêmes perso, vous en pensez quoi ?
J'avais effectivement envoyé une réponse aux commentaires de mon billet, peut-être ai-je mal fait l'envoi, ne le voyant pas apparaitre.
Ce billet était une synthèse forcement imparfaite et subjective de scènes dont j'ai pu être témoin
@ PCCC et à d'autre: Il ne s'agit pas de remplacer un hochet par un autre mais justement de privilégier le fond sur la forme, et faire en sorte que la forme soit compréhensible sans pour cela trahir ou dénaturer notre discours. Ok c'est un exercice d'équilibriste. C'est quelque chose que savent faire nos porte-parole - il me semble - c'est ce que je mentionne dans le billet, c'est plus compliqué quand il s'agit des tracts ou de la presse. Et puis il y a tous ces codes d'initiés... On pourrait évoquer aussi tous les acronymes dont on est friant ou le vocabulaire spécialisé ( dans mes premiers mois de militantisme j'ai mis du temps a comprendre ce qu'était "faire une table").
La réaction de certains est vraiment curieuse : "si on ne chante pas l'internationale on va chanter la marseillaise ?" comme si l'espace politique se réduisait à ces deux conceptions !
Bien sûr que cela va plus loin qu'un simple chant. Je préfère dire "nos vie valent plus que leurs profits" ou "nous ne payerons pas pour éponger la dette des banquiers" plutôt qu'une phrase d'un kilomètre avec "prolétariat" "antagonisme de classe" et "impérialisme" dedans...
Enfin je partage l'opinion de CSP concernant Mélanchon. Remarquons d'ailleurs à ce propos l'utilisation d'autres clichés pour initiés. L'emploi du terme "droitier" dont l'opposé n'est pas "gauchiste" mais "sectaire". Qu'une position ne convienne pas aux militants et l'emploi d'un de ces mots clôt immédiatement le débat sous le seaux de l'infamie, droitière ou sectaire, suivant où l'on se place.
SAENS
Et soudain, ce jeudi 20 mai 2010, CSP décida de pousser un éléphantidé endormi, ce seul et à mains nues. Geste apparemment stupide que pourtant on vit faire dans d'autres contrées, comme à LO, au PCF, au PS... On pousse ensemble ?
+1 Sankulot, avec une petite préférence pour le sabotage armé quand même...
C'est l'existence du NPA lui-même qui est en question finalement. Le FG a annoncé clairement qu'il jouerait le jeu du réformisme parlementaire, et à la limite c'est bien la seule position sérieuse dans le cadre républicain. Le NPA est franchement le cul entre deux chaises, et à cause du FG, ça se voit. Soit il devient un vrai parti parlementaire, et accepte d'être une tendance importante mais pas hégémonique d'un front de gauche solide, la fraction "léniniste libertaire", si je puis dire. Soit il abandonne le terrain électoral au PG en envoyant toute la République se faire foutre, et en en tirant la seule conséquence valable : l'organisation de la révolution la plus quotidienne contre le monde marchand en général, pied à pied.
Toute position intermédiaire sera merdique. En l'état, je ne voterai jamais pour le PG, et si le NPA s'obstine à jouer tout seul dans son coin, je ne voterai même plus du tout. Et j'en aurai plus rien à foutre du NPA d'ailleurs. Sauf si c'est pour une démarche sérieuse de démission parlementaire dans une optique politique pratique (et non exclusivement propagandiste). Même à l'échelle du NPA, ça peut avoir de la gueule. Mordre directement sur l'organisation de la vie quotidienne à grand coup de communisme intégral avec une organisation qui n'est pas négligeable numériquement parlant, oui ça me botte.
Faire mon petit bordel de mon côté et éventuellement aller mettre un bulletin FG large, je peux y réfléchir.
Mais voter pour un petit parti dont la démarche électorale consiste à démontrer sa pureté idéologique tout en se compromettant dans des élections bourgeoises. Non. Faut pas abuser.
Et voter pour le PG tout en sachant qu'ils appelleront à voter "utile", j'en parle pas.
[...]
Ce qui a changé c’est la politisation de la société, le degré de culture politique. S’il est vrai qu’il faut, dans de telles conditions, abandonner la « sur-codification », le langage abscond afin d’être de nouveau intelligible, il est très dangereux de l’abandonner complètement. C’est ce qu’a fait le PS, notamment en proposant l’ouverture de primaires qui évacuent complètement la question idéologique, ne laissant aux militants et sympathisant que le choix du candidat. Pour le coup, oui, ça va ramener du monde. Mais pourquoi faire ? Super tout le monde va dire « moi je suis pour M. X », « Moi pour Mme Y ! » et alors ? Cela fera un parti (un corps) sans idées (sans pensée). Autrement dit, ça signe la fin du PARTI POLITIQUE. La « massification » est une donnée importante mais ne doit pas être acquise sous n’importe quelles conditions. Encore une fois le dilemme n’est pas entre fabriquer un parti qui ramènera du monde mais qui n’aura pas d’idéologie claire ou en fabriquer un très au point sur ses idées mais sans militants, mais sur comment faire en sorte que l’idéologie du parti soi entendue de tous. Et il me semble que le NPA n’est pas à ce point si obscur que personne ne comprend ce qu’il raconte et que c’est pour cela qu’il a peu d’influence. S’il doit travailler sur quelque chose, ce n’est pas tellement sur ses « codes » qui constitue son identité et assurent sa cohérence idéologique mais sur la diffusion de ceux-ci sachant une société fortement dépolitisée et assez ignorante du réel discours de gauche (pour qui gauche = PS, dans le meilleur des cas).
Bref, ce n’est donc pas en abandonnant ce qui fait le NPA aujourd’hui pour trouver une autre base que l’on réglera le problème mais en trouvant des moyens de diffuser de manière efficace et compréhensibles les principes, les idées de bases du NPA dans la société d’aujourd’hui. Sur ce point, ce que tu disais des plateformes du web me semble une bonne idée même s’il doit exister encore d’autres moyens. En résumé, c’est donc bien en REPOLITISANT ce qui ne l’est pas ou plus, et non en s’inscrivant dans la logique actuelle de dépolitisation du monde, qu’il est possible de trouver une issue viable à la crise à la fois du NPA, mais aussi de la politique et de l’économie.
CSP, je suis assez d’accord avec ton analyse vis-à-vis du rapport NPA/PG. J’ai l’impression qu’un travail interne au NPA est souhaitable pour définir très clairement ses objectifs et ses moyens d’y parvenir. En attendant, un soutient au Front de Gauche n’est pas une absurdité. Ca peut même être assez salutaire en 2012 pour contrer la droitisation du PS dans l’hypothèse où DSK serait leur candidat. Bref, là-dessus pas grand-chose à dire.
En revanche je dois dire que je ne comprends pas du tout ce que tu veux dire quant à la prétendue « sur-codification repoussante » du NPA. Je ne suis pas au NPA certes, mais je suis déjà allé à des meeting et côtoie régulièrement des militants de ce parti. Jamais je ne me suis senti « perdu », jamais je n’ai entendu des militants parler dans un langage abscond auquel je ne comprenais rien. Il ne fait nul doute que ce langage existe mais il me semble qu’il se pratique plutôt « en interne » et donc est d’une certaine façon réservée aux initiés. Dès lors, jamais le nouveau n’y est confronté brutalement ou à ce point que cela en viendrait à le rebuter. Je ne vois qu’une chose qui pourrait gêner la compréhension et donc l’adoption par le nouveau venu des discours tenus au NPA : l’ignorance totale du paradigme marxiste (au sens large) qui n’est présent réellement dans la société qu’à de rares endroits. Il est évident que s’il n’a pas une vague de ce qu’est une classe, qu’on vit dans un système capitaliste, que le communisme et l’URSS ne sont pas deux choses identiques etc., il risque d’être quelque peu perdu et de considérer le NPA comme l’endroit où l’on tient des discours incompréhensibles. Mais je crois que ces bases minimales sont largement à la portée des gens « normaux », voire sont en partie déjà présentes chez eux (sans être expert, tout le monde sait grosso modo ce qu’est le capitalisme par exemple).
Accuser les prétendus « codes » du peu d’échos du NPA dans la société politique, c’est accepter l’idée selon laquelle la « faute », le problème viendrait du parti, de ses idées. Pire, ce serait affirmer que le NPA est voué à ne jamais avoir d’influence s’il continue à soutenir ce qu’il soutient. Car les fameux codes sont, comme tu le dis toi-même, autant du fond que de la forme. Y renoncer, les changer, c’est changer le fond autant que la forme… et c’est donc transformer l’idéologie du NPA. Ce n’est pas une question de « pureté », c’est une question de cohérence, de programme et d’idée : faut-il que le NPA, pour être plus influent, change d’idéologie ? Car il faut bien voir également que ces références sont ce qui justifie les idées anticapitalistes. Il s’agit d’une base théorique non négociable. Mais le problème est-il réellement là ? Est-ce dans ce « folklore » que réside la source des problèmes des adhésions ? Je ne le crois pas pour la simple et bonne raison qu’aucun parti n’a vu le nombre de ses militants croitre ou décroitre en fonction de la façon dont il présentait ses idées. Le parti communiste (et même la Ligue) dans les années 60 avait un langage très « ésotérique » mais avait pas mal de militants. Le parti socialiste a toujours été un parti de masse, qu’il ait un discours codifié (comme dans le passé) ou pas (comme aujourd’hui).
[...]
me semble que l'on veut voir les comprimissions qui nous arrangent où on veut.
et partenariat ça vous cause ?
nan juste comme ça mais nos anciens qui virent le CNR et y contribuèrent hardiment s'en souviennent encore et ne demandent pas mieux que nous y retournions !
c'était sans doute imparfait, parce que rien ne l'est vraiment définitivement, mais ça avait l'avantage d'exister et pas seulement comme une utopie (qui comme chacun le sait n'est qu'une idée qui ne s'est pas encore réalisée et non pas quelque chose d'impossible). Alors si nous en revenions au CNR dans un premier temps pour ensuite améliorer encore et encore ce programme que le camp d'en face détricote petit à petit depuis 30 ans (ils connurent les 30 "glorieuses", nous voyons aujourd'hui l'achèvement des 30 foireuses !).
alors que faisons-nous ? nous continuons à nous branler la nouille dans notre coin en crachant sur le voisin qui s'attermoie sur son sort, ou nous affichons une détermination plus que jamais envers et contre toute cette économie de basse fosse qui nous précipite un peu plus chaque jour au bord du gouffre ? nous préchons pour notre paroisse ou nous décidons d'aller vers l'autre en mettant les bouchés double pour bien lui faire comprendre que l'actualité c'est pas les vilaines barbues voilés mais bien son porte-monnaie qui va bientôt plus lui permettre de survivre tant les politiques sont (cor)rompus aux chants des sirènes du CACA-rente ?
le choix me semble vite-fait, manque plus qu'à trouver les moyens d'actions pour se faire entendre au nom du peuple, cela doit être le but (ben voui ma'me Chombier, si la gauche ne sert qu'à elle même ben qu'elle crève na !).
que ferons-nous quand nous en serons au niveau de la Grèce, et je dis bien nous au contraire d'eux qui se sont déjà bien assurés d'être à l'abri des aléas financiers. Que ferons-nous quand les gens seront au bord du suicide (et pas seulement sur le lieu de travail), tant ils ne verront aucun avenir possible dans un système aussi pourri ?
Pour être crédible, me semble logique de réagir à chaud comme le fait Mélenchon (même s'il dit aussi des âneries, mais je le soupçonne à ce niveau d'en faire un jeu pour ramener la couverture médiatique vers la gauche populaire). Et puis on va pas attendre 2 ans de plus de voir surgir un messi qui ne viendra pas. S'il s'en trouve un plus grande gueule que les autres pour rallier à la bonne cause du peuple, on va pas le bouder non ? si ?
soit nous participons avec lui (mais pas lui seul hein, tout le front de gauche !) pour le tirer vers l'extrème, soit bah rien que dalle. C'est la première alternative, bon après y a bien la lutte armée, mais je vous mets au défit d'y trouver pour l'instant des sympathisans suffisament nombreux dans la population amorphe !
le $arkozysme a foutu le brin dans ce pays et sous d'autres formes ailleurs aussi, à la vraie gauche (dont nous sommes n'est-ce pas !) de remettre tout à plat, pour la paix, un avenir meilleur et empêcher que dans quelques années le camp d'en face ne tente une nouvelle percée dans ce qui aura été accompli dans l'intérêt du peuple.
une fois ce choix fait : alea iacta est
Sankulot : j'ai un peu forcé le trait mais s'il n'y pas de marge entre le pur électoralisme républicain et la lutte armée, ça sera sans moi.
CSP: Ce que j'en pense ?
Si c'est pour traiter avec Méluche et ses copains politiciens, autant adhérer à son foutrin de parti et débattre à l'intérieur de son foutrin de parti.
A moins que tu ne veuilles entraver le nécessaire rassemblement autour de Dominique Martine Strauss-Laurent-Aubry pour 2012 ?
(Donc, sans moi : désolé, le libéralisme capitaliste n'a jamais été aussi près du gouffre, mais il n'y tombera pas tout seul)
enjoy : http://www.slate.fr/story/21857/la-generation-debrouille-jeunes-et-les-retraites
J'ai lu aussi ce truc là.
D'où le fait que PCCC résume assez bien l'un des aspects de fond du "problème":
"Ce qui a changé c’est la politisation de la société, le degré de culture politique."
Et
"c’est donc bien en REPOLITISANT ce qui ne l’est pas ou plus, et non en s’inscrivant dans la logique actuelle de dépolitisation du monde, qu’il est possible de trouver une issue viable à la crise à la fois du NPA, mais aussi de la politique et de l’économie"
moi aussi je me sens tres proche de Kaos ou de Saens
@PCC : dans NPA il y avait nouveau parti j'avais l'esperance (idiote peut etre) qu'on allait aborder les problemes politiques autrement.
J'ai une culture politique minimum je pense, le kapital n'est pas mon livre de chevet, je ne l'ai jamais lu, je ne lis pas proudhon dans le texte mais en revanche je lis volontiers lordon ou je regarde "we feed the world". Je pense qu'on peut faire une politique simple dans une epoque ou l'antagonisme est assez marque entre la "vraie" gauche et le reste, je pense qu'on peut expliquer facilement aux gens sans devoir recourir systematiquement au "cadre ideologique" marxiste, leniniste, ou trotskyste. Reprendre la politique au sens gestion de la cite, sans a priori ideologique tout en esperant le progres et le partage pour tous, expliquer les differences d'opinion en restant dans un cadre pratique.
lang6
La présidentielle 2012 va être une course disputée, sans doute sur terrain gras. Quand on n'a pas beaucoup à miser il faut faire de bons choix: Mélenchon, casaque rouge pâle vinasse, serait un choix hardi mais d'un bon rapport.
Pourquoi pas Aubry, casaque rosâtre, choix moins risqué et d'un plus petit rapport, mais qui peut être gagnant, car ce canasson, bien drivé, peut créer la surprise.
Sûr qu'il va falloir bien choisir son tocard. Ou alors se mettre à jouer au loto.
" la population est tellement à plat qu'espèrer une radicalisation, un sursaut, ou autre, est un pari très hasardeux"
ou alors pas vraiment le genre de radicalisation souhaitée..
mais la question sous jacente de ce billet, ce que dit PCCC d' ailleurs, est :
l' idéologie trotsko du NPA est elle encore pertinente dans le monde actuel ?
son discours n' est il pas anachronique ?
car c' est bien de ça qu' il s' agit non ?
( pour le doute sur si vous avez bien posté, vérifiez que le message en jaune " votre commentaire est en attente bla bla " apparait après avoir cliqué sur "publier un commentaire".
si ce n' est pas le cas, pas de panique ! redescendez à la zone "enregistrer un commentaire", votre post y est toujours...donc recliquer sur "publier etc " jusqu' à ce que ce massage jauneorangé apparaisse.)
Aubry ? Une des mousquetaires de Jospin; le traitre des promesses de 1995 et 1997, le grand architecte de cette p... d'Europe qui doit bien plus au PS qu'aux sarkozystes.
JAMAIS ces politiciens ne reviendront au pouvoir.
faut jamais dire jamais !
mais faut pas non plus que nous leur tendions la perche pour y revenir !!!
et puis Mélenchon ou pas de toute façon celui qui sera choisi devra être mis au pied du mûr : tu bosses pour nous ou tu dégages !
Vive le peuple ! À mort les contre-révolutionnaires !
http://juralibertaire.over-blog.com/article-vive-le-peuple-a-mort-les-contre-revolutionnaires-51042804.html
J’entends bien ce genre de discours et cela me fait irrésistiblement penser à cet espèce d’anti-intellectualisme politique assez présent aujourd’hui (« assez du blabla-jargon auquel on ne comprend rien et qui est dépassé, on veut agir etc. »). Par ailleurs je comprends parfaitement ce qui motive ce genre d’idée et je suis même assez d’accord : il est vrai que beaucoup de discours sont produits et que peu d’actes suivent. POUR AUTANT faut-il abandonner les cadres, les paradigmes qui ont permis des analyses poussées sur ce qui se passe, sur ce qui est et sera ? Peut-on décréter, par insuffisance d’action efficace, dépassé et à abandonner tout cadre idéologique ? Peut-on affirmer, dans un même temps qu’il faut « faire simple » pour que « les gens » comprennent et donc qu’il faut revenir à un langage « neutre » comme dit SAENS dans son billet ? Je n’aime guère cette façon de raisonner qui consiste à voir dans la théorie les échecs ou les insuffisances de la pratique. Je n’aime pas non plus l’idée selon laquelle il faudrait revenir (car c’est une véritable régression) à l’idée d’une politique naïve, de « bon sens », de sens commun ou tout le monde y va de son avis dans une cacophonie assourdissante et qui refuse d’en passer par un cadre structurant et clarifiant. On retombe ici dans ce qui se passe aujourd’hui, à savoir une dépolitisation du monde si on entend par politisation l’application de grille de lectures théoriques aux évènements et aux choses concrètes. De plus, je crois que Lordon et tout intellectuel qui est conscient de mettre les pieds sur le terrain politique ne peut faire l’économie de tels cadres. Mais entendons-nous biens, quand je parle de cadre, je ne veux pas dire forcément un cadre très précis, très définit. Il y a eu, y a et y aura des débats sur ce qu’est le marxisme, par exemple. Partant, un cadre marxiste renvoie plutôt ici à un certain nombre de notions, de concepts, d’idées, d’outils éclairants et très utiles voire nécessaire à l’analyse politique.
En bref, ce que je veux dire, c’est que l’action réellement politique, quelle qu’elle soit ne peut pas, par définition, se passer de ce que d’aucun appellent le folklore, de l’idéologie, de la théorie, de la philosophie parce que cela constitue la base même de toute politique (ou plutôt, parce qu’il s’agit là des éléments de l’action politique en tant qu’il s’agit de ce qui la crée et de ce qu’elle crée).
Enfin, je répète que je crois que le NPA est conscient du fait que beaucoup tentent d’aborder la politique autrement que par « les grands classiques » et c’est ce qu’il fait (on peut le déplorer ou pas, mais je n’ai jamais entendu Besancenot parler des « prolétaires », des « bourgeois » et la « lutte des classe » n’est pas très présente dans son vocabulaire). En fait, tout en conservant des cadres et des structures très claires, il me semble qu’il produit un discours assez différent de ce qu’il a pu être dans le passé (quand c’était la LCR). Vouloir aller plus loin encore en se passant de ces cadres (parce qu’ils seraient soi-disant dépassés ou effrayants), c’est ni plus ni moins vouloir que le NPA passe du parti politique au « parti » d’opinion. C’est au contraire, en réaffirmant ces outils d’analyse critique que l’on peu espérer produire un discours clair et donc imaginer une action claire (on peut imaginer ainsi qu’une mise au point théorique sur ce qu’est le NPA et sur ses objectifs est en mesure de répondre à la question des élections et des éventuelles alliances avec le Front de Gauche par exemple).
Et puis, parce que moi (et je pense pas etre le seul) j'ai pas envie de passer ma vie a attendre "le grand soir" a LO et donc pas au NPA non plus, comme nous balance certains et j'ai pas envie non plus de me la faire mettre profonde avec les moue du PS ou ce que pourrait devenir éventuellement un FdG seul dans son rôle sans avoir de comptes a rendre a personne.
Hors, si on peut emmerder et obliger a l'honnêteté tous ceux qui auraient l'idée de reculer le moment venu, faisons le!
Là oui, ca sera vraiment utile et productif car ca se verra.
Et a choisir les gens prendrons toujours celui/ceux qui leur permettent concrètement d'avoir du mieux.
Le fond plutôt que la forme, c'est exactement ca!
Ya quelque chose normalement qui s'appelle un programmes ou au moins un manifeste qui est sensé etre là pour assuré de ce qu'on veut.
Alors logiquement, c'est pas en discutant et en s'alliant quand c'est nécessaires avec certains qui n'ont pas tout a fait le même programmes que nous qu'on trahis.
C'est, il me semble, juste la démocratie que de composé a faire un tout avec des gens et des idées pas totalement d'accords sur tout entre elles.
En dehors du programmes, faisant simple, évident et logique, aguicheur même j'ai envie de dire.
Une fois que le mec lambda est venu apres s'etre dit "tiens, eux c'est pas con ce qu'ils racontent, ils ont l'air d'etre comme moi, si j'allais discuter avec eux histoire d'en savoir un peu plus"
Et c'est là qu'il faut pas le faire fuir, faut continuer dans coolos, rester dans les grandes lignes, apres si le type veut vraiment creuser, il est grand, il saura le faire tout seul sans qu'un type lui fasse un gros discours qui pour lui, sera un poil incompréhensible.
On peut simplement lui dire d'aller lire notre programme…
Ca m'a pas l'air super compliqué a faire et le 1er qui re parle de trahison et autre, qu'il aille se faire soigner, un peu, vraiment, il est temps là.
Parce que pour ca, ya effectivement LO, alors n'hésitez pas, vous y serrez peut etre mieux et plus utile, qui sait.
Quand a l'inter ou autre, on s'en tape au fond, si certains ont envie de la chanter parce que c'est dans leur cœur toussa, qu'ils le fassent, mais que ca ne soit pas montré et ressenti comme un rituel, parce que sinon ca met forcement mal a l'aise…
Pour le NPA lui même (et on en revient au programme).
Encore une fois, qu'on soit obliger de la jouer parlementaire and co durant un temps, parce que, et bien, on a pas le choix (oui, la lutte armée étant ridicules on est bien tous d'accords), je ne vois pas d'autre solutions.
En revanche, que dans notre programme et nos principes soit et reste l'idée révolutionnaire, le bute a atteindre, communisme ou ce que vous voulez dans le genre.
Je ne vois pas ou serrait le problème, honnêtement.(si ce n'est psychologique pour certains, mais ca on s'en fout et on le doit)
@PCCC
Y renoncer, les changer, c’est changer le fond autant que la forme… et c’est donc transformer l’idéologie du NPA.
Absolument pas.
Quand tu dis ca, j'ai l'impression que pour toi la NPA c'est juste la LCR qui a changé de nom, ya toujours que des trotskyste qui ont leur histoire et qu'il ne faut surtout pas y apporter autre chose, entre autre de ne pas la partager.
Et c'est peut etre ce que certains n'ont pas compris dans le projet NPA, et c'est très, mais très con.
Quand aux années 60, le climat etait un poil different il me semble, les gens étaient pas spécialement abattus et résigné comme maintenant a priori.
Et puis yavait une histoire moins lointaine hein…
Donc même si t'aavait en face un truc un peu lourdingue, t'avais "la rage" et t'y allait, mais là…
Et par pitié, ne compare pas avec le PS, c'est pas sérieux là, vraiment…
Le PS a dans les faits abandonner bien longtemps avant d'abandonner idéologiquement tout ce qui le faisait a la base.
On en est pas là nous…
En plus tu parles de primaires pour un candidat, là encore…
Quand a la re-politisation, elle se fait, de gré ou de force par l'histoire du capitalisme actuellement.
@TYGER 26 mai 2010 13:02
Je plussoie.
@Anonyme 26 mai 2010 14:30
Un sectaire!
Youpi, enfin 1, on en tiens un vrai, qui parle franchement.
Je commençais a désespérer.
Je voudrais juste parler de mon expérience perso sans tirer des plans sur la comètes ou généraliser.
Pendant des années, j'étais militante mais free lance. Je cotoyais la Ligue mais je me disais que ça me faisait vraiment suer de les rejoindre avec tout leur folklore et leurs codes auxquels il fallait faire allégeance. Mais aujourd'hui c'est pas parce que c'est le NPA, là c'est plus la même époque. Les capitalistes ils sont devenus révolutionnaires aussi à leur façon. Ils font la politique de la terre brûlée partout et ils doivent bien se marrer en regardant nos querelles de peigne culs terreux. Plus les gueux se disputent sur des conneries et plus ils doivent se marrer. Aujourd'hui même s'il faut chanter l'internationale (ce qui entre nous soit dit n'est pas le pire du folklore, ça serait même plutôt sympa) faut y aller. Faut pas leur donner la chance de se marrer. Faut aller parler et agir avec le FG et le PCF. Faut bousculer leurs habitudes. Faut être partout. Faut être partout et convaincre que les temps ne sont plus à la guéguerre de clans. Parce que les autres en face, ils nous bouffent tout crus.
Ceux des gens de gauche qui préfèrent encore la star Ac à l'internationale faut les laisser mais faut agir avec ceux que ça ne rebutent pas.
Tyger : ton lien à 21:51 est vraiment impressionnant de n'importe quoi
vlg
toute anaphore mal maîtrisée est exaspérante
@ 01:15
J'ai pas compris grand chose de ce que tu me réponds du coup, dans le doute, je précise ma pensée.
1) Le débat, me semble-t-il a été initié autour de la question de savoir si oui ou non le NPA se devait de se débarrasser (et non de recycler) de son folklore idéologique afin d'attirer plus de monde, d'être plus influent. A ceci je répond non car des expériences (comme le PS ou le PC ) montrent qu'un affranchissement des "contraintes" idéologiques n'amène pas forcément plus de monde. D'ailleurs, un remaniment du discours idéologique a déjà eu lieu (cf. un Krivine des années 60 (disponible dans les vidéos de CSP) et un Krivine de maintenant)sans pour autant que le nombre de militants évolue positivement.
2) Le problème est donc ailleurs. Il n'est pas interne au parti, il est externe: dans le contexte de dépolitisation générale. Merci, je suis au courant que le contexte à changé depuis les années 60, c'est même ce que je dis. La question est donc : faut-il s'inscrire dans cette démarche de dépolitisation, d'affaiblissement du discours idéologique ou faut-il lui opposer une repolitisation? Je maintiens que la première solution mène à la dépolitisation totale (et donc à la mort du NPA ou de n'importe quel parti politique EN TANT que parti politique). Donc, changer la forme, ici, c'est tuer le fond.
3) La solution est donc un NOUVELLE politisation, une nouvelle diffusion des grilles de lectures et des philosophies qui sont l'essence même de la politique. D'où l'importance du NPA vis-à-vis de la LCR. Pour autant cela ne signifie pas revenir aux discours type années 60. Mais ça veut encore moins dire diluer encore plus l'idéologie dans les propos du NPA, celle-ci étant déjà assez peu perceptible en tant que telle(à mon sens, elle est même réduite à son minimum). C'est justement en la faisant de nouveau émerger, en la dévoilant clairement qu'il est possible de résoudre un partie du problème (l'essentiel dépendant du contexte). Toute la question est de savoir comment exactement.
4) La dessus je n'ai pas de réponse nette. Il me paraitrait assez salutaire (mais là c'est vraiment perso) de dire que les discours de gauche se caractérisent par l'adoptions et l'utilisation de telles ou telles idées-outils qui justifient leurs propositions (et non de justifier les idées par "parce que c'est bien, parce que c'est mieux, parce que le reste c'est pas gentil..."). Autrement dit, en restaurant l'idéologie d'une certaine manière, nous atteindrons une puissance argumentative et d'analyse bien supérieure à ce que son absence procure, donnant à nos propositions un aspect nécessaire étant donné ce à quoi l'on est justifié de croire.
5) En bref, loin d'un éclatement encore plus poussé du système de pensé du NPA (allant jusqu'à la suppression des codes l'identifiant), je suis favorable à la reconstruction ou plutôt au renforcement, à la ré-émergence d'une pensée plus systémique (sans pour autant tomber dans une sorte dogme marxiste) afin de mettre au jour pour tout le monde que les propositions que nous faisons (que le NPA fait) ne viennent pas de nul part et sont solidement argumentée via une base théorique solide (ce qui n'est pas le cas actuellement, cf. la candidate Ilham faisant grand débat eau sein du NPA et ayant été rendu possible par un flou idéologique).
6) A l'évidence, le plus gros du débat se situe alors ici: qu'est-ce qu'on met dans cette base? Et surtout, qu'est-ce qu'on ne met pas...
TYGER: je propose une base de raisonnement simple.
Un rapprochement avec Mélenchon sera éventuellement envisageable le jour où tous les collaborateurs et ex-collaborateurs de Jospin, Lamy et Delors auront pris leur retraite (politique).
(et, implicitement, que leurs clergés respectifs soient au RSA)
D'ici là, JAMAIS !
PCCC
Non, c'était clair ce que tu disais et bien argumenté
Et effectivement, "qu'est-ce qu'on ne met pas "
anonyme 14:20
L'heure est effectivement à des retraites précoces, mais pas dans ce secteur
Sinon, on veut bien oublier les signes de chapelle, quoique, comme vlg, je suis pas sûre et pas du tout convaincue qu'il faille oublier tout l'émotif et le leur laisser,
mais nous parle pas alors de nos clergés
CSP va être fou ; ceux d'Avignon qu'il croyait sunnites, si maintenant ils sont chiites ! C'est plus une épine dans son pied, c'est une écharde, un pieu, que dis-je un gourdin.
@ Thé : pff, bon, qu'est-ce qu'ils ont encore fait, ceux-là ?...
thé: c'est tout le problème. Ce qui, de mon point, incite à penser qu'on a pas encore touché le fond...
Puisqu'il s'en trouve encore tant pour croire en les héritiers, charnels ou spirituels, de Mitterrand, Delors et Rocard pour changer quoi que ce soit à la situation qu'ils auront si largement contribué à créer.
Plutôt mort que rose !
T'es un peu morose je trouve.
Ya pas de quoi, c'est cadeau.
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