"Car que reste-t-il aujourd’hui des déclarations volontaristes entendues à Washington comme à Paris, à Berlin comme à Londres, qui prétendaient mater la finance folle, responsable de la pire crise économique depuis l’après-guerre ? Un constat d’impuissance. Pis : les Etats se retrouvent aujourd’hui les cocus d’une crise qu’ils ont cherché à endiguer en injectant des centaines de milliards de dollars et d’euros dans l’économie mondiale. Tout devait changer. Rien ne change. Désespérant".
(source)
Ouin ouin ouin, sanglote l'éditorialiste du torchon blairiste en poussant des petits jappements de douleur qui évoquent un chiot blessé. Les gentils gouvernements des gentils États ils sont tout penauds et tout Gros Jeans devant les méchants marchés qui sont très vilains. Bouh bouh bouh ce monde est décidément trop méchant et notre pauvre journaillon en est tout triste dans le dedans de son petit coeur.
Au fait, n'est-ce pas le grand manitou de Libé qui se vantait il y'a quelques années d'avoir largement contribué à la victoire du capitalisme dans cette gauche devenue grâce à lui et beaucoup d'autres irrémédiablement frelatée ?
Et de verser des larmes de crocodile dépressif maintenant pour déplorer les mauvaises manières d'un système économico-politique que ce canard de merde de Libé a toujours soutenu avec un enthousiasme jamais démenti ? La chose est plaisante. Ou irritante, ou les deux à la fois...
De plus, ces mêmes gentils gouvernement n'ont-ils pas tous, absolument tous, ouvert grand le plus grand possible les portes de la dérégulation générale et des privatisations à marche forcée qui ont été le sésame espéré par les marchés financiers pour se lâcher dans une spéculation quelque peu outrancière laquelle, on commence juste ô surprise de s'en rendre pleinement compte, est gentiment en train de tout broyer sous elle ?
Alors, "l'impuissance" ? Vraiment ? Ou la parfaite absence de volonté de faire quelque chose ?
Et quand bien même, par stupéfiant accident, il pourrait éventuellement, peut-être, faut voir, ne nous précipitons pas mais quand même, y avoir un début d'esquisse de commencement de brouillon de début d'envisager qu'on pourrait gronder un peu plus fort les méchants marchés, qu'est-ce que ces politiques habitués et formatés depuis des décennies à hurler "le marché ! le marché ! le marché !!!", élevés au lait tourné du néolibéralisme depuis l'enfance, n'ayant jamais vécu en dehors de microcosmes de nantis ayant bâti leur opulence sur l'exploitation du plus grand nombre, comment simplement de pareils gens pourraient-ils simplement penser vouloir faire quelque chose ?...
Le pis étant que peut-être même que notre éditorialiste en larmes est sincère dans son geignement, puisque faisant partie de ces cénacles parisianistes coupés de la population depuis si longtemps qu'ils ne comprennent plus rien à ce qu'elle vit. À ce que nous vivons.
Vous verrez que si des têtes se promènent au bout des piques de la très légitime colère populaire en actuelle fermentation, elle garderont sur la face cet air abasourdi de ceux qui n'ont rien compris à ce qui leur est arrivé.
(source)
Ouin ouin ouin, sanglote l'éditorialiste du torchon blairiste en poussant des petits jappements de douleur qui évoquent un chiot blessé. Les gentils gouvernements des gentils États ils sont tout penauds et tout Gros Jeans devant les méchants marchés qui sont très vilains. Bouh bouh bouh ce monde est décidément trop méchant et notre pauvre journaillon en est tout triste dans le dedans de son petit coeur.
Au fait, n'est-ce pas le grand manitou de Libé qui se vantait il y'a quelques années d'avoir largement contribué à la victoire du capitalisme dans cette gauche devenue grâce à lui et beaucoup d'autres irrémédiablement frelatée ?
Et de verser des larmes de crocodile dépressif maintenant pour déplorer les mauvaises manières d'un système économico-politique que ce canard de merde de Libé a toujours soutenu avec un enthousiasme jamais démenti ? La chose est plaisante. Ou irritante, ou les deux à la fois...
De plus, ces mêmes gentils gouvernement n'ont-ils pas tous, absolument tous, ouvert grand le plus grand possible les portes de la dérégulation générale et des privatisations à marche forcée qui ont été le sésame espéré par les marchés financiers pour se lâcher dans une spéculation quelque peu outrancière laquelle, on commence juste ô surprise de s'en rendre pleinement compte, est gentiment en train de tout broyer sous elle ?
Alors, "l'impuissance" ? Vraiment ? Ou la parfaite absence de volonté de faire quelque chose ?
Et quand bien même, par stupéfiant accident, il pourrait éventuellement, peut-être, faut voir, ne nous précipitons pas mais quand même, y avoir un début d'esquisse de commencement de brouillon de début d'envisager qu'on pourrait gronder un peu plus fort les méchants marchés, qu'est-ce que ces politiques habitués et formatés depuis des décennies à hurler "le marché ! le marché ! le marché !!!", élevés au lait tourné du néolibéralisme depuis l'enfance, n'ayant jamais vécu en dehors de microcosmes de nantis ayant bâti leur opulence sur l'exploitation du plus grand nombre, comment simplement de pareils gens pourraient-ils simplement penser vouloir faire quelque chose ?...
Le pis étant que peut-être même que notre éditorialiste en larmes est sincère dans son geignement, puisque faisant partie de ces cénacles parisianistes coupés de la population depuis si longtemps qu'ils ne comprennent plus rien à ce qu'elle vit. À ce que nous vivons.
Vous verrez que si des têtes se promènent au bout des piques de la très légitime colère populaire en actuelle fermentation, elle garderont sur la face cet air abasourdi de ceux qui n'ont rien compris à ce qui leur est arrivé.
12 commentaires:
effectivement , on touche là au symbolisme de la mythologie maya ( décidément, les tortues, les crocodiles...)
C'est du second degré tes références répétées à la révolution française ? Derrière la RF il y avait des des vrais penseurs, des vrais groupes de pressions, des prix très haut, peu de nourriture (récoltes pourries en 1788) et des taxes et impôts qui feraient rêver le moindre mélenchon... Et une religion qui tenait ce tout.
Aujourd'hui les pauvres ont obèses, ils font des crédits pour leur voitures tunning, les Marat s'appelle Joffrin et Kahn, la pression fiscale est d'ordre communiste mais ça laisse les gens s'acheter des écrans plats et il n'y a aucun liant entre les gens, même au sein des familles. C'est l'anti-terreau de la révolution. Peut-être quand on sera tous des grecs et que l'époque "sociale" à crédit sera devenu impossible à continuer, mais là on a encore quelques bonnes décennie à tirer sur la corde de ces méchants marchés financiers qui nous permettent de vivre au dessus de nos moyens.
Excellent billet (comme souvent).
En 2005, le pays a dit NON à cette Europe du fric et de la non-solidarité, et peu après, au nom de cette Europe-là, un certain Nicolas Sarkozy s'est assis sur le vote du peuple souverain. J'ai l'impression que les comptes vont être soldés prochainement…
Comme complément de lecture, je suggérerais le dernier billet de Mélenchon (http://www.jean-luc-melenchon.fr/2010/05/je-vais-a-bibracte-sur-la-route-dathenes), ou encore l'analyse au vitriol quoique étincelante de clarté (et hilarante) de Frédéric Lordon (http://blog.mondediplo.net/2010-05-07-Crise-la-croisee-des-chemins).
De ce second texte, voici quelques extraits choisis :
• « Avant le choc financier déclenché en 2007, il n’y a pas de problèmes de dettes publiques en Europe. Il n’y en a fucking pas ! » (Qu'est-ce que tu réponds à ça, Kevinou ?)
• « Les Argentins avaient ainsi cru bon d’inscrire dans leur Constitution le dispositif monétaire du currency board comme gage de crédibilité suprême de leur lutte contre l’inflation. Mais le currency board, révélé insoutenable, a conduit droit à la crise monétaire de 2001 et, tout constitutionnel qu’il soit, il a été bazardé d’un trait de plume parce que, par nouveau gouvernement interposé, la souveraineté populaire a décidé que ça suffisait. »
• « Voilà d’ailleurs la redécouverte que vont bientôt faire, ébahis, les gens qui nous gouvernent, qu’on appellerait à peine « hommes politiques », spécialement au niveau européen, tant ils semblent ignorants des forces fondamentales de la politique : il y a des peuples, en dernière analyse la souveraineté en émane, et passé certains seuils de mécontentement ce sont eux qui se chargent de tout envoyer valser. »
• « Entre temps les opinions publiques européennes, grecque mise à part, sont étonnamment calmes – peut-être parce que « ça » n’a pas encore mordu assez profond. Mais « ça » ne va pas tarder à faire mal. Le passage de la douleur à la révolte n’a rien d’automatique, mais rien non plus d’impossible. On saura sous peu de l’insurrection ou du coup de sang des États eux-mêmes (c’est-à-dire de l’explosion d’une crise de dette souveraine généralisée dans la zone euro) lequel des deux scénarios coupe le fil avant l’autre. Le « peu » de « sous peu » ne se comptant pas forcément en jours, mais éventuellement en trimestres. C’est bien pourquoi les benêts de « la crise est finie » s’y laissent prendre à tous les coups : ils ont oublié qu’entre le krach de 1929 et le pire de la Grande Dépression, il a fallu quatre ans de décomposition… »
A quand la France dans la même chienlit, prise à la gorge par les Banques et les agences de notation?
Il faut attendre que les salaires soient gelés et que l'inflation explose pour que le mouton citoyen commence à braire!
c'est vrai ça, à quoi tu penses kévinou, à part à ta bagnole et à ta baraque ?
@ kevinou
« Derrière la RF il y avait des des vrais penseurs, des vrais groupes de pressions, des prix très haut, peu de nourriture (récoltes pourries en 1788) et des taxes et impôts qui feraient rêver le moindre mélenchon... Et une religion qui tenait ce tout. »
• Des vrais penseurs, il y en a également aujourd'hui. Faudrait quand même te renseigner un peu…
• Des vrais groupes de pression, ça n'est pas non plus ça qui manque aujourd'hui, mais ils sont avec le pouvoir actuellement en place.
• « Des taxes et impôts qui feraient rêver le moindre Mélenchon » : eh, ballot, sauf que ces taxes et impôts pesaient exclusivement sur le Tiers État, épargnant la noblesse et le clergé. Sauf erreur, c'est bien (mutatis mutandis) la situation qu'on a aujourd'hui… Bouclier fiscal, stock options, retraites chapeau, niches fiscales : ça ne te dit rien, tout ça ?
• Quant à la religion, elle est également bien présente. C'est juste la croyance qui a changé. Dieu a été remplacé par le fric, la haine de l'égalité, le mépris de la fraternité et une conception débile de la liberté.
• « …mais là on a encore quelques bonnes décennies à tirer sur la corde de ces méchants marchés financiers… » : ce que tu te gourres, fillette, ce que tu te gourres (comme disait Queneau)…
@Hopfrog
Tu penses à qui comme penseur maintream et capable de faire référence ?
Pour les groupes de pression capable de pousser une "révolution", tu confirmes ce que je dis, il n'y en a pas.
L'argent ne peut pas être associé à la spiritualité puisque c'est le matérialisme par excellence. Et puis les deux ne sont pas exclusifs, donc il n'y a pas de "remplacement". Ça serait plutôt l'égocentrisme la nouvelle doxa. Va donc fédérer avec ça...
Si, si, on pourra encore vivre un peu à l'occidental pendant un moment. La Chine a encore besoin de nous pour le transfert de compétence. Après ça, je crois que les "réformes" et les politiques d'austérités du moment nous feront bien rigoler.
ah non, pas le Tibet un dimanche soir
pas le Dalaï Lama.
http://openvideo.dailymotion.com/video/xd8n76_j-l-melechon-dans-arret-sur-images_news
A voir!
Faut vraiment qu'on attaque tous en même temps, melenchon est chaud depuis un moment et il rentre un peu dans tous le monde, alors autant en profiter et y aller avec lui et frapper fort, très fort.
@ Anonyme (10 mai, 02:06)
Merci pour le lien ! J'avais déjà pu voir le dernier quart de l'émission sur Dailymotion, mais maintenant j'ai pu la voir en entier. Et ça dépote !!! Sacré Méluche, il fait feu des quatre fers, et il fait mouche à tous les coups. En face, l'ectoplasme de service, l'inénarrable Marc Touati, ne sait plus où donner de la tête… Un régal!!!
Alors oui, il faut suivre Mélenchon et suivre son exemple : cogner très très fort !!!
@ Kevinou (9 mai 2010 16:54)
• Rancière, Badiou, Bourdieu, Todd, Sapir, Jorion, Lordon sont des penseurs de référence. (Et la liste n'est pas exhaustive.) Et ils ne sont pas "mainstream", ne pas confondre avec Minc ou Attali, ces gros nullards cireurs de pompes.
• La Révolution française a été finalement confisquée par ce qui restait du lobby des Girondins (les libéraux de l'époque). Donc Thermidor, puis le Directoire, puis le Consulat, puis l'Empire. La révolution en cours ne compte qu'un seul groupe de pression : le peuple. C'est nettement préférable. Et bien suffisant.
• La Chine a une croissance à 9 %, mais elle a choisi de faire l'impasse sur les questions politiques, et ça va lui péter à la gueule. De toute façon, si/quand l'Europe bascule dans la crise économique, le reste du monde en fera autant — Chine incluse.
• « L'argent ne peut pas être associé à la spiritualité puisque c'est le matérialisme par excellence. Et puis les deux ne sont pas exclusifs, donc… » : eh, ballot, si tu te relisais un peu ? T'es tellement à court d'arguments que tu n'as même pas vu la contradiction hénaurme entre ta première phrase et la suivante ! L'argent « ne peut pas être associé » à la spiritualité, sauf que les deux « ne sont pas exclusifs » ! Et ils ne l'ont jamais été, du moins quand la religion fonctionne comme un instrument de pouvoir, c'est-à-dire dans 99 % des cas ! Allez, ta sophistique à deux balles tient pas la route trente secondes ! Tu peux aller te rhabiller !
Badiou est un clown.
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