jeudi 20 mai 2010

Carrefour

Le problème, c'est que 2012 est déjà dans toutes les têtes et que tout le monde en politique ne pense et ne se définit que par rapport à ça. C'est dans deux ans, il peut se passer toutes sortes de choses entretemps mais voilà : l'enjeu est tellement fort dès maintenant qu'il est impossible de ne pas y penser et de se demander comment on peut se positionner par rapport à cette échéance. Et c'est là qu'au NPA, nous avons clairement un problème.

L'humiliation des régionales qui suivait une piteuse campagne européenne nous a trouvé inaudibles et incompréhensibles : si on part du principe qu'on agit en général parce que les choses qu'on fait possèdent un sens déterminé, force est d'admettre qu'il n'y avait pas de sens à voter pour nos candidats de préférence à d'autres dont le discours avait au moins le mérite de la clarté. Alors, des bilans et des analyses vont être tirés, le congrès de novembre est en préparation et la prochaine université d'été permettra d'y voir plus clair. Et précisément, si il y a quelque chose de vraiment urgent, c'est d'être plus clairs par rapport à ce qu'on veut en tant que parti politique et comment ce qu'on exprime est perçu par les gens auxquels on s'adresse.

Et le décalage entre l'état d'esprit de l'opinion en général et les discours qu'on a pu lui tenir est malheureusement d'une rare cruauté.

Et on ne peut que constater une chose simple, terriblement simple, mais dont il faut prendre compte : les gens n'ont pas envie de se battre. Ils n'en ont pas envie parce qu'ils sont fatigués et qu'ils ont peur. Ce sentiment de dépression collective larvée mais présente existe, est réel, partant se pointer avec des discours ultra-volontaristes sur l'urgence de lutter avec pour seul objectif d'installer la grève générale, ça tombe et ça continuera de tomber à plat. Avec le risque qui plus est de continuer de s'agiter dans une fuite en avant stakhanovisto-militante stérilisante pour se donner l'impression qu'on fait quelque chose...

La fenêtre historique du libéralisme est en train de se refermer, comme écrit précédemment, et commence d'exister un espace où les idées progressistes commencent sinon d'être prises complètement au sérieux - les réflexes de déni vont encore fonctionner quelque temps et on aura encore droit à des crétins couinant "totalitarisme" et "Corée du Nord" dont certains complètement incurables -, du moins commencent-elles d'être écoutées avec une certaine attention. C'est un progrès. Mais ce n'est pas encore suffisant pour convaincre le plus grand nombre, cette majorité qui trime et dont le seul rapport concret au politique passe par l'électoralisme et l'expression de son sentiment par le bulletin de vote. Nous, avec nos discours de dépassement de l'État bourgeois et d'appropriation collective des moyens de production, sans parler d'une certaine confusion quant à ce qu'on propose et veut dans l'immédiat le plus concret, on est mêmes plus "trois pas en avant des masses" : on est à un kilomètre devant elles et on les attend en se demandant ce qu'elles peuvent bien foutre...

Et pendant ce temps là, il y'en a un qui a méchamment pris des vitamines : c'est Mélenchon. J'ignore ce qui s'est passé récemment chez lui, cure de jus de goyave, shaker de protéines ou décoction de couilles de taureau, mais en ce moment et indépendamment de ce qu'on peut penser du personnage en lui-même, il déchire partout où il passe. Le voir humilier les néolibéraux qu'il a en face est un vrai délice, ne cachons pas notre plaisir, et si ça continue comme ça, il va se retrouver en pôle position pour une candidature de la gauche radicale en 2012. Ça tombe bien : c'est ce qu'il veut. Mélenchon a ce côté "visité" du mec qui croit à son destin - devenir le Chavez français, rien moins - pour ce qui est de booster la confiance en soi, croire en soi-même au sens quasi-mystique du terme, y'a rien de mieux.

Et c'est contagieux, en plus.
Si des présidentielles étaient en cours, là maintenant tout de suite, il pourrait faire ce Graal du "score à deux chiffres" que la gauche radicale espère depuis si longtemps. Il y a un peuple de gauche qui en a marre d'attendre et qui veut espérer, qui veut un signe, et de plus en plus de gens exaspérés par les batailles de chiffonniers dans la vraie gauche sont prêt à accorder leur confiance à celui qui parle le plus clair et le plus haut, qui exprime qu'il veut le pouvoir et qu'avec lui ça va chier. Je ne dis pas que c'est génial : je dis ce qui est.

Ce qui signifie aussi que du côté NPA, on a pas intérêt à encore se louper là dessus. Parce que dans l'hypothèse, terrifiante, où OB - mettons que ce sera lui - se présente en face de Méluche dans le cadre des élections présidentielles, on aura beau argumenter toutes les subtilités dialectiques du monde, tout ce que les gens retiendront de toutes façons, c'est que pour la troisième fois consécutive, on la joue perso. Même si ce n'est pas vrai. Oui, c'est malheureux. Mais c'est ce qui se passera.
Partant et si ils ont le choix, les gens voteront pour le plus "crédible"...celui dont ils pensent qu'il peut et veut faire des choses maintenant tout de suite.
Et pour dire les choses très crûment :
Nous ne survivrons pas à un troisième échec électoral.

Il va donc falloir composer avec Mélenchon, de gré ou pas.


CSP

58 commentaires:

Le Monolecte a dit…

Respect... je sais que ça te troue le cul d'en arriver là, mais c'est toujours beau, un homme qui sait se remettre en question!

Maintenant que ce préalable est passé, on va pouvoir passer aux choses sérieuses! À savoir : est-ce que les décideurs de ton parti en sont arrivés à la même conclusion que toi?

comité-de-salut-public a dit…

Remise en question, pas tellement : plutôt analyse des rapports de force en cours. Et constat : les gens de gauche ont besoin d'un message, et ce message nous ne sommes pas en mesure de le leur apporter. (ce qui est de notre faute, par ailleurs : la capacité que nous avons de nous embrouiller sur des virgulettes me stupéfiera toujours...).
Ensuite, est-ce que Mélenchon voudra bien prendre langue avec nous et comment, ça...même si je pense que oui : il y a intérêt aussi.
Et je n'ai pas la moindre idée de ce qu'en pense la direction du parti, franchement.

raja a dit…

"Il va donc falloir composer avec Mélenchon, de gré ou pas."

ah là là la dure réalité...mais il n'y a probablement pas d'autres possibilité...je précise aussi que j'aime bien besancenot et qu'on évite de l'inviter, il n'a donc pas la possibilité de s'égosiller comme melench'.
je crains malgré tout qu'il ne soit un divertissent pour les médias et qu'au moment venu on le zappe...

TYGER a dit…

Si j'ose dire c'est pas avec "Mélenchon" qu'il faut composer mais plutôt avec le Front de Gôche !

après il faut déterminer un candidat, le meilleur tant qu'à faire et pas forcément le plus consensuel, un candidat qui aura la verve et aime la joute verbale pour rabattre le caquet de n'importe quel candidat UMPS...

alors bon pour moi Méluche est certainement plus expérimenté que OB, même s'il lui arrive aussi de dire des conneries, mais peut importe il va bien falloir que le PS soit bousculé et comme le dit si bien Méluche pas question de rond de jambes avec le "vote utile" (et mon cul !)

le combat idéologique ne fait que commencer et oui y en a foutrement ras le bol des bobos-droitistes (dans leurs bottes). Ils ne veulent pas exercer leur rôle d'élus dans notre intérêt : alors qu'ils dégagent !!

ah au fait ce soir y a débat Badiou/Finkielkraut dans Ce soir ou jamais... puisque je vous dis que le combat idéologique ne fait que commencer !

seb musset a dit…

Jour historique !

ElectricEye a dit…

Bravo !
Bien évidemment qu'on ne peut pas être d'accord avec TOUT ce qu'il raconte. Il n'empêche que dans le fond, nous sommes dans le même "camp".

comité-de-salut-public a dit…

(Bon, ça c'était la première vague de gens contents : maintenant, j'attends les camarades débarquer en hurlant au déviationnisme petit-bourgeois).

birahima2 a dit…

c'est classe de ta part d'accorder ta grâce à Mélenchon, CSP
ton onction républicaine l'investit d'un pouvoir de droit divin.

à lui maintenant de faire une recherche sur internet pour constater que ton laboratoire n'est pas en procès
sur le marché et qu'il peut compter sur notre molécule miracle, ça le changera de ces enseignes où on vend du pastis et du whisky.

les2terres a dit…

Ok pour l'analyse. De toutes façons, si révolution il doit y avoir, elle ne se fera probablement pas avant 2012, ou en tout cas ne portera pas ses fruits d'ici là. Alors méluche comme coup de boutoir, c'est déjà ça.
A nous de donner de transformer ce bâton en massue, et de faire comprendre à Mélenchon ce que la gauche hors-saison attend de lui.

Xavier Bignet, parti de gauche pour arriver à quelque chose.

Kaos a dit…

Il faut avouer que c'est un tacticien le garçon.

"
Il va donc falloir composer avec Mélenchon, de gré ou pas."

De gré ça serait quand même l'idéal. En deux ans, rendre un candidat NPA plus crédible que lui, ça sera dur.
D'autant que ce qui sépare le NPA et le FdG n'est net pour personne, hors de la gauche (la vraie bien sûr).
Son côté tribun romain fier de sa république me gonfle assez prodigieusement, mais c'est grâce à ça que c'est une grande gueule. Et il porte des idées et pas seulement un discours. Alors oui, franchement la candidature commune à gauche, faut y penser maintenant, et que chaque machine fasse sa campagne sous sa bannière mais pour un même candidat. Quitte à préciser à l'avance qu'on n'appellera pas au vote utile si l'alliance ne suffit pas à ruiner les socialistes.

Je dois avouer que je suis assez content de voir que le fétichisme de l'orga peut passer au second plan, au moins chez toi. Parce qu'au final, c'est des idées qu'on veut mettre au pouvoir, pas une structure. Faut juste se préparer aux piques de provoc' sans se braquer sur le thème "Oui on roule pour lui mais non en fait". Faut le dire nettement: Oui, c'est le plus crédible, oui il partage beaucoup d'idées avec nous, oui on n'est pas toujours d'accord, mais fuck, y'a plus important. Comme ce que tu dis sur les élections, au final. Soit on y va et on le fait en vrai, soit on y va pas.

Olivier Bonnet a dit…

"Parce que dans l'hypothèse, terrifiante, où OB - mettons que ce sera lui - se présente en face de Méluche dans le cadre des élections présidentielles"...

Ah mais je proteste : je n'ai aucune intention de me présenter, moi, surtout contre Méluche :D

Olivier Bonnet a dit…

Plus sérieusement, je viens de signer l'appel pour un Front populaire anticapitaliste... Allez CSP, un geste !

romabou a dit…

@ raja

ouaip, il me semble qu'on avait eut droit à la même mise en scène médiatique avec OB. Par contre, je ne me rappelle plus si ça avait précédé ou suivi un succés electoral, et quelles en avaient été les conséquences sur la popularité du personnage.

sur le fait de passer aux émissions de variété et d'être exposé/utilisé par les médias de masse, je cherche toujours comment déborder le systême efficacement...dans mes rêves les plus fous, j'imagine les porte-parole/représentants des partis de gauche (partons avec 2, NPA et PG), répondants à une question débile de notre ami apathie:"mais on en a rien à foutre de qui nous représentera aux élections vu qu'on pense tous les deux qu'il faut faire cracher ces salauds de banquiers. tout ce que vous essayez de faire, c'est de diviser pour mieux régner !!!"

PCCC a dit…

OH MON DIEU !!!!

http://nicolas-sarkozy-2012.blogspot.com/2010/05/benjamin-lancar-nest-pas-un-obsede.html

alliage a dit…

Ouh là, putain, c'est un article important de la part de CSP, pasque y a tous les gros bonnets qui réagissent. Y compris l'aut'minisoral à la kon. Bravo les parrains, vous venez applaudir votre poulain qui rentre dans le rang !

Galactus09 a dit…

Allez celle là tu l'as pas volé.... unitéééééééé ! ;)

tgb a dit…

attends la vague n'est pas finie

ahhhhhh enfin - le front de gauche ne peut exister sans vous - la gauche radicale pèse en ce pays 15% et à 15% le paysage politique est bouleversé
peu importe la loco, du moment qu'il ou elle fait monter le thermomètre le plus haut possible si c'est Meluche prenons Meluche si y'a mieux prenons mieux - arrêtons de disperser notre énergie à se foutre dessus - nous avons tous le même ennemi commun - ça doit suffire pour, aujourd'hui au moins , nous rassembler - ensuite il sera toujours temps de se refoutre dessus.

comité-de-salut-public a dit…

Moui moui moui ; sauf que si vous lisez bien, il y'a également des très mesquines considérations tactiques dans ce que j'écris : si on recommence encore à déconner - et à laisser des imbéciles faire n'importe quoi, spécial dékassdi aux imbéciles du Vaucluse -, le NPA c'est mort. C'est aussi simple que ça. En un an, on est passé de fer de lance de la GR à groupuscule pittoresque, et j'insiste : uniquement parce qu'on est infoutus de se mettre à trois sans s'emboucaner pour des conneries. L'alternative est donc très simple : soit on compose avec Méluche - qui n'est pas le Frondgôche, c'est encore autre chose et vu l'ambiance au PC...bon, on verra -, soit on existe plus que comme résidu dans le paysage politique. Et ça, il va falloir que les camarades le comprennent, et le plus vite possible de préférence.

BXR a dit…

tain le second paragraphe ressemble vachement à mon com, quand même.

sinon le point qui me fait apprécier Meluche quand il passe a la télé, c'est pas le fond du discours (un peu Jaurès du pauvre quand même), mais la remise en avant d'une politique qui appelle un chat un chat, et un con un con. C'est un grand progrès à gauche, après les années de tergiversation bien élevées de l'EG.

Soit dit en passant, si Besancenot avait parlé a Drucker et Ardisson comme Meluche - au lieu de faire de la "pédagogie" - vous seriez à 10% aujourd'hui.

comité-de-salut-public a dit…

@ BXR : oui, c'est en effet une manière de réponse à ton commentaire.

"si Besancenot avait parlé a Drucker et Ardisson comme Meluche - au lieu de faire de la "pédagogie" - vous seriez à 10% aujourd'hui"

Ouaip.
Je sais.

Fred., de L. a dit…

Pierre blanche.

:-)

Tout pareil qu'Agnès.

M'en fous que le PG présente un candidat à vrai dire. Mais que le NPA s'entende avec le PG, quel progrès cela représenterait !

Anonyme a dit…

Mouais, il y a un peu plus d'un an, OB était paré de toutes les vertus pour sa grande pugnacité.

Et le nain avait un boulevard devant lui qui faisait qu'il serait là jusqu'en 2017 au moins et qu'il fallait s'y préparer.

Aujourd'hui mélenchon uber alles.C'est le problème de l'électoralisme: ça oblige à faire de la politique avec une boule de cristal et un culte de la personnalité qui suit les médias.

Kodbar a dit…

Je vais paraitre "old school" et tout ça.
Mais...
Pour prendre le pouvoir (on est bien d'accord que l'objectif n'est pas de faire un score à 2 chiffres mirobolant, si c'est que ça je sort de suite).
Il faut un appareil digne ce nom.
je répète pour les mal-comprenant : Il FAUT un appareil digne ce nom.

Alors bon, Méluche : combien de divisions ?

hein ? j'ai pas entendu ?
...

Qui a besoin de qui là ??? Who's the dady ???

A bon entendeur :-)

Pescade a dit…

Mélenchon, c'est bien cet homme intègre pour qui "Eric Zemmour n'est pas raciste mais c'est un brillant intellectuel", non ? J'ai comme l'impression qu'il y a des "recompositions" qui sont bien loin d'être acquises. Surtout quand le ténor de la gauche "radicale" nous joue l'air du républicanisme "ni de droite ni de gauche", au-dessus des partis.

Quant à ton analyse de la déconfiture électorale du NPA sur la seule histoire du Vaucluse, c'est quand même un peu court. Tu as quand même remarqué comme tout le monde qu'OB n'a tout d'un coup plus eu droit aux même estrades médiatiques qu'auparavant, remplacé du jour au lendemain par Mélenchon (et ce bien avant l'histoire de la candidature Moussaid). Et que lorsqu'OB a la même latitude que Mélenchon pour répondre aux "socialistes" et aux libéraux, il est bien plus efficace, et plus enthousiasmant.

Alors jouer l'aile gauche de Mélenchon pour "le faire évoluer" ? C'est curieux mais ça me rappelle étroitement la théorie de la "Nouvelle Ecole Socialiste" de Dray et Mélenchon… qui a fini par adouber Fabius comme seule chance pour "la gauche du parti".


Et puis, bon, pas d'accord du tout avec ton analyse sur la fenêtre fermée pour les libéraux. Je veux bien admettre que la "philosophie" capitaliste a pris du plomb dans l'aile, mais économiquement, socialement et syndicalement, nous sommes confrontés dans les grosses PME à des directions encore plus inflexibles qu'auparavant (je te parle d'il y a peine deux, trois, cinq ans). Depuis 2002, et à vitesse accélérée depuis 2007, le code du travail a été détricoté dans les - très - grandes largeurs, et l'apathie des salariés n'est pas seulement due à l'absence de perspective politique mais à l'impossibilité d'affronter une classe dominante qui a les coudées autrement plus franches, et décomplexées.

Le discours a déjà changé, le patronat nous joue l'air de son "souci social", mais c'est pour appliquer des plans de licenciements encore plus impitoyables derrière des dispositifs de "reclassements", "reconversions", "mobilité" pour acheter la tranquilité (financée par les cotisations sociales). Et ça marche. Mieux que jamais.

Enfin, si le devenir du NPA est problématique, au regard des valses d'exclusions-démissions collectives au FDG, l'avenir ne m'a pas l'air spécialement plus heureux du côté de Mélenchon.

Anonyme a dit…

Salut camarade,
Tu es entrain d'appeler ni plus ni moins à la dissolution du NPA; aux rejets de toutes nos valeurs.

Non, je ne suis pas d'accord.

Je pense que les trotskistes représentent une vrai alternatives et qu'on a vraiment notre place dans le spectre politique.
On ne peut pas abandonner le combat maintenant. On ne peut pas renier comme ça 70 ans de 4eme internationale.

Il y'a un faussée entre le régime bureaucratique étatisé pseudo-communiste que nous propose méluche et l'utopie socialiste que nous proposons. Et ce faussée nous interdit de s'allier avec les gus du PG.

Je pense qu'on doit juste changer un peu notre façon de communiquer.

Cela dit, je suis quand même d'accord avec toi qu'on doit être plus clair sur notre programme. On ne lit jamais assez le vieux Léon et je ne peux que conseiller aux camarades de relire le "Programme de transition" ! Il faut élaborer un programme clair avec des mesures d'urgences. Et les marteler dans les médias. Le discours sur la lutte des classes et sur le vol de la plus-value par les oppresseurs capitalistes ne marche pas sur le grand public. Basons donc notre com' sur ce programme de transition !

Oui ! soyons électoralistes ! Dans le sens où nous devons mener notre politique dans le seul et unique de but de rassembler le plus grand nombre de voies ! Et pour ça, il faut être clair et surtout, radical.

comité-de-salut-public a dit…

"Tu es entrain d'appeler ni plus ni moins à la dissolution du NPA"

Ah bon ? Rien moins et à moi tout seul ? En un sens c'est flatteur mais c'est me donner plus d'importance que je n'en ai.
"Composer avec", c'est liquider, donc ? Mouais.

"on doit juste changer un peu notre façon de communiquer"

Ouf, non : on doit d'abord convaincre en interne que c'est indispensable. D'abord.

Si, la fenêtre se referme, d'où l'accélération en cours : ils sont pris à la gorge et mettent les bouchées doubles. Ensuite, cette fenêtre ne va pas se fermer d'un coup, ça va encore prendre quelques années.

Et si on veut parler des énormités qu'on est capables de sortir nous aussi, je te renvoie à certaines contributions du dernier CPN qui sont proprement extraordinaires, notamment dans l'islamogauchisme délirant au sens clinique du terme.

Anonyme a dit…

Pas mieux.

C'est aussi mon constat et l'idée que je me fais du "futur" très proche.(sur meluch, ca creve les yeux en meme temps… et le NPA, on a plus droit a l'erreur…)

Allons y donc ensemble et gaiment.
Niveau rapport de force, faut voir ce qu'on arrive a faire si on peut se mettre bien avec le PG.
Réaction du PCF et selon, qui sera le plus fort.

Ah bah tiens, la voila ta vague de deviationnisme petit-bouregois avec Anonyme 21 mai 2010 00:10 :D
Bon mais il est tout seul.

Hum, si, ya kodbar et pescade aussi.

Le debat Badiou - Fink etait agréable ce soir.
Et Badiou a été le meilleur.

Anonyme a dit…

CSP (et n'importe qui qui lira ca)

Il FAUT que tu regarde ca:

http://www.libertesnumeriques.net/videos-qu’est-ce-qu’internet-cycle-de-conferences-a-sciences-po-par-benjamin-bayart

D'accord c'est long, ca prend du temps, mais la politique et se cultiver… pas besoin de faire un dessin.
Et puis vu le sujet, ca ne peut que t'intéresser.

C'est donc juste super mega important et je pense que quiconque, est au NPA, devrait avoir vu ca ou/et les autres conf etc de Monsieur Benjamin Bayart.

Besoin d'une réel formation la dessus en plus du reste.

Sur ce, régales toi/régalez vous.

pouet a dit…

Hollande avait prévenu qu'il y aurait une réponse au NPA. Méluche est bizarrement parti d'un coup du PS et hop ça marche.
S'il est indéniable que voir Méluche éclater les libéraux, il est aussi horrible de voir qu'il les connait bien. Personnellement.
Du coup, je me demande si la retenue sur ce point d'OB n'est pas tout simplement dûe au fait que lui n'aurait pas le droit de le faire, il serait instantanément un dangereux ultra violent.
L'important, c'est de maintenir le pouvoir dans des mains qui ont le droit de le tenir.

C'est vrai Méluche, il est bien quand il parle et il ne lui a fallu que 10 - 15 ans pour comprendre qu'il était radical.
Notre meilleur soutient.

(mais je suis d'accord avec ton analyse, juste je déplore que le NPA en soit arrivé là.)

Anonyme a dit…

CSP

Completement d'accord pour l'analyse.
En meme temps, pour ne pas trop contrarier, je pense qu'il faudra parler d'un tandem Besancenot - Melenchon
A vrai dire ils ne sont jamais aussi bon que quand ils sont ensemble
Il y a eu une emission du Grand Journal ou ils sont venus ensemble
A une question d'Apathie, Besancenot a explique le transfert de richesse qui s'etait produit du travail au capital entre les années 80 et 2000
Melenchon aggressif , s'est retourne vers Apathie et a ponctue la phrase d'OB par "Vous le comprenez ca ou non ?"
Ce a quoi Apathie a repondu par "les questions ici c'est moi qui les pose"

On voit assez a a quoi ressemble la replique d'Apathie, une sorte de police de la pensee mediatique
J'ai jamais compris qu'on ne l'ait pas plus tourne en derision pour cette phrase qui mettait en evidence toute sa morgue de grand "journalisse"
Mais la on avait une rhetorique parfaite et aggressive et des journalisses completement depasse, un char de guerre tres bien huile qui pouvait mettre en defaut et contredire, inattaquable ...

@Anonyme 21 mai 2010 00:10

"Je pense que les trotskistes représentent une vrai alternatives et qu'on a vraiment notre place dans le spectre politique...
"Il y'a un faussée entre le régime bureaucratique étatisé pseudo-communiste que nous propose méluche et l'utopie socialiste que nous proposons. Et ce faussée nous interdit de s'allier avec les gus du PG."

C'est a cause de ce genre de phrase que j'ai fui la seule fois ou j'ai voulu rencontrer des gens du NPA pour voir ce que je pouvais apporter comme aide
C'est a cause de ce genre de phrase que je veux rien a voir a faire avec un parti politique
Ca n'est pas de la basse et "mesquine consideration politique" ca CSP
C'est du lourd, de la theorie, ben lourde pour etudiant en goguette et militant intellectuel de base "moi je sais mieux que vous, je depasse les basses considerations des masses ignares"
Moi je prefere les basses considerations mesquines, au moins ca je comprends ce que ca veut dire et ce que ca peut apporter aux gens.

lang6

Roland a dit…

Je suis membre du PCF. Je partage ton point de vue sur le "cas" Méluche mais j'ai bien peur qu'au sein du PCF la tentation de partir solo pour faire 1,5% en 2012 ne soit majoritaire au prochain congrès ...

Enfin j'espère me tromper.

Union de toute la gauche anticapitaliste bordel !

Anonyme a dit…

Donc si il n'y a pas moyen de passer outre Mélanchon, il n'y a pas non plus moyen de passer outre la stratégie qu'il défend et préconise : une stratégie qui passe uniquement par les élections, une stratégie de "parti de gouvernement", une stratégie "altercapitaliste"

Tiens, subitement je me demande ce que je fout au npa, moi...

comité-de-salut-public a dit…

@ Roland : ah ça, c'est en effet possible...ensuite, à savoir si une partie de la base va broncher. Bon. Pourquoi pas, hein ?

@ anonyme 14:32 : mouais, t'as sans doute raison. Faut s'agripper farouchement à un révolutionarisme d'acier en poussant des petits cris pour effrayer les mauvais esprits du déviationnisme. Dès fois que. Et puis c'est que ça nous a tellement réussi, ce genre de choses, pas vrai ?
Ensuite, si ton truc c'est les groupuscules où ils se tiennent tous chaud à avoir raison en rond, ben y'a LO, aussi, tu sais.

Anonyme a dit…

J'ai parlé de révolution une seule seconde moi ? Me souvient plus. Ou alors c'était y'a longtemps. Ou bien j'ai oublié. Ou il sentait pas bon...

Je ne vois pas ce que vient foutre la révolution la dedans. Tu vois une révolution s'approcher toi ? Moi pas...

Quand au "trotskyste" façon "canal historique", j'y ai cru... Je n'y croit plus.

Par contre je crois a une chose : la politique de papa maman, c'est terminé, les bons vieux apparatchik qui te disent où on te dit de faire c'est terminé aussi, et la politique qui se fait une fois tout les 5 ans c'est terminé également.

Bref, la politique insitutionnelle et les politiciens professionnels. De ce point de vue, Mélanchon représente tout ce que je déteste, tout ce qui fait qu'on passe pour des bouffons. Et si notre public est resté sagement à la maison tandis qu'on s'échinait a coller des affiches moches, ce n'est pas parce que nous passerions pour des révolutionnaires au couteau entre les dents, mais bien parce que tant qu'a faire de l'insitutionnel, autant le faire jusqu'au bout.

Donc, voter méluche, puis DSK au second tour, puis participer à un gouvernement de "gauche rassemblée", avec quelques faux nez centristes cachés sous l'étiquette "euro écologie"...

Bon, si ça devait arriver, ça se fera sans moi

Et c'est pas une question de "révolution" La révolution, dans ce cas, serait que cet accord branlant marche...

comité-de-salut-public a dit…

Bon, vu comme ça, d'accord. Ou presque.
Juste : la "politique à la papa", je crains que non seulement elle ne soit pas terminée, mais qu'elle continue jusqu'à ce qu'on soit en mesure de présenter...autre chose. Ce que nous ne sommes pas arrivés à faire jusque là.
Il faut tout de même un peu tempérer les enthousiasmes : je ne dis pas que Mélenchon est le type le plus génial de la terre. Je parle stratégie : si on se re-plante une troisième fois, on est morts. Et si on présente un candidat, n'importe lequel, en face de Méluche en 2012, on va se planter : c'est aussi simple que ça.
Partant, il va donc falloir "composer" avec lui.

Anonyme a dit…

Exactement, quitte a pousser des gueulantes si il le faut (et surtout si on le pourra).

Pour ne pas lui faire oublier et reculer sur certaines points.

la "politique à la papa", je crains que non seulement elle ne soit pas terminée, mais qu'elle continue jusqu'à ce qu'on soit en mesure de présenter...autre chose. Ce que nous ne sommes pas arrivés à faire jusque là.

Si j'en crois l'analyse de B.Bayart et la petite expérience que j'ai, si elle n'est pas encore fini, elle va le devenir.
Et ma foi, c'est tant mieux.

Marc Paris a dit…

Pour qu'on soit capable de proposer autre chose, il faut déjà être capable de proposer quelque chose (ça à l'air compliqué comme ça, mais en lisant lentement, on y arrive)

Le problème qui est bien réel est mis à l'envers. Avant de parler de communication ou de quel candidat à la pestilentielle on va présenter, il faudrait déjà être clair sur notre profil politique, sur nos objectifs... Ce qui n'est pas le cas actuelement.

C'est sur que Krivine et Sabado n'aident pas avec leur derniére intervention du type "Il faut sauver le candidat Besancenot"...

Maintenant, si on ne présente pas de candidat face a Méluche, et dans le cas que ce soit "la gauche" qui l'emporte face aux terreurs de droite, je sens gros comme une maison venir le temps de "la gauche rassemblée". Et cela je ne le veut à aucun prix.

Or il faut être clair sur le projet politique de Mélanchon : ramener au PS les brebis égarée. Et ce qui paraissait "mission impossible" il y a peu est devenu depuis parfaitement envisageable. L'axe qu'il porte vis a vis du pcf est parfaitement clair : le pcf sait qu'il a besoin du PS pour survivre, même s'il en crève. Et le PG même s'il semble moins impliqué dans ces jeux de pouvoir est lui aussi complice, même si le PS lui laisse pas mal de corde (parce qu'il a aussi intérêt a récupérer ceux qui sinon auraient peut être l'idée saugrenue d'aller voir du coté du npa).

le crapaud ta gueule tlt a dit…

"Je suis pour le communisme
Je suis pour le socialisme
Et pour le capitalisme
Parce que je suis opportuniste

Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestnt
Moi je ne fais qu'un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté"

Sectariiiiiiiiiisme !

Bourguignon a dit…

http://comite-de-salut-public.blogspot.com/2009/03/la-cuillere-nexiste-pas.html

PUTAIN y'a le CSP qui vient de découvrir la réalité de l'électeur de gauche(qui ne vote pas PS) qu'en a rien à foutre de la petite cuisine sur ses petits réchauds des nombreux partis de la gauche radicale .

Allez CSP encore un effort pour être révolutionnaire!

"Il y a un peuple de gauche qui en a marre d'attendre et qui veut espérer, qui veut un signe, et de plus en plus de gens exaspérés par les batailles de chiffonniers dans la vraie gauche sont prêt à accorder leur confiance à celui qui parle le plus clair et le plus haut, qui exprime qu'il veut le pouvoir et qu'avec lui ça va chier."

"Il y a un peuple de gauche qui en a marre d'attendre.." et qui est là, prêt depuis très longtemps à voter pour le type qui cogne sur les riches qui nous font les poches depuis trop longtemps.

"Nous ne survivrons pas à un troisième échec électoral."
LE PEUPLE de GAUCHE y s'en tape.....

Anonyme a dit…

CSP annonce donc son ralliement à Mélenchon, à l'instar de toute la droite du NPA, c'est beau...

Anonyme a dit…

Avoir vomi Picquet tout ce temps sur ce blog, pour finalement finir picquetiste à la première déception électorale..... Triste déchéance.....

Ce qu'il y a de bien, c'est que CSP continue de suivre totalement les orientations de ceux qui l'ont mené droit dans le mur jusqu'ici...

Mlle Alex a dit…

Realpolitik.

comité-de-salut-public a dit…

Que je vous rassure les amis : je continue de penser que Christian Picquet est une grosse pute opportuniste. Ouf : il y a des fondamentaux qui ne bougeront pas.

"CSP continue de suivre totalement les orientations de ceux qui l'ont mené droit dans le mur jusqu'ici"

Je suppose que ce comm' vient d'un de nos farouches Gardien De La Révolution Pure Et Pafaite ; je ne saurais donc que lui recommander de lire l'article de Libé sur Lutte Ouvrière. J'ai du mal à comprendre qu'on puisse vouloir devenir comme ça, franchement.

Goetz a dit…

"Il va donc falloir composer avec Mélenchon, de gré ou pas"

bravo, vraiment bravo...
mais je crains que tes collègues "Gardien De La Révolution Pure Et Pafaite ", ne voient pas ça de la meme façon.

ils prefereront couler avec leur Titanic qu' accepter les bouées de sauvetage.
l' un d' entre vous disait que la gauche radicale pesait dans les 15 %.
si je me rappelle bien les candidats PS étaient aux alentours de 18 % aux 2 dernières.

alors revons un peu :
une candidature unique représentée par Méluche :
15 % des électeurs de gauche
+ une fraction non négligeable des électeurs votant PS, non par conviction, mais par dépit, car NPA les rebute..mais Méluche, étant un des leurs avant, non.

un scénario où DSK ( ou n' importe quel autre PS...)se fait coiffer sur le poteau et terminer 3ème devient plausible ( j' ai dit "plausible", pas "certain". )

mais comme les Gardiens du Temple voudront à tout prix leur candidature de témoignage, et préfereront relire ce bon vieux Léon et parler de construction de l' "orga" ( ça devient la quête du Graal, à force )...

et le NPA sera éffectivement mort, retournant à l' état de groupuscule, portant la responsabilité de l' élection d' un des 2 autres candidats du Marché. et la légitimation encore renouvelée du PS comme LE parti "crédible" de gauche et la seule alternative à la droite

mais c' est sans doute ce qu' ils veulent : plutot être les 1ers dans le groupuscule que les seconds ou troisième dans une gauche unie

Goetz a dit…

ajoutons que c' est valable aussi pour le PCF. Méluche leur a donné un ballon d' oxygène, et comme ce parti préexistait, et avait déja une solide organisation, ça lui a permis d' apporter la structure organisationnelle du FDG.

mais s' ils partent seuls au combat, pour faire leur 1,5 %, eux aussi vont disparaitre, ils ne peuvent plus se permettre un nième score ridicule. alors qu' en restant FDG, ils peuvent encore exister, mais sans avoir le leadership. et donc risque de se faire digerer dans le FDG.

et ils le savent. gros dilemne chez eux aussi :
-candidature PCF et donc le meme destin que les radicaux de gauche, devenir auxiliaire lilliputien du PS
ou
-candidature unique, et risque de rétrogradage de parti en courant de 1er rang du FDG, et donc Méluche comme big boss. mais réelle chance de battre la droite, et de marcher sur les plates bandes du PS

pas simple

David a dit…

Je pense que si un parti comme le NPA n'est pas en mesure de survivre à un échec électoral à la présidentiel, il ne mérite pas de survivre. Plus fondamentalement, je pense que ce à quoi le NPA ne survivrait pas, c'est bien à une candidature Mélenchon : on est un certain nombre à avoir serré les dents ces derniers temps en suivant les conneries de Fred Borras et PF, mais il y a des lignes jaunes qu'on ne franchira jamais. Plus profondément, si tu es prêt à te rallier au front de gauche, je pense alors que nous n'avons plus rien à faire dans le même parti.
Plus fondamentalement, ton passage du sectarisme à l'opportunisme, qui est emblématique l'évolution des cadres de la majo toulousaine, fait ressortir une absence de boussole politique. Quand on n'a d'autre guide que la volonté de faire un score, ou encore de construire un parti "large", on en arrive au moindre retournement à jeter le bébé avec l'eau du bain. C'est au fond ce qui arrive actuellement : après nous avoir envoyé au bord du gouffre, les apprentis sorciers à la Fred Borras veulent maintenant appuyer sur l'accélérateur.
Il est vraiment que le NPA revienne sur ses fondamentaux, si l'on éviter d'en arriver à ce niveau de dépolitisation que tu appelles de la tactique. Il est vraiment minuit dans la courte histoire de notre jeune parti.

comité-de-salut-public a dit…

" je pense alors que nous n'avons plus rien à faire dans le même parti"

Absolument : qu'attends-tu pour rejoindre ARS-Combat ? Tu pourras y trouver plein - enfin, "plein", tout est relatif, hein...- de petits camarades avec qui tu pourra te gargariser en récitant les "fondamentaux" et en sautant comme joyeux cabris sur l'air de "léluth ! léluth !".

Le NPA ne survivra pas à un troisième échec électoral. Méluche en face d'OB, c'est courir à l'échec. Y a t-il quelque chose de fondamentalement compliqué là dedans ?

C'est le conformisme intellectuel, le conservatisme déguisé en options politiques pour masquer le désir d'un repli militanto-communautariste de gens qui se tiennent chaud entre eux, qui auront la peau du NPA, plus sûrement que toutes les candidatures Mélenchon du monde.

Anonyme a dit…

Désolé mais plutôt d'accord avec David: ce qui nuit au NPA c'est l'électoralisme de certains qui tient lieu de ligne politique. Sil faut survivre par l'électoralisme ça n'a pas d'intérêt.
Sinon pour l'opportunisme, pourquoi se limiter à Mélenchon? C'est un loser aussi non? Autant aller directement voir ceux qui vont gagner il y aura du concret à la clé, pas un "bon" score.

Anonyme a dit…

Oui, ou pour les plus honnête, un manque de pragmatisme et de tactique profond.

Goetz a dit…

"Il est vraiment que le NPA revienne sur ses fondamentaux, si l'on éviter d'en arriver à ce niveau de dépolitisation que tu appelles de la tactique "

alors vous repartirez dans les limbes trotskos..
car le français moyen n' en a strictement rien à foutre des "luuuutes" et des fondamentaux politiques.
ce n' est que du catéchisme pour ceux qui sont en mal être de "révolutions"
car que veut la mahjorité des gens ?

une société plus juste, plus équitable
et non ce cynisme criminel de nos liberaux

et, me semble t' il, c' est ce que veulent aussi les Méluche, Besancenot et autres..
ce qui est déja pas mal comme idées communes.

après, la bible de ce bon vieux Léon, l' orga, les querelles sur la taille des piolets, les fondamentaux, tout ça...
99,99 % des gens s' en foutent royalement
ça ne leur parle pas. ces discours là sont inaudibles et incompréhensibles, totalement coupés de la et de leur réalité

faudrait quand même s' en rendre compte.
vous vous tirez vous même des balles dans le pied

David a dit…

Même en raisonnant comme tu le fais avec la finesse d'un T38, tu dois pouvoir comprendre qu'entre ARS-Combat et Mélenchon, il y a un espace. Et tu dois le comprendre parce que c'est précisément cet espace que la LCR puis le NPA se sont occupés à investir, en combinant ouverture et fermeté, ce qui nous a toujours permis d'éviter de nous transformer en secte tout en évitant de sombrer dans le crétinisme parlementaire. Et c'est de cette voie que tu es en train de te détourner. Ecoute mon avertissement : tu vieillis CSP, si tu ne te ressaisis pas vite fait, tu vas bientôt rejoindre les cranes dégarnis qui affluent dans les meetings du Front de Gauche.

comité-de-salut-public a dit…

Le crâne dégarni, c'est déjà fait : serait-ce un signe ?
Quant à "tu vieillis", comme disent les djeun'z : lol. L'année écoulée à prouvé que les plus conservateurs n'avaient pas 30 ans.

Anonyme a dit…

Alors soyons clair, MOUA, je ne suis pas un vieux et il se trouve que si le NPA me botte, c'est justement (entre autre) parce que ce n'est pas la LCR.
Jveux dire, la LCR c'etait bien hein, mais ca appartient a une autre période historique.

Et vouloir re faire du NPA une LCR bis, non meci, a ce compte là je prefere effectivement aller avec les possible traitres mais aussi des plus en phase avec la réalité que toi David.
Qui ne passerons pas leur vie a réciter leur caté et compagnie.
Avec des David, on doit pouvoir faire un mini groupe de groupuscule entre LO et NPA mourru, et là youpi vous serrez ravis de pouvoir vous marrer a discutailler les les virgules de trotsky.

Je dis pas, ca peut etre rigolo hein, mais je suis pret a parié que 99.9% des gens s'en contre foute TO TA LE MENT.
Parce que, bah, ils ont des vraies soucis, comme aller bosser ou en trouver un par exemple, avoir un salaire pas trop pourrave et ce genre de truc.

Et pire, ce sont les David qui donnent raisons de par leur existence même aux critiques du PS et autre qui sont "ouai mais vous vous voulez pas le pouvoir, vous vous en faites que critiquer"
Et alors ca, mais plutot crever et vous dire de tous aller voir ailleurs que le NPA que de faire réalité de ca.

Donc non, ton espace occupé par la LCR, c'est fini, il existe plus et la majorité n'en veut pas.

Anonyme a dit…

Le problème c'est que des partis comme semble défendre CSP ça existe déjà, il y en a même une tripotée : le PC, le PG, et les GU. Et leur géniale stratégie n'a pas non plus rencontré un éclatant succès.
Ca me paraît être une grosse surestimation de l'influence de l'orga sur les masses que de penser qu'en se droitisant vous pourrez avoir une chance de prendre le pouvoir : la vérité c'est qu'actuellement les gens sont majoritairement (en raison de la propagande gouvernementale, télevisuelle, de la chute de l'URSS, etc.) en faveur d'une démocratie capitaliste avec un peu de services publics qui saupoudrent tout ça. Si le NPA veut prendre le pouvoir dans ce contexte là, alors ça veut dire deux choses : soit abandonner sa place de parti de gauche (comme le PS a pu le faire), soit faire de l'entrisme (comme l'OCI, avec le succès qu'on connait).
Actuellement la seule chose à faire pour un parti de gauche ne me semble pas être de gesticuler à qui mieux mieux en espérant gagner un peu d'audimat et de part de marché à l'assemblée, mais d'essayer de construire des luttes, afin d'accélérer la conscientisation, de préserver le peu qui peut l'être (et qui le sera par les luttes), tout ça tout ça.

M'enfin bon, je ne dis rien de bien original, je suppose que je suis d'accord avec les dogmatiques du NPA. Bonne continuation en tout cas, j'espère sincèrement que la stratégie que semble choisir la direction du NPA le mènera à prendre le pouvoir et y construire le socialisme, mais en fait je n'y crois pas un quart de seconde.

Anonyme a dit…

Un parti politique est sensé etre un outils pour les masses, pas pour du pignolage de cerveaux.

Si demain les gens s'aperçoivent que le NPA leur est utiles, pire qu'il ne les trahis pas et ne leur vole pas leur souveraineté, alors a mon avis, c'est celui là qu'il choisirons, sinon…

Anonyme a dit…

"Il va donc falloir composer avec Mélenchon, de gré ou pas."

Sans moi.

Je vous souhaite d'agréables combinazzione entre cravatés.

laitaseptsept a dit…

vos échanges sont en réalité tous tres tacticiens.
Cela dépend de là où vous vous placez... mais ce qui est m'étonne c'est que tout le monde fait comme si, le secret de polichinelle du départ d'Olivier B. comme porte parole au prochain congrès, et sa non candidature de fait en 2012, n'allait précipiter un peu plus le NPA dans le gouffre.
En réalité, le pur produit marketing s'est usé comme s'usera surement Melenchon ... ce dernier tiendra t il jusqu'en 2012 ?? that is the question

Romain JAMMES a dit…

Salut à tous,

J'ai trouvé ce billet très émouvant. Merci à CSP pour ça et pour le débat qu'il provoque qui est très intéressant. Je précise que j'ai pris ma carte au NPA a sa création et que j'ai ensuite rejoins le PG =)

Globalement ce que je voulais dire a bien été exposé par Goetz. Donc je vais faire court. Si le NPA fait sa course tout seul il saborde une chance inespérée d'apporter un profond changement dans notre société. Alors ce sera pas le socialisme de Léon demain mais déjà une société plus humaine où les hommes auront peut-être le loisir de se cultiver de profiter des richesses qu'on leur vole, reprendre en main la chose publique, et ainsi permettre d'amener nos sociétés loin du capitalisme et de tous ses crimes et vers un horizon largement plus enviable.
Donc les arguments (par ailleurs très peu fondés) d'un Mélenchon se ralliant à DSK dans un gouvernement centriste pour faire sa petite candidature trotsko-trotskiste je le trouve assez faible... C'est un peu la théorie du champ des possible : considérer quelque-chose d'impossible et le rendre impossible par cette considération...

Par ailleurs, les réflexion qui invitent à revisiter pour la centième fois les psaumes de Léon me font doucement rire sinon peur. Ca me fait un peu la même sensation qu'un mec s'appuyant sur la bible pour le moindre de ses choix de vie. Quelle place y-a-t-il pour la réflexion, l'intelligence critique et la création dans une univers verrouillées par des théories qui, si elles sont importantes et doivent participer à notre réflexion, n'en reste pas moins vieilles et à dépasser...
Pas de dogmatisme ! La Raison partout doit l'emporter ! C'est l'essence de tout combat démocratique selon moi...

Par ailleurs, et je vais finir la dessus, je doute qu'il y ait un accord pour 2012, je n'en fait porter la responsabilité à personne. Vous avez probablement des raisons, parfois bonne surement, de ne pas vouloir de Mélenchon, mais on ne va pas s'arrêter pour autant et aucune organisation n'est indispensable. Ce sont surtout les militants, dans la campagne, dans leurs discours et par leur implication dans les luttes qui détermineront si on restera à se regarder dans les yeux à parler de léon jusqu'à 3 du mat' ou si on sera sur le terrain à tenter avec un pouvoir qui nous aura été confié par les citoyen de renverser cette République oligarchique et le système capitaliste qui va avec !