jeudi 8 avril 2010

Porcinet se déchaîne

Complètement dingues, de plus en plus dingues, chaque jour un peu plus dingues que le jour d'avant et moins que le lendemain, s'enfonçant résolument dans la dinguerie au fur et à mesure qu'ils voient le modéle politico-économique qu'il appellent de leur vœux se casser inéluctablement la gueule, les néolibéraux sentent que le vent ne leur est plus favorable et que tout le monde les regarde par en dessous, et du coup, ils deviennent encore plus dingues puisque c'est dans leur logique interne.Les néolibéraux, fondamentalement, sont des flippés. Des grand angoissés de la vie qui exorcisent leurs trouilles névrotiques en se raccrochant à une idéologie morbide et en braillant sur tous les supports imaginables que c'est en vérité la seule chose Belle et Bonne et que le reste c'est en gros du "communisme". Nous allons illustrer cette vérité élémentaire par un exemple simple, celui d'un grand malade néolibéral bien connu de nos services désormais, et qui a chaque billet démontre qu'un néolibéral, ce n'est décidément pas un être humain normal.

(Pour plus de commodité, nous l'appellerons désormais Porcinet, tant ses écrits rappellent le compagnon de Winnie l'ourson par leur côté très mignon mais tellement veule que c'en est embarrassant)

Et Porcinet, quand il ne dit pas que les méchant syndicalistes grouiiiiik ! c'est que des terroristes grouiiiiik, il pense sincèrement que nos "socialistes" vont collectiviser son pavillon. Oui, je vous avait dit qu'il était rigolo mais n'anticipons pas.

"Benoît Hamon, socialiste bon teint parfaitement à l’aise dans sa jalousie de la réussite des autres, ne déroge pas à cette idée qu’il n’y a rien de mieux, finalement, qu’un bon vol camouflé en intérêt collectif pour égaliser sauvagement les têtes qui dépassent".

(Sempiternelle antienne de Porcinet et de ses congénères, si tu oses ne pas être d'accord avec ses lubies monétaristes, ça s'explique évidemment pas un mécanisme psychologique d'envie et de jalousie de la "réussite" ; peu importe que les écrits de Porcinet et consort dégoulinent d'aigreur et de fantasmes de revanche, ce sont les pas-d'accord-avec-eux qui sont névrosés. Quant à envisager même une nanoseconde qu'on puisse sincèrement penser que le bien collectif prime sur l'égoïsme des particuliers, c'est hors de portée des libertarés comme Porcinet qui jaugent tout à l'aune de leur solipcisme et de leur foncière mesquinerie. Quel étrange enfant à dû être Porcinet...)

"en France, poussé par une droite qui n’arrête pas de se recentrer sur la gauche, le parti de Martine Aubry se radicalise dans des positions caricaturales qu’un George Marchais n’aurait pas reniées".

(Oui, Porcinet parle du même parti qui explique qu'il faut réfléchir à un allongement de la durée de cotisations pour les retraites. Entre autres. Mais bon, ça c'est la réalité et ça n'a jamais intéressé un libéral, la réalité. On notera l'invocation des mânes du défunt Georges, ce n'est pas par hasard puisque : )

"Ben le Rouge (rires) qui déclare soudainement, sous l’afflux d’une poussée d’hormones juvéniles :« Je vais rassurer les gens qui gagnent beaucoup d’argent: si nous revenons au pouvoir, nous allons en prendre un peu plus, voire même beaucoup plus, que ce que la droite leur prend aujourd’hui. » Au moins, cela a le mérite d’être clair : un révolutionnaire russe de 1917 n’aurait pas dit autre chose."

(Et là, c'est parti dans le grand pétage de plombs en direct, on s'accroche c'est de l'épais comme on aime)

"Réussir, engranger de la richesse doit être violemment puni. En 200 ans, on n’a pas trouvé mieux pour créer des assistés, qui constitueront ensuite un fond de commerce pratique pour les élections de personnes de la même trempe : plus d’impôts, plus de vexations, moins de riches, plus de pauvres."

(200 ans, mais c'est que ça nous fait remonter rien moins qu'à la Révolution Française, ça Madame ! Où l'on voit donc la pauvreté rhétorique de Porcinet qui puise ses argument dans le fond commun réactionnaire du faut pas faire du mal aux riches sinon ça va faire que des pauvres et ça sera bien du malheur allez. Là aussi, rien de bien nouveau, c'est le même discours de tous les moutons bêlants qui rêvent d'un Maître viril et puissant à qui obéir, tout en couinant leur effréné désir de "liberté". Oui, nous somme d'accord : ces gens sont d'un pathétique achevé).

"En réalité, ce qui devait arriver arriva : tous les politiciens, en France, savent maintenant qu’il n’y a plus d’autres issues qu’une spoliation active de toutes les couches de population, des plus pauvres aux moins pauvres."

(Oui Porcinet, enfin un éclair de lucidité : ça s'appelle le libéralisme. C'est bien, tu es sur la bonne voie).

"Ne nous faisons aucune illusion : la solution de Ben Le Rouge, c’est une pratique déjà en place, déjà tentée, maintes fois, et qui ne fonctionne pas. Si augmenter les impôts, les taxes et les régimes de contributions permettait d’équilibrer les comptes et de résoudre les problèmes, en 40 ans, la France aurait fini par observer un résultat."

(On l'a dit, Porcinet ne vit pas dans le même monde que les gens normaux ; et il est gentiment naïf, aussi, puisque il pense assez niaisement qu'un régime économique libéral - dérégulation et privatisation à tout va - est incompatible avec une fiscalité alourdie ; sauf que pas du tout, Porcinet, pas du tout : puisque si l'objectif est de tondre tout le monde, et de la plus féroce manière, un gouvernement libéral peut parfaitement concilier les deux en même temps comme ce qui se passe en France - et ailleurs - en ce moment. Puisque l'objectif de ce gouvernement, c'est d'abord s'enrichir lui et ses potes au détriment de tous les autres, et le meilleur instrument pour ça c'est l'idéologie que tu défends bec et ongles, Porcinet. et en plus, on multiplie les taxes débiles au lieu de prendre l'argent où il est : dans les amples poches des nantis. Mais pourquoi est-ce que je fais semblant d'expliquer des choses aussi élémentaires à un dégénéré pareil, moi ?)

Et là, ça devient drôle. Mais vraiment : drôle.

"Le vol de plus de la moitié d’un salaire, par le jeu des impôts, des cotisations et des taxes, est, on vous le dit, on vous l’écrit, on vous le répète, parfaitement légitime, voire libératoire ! Et je ne parle pas, ici, des plus riches, mais bien de tous : tous les salariés se retrouvent ainsi ponctionnés de plus de la moitié de leurs efforts".

C'est là qu'on éclate de rire.

Parce que Porcinet pense vraiment, mais vraiment hein, que dans le "vrai" libéralisme, le gentil patronat va verser au gentil salarié la gentille intégralité de son salaire et que tout le monde y gagnera gentiment. Non, sérieux, essayez de vous représenter comment ça se passe dans la tête à Porcinet pour qu'il dise d'aussi énormes absurdités. Alors que dans le monde réel, si pareille chose arrivait, même en admettant (rires) que le gentil patronat et les gentils salariés etc., ce qui serait gagné d'un côté repartirait de plus belle de l'autre pour payer tout ce qui augmenterait drastiquement dans une économie dérégulée - loyers, soins, bouffe, etc. La seule ligne de défense des cinglés de son acabit étant bien évidemment que puisqu'il n'y a jamais eu de "vrai" libéralisme dont on peut pas dire. Meuh oui. Allez.

"Le petit sentiment de culpabilité à devenir riche, en France, aura été spécialement construit pour, justement, accepter avec un grand sourire que votre argent parte dans les Zœuvres Soziales de la République du Bisounoursland, où chaque être, aussi chétif, débile et branleur soit-il, aura un toit, un repas chaud, du champagne, des putes et des voitures avec chauffeur"

(C'est vrai que tous ces gens qui vont aux Restos du cœur en Ferrari, c'est agaçant à la fin).

"l’école permet aujourd’hui d’entraîner les jeunes à la castagne, en les confrontant de plus en plus tôt aux réalités du racket, du trafic de drogue et d’armes, et à l’organisation de gangs efficaces qu’ils auront à gérer plus tard"

(Le lycée d'à côté ? Mais la Tchétchénie est une plaisanterie, comparé. Porcinet devrait quand même éviter de trop lire les pages "faits-divers" du Figaro, ça lui monte un peu à la tête...)

Bref : Porcinet vit sous le "communisme" et il flippe. Rappelons toutefois que pour Porcinet et ses semblables, la notion de "communisme" embrasse un spectre politique particulièrement large qui va en gros de Nicolas Sarkozy à Kim-Jong-Il. Ce qui est un peu déconcertant on l'admettra, mais s'explique aisément quand on est un peu au fait de la mentalité des gens de son espèce : tout ce qui ne va pas dans le sens de leur délire clinique, est de facto du : "communisme". Et punto.

Et je ne suis que de loin en loin les délicieux billets de cet intéressant garçon, mais il me semble que plus ça va moins ça va et qu'il est de plus en plus en train de s'énerver tout seul devant son écran avec force grouiiiik !!!, et franchement je commence d'être assez inquiet pour sa santé ; c'est qu'il nous ferait un ulcère, à force, et du coup, il ne pourrait plus écrire des choses aussi rigolotes.

Admettez que ce serait dommage.

10 commentaires:

Anonyme a dit…

Franchement qu'est ce qu'on en a foutre des élucubration d'un pauvre type qui écrit sur son petit blog des conneries qui ne seront lues que par deux pelés et trois tondus ?!

Faut pas s'étonner de faire 2% quand on a rien a dire sur la vraie vie et qu'on se focalise sur le virtuel !

Léo a dit…

T'as oublié une citation fort amusante :

"les créateurs de richesse français continuent à fuir, en nombre toujours plus grands"

Le pauvre, il confond ceux qui profitent des richesses avec ceux qui les créent...

Anonyme a dit…

C'est un beau pseudo de chanteur ça : "grand porcinet malade". Et il fait tout plein de rimes en grouikkk!

Anonyme a dit…

D'un autre coté, si on lui laissait la liberté d'aller se faire enculer par le fondement de pension de son choix, il nous foutrait la paix.

Et qu'on ne me fasse pas croire que même le plus talentueux créateur de richesse saurait employer un esprit aussi limité : à part peut-être comme petit contremaitre du troupeau d'esclaves d'une mine de charbon qu'il s'agit, justement, de libérer.

Bref, pour l'avenir de l'homme, libérons les libéraux et qu'ils aillent où bon leur semblera, c'est à dire, le plus souvent, vers leur tombe. Amen.

ElectricEye a dit…

Qu'il devienne complètement fou c'est son problème.
Mais je ne comprends pas comment un tel individu puisse avoir autant de fans (il suffit de voir les commentaires en réaction).

Vince a dit…

Faut être compréhensif CSP, l'achromatopsie est une maladie rare, souvent consécutive à des lésions cérébrales...

AffreuxSale a dit…

T'inquiètes, il a une bonne mutuelle, LUI.

Forcément.

comité-de-salut-public a dit…

Mouais, mais lui aussi il m'aime beaucoup. La preuve, il a toujours mon fake en lien, celui où il y a mon adresse. Pour que qui sait ? un jour, un brave se décide à venir...
Un jour.
Quelqu'un...
(mais pas lui, hein, ah non alors, t'es fou toi ?)

comité-de-salut-public a dit…

"les créateurs de richesse français continuent à fuir, en nombre toujours plus grands"

Ah non, on est toujours dans le même pays, nous...

Arkly a dit…

"D'un autre coté, si on lui laissait la liberté d'aller se faire enculer par le fondement de pension de son choix, il nous foutrait la paix."

Pas sur... Notre grand et généreux gouvernement leur a déjà donner l'occasion d'appliquer à eux même ce qu'ils préconisent pour la société.

http://www.lautoentrepreneur.fr/

Combien ont changé de statu et abandonné leur protection sociale pour conquérir leurs "libertés" ?
Il est certain qu'il doit en exister des cohérent avec eux même, mais es-ce une majorité... J'ai comme un doute.