mercredi 14 avril 2010

Détricoter

Ce qui frappe le plus, quand on lit les commentaires de journaux en ligne dans les articles concernant la "réforme" - scélérate - des retraites, c'est le nombre de personnes qui la défend mordicus en reprenant l'argumentaire medefo-TFiste point par point, jusqu'à l'inévitable combo : "mais de toutes façons les caisses sont vides/quel avenir voulez-vous laissez à nos enfants ?".

Même en mettant de côtés les militants UMP payés à cette tâche, ou pis encore bénévoles de leur propre aliénation enthousiaste puisqu'il est évident qu'ils soutiennent une action qui les mettra eux aussi inévitablement dans la merde, reste nonobstant une frange de gens sincères, qui avalent complètement la propagande gouvernementale et la recrachent à la virgule. Il faut ici faire un distinguo, même si de prime abord celui-ci n'apparaît pas évident : les umpistes et autres authentiques libéraux complètement calcinés qui croient que la privatisation va apporter le bonheur à l'humanité en dépit de toutes les preuves que la réalité leur assène et dont on ne peut rien faire sinon éventuellement une piqûre pour abréger leurs souffrances ; et les gens de bonne foi qui ont tellement la trouille à force de travailler sous l'épée de Damoclès du chômage et de visionnage trop intensif des journaux télévisés qu'ils finissent par se dire pour de bon qu'en fait mon Dieu mon Dieu la dette publique la dette publique etc., vite, sauvons nos retraites : va falloir travailler davantage, fais chier mais c'est comme ça.

On ne répètera jamais assez qu'un système aussi inique, injuste, et dysfonctionnant que le capitalisme ne pourrait absolument pas fonctionner un seul jour sans le soutien massif de ceux même qu'il détruit ; l'adhésion au "projet" capitaliste étant présentée comme seule viable depuis une trentaine d'année - There Is No Alternative de la momie qui fait sous elle Thatcher -, toutes les autres idées étant présentées soit comme complètement farfelues au mieux, soit porteuses de sombres relents de totalitarisme au pire, rien d'étonnant que des pans entiers de la population acceptent par la résignation ce qu'on leur présente systématiquement comme inévitable.

De ce point de vue, autant la déconstruction du discours mensonger sur les retraites est ô combien nécessaire et indispensable, il n'empêche qu'une partie large de la population continuera d'être sinon convaincue, du moins ne saura pas quoi envisager comme autre système politico-économique que le néolibéralisme et bornera ainsi ses horizons à ce que lui répète sans cesse la domination. Quand on ne peut même plus penser que quelque chose d'autre est possible, quand la possibilité même d'alternative est étouffée dans l'oeuf, on courbe la nuque et on part au boulot en essayant de ne pas trop se plaindre, et encore pas trop fort des fois que.

C'est à cette inertie mentale provoquée par le bombardement permanent d'information tronquées et de mensonges, cet affaissement de l'esprit de ceux qui ploient sous le joug qu'il faut s'attaquer. Ce renoncement d'avance est notre pire adversaire, et son corolaire l'aquoibonisme est le meilleur allié de l'ennemi. Or cette attitude ne vient qu'à partir du moment où on doute. Où on se pose des questions. Où on commence de vaciller quand on est rongé à force de voir la Réaction triompher et de commencer à se dire qu'à la fin, il n'y a peut-être plus rien à faire...
Attitude d'autant plus pernicieuse que l'échec n'en finit pas d'engendrer l'échec dans un cycle malsain qui encourage ceux d'en face à continuer de plus belle.

Pour nous gens de gauche, il devient donc absolument nécessaire de ne plus douter. Et pour ce faire, de ne plus raisonner en terme "d'espoir" ou de "désespoir", de ne plus "attendre" quoi que ce soit, mais de se poser des questions simples, comme par exemple :
Quel est l'ennemi ?
Comment l'écraser ?
Que construire après ?

Il faut d'autant plus insister là dessus que précisément notre camp est celui qui est le plus, disons, "cérébral" : celui qui s'interroge le plus, et pas toujours à bon escient par ailleurs. Celui qui est le plus perméable en tout cas au doute rongeur et qui partant finit par se replier sur ses questions.

Ce n'est pas qu'il faille arrêter de se poser des questions ; mais il faut commencer par se poser les bonnes.

18 commentaires:

Kassiop a dit…

Deux arguments, que je répète et re-répète à propos de la réforme des retraites :

* La croissance du PIB.
Tout le monde connait, même ceux de droite.
La croissance tourne autour de 2% depuis les années 70 en France.
Alors même avec une croissance faible entre 1% et 2% du PIB par an , en 40 ans la richesse du pays sera quasiment doublé.
Et il va aller où ce double de richesse du pays ?? Y'en aura pas un peu pour nos vieux ??

* Le déficit des caisses de retraite
Il suffit de les rapporter à un salaire actuel, environ 1000 Euros pour un smicard,
cela correspond à un découvert de 25 Euros à la fin du mois.
Et j'en connais beaucoup qui serai content de n'avoir que 25 € de découvert ... surtout leur banquier.

*Les prévisions de la COR (Conseil d'orientation des retraites)
Ne sont que des prévisions, et malheureusement certains n'utilise que les prévisions les plus haute (ou les pires)
en terme de retraités "survivants" et du budget nécessaire pour payer leurs retraites.
Sauf qu'en regardant les prévisions faites dans les années 80, et celle des années 90 et celle du début des années 2000,
il est facile de constater que la réalité a eu du mal à dépasser les prévisions moyenne.
Ce qui est normal, les assurances ont de bonnes statistique sur l'espérance de vie des gens (il font leur beurre la-dessus, même si c'est un peu moche),
et l'INSEE et les statisticiens du COR savent faire des additions (et soustractions) toute simple,
mais pour se "couvrir", être dans les clous,
ils mettent une borne haute, très haute, et une borne basse, très basse (on en entendant pas parlé de celle-là, pourtant elle est aussi marrante,
59% au lieu des 89% en 2050 du ration retraités/actifs, ce qui ne met plus en péril le régime des retraites tel qu'il est aujourd'hui,
et rend inutile la réforme )

Sur l'autoroute, je parie que les voitures roulent entre 60 Km/h, le minimum légal, et 260 km/h, le max atteint par des voitures puissantes ... Je risque fort de gagner, même si une grande majorité de voiture roulent à 130 k/h

Anonyme a dit…

Là pour le coup on a tout ce qu'il faut pour contrer la propagande de la droite.

http://www.exigences-citoyennes-retraites.net/

http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article314

Et rappeler quelque fait historique:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance

http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance

Voila grosso merdo.

Jean a dit…

"Il faut d'autant plus insister là dessus que précisément notre camp est celui qui est le plus, disons, "cérébral" : celui qui s'interroge le plus, et pas toujours à bon escient par ailleurs. Celui qui est le plus perméable en tout cas au doute rongeur et qui partant finit par se replier sur ses questions."

Ah ah ah. Là je suis obligé d'en rire, désolé. Premièrement, tous les "extremismes" politiques sont des traditions de l'ecrit et du "cerebral", aussi bien l'anarchisme que le fascisme que le marxisme ou le liberalisme. Par définition, le ventre mou c'est là où on ne réfléchit pas.

Deuxièmement, je veux bien qu'il y ait des blogs réacs lamentables mais de manière générale ils se distinguent largement par leur culture et leur ecriture. Mais c'est pas spécifique a l'époque. Les marxistes adulent la plebe, c'est normal qu'ils meprisent la culture, la beauté et toutes ces saloperies bourgeoises oppressantes.

Enfin mais c'est un problème plus général, vous persistez à formuler les choses en termes de desirs et d'ideal. Ce serait mieux si c'etait comme si, c'est terrible si ce n'est pas comme ça etc. C'est un problème structurel, il a un nom, l'idéalisme, et vous allez vite le payer cher parce que les idées finissent toujours par se cogner contre le mur du réel. Après, ça passe ou ça casse. C'est comme les profs. J'ai vu qu'ils faisaient une grève contre une loi déjà votée. Bah c'est un peu pareil pour la gauche en general. Vous faites de grandes incantations contre des choses sur lesquelles vous n'avez pas de prise.

Ce qui rend sans doute malheureux, comme a chaque fois qu'on conditionne son propre apaisement a la realisation de choses qui ne dependent pas que de notre volonte (ce qui explique aussi je le concede une partie du mal etre de certains fds qui n'arrivent pas a accepter la realite, a desintegration sans retour de leur pays et la montee inexorable des violences communautaires).

Concernant les retraites, pour moi c'est clair. Je ne paierais pour des connards de vieux individualistes qui se sont goinfrés comme des porcs avec un fric qu'ils n'avaient pas, qui ont flingué mon pays et sa culture et qui veulent maintenant partir a 60 piges au club med en me volant le fruit de mon travail. Je paierais pour les miens, les autres iront se faire foutre. Et là il y aura un grand moment de justice immanente. Ceux qui auront été des connards individualistes creveront seuls comme des rats sans retraite. Tout se paie et maintenant c'est la generation des 68tards qui essaie de fourguer a ses gosses son addition. Bah, désolé, mais non. Bonne nuit.

Anonyme a dit…

jean
Je ne paierais pour des connards

Ceux qui auront été des connards individualistes creveront seuls comme des rats sans retraite.

Tu va donc crever comme un rat sans retraite.

les2terres a dit…

Je ne reviendrai pas sur le commentaire de Jean : ses petits enfants lui feront payer très chers ses illusions de mouton individualiste même pas vieux. C'est juste un connard de jeune individualiste qui aimerait bien se goinfrer comme un porc avec le fruit du travail des enculés de feignasses dans le genre des mecs qui réfléchissent à comment sauver son cul merdeux de la fosse sceptique des idéologies pseudo-libérales et vraiment liberticides. Comme il dit : tout se paie. Jean : commence à économiser, beaucoup, à faire un gros emprunt, même. Parce que tu vas faire un très gros chèque dans très longtemps (plus longtemps que les connards de vieux individualistes etc. qui te servent de parents).

Kassiop, deux remarques : les banquiers aiment les découverts, ils adorent ça, et il préfèrent quand on les dépasse, de beaucoup, et souvent. C'est la banque de France qui dit que c'est mal, les découverts, mais la BdF embête bien les banquiers, tu peux le croire. Ensuite, concernant le PIB : les richesses augmentent, certes, mais le coût des choses (production/consommation) augmente aussi. Et il est lié à la "croissance" : je me demande ce qui se passera quand il y aura 27 bagnoles par foyer et 18 comptes fuckbook par spermatozoïde imaginé...

CSP : euh... rien. Marre des mecs qui z'ont raison. C'est pas juste !
Sinon, au de se branlouiller avec les répartitions des retraites, les PIB, les COR, les hymens de ma coccinelle en plastique et la main du zouave dans la culotte de la soeur à une des soeurs Bruni, pourquoi on ne commencerait pas à plancher (et pas à parler) sur la RÉPARTITION DES RICHESSES COMMUNES RAPPORTÉE AUX BESOINS VITAUX DE L'HUMAIN ?

ENfin moi je dis ça comme ça... Pis on pourrait parler du travail, aussi...

Il me vient un souvenir, comme ça, en passant, un peu brutal...
"Salauds de retraités"

Xavier Bignet, idée à liste.

olses a dit…

"C'est un problème structurel, il a un nom, l'idéalisme, et vous allez vite le payer cher parce que les idées finissent toujours par se cogner contre le mur du réel."

on croirait entendre la fondation saint simon et ses sbires(alain minc,francois furet ou luc ferry)

laissons la politique aux mains des experts.
l'ideologie de la fin des ideologies
la fin de l'histoire...

et autres conneries

David.A a dit…

...Les marxistes adulent la plebe, c'est normal qu'ils meprisent la culture, la beauté et toutes ces saloperies bourgeoises oppressantes."

Une affirmation aussi grotesque, qui fait preuve d'une ignorance crasse de la réalité historique, mériterait bien un bon coup de boule. Et le reste du commentaire est à l'avenant.

C'est au contraire la droite qui vomit la culture, ayant très bien compris que celle-ci est son pire ennemi. Une population éduquée et avec le plus grand accès possible à la culture, la vraie, ne peut pas voter à droite. Pour reprendre une analogie facile à comprendre, c'est comme une épiphanie. Plus on se cultive, plus on se rend compte qu'être de droite est laid, grossier, vulgaire, liberticide, idiot, inutile...en un mot, un obstacle dans l'évolution naturelle de l'humanité.
Quand on est jeune et con, on est de droite parce qu'on est inculte et que c'est plus facile (être de droite permet de se reposer le cerveau aussi, c'est comme la TV). Puis on grandit. On voyage, on rencontre d'autres gens pas comme nous, qui pensent et vivent autrement. On ouvre les yeux quoi. C'est pourtant pas difficile à comprendre!

Et comme la réalité et les faits persistent à les contredire, qu'il suffise de citer un soirée de 2007, avec Mireille Mathieu et JM Bigard. Pourquoi, de tout temps, et sauf exceptions rarissimes, la droite (et pas seulement la droite française) a-t-elle tant de mal a attirer UN SEUL ARTISTE ?

Et l'argument "gniih...tous des drogués...gnhnii, cosmopolites...gniihh,homosexuels gnhii..." c'est pas fameux. Par ailleurs, comme dans le cas de cette veille merde d'Allègre (ou du réchauffement climatique tout entier tant qu'on y est), on a un peu l'impression qu'il ne s'agit même pas d'un équilibre. TOUTE LA CULTURE a bien compris que la droite la haïssait. Comme TOUS LES SCIENTIFIQUES ont bien compris qu'Allègre devrait être empalé en place de Grève pour crime contre l'intelligence.

Olivier a dit…

Ca ne répond pas à la question que tu poses, mais ça offre un éclairage salvateur sur le "problème" des retraites :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/03/23/le-report-de-l-age-de-la-retraite-contribuera-a-baisser-les-pensions_1307467_3224.html
cité par
http://piratages.wordpress.com/2010/04/14/linfinie-reforme-des-retraites/

Ecrire à son député, ça compte encore ?

cultive ton jardin a dit…

Je suis une connarde de retraitée qui est partie à soixante piges se goinfrer des cotisations des braves travailleurs comme Jean. Un peu plus de soixante piges, pour de vrai, parce que, tout en ayant cotisé toute ma vie, ma retraite menaçait d'être à peine suffisante pour survivre.

Cotisé toute ma vie? Ben oui, tant que j'ai travaillé, j'ai payé pour les vieux de mon époque, ce que je ne regrette aucunement. Mes parents avaient fait pareil, et pourtant, en face de chez nous, sous les combles d'un vieil immeuble, logeait une pauvre vieille qui achetait chaque jour un pain de 800 g et un litre de pinard. Sa ration de la journée, et de quoi s'endormir le soir le ventre pas très plein.

Donc je ne regrette pas d'avoir payé pour les autres. Les premiers qui ont cotisé ont même payé pour d'autres qui, eux, n'avaient pas cotisé (mais c'était pas de leur faute). Les gars de La SNCF ont même payé beaucoup plus que les autres, parce que leur direction préférait les voir partir à 55 ans, question de fiabilité, un aiguilleur épuisé par une vie en 3X8 ça peut faire des erreurs.

Finalement, elle avait de la chance, la vieille d'en face, mais "on n'arrête pas le progrès". Le progrès humain, surtout, car quand on lit des professions de foi comme celle de Jean, on se pose des questions sur l'humanité.

Anonyme a dit…

Ce sont les mêmes qui assènent qu'il n'y a plus de sous dans les caisses qui soutiennent qu'on ne peut pas retenir le capital car aujourd'hui trop dématérialisé : comment on peut affirmer qu'il n'existe plus de capital pour les retraites alors que ce capital n'est plus matériel (qu'on a pas quelque chose d'abstrait, d'impalpable)?
Nécessité faisant loi, plus de sous dans les caisses ou pas, c'est la raison qui sera en retraite.

Libé râle a dit…

Moi, ultra-libéral que je suis, je soutiens à 100% le NPA dans sa volonté de ne pas toucher au super système de retraites français (système que le reste du monde nous envie, cela va sans dire). Je propose même qu'on mette la retraite à 40 ans et qu'on diminue par deux les cotisations (en multipliant par deux les pensions versées).

Réformer un système de retraites en déficit chronique, ce serait le pérenniser. Or nous, libéraux, ne voulons pas voir ce système perdurer : nous voulons sa destruction. Il ne faut donc surtout rien toucher, afin que ce système pyramidal s'effondre, inévitablement, comme un chateau de cartes.

Malgré leur rhétorique du 19ème siècle, Besancenot et Mélenchon sont nos meilleurs alliés :)

comité-de-salut-public a dit…

Mais n'importe quoi, mon lapin ! On veut pas du tout qu'il reste tel quel : on veut obliger les riches à casquer de gré et de préférence de force, histoire de se faire un peu plaisir en les obligeant. Rha, faut tout vous expliquer, décidément.

Anonyme a dit…

Oula oui, mon dieu, le pauvre…

Et d'ailleurs nous aussi on veut le reformer le systeme, commencer par revenir sur toutes les conneries que vous bandes de veaux avez faites (exonérations de cotise pour les patron, bouclier fiscal, blocage des salaires etc).

Sans ca ce systeme tourne impec, comme tout service public d'ailleurs que vous etes obliger de détruire petit a petit pour faire croire que ca ne marche pas.

France Telecom et EDF pour ne prendre qu'eux étaient de vrais merveilles avant que des attardés de libéraux y touchent.
Et c'etait les gens qui faisaient fonctionner ca au poil et ils en étaient fier.
(yavait de quoi en même pas, pas comme vous qui n'êtes que des parasites a vivre sur le travail des autres)

Alors apres tout ca, pensez bien, on va pas y aller avec le dos de la cuillère.
Et j'ai un plaisir fou a imaginer le moment venu.

Anonyme a dit…

On veut tellement le réformer le système des retraites que vous en serez les meilleurs financeurs. C'est d'ailleurs une des seules raisons pour laquelle il n'y aura pas d'ouverture de goulags : à quoi serviriez-vous dans un goulag? vaut mieux qu'on se serve de vous pour payer non seulement les retraites mais aussi les dépenses sanitaires et sociales. Et jusqu'à ce que mort s'en suive de préférence de toute façon les libéraux sont tellement cons qu'il y en aura toujours un pour en remplacer un autre : un peu comme les lapins, ça se reproduit très vite ce qui permet de se nourrir aisément. Tout est bon dans le lapin.
Et bin oui qu'est-ce que tu veux on peut pas comme vous déclarer péremptoirement l'hyper efficience de votre système et en même temps ne rien en faire. Il faut bien en faire quelque chose et nous on a trouvé : puisque vous vous autodéclarez créateurs de richesse nous on se propose de les dépenser, et on vous fera par dessus le marché (le marché libre et non faussé naturellement ah ah ah) payer des taxes et des impôts pour que vous ayez le droit de raquer.

Libé râle a dit…

> Alors apres tout ca, pensez bien, on va pas y aller avec le dos de la cuillère.
Et j'ai un plaisir fou a imaginer le moment venu.

Oulala, j'ai très très peur !

Vous allez faire comment, au juste ?
Pas en étant élu j'imagine, vu qu'avec 2% ça risque d'être un peu limite...

Besancenot va sans doute nous envoyer son armée de lumpen-prolétaires, qu'il tente désespérement et avec le succès que l'on connait de recruter dans les banlieues ?

Ou bien CSP va nous pondre un énième billet offusqué commentant un article sans intérêt du Figaro ?

Vous allez peut-être rédiger un éditorial vengeur dans "Tout est à eux" ? Ou encore inventer un super slogan ou une super pancarte pour votre prochaine manif?

Je vais vous révéler un secret : à part quelques rigolos comme vous, personne ne veut la révolution (ni même un programme socialiste confiscateur). Surtout pas les fonctionnaires et les syndicalistes, qui au contraire passent leur vie à défendre bec et ongle leur petits acquis et leur petit confort bourgeois.

Sinon, j'avais rédigé une réponse assez détaillée expliquant un peu le problème des retraites, mais je pense que c'est sans intérêt pour vous. En résumé, ça disait ceci : l'ordre de grandeur entre ce que vous allez récupérer en piquant aux riches et ce que ça coûte de verser chaque mois de pensions à des millions de retraités n'a absolument rien à voir. Mais bon, tout ça c'est une vision très comptable des choses, et la révolution ne saurait s'encombrer de concepts bourgeois comme la logique et l'arithmétique !
On se demande même pourquoi ne pas mettre la retraite à 35 ans, s'il suffit de prendre l'argent des centaines de milliardaires qui vivent en France...

Anonyme a dit…

Krkrkr

Restes en donc a ton niveau de connaissance stp, tu parles de révolution mais tu ne sais même pas ce que c'est ou peut etre.

Pour le reste, tu récites bien ta lecon, mais comme tout bon néocon tu n'y a rien compris.

Le fait est que, la richesse d'un pays, ce sont les prolétaires de ce pays qui la crée.
Personne d'autre, hors il existe une caste, minoritaire de parasite qui nous vole une partie de ce que nous créons.
Alors c'est simple mon petit chou, on va simplement reprendre notre due et vous irez faire votre gentil marché libre et non faussé entre vous sur une ile déserte.
Nous de notre coté on vivra peinard et on fera (un court instant pour rigoler et faire un exemple, parce qu'on aura autre chose a foutre, profiter de la vie tiens par exemple) des paries sur le temps ou vous survivrez sans vous étripez.

Et quand je dis nous, je dis la gauche.

T'en fais pas, profite, profite, tant que tu le peux encore en tout cas.

Anonyme a dit…

Passe ton bac d'abord !

Anonyme a dit…

Vous allez faire comment, au juste ?

Tu ne sera plus de ce monde pour le savoir. Miam Miam le lapinou. Je me demande quelle est la consistance des matières fécales résultant d'un festin de lapinous. Que je suis bête c'est déjà une sorte de matière fécale. Mais serais-je coprophage?