Ivan Rioufol voit l'expression hebdomadaire de son délire paranoïde de grand malade passer en mode payant, et c'est dire à quel point je suis inconsolable. (et aussi d'une insondable perplexité, puisqu'il se trouve donc des êtres humains désireux de payer pour lire les plaidoyers hallucinés du figariste dément...vertige de l'âme humaine dont certains aspects me resteront à jamais un terrible mystère...).
Qu'on se rassure cependant : quelques délicates chroniques assénées au bulldozer surnageront et saurons nous renseigner régulièrement sur la vacillante santé mentale de notre terrible Ivan. Ainsi, il livre une magistrale leçon de géopolitique qui soyons-en certains sera étudiée avec minutie dans tous les cours de psychiatrie des CHU de France, puisque la médecine est décidément la seule science qui peut encore pouvoir se pencher sur ce genre d'incurable.
"Irak : la victoire de Georges W. Bush".
D'emblée : l'audace. Parler de "victoire" en Irak, c'est poser déjà un a priori pour le moins très audacieux, puisque la situation de ce malheureux pays reste incontrôlable à ce jour et il se pourrait même que ça ne s'arrange guère.
"C'est bien sa politique de démocratisation de l'Irak, lancée il y a sept ans après la chute de Saddam Hussein, qui s'affirme, élections après élections et en dépit de graves erreurs stratégiques initiales"
En langue ivanrioufolesque, "envahir un pays pour son pétrole" se traduit par "politique de démocratisation". Ce qui est un point de vue. Comme également "bombardement de civils" peut se dire "erreurs stratégiques". Mais "graves", quand même. 1 million de civils tués, ça fait lourd la boulette.
"Ce week-end, les Irakiens se sont encore massivement mobilisés pour aller voter, malgré les intimidations d'al-Qaida (38 morts dans des attentats)"
Là aussi, étrange traduction : "meurtre de masse" devient "intimidations". Mais comme toujours avec Ivan, après la goûteuse mise en bouche, le plat de resistance est à la hauteur :
"Comme l'écrit, ce lundi, l'envoyé spécial du Figaro à Bagdad, Adrien Jaulmes: "L'invasion américaine et l'instauration d'un nouveau régime ont propulsé le pays dans un système démocratique sans équivalent dans le monde arabe, si l'on exclut le cas particulier du Liban". Mais les médias se gardent, en général, de rappeler la paternité de ce succès, qui contredit leurs analyses moutonnières et anti-bushistes. Ayant été de ceux qui ont soutenu la stratégie américaine de 2003, je me réjouis d'autant plus de cette réussite, même si tout n'est pas encore parfait."
Ouais. On va dire ça comme ça hein ? "Tout n'est pas encore parfait".
L'Irak n'existe pour ainsi dire plus en tant que pays ; une guerre civile entre chiites et sunnites ensanglante très régulièrement l'actualité ; le coût de cette guerre est gentiment en train de ruiner les États-Unis. Et toutes ces sortes de choses...
Oui, en effet : tout n'est pas parfait.
Mais il en faudra bien davantage pour déstabiliser les joyeux va t-en guerre bien au chaud dans leurs bureaux parisiens qui chantent la démocratie imposée au phosphore blanc.
N y aurait-il décidément pas moyen de payer un aller simple à Ivan Rioufol pour Bagdad ?
Qu'on se rassure cependant : quelques délicates chroniques assénées au bulldozer surnageront et saurons nous renseigner régulièrement sur la vacillante santé mentale de notre terrible Ivan. Ainsi, il livre une magistrale leçon de géopolitique qui soyons-en certains sera étudiée avec minutie dans tous les cours de psychiatrie des CHU de France, puisque la médecine est décidément la seule science qui peut encore pouvoir se pencher sur ce genre d'incurable.
"Irak : la victoire de Georges W. Bush".
D'emblée : l'audace. Parler de "victoire" en Irak, c'est poser déjà un a priori pour le moins très audacieux, puisque la situation de ce malheureux pays reste incontrôlable à ce jour et il se pourrait même que ça ne s'arrange guère.
"C'est bien sa politique de démocratisation de l'Irak, lancée il y a sept ans après la chute de Saddam Hussein, qui s'affirme, élections après élections et en dépit de graves erreurs stratégiques initiales"
En langue ivanrioufolesque, "envahir un pays pour son pétrole" se traduit par "politique de démocratisation". Ce qui est un point de vue. Comme également "bombardement de civils" peut se dire "erreurs stratégiques". Mais "graves", quand même. 1 million de civils tués, ça fait lourd la boulette.
"Ce week-end, les Irakiens se sont encore massivement mobilisés pour aller voter, malgré les intimidations d'al-Qaida (38 morts dans des attentats)"
Là aussi, étrange traduction : "meurtre de masse" devient "intimidations". Mais comme toujours avec Ivan, après la goûteuse mise en bouche, le plat de resistance est à la hauteur :
"Comme l'écrit, ce lundi, l'envoyé spécial du Figaro à Bagdad, Adrien Jaulmes: "L'invasion américaine et l'instauration d'un nouveau régime ont propulsé le pays dans un système démocratique sans équivalent dans le monde arabe, si l'on exclut le cas particulier du Liban". Mais les médias se gardent, en général, de rappeler la paternité de ce succès, qui contredit leurs analyses moutonnières et anti-bushistes. Ayant été de ceux qui ont soutenu la stratégie américaine de 2003, je me réjouis d'autant plus de cette réussite, même si tout n'est pas encore parfait."
Ouais. On va dire ça comme ça hein ? "Tout n'est pas encore parfait".
L'Irak n'existe pour ainsi dire plus en tant que pays ; une guerre civile entre chiites et sunnites ensanglante très régulièrement l'actualité ; le coût de cette guerre est gentiment en train de ruiner les États-Unis. Et toutes ces sortes de choses...
Oui, en effet : tout n'est pas parfait.
Mais il en faudra bien davantage pour déstabiliser les joyeux va t-en guerre bien au chaud dans leurs bureaux parisiens qui chantent la démocratie imposée au phosphore blanc.
N y aurait-il décidément pas moyen de payer un aller simple à Ivan Rioufol pour Bagdad ?
11 commentaires:
Dis, tu veux pas broyer du Zemmour, histoire de redonner du cœur à l'ouvrage à tous les intellos précaires que nous sommes.
Rhooo, ça devrait pouvoir se faire, oui...
c'est du happy slapping professionnel...
"surnageront et saurons" end ébut d'article.. grrrr ! signé un blogueur vigilant. ps tu peux sarcler le com après...
"Rioufol ...en mode payant". Aïe ! ça sent la petite déprime CSPéhesque, là. ;-)
@ patrick : je suis inconsolable, en effet.
@ GDC : ben non : je fais des bêtises faut assumer, hein.
Mes remarques:
- "envahir un pays pour son pétrole"
Affirmation contredite par l'attribution par l'Irak des permis d'exploitation de leur pétrole à différents pays, les USA ayant eu une très faible partie!
- "1 million de civils tués"
D'où prenez vous ce chiffre?
Dans ce chiffre, combien de civils tués par les terroristes?
un million de civils tués:
1) Al Quaida n'était pas en Irak avant l'arrivée américaine, c'est l'implosion des structures politiques dues à l'invasion US qui ont créé un vide dans lequel les terroristes ont pu s'engouffrer.
2) L'armée US avec ses bombardements fait plus de morts que ses adversaires, et ça, c'est vérifié, c'est une constante depuis la 2nde GM.
3)Toutes les morts de maladie de faim, etc, liées à la guerre mais aussi à un blocus de 10 ans (je me souviens en 2001 avoir entendu un responsable d'ONG expliquer qu'on ne pouvait même pas apporter de médicaments pour d'obscures raisons administratives, en fait les américains espéraient que le peuple souffrant se révolterai et a obtenu exactement l'inverse: la fanatisation de tout un peuple) tiennent aussi de la responsabilité des États-Unis...
Le résultat de l’élection ne sera pas connu immédiatement. Mais de toute façon, elle n’aura aucune conséquence sur qui détient réellement le pouvoir en Irak depuis 2003 : l’armée américaine.
Pour comprendre la situation actuelle en Irak, il faudrait analyser les événements du passé.
En ce moment, je lis un livre qui vient de sortir « SADDAM ? Les secrets d’une mise à mort », des propos de l’ancien président irakien livrés à son avocat.
Moi aussi j'ai lu ce bouquin.
Ce qui est intéressant, dans le livre, c’est quand il raconte sa fuite et sa capture. Mais on voit bien qu’il n’a rien compris, il continue à croire qu’il va gagner la guerre jusqu’au dernier moment, quand il la sait perdue, il croit que la guérilla va vaincre les américains. C’est un fou mégalo.
En Irak, il y a des gens qui regrettent l'époque de Saddam Hussein. Tout autant que la situation actuelle est vraiment lamentable.
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