dimanche 7 mars 2010

Les bons conseils de tonton CSP

Cette campagne des régionales étant à peu près aussi excitante qu'imaginer Ivan Rioufol sous la douche, et l'actualité ne présentant qu'un intérêt ne m'apparaissant que fort mineur et je suis poli, allons baguenauder dans des terrains plus fleuris, plus légers, plus bucoliques en un mot, en traitant d'un sujet qui fleure bon le printemps :

Comment éviter de se faire démonter la gueule par des méchants dans un cadre urbain.

Car oui, CSP n'est pas seulement le Meilleur Blogueur De Gauche : c'est aussi grâce à lui que peut-être, vous éviterez de visiter le service de traumatologie du CHU le plus proche à la suite d'une fort déplaisante rencontre avec des malintentionnés.
Clarifions d'emblée les choses : nulle apologie de l'autodéfense charlesbronsonienne ici, pas plus évidemment que réclamer la liberté de porter des flingues sur soi comme le couinent les plus atteints des libéraux. Simplement ce constat hélas objectif : on est pas à l'abri de la rencontre avec le ou les sales cons vous voulant expressément du mal. Et il convient de réfléchir quelque peu afin d'anticiper ne serait-ce qu'un minimum ce genre de funeste et détestable moment...

Paranoïa ? Vraiment ? Ceux ou celles qui objecteront ça ont-ils été eux-mêmes mêlés à une rixe ? Se sont-ils retrouvés dans une situation qui s'est mise à dégénérer à toute vitesse en passant sans très bien comprendre comment de "soirée sympa dans un bistrot anodin" à "type hurlant sur vous avec l'évidente intention de vous faire mal" ? Ça ne vous est jamais arrivé ? Vous avez de la chance.
Mais ce genre de chose arrive.
Et partant de l'hypothèse que mon lectorat est composé pour l'essentiel de gens on ne peut plus pacifiques - ce qui est la meilleure chose du monde nous sommes d'accord -, partant également de l'hypothèse suivante qui est que vous n'êtes pas de ceux qui cherchent la bagarre et que vous vous retrouvez donc à votre corps défendant dans un conflit avec un tiers, lequel conflit ayant de fortes "chances" de finir en affrontement physique, alors comme disait l'autre : que faire ?

Prenons les chose dans l'ordre.
D'abord, il y a quelque chose de très simple à faire.

Fuir.

Éviter l'affrontement physique à tout prix. Que ce soit en s'enfuyant au sens strict - courir très vite dans la direction la plus opposée possible -, ou plus simplement en rompant le contact direct, par le désamorçage de la situation en présentant des excuses - même si vous n'êtes pas fautif -, en partant de l'endroit où a lieu inopportune rencontre, bref : passer à autre chose, rapidement de préférence, et ne pas faire monter une sale mayonnaise par fierté mal placée. On pourra m'objecter si on est en excès de testostérone que c'est lâche, que c'est lui qui a commencé, que moi j'ai raison et pas ce connard, blablabla, autant d'arguments pour que ça finisse potentiellement mal, somme toute. Puisque ces situations, on sait à peu près quand ça commence, mais pas du tout quand et surtout comment ça finit...
Et si par orgueil idiot, vous vous sentez vraiment d'entrer dans du fight alors qu'il y a possibilité de vous barrer et avec les risques inhérents à ce genre de choses, c'est décidément que vous êtes idiot, désolé de le dire comme ça. Mais c'est la réalité. Je préfère mille fois passer pour un lâche que m'embarquer dans quelque chose qui peut partir très méchamment en vrille, avec des conséquences trop inconnues et inquiétantes pour que ça en vaille la peine. Le héros qui pisse le sang sur un trottoir, c'est juste : très très con. Voilà.

Or, fuir n'est pas toujours possible pour plein de raisons (pas de possibilités de sortie, obligation de rester au même endroit, etc.) : on est donc coincé quelque part avec un furieux en face qui commence à s'énerver tout seul, et là, on est pas bien du tout, là.
Et, insistons lourdement : il faut, à tout prix, chercher à éviter l'affrontement physique, parce que vous n'avez pas la moindre idée de jusqu'où ça peut aller. Les pages "faits divers" des journaux sont remplies de laides anecdotes sur des gens qui souvent se sont laissés emporter par un contexte, et je pose comme à peu près certain que vous n'avez pas envie de vous y retrouver. N'est-ce pas ? Bien.
On pourra anticiper cette situation en lisant le passionnant topic du forum de David Manise : la désescalade verbale ; ou comment, par l'usage de la parole et du langage corporel approprié, on peut arriver à désamorcer des situations qui craignent. Extrait :

"La première chose à faire, outre de conserver l'avantage tactique (passive stances, délacements, scans permanents de l'environnement etc.) déjà, c'est d'essayer de COMPRENDRE l'autre, de percevoir ce qui l'énerve. D'essayer de voir si on n'a pas réellement fait une connerie (...) La première chose à faire, pour désescalader une situation merdique, c'est déjà de ne pas en provoquer, et de réparer ses erreurs si possible et dès que possible. Civisme de base. L'autre n'a peut-être pas raison de s'énerver, on peut parler plus gentiment et tout, mais bon. Le fait est que si je fais une connerie, je corrige d'abord, si possible, et je discute ensuite."

À apprendre par coeur, donc.
Ce n'est bien sûr pas une technique magique qui va vous prémunir de tout en tout temps et lieux, certes. Il n'empêche que c'est ce qu'il y a certainement de plus intelligent à faire, et pour ma part, si j'avais eu connaissance de la désescalade verbale il y a quelques années de cela, j'aurais pu éviter au moins une fois de me retrouver dans une "situation merdique".

Reste la part la plus désagréable.
Vous avez tout essayé.
Vous ne pouvez pas vous barrer.
Vous avez réellement fait du mieux que vous pouviez pour éviter l'engagement physique. Et rien n'a fonctionné.
Et vous vous retrouvez dans la plus merdique des situations merdiques : ce type en face veut vous faire mal, et il va passer à l'acte.
Là, c'est pas compliqué : il va falloir lui faire mal.
(Et oui, là, c'est très déplaisant. Très très très déplaisant. Parce que toujours a priori, vous n'avez pas envie. Du tout. Ni de lui faire mal, ni d'avoir mal. Et rien de plus normal que ça. Mais là, et on parle heureusement d'une situation rare, voire très rare mais qui hélas peut arriver : c'est un vrai connard de chez connard. Il ne dit plus rien. Il est tendu comme un élastique prêt à claquer. Et il vous fixe avec ce sale regard qui avertit la part la plus animale de votre cerveau que ça va partir en couille de très imminente façon...)

Il va falloir lui faire mal.
Et dernièrement, vous avez eu un peu tendance à sécher les cours de karaté-ninja-boxing-nunchaku de la célèbre école birmane dite Delamorkitu, et ça c'est vraiment ballot, hein.
Va falloir faire avec ce qu'on a.
Fort heureusement, à la base, vous êtes un mammifère. Donc, un animal. Si. Vous êtes juste un peu plus élaboré - et encore...- qu'un labrador, mais de fait, vous êtes, je suis, nous sommes : des animaux.
C'est précisément à cette part là qu'il va falloir faire appel. Encore que dans le contexte précis, il ne devrait pas y avoir trop de difficulté, ce fond commun ayant tendance à resurgir très facilement en situation de stress élevé.
Il va falloir faire mal au connard en laissant "s'exprimer" votre bestiole intérieure. Et c'est clair que ça va pas être joli-joli, ah ça non. Mais hé ? Vous voulez vous en sortir ou pas ?
Lui arracher l'oreille en tirant de toutes vos forces dessus ?
Lui planter les pouces dans les yeux ?
Le mordre, et y compris jusqu'au sang ?
Lui mettre le genou dans les parties ?
Vous débattre en hurlant pour l'empêcher de vous maîtriser ?
Oui.
Oui.
Oui...

Mh ? Voui ? Il y a des petites natures délicates dans la salle ? Des "je pourrais pas faire ça", ou des "mais on est des êtres huuuuuumaiinnns quand mêêêêêêmeuuuuhhh !!!".
Voui voui voui.
En l'occurrence, dans ce contexte précis, vous risquez surtout d'être des êtres humains salement amochés. Voire pire.
Et clairement, dans un cadre de légitime défense, si j'ai la certitude que l'autre en face est déterminé à me faire mal, que je ne peux pas fuir et que je suis en danger physique réel, lui enfoncer mes pouces dans les yeux ?
No problem.

Ensuite, je préférerais évidemment ne pas le faire, hein. Qu'on se comprenne bien là dessus, d'accord ?
Mais disons que bon, le monde étant ce qu'il est, c'est à dire pas toujours rempli de gens sympas et de gauche, et que oui, je sais, ça n'arrive jamais sauf le moment justement où ça arrive...
On fait comment dans ces cas-là ?

Voili voilou, c'était le petit billet printanier de CSP, et la prochaine fois si vous êtes sages, je vous apprendrai comment se débarrasser du corps proprement.

32 commentaires:

Anonyme a dit…

Voili voilou, c'était le petit billet printanier de CSP, et la prochaine fois si vous êtes sages, je vous apprendrai comment se débarrasser du corps proprement.

Krkrkr :D

Bon mais sinon beau billet, j'imagine deja les fafounet en lisant le début et commencant a taper leur message "Gniiiiii sale tapette, Gniiiii t'as pas de couilles, Gniii t'as que de la gueule Gnaaa'" paf anévrisme cérébral qui claque.

Bref, beau billet disais-je et le plus intelligent du monde.
Car oui éviter les situations de merde est la 1ere chose la plus intelligente, la suivante étant de les désamorcer effectivement si possible et la dernière étant de s'en sortir vainqueur si les précédentes n'ont pas aboutis.

Alors c'est effectivement rare, très rare, comme souvent certaines régions/villes y sont plus porté que d'autre etc alors forcement on est pas tous dans le même cadre.

Mais clairement, si ca en vient au mains apres avoir tout tenté, ya pas photo, tous les coups sont permis, et j dirais même que les pires coups les plus méchant sont effectivement recommandé.

Le mec a envie de ca, absolument, il insiste, paf il attaque, autant lui en donner pour son argent donc.

Et c'est marrant mais effectivement c'est aussi a peu pret ce que j'ai toujours pensé, oreilles, nez, les yeux les couilles, pour peu que le mec ait des percings, alors là, régalez vous arrachez tout ce qui dépasse.

Lui faire mal, très mal, c'est ca, exactement ca.

Paix et Amour. :)

bob a dit…

c'est rare qu'un gars aggressif essaye de te maitriser - sauf si tu t'adresses à de filles, peut-être.

dans les raisons pour lesquelles tu ne pourrais pas fuir, t'en a oublié une très bonne : t'es pas tout seul, et tu te sens pas trop de laisser ta copine/ta soeur/un pote taillé comme une crevette derrière toi. ca arrive.

Par ailleurs, le gars qui t'aggresse n'ets pas forcément un "connard", mais bien plus souvent un gars bourré/défoncé, ce qui implique pas mal de choses :
* si tu peux le faire tomber, ils auront du mal a se relever vite a cause des troubles de l'équilibres induit par l'alcool
* par contre, oublie les bequilles aux chevilles, doigts dans les yeux, etc. les gars vraiment imbibés ne sentent que peu la douleur.

sinon tes conseils de combats exigent tous d'être au corps à corps, ce qui est généralement une très mauvaise idée, surtout que les gars qui sont aggressifs sont généralement plus imposants que la "victime" (sinon ils en choisiraient une autre). Et au corps a corps, le plus lourd et quand même super avantagé. Y a pas de solution magique au combat pour battre un gars plus fort sans arts martiaux.

Une bonne solution, appeler au secours. Clairement, le plus fort possible. Pas juste crier - les gens peuvent avoir un doute, genre "c'est encore des clodos qui sont bourré". Non, le bon vieux "au secours !", ca marche encore bien, quoiqu'on en dise.
je me suis retrouvé plusieurs fois dans la rue a 2 heures du mat pour avoir entendu ca - et j'étais pas seul à m'être levé.

galunto a dit…

c'était vraiment très intéressant

comité-de-salut-public a dit…

Alors là, aaaattention : ce ne sont pas des recettes magiques pour se sortir de TOUTES les situations possibles non plus ; c'est juste des "conseils" de "bon sens" (je crois) ocazou : rien de plus. Et effectivement, une autre bonne solution : gueuler - mais alors : gueuler. Fort. - "au secours !" quand on sent que bonbin voilà voilà je suis dans le caca, là.
(et puis j'avais pas envie de parler politique aujourd'hui, na).

bob a dit…

J'en profite pour raccorder un peu ca a la politique (quand même), pour dénoncer l'idée commune que "personne ne fait jamais rien quand quelqu'un est aggressé".

J'ai habité à Paris la majorité de ma vie. De aggressions/embrouilles, j'en ai vu des vraies. Un truc qui est réel, c'est le côté "ca me regarde pas", "c'est des grands garçons", etc. Donc disons, un aspetc individualiste déplorable, mais ne relevant pas a proprement parler de la lacheté - en tout cas pas majoritairement. Plutot un genre d'autisme collectif.

*Par contre*, si les passants voient de façon irréfutable (genre le "au secours !" dont je parlais), des gens interviennent. Moi, mais pas que. J'ai vu ca assez souvent. Je n'ai *jamais* vu de contre-exemple. Au pire, quelqu'un appelle la police (quand il y a toute une bande en face).

Je pense que le discours défaitiste/pessimiste sur le comportemement du peuple est loin d'être neutre politiquement, mais au contraire arrange la bourgeoisie. Ce qui esplique son succès actuel.

Le peuple ne demande qu'à être courageux - je le pense sincèrement - mais dois vaincre ses préjugés individualistes (le côté suposément ridicule d'aller défendre quelqu'un - on m'a même dit "tu te prends pour un mousquetaire ?").

comité-de-salut-public a dit…

Maismaismais...c'est que je n'avais pas vu ça comme ça, mais en effet, moi-même en y repensant, je n'ai jamais vu des gens ne pas intervenir dans des situations d'appel au secours.
Et en effet, le discours sur la "lâcheté" supposée des "gens" peut effectivement avoir un arrière-plan politique. Oui. C'est une hypothèse viable.

grisnoir a dit…

je suis deja intervenu dans un bus quand une bande d'ados merdeux s'en sont pris à un passager un peu trop efféminé, je n'ai pas hésité à les injurier et à leur balancer des "putains de ta mere" sans honte, les autres passagers étaient aveugles...
ah, un détail: je suis aussi bègue suite à une agression par des petits cons en sixième, ça laisse des traces, dont une allergie aux bandes de voyous.

Franc belge a dit…

Merci pour ces conseils très intéressants. J'ai été la cible il n'y a pas très longtemps d'une agression verbale (assez mineure) d'un mec qui visiblement avait des problèmes avec sa sexualité et que la vue de deux mecs s'embrassant avait grandement offensé. Les deux tourtereaux étant mon chéri et moi-même, en l'occurrence.

Il se promettait même d'user de violence mais comme il était un peu gringalet, l'idée de lui envoyer sans préavis mon poing (ganté en plus) dans sa gueule m'a traversé l'esprit. Le tout a duré dix secondes sous les regards plutôt médusés des voyageurs. Le métro était arrivé à notre destination et nous avons donc quitté les lieux sans coup férir. J'ai quand même bien maté derrière mon épaule, des fois que les griffes soient plus grandes que la gueule.

Finalement, mon réflexe primaire (je vais le crever ce con, en plus il est petit) était très mauvais. Si mon voyage avait duré plus longtemps, j'aurais sans doute pris une très mauvaise décision.

cultive ton jardin a dit…

"Le discours sur la "lâcheté" supposée des "gens" peut effectivement avoir un arrière-plan politique. Oui. C'est une hypothèse viable."

C'est tout à fait évident. Personne ne semble jamais s'aviser que, quand un fait divers arrive au 20 heures, c'est qu'effectivement personne n'a osé ou pu désamorcer la violence. Et que, par définition, si quelqu'un (ou quelqu'une, ça existe, oui oui) désamorce intelligemment, ça ne DEVIENT PAS un fait divers sanglant susceptible de franchir le mur du son et de l'image.

Je suis sûre que chacun de nous a déjà rencontré ces situations où ça chauffe, et où une ou plusieurs personnes interviennent efficacement. Des gens courageux et intelligents yen a plein, mais sont pas toujours là au bon moment. Ce qui permet à nos pros de la manip de nous faire croire que nous sommes un peuple de lâches connards, et kya que les caméras (et la police) pour nous protéger.

grisnoir a dit…

petit apparté sur la "lacheté" des voyageurs: on n'intervient que si on se sent concerné et responsable. S'il y a de nombreuses personnes, chacun pense que c'est à l'autre d'intervenir, et personne ne bouge.

Makhnovchina a dit…

Désolée de casser un peu l'ambiance, mais le coup du "au secours" marche mieux si vous êtes un homme.....
Dans le genre je me suis faite aggresser rue Bayard il y a 6 ans, à quatre de l'après-midi, la rue blindée de monde..... 5 gars (et 2 clebs) me tombent dessus, les gens continue à passer autour sans rien dire pendant que je me fais dépouiller..... un super moment !
Par ailleurs, je vous rappelle qu'un principe de base de la femme aggressée c'est "tu crie au feu, jamais au viol, sinon les gens ferment les volets"....
On ne réagit pas toujours de la même manière en fonction de l'aggression à laquelle on assite.... Moi aussi je bouge si j'entends appeler, au pire je crie voire, en cas extrème, j'appelle les condés.... Mais non je ne crois pas que ce soit le cas d'une large majorité.

comité-de-salut-public a dit…

Les gens, remerciez moi de modérer les commentaires. Surtout sur un sujet pareil qui allait évidemment attirer tous les fafounets en demi-crise d'anévrisme, très "je me tripote sur les photos de Poutine torse nu" et "je suis traumatisé chaque fois que je prends le métro".
Mais bon, qu'attendre d'autre ? Le billet est une tentative de réfléchir sur l'agression potentielle et des moyens - "raisonnables " d'y faire face, et rien que cette phrase, c'est trop compliqué pour eux.

VLG a dit…

Laisse-en passer 1 ou 2 de gratinés quand même qu'on rigole. Mais pas plus hein.

Makhnovchina :
Moi j'ai plutôt constaté l'inverse, les gens ont plus tendances à voler au secours des nanas (ceci dit je ne connais pas le cas des agressions sexuelles).

Anonyme a dit…

Bon un petit commentaire de plus. Quitte à me sentir proche des petits fafounets, mais bon, puisque CSP à sorti un sujet pour les attirer.

Trois techniques pour "éviter" l'affrontement. Ces technqiues sont plutot face à un agresseur potentiel unique, type "mendiant agressif"

* Garder une distance, en adaptant les mouvements à la personne en face. Quitte à quasiment se tourner autour. Et ne pas être de face, plutôt à 45 degrés. C'est une bonne position si un combat doit s'engager, mais surtout ca fait passer mentalement votre adversaire potentiel d'une logique de chasseur/proie à une logique d'affrontement, qu'il va probablement refuser

* Refuser la conversation, en répondant pas un mot, lisse et neutre : "non", "non", "non", "je sais pas". Evitez les oui ou toute relance de la conversation. Efficace si une personne en face cherche une raison pour s'énerver et devenir agressif

* Applicable aux transports en communs, tard le soir. Attendez le train plutôt vers le milieu, jamais tout au début ou à la fin. Vous aurez le choix du wagon ou monter. Prenez un wagon plutôt rempli

comité-de-salut-public a dit…

@ VLG : trop tard, parti dans les limbres de Ternet. Mais crois moi, tu ne manque vraiment rien...

Il y a aussi quelque chose qui va dans sens de l'usage de la désescalade : la plupart, voire l'immense majorité des gens n'ont pas *vraiment* envie de se battre. Offrir une solution de sortie de crise qui laisse intacte l'image de soi de tout le monde est, je le crois, la solution la meilleure. Quand, c'est possible, s'entend.

Vry a dit…

Mon conseil fafounet du jour : évitez le point 2. Pourquoi ? Parce que ceux qui vont vous agresser ont 80% de chances d'être des racailles (autrement dit majoritairement noirs ou arabes de confession mouzz (c'est pas moi qui le dit, c'est eux) et/ou des wiggers/convertis) et leur truc c'est de buter du gwer, du "sale français" de "l'enculé de jambon beurre" pour reprendre leurs charmants termes. Si vous essayez de les raisonner ils vont prendre ça pour de la faiblesse, donc continuer plus fort.

Quant aux fafs, en général ils ne vous agressent pas par contre quand ca vous tombe dessus, vous êtes très doués pour le point numéro 1, encore vu récemment à Nice (jets de cailloux sur un bus puis retour fissa juste derrière les flics pour se protéger)

Allez gros poutoux les gôches, et pensez à aller manifester dans Paris qu'on se marre encore de vous voir courir et vous faire bolosser

comité-de-salut-public a dit…

Ah, quand même, çui-là, fallait le faire passer, non ? Je veux dire, il mérite, hein.
"80% de chances d'être des racailles"
Source de ce chiffre ? À part la paranoïa du crétin qui l'écrit ? Néant.
"leur truc c'est de buter du gwer, du "sale français"
Les journaux sont en effet remplis de carnages sanglants dans les RER, c'est bien connu.
"Si vous essayez de les raisonner ils vont prendre ça pour de la faiblesse"

Sauf que quand on est un gros con d'identitaire à lourde homosexualité refoulée et qu'on veut se prouver qu'on a des couilles, on est pas spécialement dans une optique de désescalade, hein mon gros lapin ? Je veux dire, quand on cherche bien la merde, on est sûr de la trouver, hein. Et qu'on me prenne pour un "faible" quand je n'ai pas envie de me bastonner, je ne vis plutôt bien, merci. Mais c'est vrai que moi, je n'ai pas de problème avec ma virilité, c'est vrai.

Vry a dit…

Source de ce chiffre ? À part la paranoïa du crétin qui l'écrit ? Néant.

--

Eh bien ma petite expérience personnelle

Mais vous pouvez faire quelque chose de tout simple, aller dans n'importe quel tribunal et regarder les affaires-d'agressions de toutes sorte- jugées et de regarder le ratio
coupables/victimes

Tiens, et vous pouvez même faire plein d'autre trucs, aller demander aux flics eux même le ratio coupable victime, voir en taule (observatoire des prisons, ect

Ah et allez sur le site des personnes recherchées par la justice

Ah c'est vrai, j'oubliais, c'est "social" et non pas racial et culturel

--

Les journaux sont en effet remplis de carnages sanglants dans les RER, c'est bien connu.
--
Quand je dis "buter" c'est agresser avec forte "volonté de nuire à autrui" si ça te fait plaisir et je ne me contente pas de parler du RER, dsl

Et regardez vos manifs, vous vous faites dérouilles assez fréquemment par des "jeunes" des "quartiers populaires"...

Sans compter qu'accessoirement, je doute très fortement que les journaux te donnent le quart du 10e de ce qui se passe en France, ,ne serait ce que pour des raisons politiques

--
gros con d'identitaire à lourde homosexualité refoulée
--
Que c'est beau !
Toute personne qui ne croit pas en vos conneries est un homo refoulé? Bravo les clichés ! Tiens j'en ai un autre pour toi : tu es un gros arabe de service pétant plus haut que son cul sur le net mais se chiant dessus face aux Zids (sans doute ta volonté d'être blanc mais refoulée), j'ai bon là ?

Franchement c'est d'un bas
--

on cherche bien la merde, on est sûr de la trouver
--

C'est vrai, à chaque fois que l'on m'a agressé je faisais des choses atroce telles que me poser sur mon siège dans le bus, demander à un chérubin des quartier sensible de baisser sa musique, dire à un con de gaucho dans ton genre qu'il me soulait avec sa propagande et qu'il devait me lacher ect

Non vraiment, c'est ignoble, tiens, je suis même tellement chercheur de merde que j'ai osé dire à un musulman qui me soulait avec son Algérie (bien mieux que la France, pays de merde, ect) qu'il ferait mieux de rentrer chez lui puisque la France était si pourrie, vous vous rendez compte ?
Je suppose que ca doit être mon coté homo refoulé à tendance adolfienne


me prenne pour un "faible" quand je n'ai pas envie de me bastonner, je ne vis plutôt bien, merci.

--

Ou as tu lu que je te prenais pour un faible parce que tu refusais de te battre inutilement ?
J'ai dit simplement qu'en face il ne te laisseront que rarement le choix du 2 donc que c'est à proscrire dans 80% des cas, faut me lire avant de m'insulter

comité-de-salut-public a dit…

"regardez vos manifs, vous vous faites dérouilles assez fréquemment par des "jeunes" des "quartiers populaires"

Non. Non, désolé mais : non. Et j'en ai fait quelques unes, quand même, et tu sais quoi ? Jamais. Voilà.

"se chiant dessus face aux Zids"
Pour ça, faudrait surtout que ça existe. Ici à Toulouse, la dernière fois que j'en ai vus, c'était en 2006 : 3 skins bourrés devant le Monoprix rue Alsace-Lorraine. V'la les guerriers de l'Occident, hein.

Et encore une fois, quand je renifle que ça peut être une situation merdique : je me tire. Je change de rame, j'attends le prochain métro etc. Ou tout simplement je m'en fous, puisque je ne me sens pas offensé par la présence de trois arabes en face de moi, contrairement aux gros cons dans ton genre. C'est surtout ça, la grosse différence. Et en ayant clairement l'air d'en avoir rien à foutre qu'ils soient là, je ne crée pas le contexte pour qu'il se passe quelque chose.

Jérôme Leroy a dit…

PI-TOY-ABLE.

Vry a dit…

Toulouse, la dernière fois que j'en ai vu, c'était en 2006 : 3 skins bourrés devant le Monoprix rue Alsace-Lorraine. V'la les guerriers de l'Occident, hein.
--*
Des skins ? Ah nan, là c'est pas des Ids tu confond, mais si tu veux les voir, va à Nice ou Lyon, histoire de rigoler un coup

------------
Je change de rame, j'attends le prochain métro etc
--
Ouais, autrement dit et en termes moins gentils, tu accepte de te soumettre, bravo !

Et dis moi tu vas la faire comment ta révolution si tu te chie dessus devant 3 racailles ? Par les urnes ? Vous n'êtes même pas foutu de vous unir avec les Verts pour arriver à 15% ?


--

je ne me sens pas offensé par la présence de trois arabes en face de moi, contrairement aux gros cons dans ton genre

--

Ouais, c'est sur, les gonzes te mettent leur musique à fond s'ils veulent et toi t'es là à ne rien leur dire ?



Et contrairement à ce que tu peux imaginer si 3 rabzas ou noirs st en face de moi et qu'ils ne m'agressent pas, je ne leur cherche pas la merde ni ne prend l'air dégouté. Et tu connais la meilleure ? Si un arabe me parle correctement je lui parle correctement.


Tu me fais hurler de rire gauchinet, tu te réfugie derrière de grandes phrases pour ne pas oser dire que tu te chie dessus devant des cailles, lol, tu m'as trop fait rire sur ce post "je fais semblant de rien, je prend l'air dégagé, comment ? Ah vous n'aimez pas les francais ? Pourquoi n'aimez vous pas les francais, vous savez dans une optique de déséscalade.. Pardon ? va te faire enculer sale gwer de merde, je nique ta chienne de race ? oui monsieur mais sinon vous pensez quoi du NPA ? Ah ce st des grosses chiennes qui se prennent pour des révolutionnaires alors qu'ils sont juste nos idiots utiles pour les frères, non mais vous savez il ne faut pas que vous soyez violent comme ca ca fait le jeu de l'extrême droite et de Sarkozy, quoi vous baisez la France et Sarko va rien vous faire ? Oui mon portable tenez c'est dans une optique de déséscalade", rhhooo TDR

Allez bisous

comité-de-salut-public a dit…

Non, je ne confonds rien : on les connaisaient et ils étaient identifiés comme - gros cons - identitaires.
Tu vois ? Comme tous les blaireaux paranoïdes dans ton genre, tu te mets à faire ta crise de nerfs dès qu'on essaie de t'expliquer rationellement que tu as un gros tas de merde entre les oreilles ; et, comme les autres dans ton genre, tu essaie de déguiser ta crise en "Ah ah ah, j'en ai rien à fouuuuutreuuuu, regardez je rigoleuuuuh, JE TE DIS QUE J'EN AI RIEN À FOUTRE GROS CONNARD !!!", et tu es évidemment complètement crédible.
Allez, continue à te pignoler sur le Frankistan et laisse les grandes personnes tranquilles, maintenant, tu seras gentil.

Vry a dit…

on essaie de t'expliquer rationnellement que tu as un gros tas de merde entre les oreilles
-
Vous êtes rigolos les révolutionnaires, toujours l'insulte à la bouche, toujours la condescendance (les grandes personnes, lol) mais votre bilan c'est quoi ? Nada. Ah si une femme "burkinée". Beau résultat. J'ai pet être de la merde entre les oreilles mais rationnellement un parti qui soutient une encapuchonnée, je l'aurai quitté depuis longtemps, de honte

Quant à vos pseudos Ids, si ce sont des gens comme toi qui ont dit "ce st des Ids" c'est sur que t'as du t'empresser d'y croire (non non n'essaie pas le "ils étaient connus comme" ou "ce st eux qui")

Bon sur ce je dois y aller, je te laisse le soin de sortir de chez toi et d'aller surtout éviter les rames ou il y'a 3 arabes, ca pourrait sentir mauvais. Prend la suivante

ElectricEye a dit…

"Pour ça, faudrait surtout que ça existe. Ici à Toulouse, la dernière fois que j'en ai vus, c'était en 2006 : 3 skins bourrés devant le Monoprix rue Alsace-Lorraine. V'la les guerriers de l'Occident, hein."

En fait il y en a un qui habite (habitait ?) Rue du Taur et qui mitonne des histoires sur la mafia bulgare et tout et tout.

comité-de-salut-public a dit…

On a un trombinoscope des militants fafs régulièrement mis à jour. Et eux étaient des - gros cons - identitaires, à 100 % positif.
Quant à l'insulte, je ne vais tout de même pas faire des bisous à un abruti "ethnodifférencialiste" qui vient faire le malin sur mon blog à moi. Si tu te sens trop seul, va voir chez Leroy ou ILYS, tu vas te faire des amis.

comité-de-salut-public a dit…

@ EE : "des histoires sur la mafia bulgare".
Oh ??? Si tu as des détails, envoie : je sens que ça va être du lourd.
(Et puuuutaiiiin, mais puisqu'on habite tous les deux Tlse, pourquoi on va pas prendre un verre ? Dis ?)

Greg a dit…

"Quant aux fafs, en général ils ne vous agressent pas par contre quand ca vous tombe dessus ..."

c'est d'ailleurs pour ca que passant rue pargaminieres de nuit un faf, enfin un neonazi vu les ecussons cousus sur la veste en cuir et la couleur des lacets des docks martins. Le type me suppute "j'tai vu a la manif, tu faisais ton malin hein?" puis commence à me courser suivi de ses "amis" (un nazi peut il ressenytir de l'amitié?) armé d'un joli bâtonnet, au milieu des alcooliques du samedi soir nm'y captant rien. J'ai pas jeté de pierre, juste un regard qui m'a permis de voir sa face rasée pleine de haine. j'ai suivi le conseil number 1 du tonton : courir. ironie de l'histoire, n'arrivant pas a le distancer, je me suis réfugié à l'épicerie de nuit pleine d'arabes ! qui ont bien compris la situation et m'ont aidé à rentrer chez moi en sécurité.

Bref l'experience personnelle elle peut dire tout et son contraire. Ce qu'on sait en revanche c'est qu'il y a plus de "beurs" qui meurent dans les fourgons de police que de francais qui périssent entre les bras des mahométants (puisque c'est bien connum, tous les arabes sont mahométants integristes). Menfin la realité, qu'est-ce qu'ils en ont a faire les fafs ...

Jérôme Leroy a dit…

Mais non, voyons, il a très bien trouvé son maître: Ilys et toi gros facho rouge qui fais partie de la même totalité structurante: les cons.

ElectricEye a dit…

Oh ce ne sont que de vagues mythos hein : une histoire inventée de trafics d'armes, qu'il les aurait entubés pfff...des conneries quoi.

(Quand tu veux, dis moi comment te contacter...ah mais oui je suis con t'as ton e-mail en bas de la page)

saëns a dit…

La meilleur façon d'éviter une embrouille n'est-ce pas de dire que l'on pote avec CSP ?

Saëns

Anonyme a dit…

Non vraiment, c'est ignoble, tiens, je suis même tellement chercheur de merde que j'ai osé dire à un musulman qui me soulait avec son Algérie (bien mieux que la France, pays de merde, ect) qu'il ferait mieux de rentrer chez lui puisque la France était si pourrie, vous vous rendez compte ?

Bizarrement je serais surement dans les 1er a vouloir t'entarter gentiment histoire de te remettre un peu les idées en place.

Et je ne suis pourtant ni black ni arabes ni autre personne qui se fait emmerder par un abrutis dans ton genre simplement parce qu'il a une couleur de peau différente de la tienne.

Tu me fais un peu pensé a des mec que j'ai connu qui se plaignaient de se faire fracasser parce qu'ils portaient des rangers a lacés blanc et autre chose qui vont avec.

Non ya pas a dire vous etes fortement doté au niveau cortex.

Ps: tiens vla l'autre dépressif de leroy qui s'y met maintenant.

Toujours autant d'humour.

Yohann a dit…

Tiens, le dernier meurtre à rennes, c'est un mec qui s'est senti tes petits congénères se sont mis à préférer des "hail hitler" avec le salut et tout, dans un bar. Il s'est fait planter. A un contre 3, alors qu'il était désarmé. CQFD