- Bonjour Manuel
Valls.
- Bonjour, Journaliste du Figaro/Valeurs actuelles/
Paris-Match/Le Point/National
hebdo/rayez la mention inutile.
- Alors Manuel
Valls, il paraît comme ça que vous êtes un sacré iconoclaste. Dites nous en plus.
- C'est vrai. En homme de gauche d'une ébouriffante modernité, je n'hésite pas à mettre
les pieds dans le plat et a briser tous les tabous. Mais on aurait tort d'y voir un positionnement pour vendre mon cul encore ferme de
quadra sémillant en espérant être pris dans un prochain remaniement. Je fais ça pour la gauche, n'est-ce pas.
- Justement, c'est quoi, la gauche de votre point de vue ?
- Être de gauche, c'est savoir en finir une bonne fois pour toutes avec les vieilles lunes
archéo-marxistes et mettre à jour le logiciel socialiste pour faire entrer ce parti dans le
XXIème siècle. Mais pour ça, y a un boulot fou je te raconte même pas.
-
Voui. Et que
faudrait-il faire, d'après vous,
mh ?
- Dire la vérité aux français qui travaillent dans ce pauvre pays qui décline de partout. Il faut être à l'écoute des vrais français et leur envoyer des mots vrais, des mots forts, des mots justes.
- Comme..?
- Y a tout de même bien trop de nègres et de
bougnoules dans ce pays.
-
Wow, en effet, ça décoiffe ! Vous précisez ?
- Mais putain on est plus chez nous ! Tu te balade dans certains coins à Paris, t'as l'impression d'être au Mali ! Surtout quand on sait que ces gens viennent en France pour vivre sur le dos des vrais français qui travaillent en profitant des
allocs et en se livrant à on ne sait quel trafics. C'est ça, le discours de vérité que les vrais français attendent. Et moi, je ne crains pas de dire les vérités qui dérangent. Na.
- Mais, euh, enfin bon, c'est pas tellement de gauche, comme discours, ça, je dis ça je dis rien mais quoi ?
- Finissons en une bonne fois pour toutes avec cet angélisme qui occulte les vrais problèmes des vrais français. Les
Mamadous et les bicots, ça va bien cinq minutes, hein. La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, surtout quand elle est bronzée. Et polygame. Puisqu'en plus, ils font des enfants pis que lapins en folie et les mutilent exprès pour les envoyer mendier, tout le monde le sait.
- Et l'intégration républicaine, enfin, le truc que tout le monde il dit que ?
- L'intégration républicaine est une chose merveilleuse, il faut ouvrir les bras à
l'Autre, c'est une valeur de la gauche. Ensuite, on peut très bien accueillir des étrangers qui ont une couleur de peau normale, non ? Je veux dire, un américain, c'est un étranger, non ? Ou un Belge. Ou un Allemand. Ou un Suisse, tien oui, ouvrons les frontières aux Suisses, des gens très bien, très propres, et qui n'égorgent pas des moutons dans leur baignoire, contrairement à certains.
- Mais dire ça, c'est pas un peu faire le jeu d'une droite très à droite, enfin, on cause, quoi ?
- Ces histoires de clivages sont obsolètes et empêchent de réfléchir à une gauche vraiment moderne de partout. La preuve, c'est un homme de gauche comme monsieur
Besson qui est chargé de faire dégager les assistés qui vivent sur le dos des vrais français, c'est tout dire. Brisons les tabous une bonne fois pour toutes,
crénom !
- Mais encore ?
- Les vrais français n'en peuvent plus de subir quotidiennement le harcèlement de voyous
islamogauchistes financés par
l'Iran et la
Corée du Nord avec la bénédiction d'une gauche immature et irresponsable, j'ai des preuves, je lis tous les jours
Ivan Rioufol. C'est pour ça que je n'hésite pas à soutenir ce brave gouvernement injustement décrié quand il soumet des propositions de bons sens pour appliquer le knout à ces apprentis terroristes. Et pauvres, en plus.
- C'est fulgurant. Et sinon, vous le voyez comment, votre avenir ?
- J'espère bien que le président
Nicolas saura reconnaître les vraies qualités d'homme de gauche que je suis et me proposera un poste confortable dans le prochain remaniement. En plus, putain, c'est pas comme si je faisais pas un peu tout pour me casser de mon parti de
losers, non ?
- Mais n'avez vous point de convictions d'homme de gauche, tout de même, enfin juste un petit peu, quoi ?
- Eh, attends, t'es gentil, mais tu crois tout de même pas que l'homme de gauche que je me flatte d'être va rester dans ce
Titanic qu'est le Parti Socialiste, non ? C'est joli, les convictions, hein, mais moi, je suis en politique pour faire carrière,
ok ? Alors les branlées à répétition, ça va bien, là. Faut que je me tire et en vitesse et c'est pour ça que je lèche le cul à
Sarko. Je suis aux abois, là, même un poste de sous-secrétaire aux anciens combattant je prends. Pigé ?
- Et
bieeeeeeen, merci Manuel
Valls pour cette rafraîchissante
interviou d'une franchise roborative, c'était...original, à tout le moins. Un dernier mot pour conclure ?
- Je reste un homme de gauche habité par un socle de valeurs qui va de Jean
Jaurès à
Malek Boutih. Ensuite, c'est pas pour ça non plus qu'on va faire
bisou-bisou avec tous les melons qui squattent chez nous, sans déconner.
- Bon, on va s'arrêter là, hein. Merci et au revoir Manuel
Valls.
- Vous en êtes un autre.