(
Aaaaaattention mesdames
z'et messieurs : billet d'humeur à caractère personnel d'un militant exaspéré qui ne prétend en rien représenter ce que pensent d'autres personnes dans son parti. C'est mon avis à moi,
perso,
ok ? Encore qu'il me semble que je ne dois pas être le seul à penser ce qui suit...).
On est en plein dans une campagne électorale et tout le monde de se déchaîner dans tous les sens. Ce qui est normal. Ce moment de la vie politique voit toujours les passions s'exacerber, les plus élevées comme les plus viles, de petites phrases en noms d'oiseaux, de querelles de toutes sortes en règlements de comptes, bref : la politique, c'est la guerre, et je n'ai rien à y redire. J'ai même tendance à apprécier ce côté sang sur les murs et cervelle au plafond, mon côté sentimental sans doute.
Et du point de vue plein la gueule, il faut bien admettre qu'on est servis à la louche, au
NPA.
Passons sur la droite, de la dure qui gouverne à celle de la rue de
Solférino : il est tout à fait dans leur logique de joyeusement nous taper dessus et il serait à tout le moins surprenant qu'il en soit autrement. Ces gens n'ont aucun intérêt à nous voir venir jouer dans la même cour qu'eux, et ce ne sont pas nos copains.
Mais.
Il n'a pas qu'eux qui nous défoncent à longueur de temps.
Et mieux : il semble bel et bien que ce ne sont pas eux les plus virulents.
Puisque disons les choses telles qu'elles sont :
Le comportement vis-à-vis de nous des militants du Front de Gauche, et plus particulièrement des militants du Parti Communiste Français, est tout simplement parfaitement abject.
Calomnies, mensonges, amalgames avec le Front National, injures, mépris, hurlements de cochons qu'on égorge dès qu'on en croise un sur un marché ou sur un forum, mauvaise foi en tungstène, dénigrements systématiques et tentatives
avilissantes de nous enfoncer de plus possible : l'agressivité hystérique de ces militants tourne à la haine pure et simple. On en trouvera un exemple avec les "échanges" que j'ai eu récemment avec un certain Jean-Claude Goujat chez
Olivier Bonnet, qui sort un argumentaire proprement ahurissant de bêtise
zombifiée et de malveillance déclarée. Et si il n'était que le seul...
Visiblement, ces gens ont un problème avec nous.
Un problème basé sur deux prémisses simples.
D'abord, le fait de s'entretenir dans l'illusion que, comme le répète encore
Mélenchon, "
Si on avait réussi un rassemblement large, on pouvait espérer passer devant le PS aux européennes".
Ce qui est du grand n'importe quoi.
Puisque même en admettant une coalition
FdG/
NPA/
LO, on tombe à max 15 %. Max. Et encore. Et on va les trouver où, les 6 ou 7 % restant ? Quand on les interroge là-dessus, les
frondgaucheux ne répondent pas. Et pour cause : il n'y a pas de réponse
rationnelle à apporter à ce qui est un délire dans lequel ils
s'auto-entretiennent. Un délire alimenté de façon irresponsable par les cadres du
PC et du
PG qui font miroiter à leur adhérents des chiffres bidons sortis de nulle part et basés sur rien d'un tant soit peu tangible. Du vent. Mais du vent auquel les militants ont besoin de croire, et qui les arrange bien quand il s'agit de nous agonir d'injures.
Cette
fétichisation du "score" à tout prix indique également une vue du très court terme politique qui refuse de se projeter plus avant : faire du "deux chiffres", oui ? Et après ? Comment, sur quelles bases, est-ce qu'on peut construire quelque chose sur une élection particulière ? Mais tentez de dire ça, et c'est encore injures et calomnies..
Rappelons
toutefois qu'un certain Jean-Pierre
Chevènement avait crée l'évènement il
y'a quelques années en rassemblant jusqu'à 14 % des voix...
Et il est où,
Chevènement, à présent ?
Il
y'a aussi une autre raison à tant d'animosité : la peur. La peur des militants
PC de voir leur cher Parti qui n'en finit plus d'agoniser disparaître définitivement. Il leur FAUT des élus, à tout prix, puisque le
PC ne survit plus que grâce à eux. Et pour avoir des élus, les alliances les plus
crapoteuses avec le P"S" sont indispensables. D'où probablement le déchaînement en cours contre nous, puisque les voix qui se porteront sur nous mettent bel et bien en péril mortel un
PC à bout de tout, et les cris de rage de ses militants sont comme autant de râles d'agonie du mourant qui se débat devant l'inéluctable.
Ils se referont, peut-être, une cerise à l'occasion des
européennes ?
La belle affaire.
Tout ça pour courir encore la langue pendante après les
socialos en se racontant de charmants contes de fées tout en nous accusant toute honte bue de faire le jeu de la droite.
Alors, il
y'a des camarades, des gens qui me sont politiquement et humainement proches, qui me disent qu'il ne faut pas faire comme eux ; que nos ennemis c'est le droite et le capitalisme ; qu'il ne faut pas encourager leur délire en se rabaissant à leur niveau ; et même, une fois les émotions de campagne passées, qu'on pourra s'asseoir autour de tables pour discuter d'actions unitaires, et toutes ces sortes de choses...
Oui, moi aussi, je trouve qu'on est beaucoup trop gentils.
Parce que moi, je n'oublierai pas.
Je n'oublierai pas d'avoir été traité de fasciste, de vendu au
MEDEF, de
lepeniste de gauche, de faire le jeu de
Sarkozy par des militants à la cervelle en déroute encouragés par des cadres qui tremblent pour leurs places dans les institutions.
Je n'oublierai pas les injures et l'hystérie.
Je n'oublierai rien de la façon dont nous ont traité des gens suffisamment paumés pour voir en nous des ennemis quand la droite ravage ce pays.
Et je pose pour assuré que je ne serai pas le seul à avoir bonne mémoire.
Edit : pour ceux que l'ombre d'une sorte de doute pousserait encore à accorder leur voix au Frondgôche, ô naïfs, lisez donc ce vibrant hommage/soutien/appel au vote de...
Laurent Joffrin.
Oui, celui de Libé. On parle du même.
Laurent Joffrin applaudit le Frondgôche.
C'est pas du signal fort, ça madame ?
Et après, qu'on vienne encore nous prendre la tête sur la dangerosité de cette formation pour la bourgeoisie, tiens.