jeudi 12 novembre 2009

Bobos

Quand le réac est coincé dans les cordes et qu'il est à sec d'arguments, il ne fait jamais défaut de sortir le qualificatif qui tue : ceux qui ne sont pas d'accord avec sa vision de petit blanc étriqué et conformiste sont des "bobos". Vlan, et le réac est tout content de lui - tant il en faut fort peu pour que ce genre d'imbécile suffisant s'autocongratule de sa propre pauvreté intellectuelle - et pense qu'il a clôt le débat de définitive manière...La flaque Zemmour ne se prive jamais de traiter de bobos tous ses interlocuteurs qui osent le contredire, avant que de sourire de sa propre saillie en se frottant les mains avec ce rictus  si particulier sur le visage qui justifierait son découpage à la tronçonneuse séance tenante.

"Bobos", c'est ce que le réac sortira pour opposer sa vision à lui - en connexion concrète avec le vrai pays réel des vrais gens de la vraie profonde France, en tout cas il le croit très fort - à celle du droidlhommiste irréaliste et niais et dangereux dans sa mièvrerie tant il est pas en phase avec le vrai pays réel des vrais gens. Le découpage, parfaitement spécieux et ne reposant sur rien d'un tant soit peu tangible, entre une droite proche du peuple (rires) et une gauche cultureuse et prétentieuse à la ramasse, est bien plus que l'injure facile du droitard qui n'a rien à dire : c'est le pivot de la démagogie poujadiste qui veut faire croire qu'elle sait mieux que tout le monde ce que vivent et pensent "les gens". En ayant colonisé les imaginaires à force de trente années de propagande néolibérale et de haine de la fonction publique, la droite à façonné un conscient collectif dont elle peut s'emparer ensuite pour dire : vous voyez bien ! Nous, on est en phase grave avec le peuple profond ! C'est pourquoi il faut poursuivre les réformes blablabla, logorrhée habituelle qui assène à coups de tractopelle les trois pauvres "idées" qui tournent en rond dans les cervelles en ruines de l'électorat de droite et se ses bouffons médiatiques.

Et là, il faut clairement arrêter la plaisanterie.

En phase avec le "peuple", des Eric Zemmour ou des Ivan Rioufol, prisonniers des leurs propres obsessions névrotiques identitaires et incapables de sortir de leur incurable ringardise passéiste ?

En phase avec le "peuple", un Nicolas Sarkozy et son gouvernement vendu au MEDEF, tous issus de la bourgeoisie ricanante qui hait la populace plus que tout et ne connaît d'autre maître que l'argent ?

En phase avec le "peuple", les macaques de cette farce nommée "réacosphère", théorie de singes hurleurs en décompensation permanente qui tremblent devant des hordes besancenobenladistes qui n'existent que dans leurs cervelles aussi pétillantes que de la salade cuite ?

Soyons un peu sérieux.

La construction idéologique qui sert de socle à la droite pour critiquer la gauche est une non-réalité. Un fantasme dont elle a un crucial besoin afin de se conforter dans l'idée qu'elle se fait d'elle même et de désigner un adversaire néfaste et décrédibilisé pour pouvoir dire et se dire : nous, on est pas des bobos - parisianistes, snobs, cultivés donc prétentieux donc pas proches des "gens", nous, on vit dans la vraie vérité des vraies choses.

Sauf qu'on aimerait bien savoir en quoi ces imbéciles vivraient davantage dans le monde réel que leurs opposants. Faire des blagues sur les fonctionnaires en rouspétant qu'on paie trop d'impôts tout en prétendant qu'on est pas raciste mais, ce n'est pas une théorie politique : ce sont des propos de piliers de bistrots défoncés au 51. Que cette diarrhée verbale de beaufs ait fini par devenir le marteau idéologique de la droite pour enfoncer tous les clous quels qu'ils soient en dit fort long sur son projet de société : fabriquer des cons abrutis par TF1 qui vont vagir des aigreurs d'aliénés leurs tristes et inutiles vies durant, pendant qu'une bourgeoisie satisfaite les enculera jusqu'au trognon. La baisse de niveau intellectuel et la destruction de toute velléité d'esprit critique n'est pas seulement une conséquence du lavage de cerveau généralisé à force de télé-réalité et de JT de Jean-Pierre Pernaut : c'est le préalable indispensable à l'exercice de la domination.

D'où l'absolue nécessité de jeter le discrédit sur tout ce qui prétend "réfléchir" - haine de la culture et moqueries acerbes envers ceux qui ne seraient pas en accord parfait avec l'idéologie dominante - afin d'installer dans les consciences l'évidence d'une nécessité de ne pas trop penser et de se mettre au boulot...

Et ce serait de pareils abrutis qui viendraient nous donner des leçons ?

Disons le clairement une bonne fois pour toutes : réacs en peau de lapin, cons de droite et spongiformes libéraux, nous vous pissons à la gueule. Nous sommes non seulement plus intéressés par la culture que par la volonté de faire de l'argent, mais les choix de carrières et de vies que nous faisons - santé, social, éducation, culture, services, militantisme - montrent que contrairement à vous, nous sommes soucieux du bien collectif et pas uniquement de notre gueule, ce qui démontre au passage notre incontestable supériorité morale. Vous êtes des cloportes et vivez dans un monde à votre niveau en essayant de rabaisser tout le monde pour vous tenir chaud, et il est parfaitement légitime pour ne pas dire nécessaire de tout faire pour ne pas vous ressembler. Nous vous méprisons, nous avons raison de le faire, et si tant est qu'il y ait désormais un seul objectif viable dans nos existences, c'est de reconstruire une gauche digne de ce nom pour imposer nos valeurs et éradiquer la purée froide qui vous sert d'idéologie, et aussi vous botter le cul.

So say we all.

39 commentaires:

lis 12 novembre 2009 11:43  

""Bobos", c'est ce que le réac sortira pour opposer sa vision à lui - en connexion concrète avec le vrai pays réel des vrais gens de la vraie profonde France, en tout cas il le croit très fort - à celle du droidlhommiste irréaliste et niais et dangereux dans sa mièvrerie tant il est pas en phase avec le vrai pays réel des vrais gens."
J'ai vécu cet espèce de soi-disant "décalage". On m'a dit immature, sectaire, peu ouverte aux "gens".
Tu as raison, ils haïssent le peuple vulgaire, qui prétend- ô blasphème- avoir des droits.
Mais de quel droit, n'est-ce-pas?
Ils méprisent ce peuple -soi disant inculte- qui prétend exister, en dehors de tout souci de rentabilité.
Nous ne sommes pas des ustensiles, et ça les dérange.

Léo 12 novembre 2009 12:00  

J'avais lu un truc plutôt intéressant dans Le Monde (oui ça arrive, même si c'est de plus en plus rare) : une étude qui concluait que les "extrêmistes" débitent des conneries parce qu'ils croient dur comme fer que la majorité des gens est avec eux. Loin de coller à la description des "extrêmo-trostsko-islamo-fachistes", ça m'a surtout fait penser à Rioufol, qui débite à longueur de blog que les "vrais" gens sont de plus en plus tous de son avis, les "vrais" gens qu'il a pu voir se limitant en gros aux pilliers de bistrot qui commentent ses conneries.

lis 12 novembre 2009 12:18  

Très drole. J'ai lu le même article.
Mais Rioufol, Zemmour, et consorts, en sont persuadés: les "vrais gens", avec de vrais morceaux de francais dedans, sont de droite. Fin de la discussion, Merde!

Will 12 novembre 2009 12:27  

Et les réacs bobos t'en fait quoi ?

comité-de-salut-public 12 novembre 2009 12:29  

Je serai très intéressé par le lien du Monde, si tu l'as...

Et oui, en effet : le bobo de dorite existe. Tiens, Koz, par exemple, ça a l'air d'en être un beau. Quant à Zemmour, qui est plus parisianiste et donneur de leçons que lui ?

Veig 12 novembre 2009 12:30  

>Et les réacs bobos t'en fait quoi ?

Zemmour en est un bel exemple, non ?

lis 12 novembre 2009 12:34  

Will, si les bobos sont réacs, et vice-versa, on s'en fout!

birahima2 12 novembre 2009 12:35  

Bravo,
Thiers rit

excellent billet

ramiro 12 novembre 2009 12:55  

La haine du peuple et in fine de la démocratie voila ce qui fait la colonne vertébrale de toute pensée (économique ou politique) de droite.
La réalité c'est que la droite déteste tout ce qui peut incarner de près ou de loin l'héritage des Lumières, de la modernité politique, de la rationalité;là dessus il faut lire les excellents bouquins de Zeev Sternhell sur les traditions intellectuelles de l'extrême droite.
Le bobo, a remplacé le "cadre" et les "classes moyennes" dont la droite a réussi a nous faire croire qu'elle existaient (jusqu'à gauche)pour imposer l'esprit libéral dans les t^tes.
Le bobo, c'est la victoire idéologique de la droite, l'ennemi sur mesure qu'elle agite juste pour pouvoir développer ses idées et justifier ses pratiques.

"Le pays réel" en voilà une bonne référence à l'histoire de l'extrême droite..à Maurras et a ce sujet je ne saurais que vous conseiller la lecture du portrait de Patrick Buisson qui fait Télérama ( http://www.telerama.fr/idees/patrick-buisson-un-conseiller-du-president-tres-a-droite,49134.php )
La révolution nationale est plus en avance que la révolution prolétarienne.

GouZZ 12 novembre 2009 13:10  

" Le bobo, a remplacé le "cadre" et les "classes moyennes" dont la droite a réussi a nous faire croire qu'elle existaient (jusqu'à gauche)pour imposer l'esprit libéral dans les t^tes.
Le bobo, c'est la victoire idéologique de la droite, l'ennemi sur mesure qu'elle agite juste pour pouvoir développer ses idées et justifier ses pratiques. "


A l'origine, BOBO, est une expression inventée par eux mêmes. Il s'agissait ni plus ni moins d'enfermer la population dans des catégories pour leur vendre ses produits ...

Dans la bouche de Zemmour, cette expression prend une toute autre tournure puisqu'il s'agit de stigmatiser une partie de la population. Trés dangeureux en temps de crise ... Monsieur Zemmour, qui est Juif je crois, n'est pas censé ignorer celà.

Léo 12 novembre 2009 13:15  

J'ai retrouvé l'article :

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/10/22/pourquoi-les-extremistes-sont-ceux-qui-parlent-le-plus_1257272_651865.html

Anonyme 12 novembre 2009 13:24  

Ramiro,
ton conseiller en trangression, C'EST DU TOC

on en a rien à branler
on le sait déjà que la majorité des gens n'est pas facho :
LA MAJORITÉ DES GENS VOTENT A DROITE MAIS ONT UNE VIE DE GAUCHE

ElectricEye 12 novembre 2009 13:44  

Il y a aussi "bienpensants", "gôsh bienpensante", etc.

Anonyme 12 novembre 2009 13:49  

Entre les libéraux et les gauchistes il n'y a qu'un costume cravate de différence.

ramiro 12 novembre 2009 14:06  

à l'anonyme de 13.24
Non un gars comme Buisson ce n'est pas du toc, c'est un des conseillers de Sarko, un des mecs qui fait la politique du gouvernement et qui légitime des références intellectuelles et politiques d'extrême droite auprès de la droite. Qu'est ce que tu crois ? Tout le débat sur le rôle positif de la colonisation, l'immigration etc...tout ça c'est en réalité une bonne grosse politique réac directement faite pour satisfaire la partie très a droite de l'électorat de Sarko.

Avec un mec comme Buisson l'extrême droite a un pied dans l'exécutif. Ces gars là font le lien entre la droite et l'extrême droite et réhabilite des pratiques et des discours qui, pendant 40 ans, étaient disqualifiées.
Après il semblerait qu'il y ait encore quelques freins a leurs délires racistes ,c'est le reste de pensée de gauche qu'ils appellent la "bienpensance ou le droit de l'hommisme" et qui leur donner réellement des boutons puisqu'ils ne peuvent pas se lâcher complètement.
La majorité des français n'est certes pas fasciste mais que compte une majorité silencieuse dans un système où seule compte le pouvoir délégué par mandat à des gars comme Sarko et sa clique.
La droite, aujourd'hui, ne s'encombre même plus du discours démocratique...elle fait sa révolution sans se préoccuper des électeurs (y compris des siens puisque Sarko piétine les ouvriers de droite, les militaires, les commerçants et les agriculteurs...)et sert les banquiers.

Anonyme 12 novembre 2009 14:13  

tu confirmes en plus
DU TOC AU CARRE

Veig 12 novembre 2009 14:15  

@EE : ça c'est depuis que la Gauche gouvernementale s'est mise à faire des lois qui pénalisent certains types de propos (négationnisme, apologie de crimes, etc.). Avant les bien-pensants étaient au contraire les conservateurs qui nous infligeaient des leçons de morale dans les médias dominants...

En devenant institutionnelle et en usant de la loi pour faire valoir son point de vue, une certaine gauche s'est prise à son propre piège et s'est coupée de ses origines, se privant de son essence subversive. La subversion a changé de camp et c'est la droite qui se proclame "briseuse de tabous" alors qu'elle est en train de vouloir revenir à l'Ancien Régime et rétablir les tabous d'il y a deux siècles : crime de lèse-majesté, interdiction de toute jacquerie ou révolte des pauvres, retour du pouvoir religieux dans la vie publique, etc.

Anonyme 12 novembre 2009 17:03  

Merci CSP !

Ton billet à sur moi un effet plus vivifiant et enchanteur qu'un vieil armagnac.

Eric 12 novembre 2009 18:20  

Emmanuel Todt explique que ce qu'on a appelé les bobos ce sont en fait des jeunes en voie (avancée) de déclassement. Ca ne me parait pas faux.

St Just 12 novembre 2009 19:07  

Pourtant je croyais qu'il n'était pas possible de nier la générosité des dits bobos quand la réacosphere vise seulement à briser cet élan de générosité , cette classe cultureuse prete à mettre la main au porte feuille pour mettre en application le salaire d'intégration : salarier les jeunes et autres en difficulté d'intégration pour les aider dans leur volonté d'assimilation . Quelle noblesse , n'ont ils pas raison d'etre toujours en rétention aigue quand il s'agit de partager le gateau et de ne pas hésiter à roder en loucedé des interdictions professionnelles bien organisées !

Dédé 12 novembre 2009 20:09  

so say we all

Zo 12 novembre 2009 20:15  
Ce message a été supprimé par l'auteur.
Zo 12 novembre 2009 20:20  

Comme dit GouZZ, Le BOBO n'est pas un concept sociologique mais une catégorie de marketing, pas un groupe social mais un mode de consommation, autant dire pas grand chose de signifiant du point de vue politique. Je me rappelle une lettre d'une lecteur de Télérama qui écrivait (en gros et de mémoire courte, avec des gros mots en plus parce que j'aime bien) : "je préfère regarder un Bergman qu'un blockbuster débile et bouffer bio que bouffer de la merde. Si c'est ça être un BOBO, eh bien d'accord, j'en suis un, et bien content de l'être..."

ceriselibertaire 12 novembre 2009 20:30  

Dans tes choix de métiers tu oublies ceux des campagnes car les nouveaux paysans ne sont pas réacs et ça ça les emmerdent. Cela explique me semble-t-il la manipulation de Tarnac.

On leur laisse le choix des armes, nous on garde l'art des choix.

Erka 12 novembre 2009 21:16  

Lisez "What's the matter with Kansas" de Thomas Frank, qui contient une descente en regle du terme "bobo" cree par David Brooks dans son (instructif) essai "bobo in paradise"...

Le terme est une creation de la droite conservatrice americaine epaulee par quelques journalistes et "faiseurs d'opinion" pas completement retardes. Ca a tres bien marche, ca a permis a Bush de se faire elire et reelire et il aura quand meme fallu une situation desesperee en 2008 pour que les democrates l'emportent.
Mais le mal est fait, et les imbeciles journalistes francais se sont jetes sur ce terme sans aucun recul. Il sert la droite reac francaise comme il a servi les republicains il y a 8 ans, et c'est extremement pathetique.
Chaque imbecile qui utilise ce terme ecule contribue un peu a conduire ce pays vers ce que les US sont maintenant, a savoir un Etat dechire entre une extreme droite decomplexee et un centre droit (democrate) qui n'assume meme plus les derniers eclairs de lucidite qui le traverse. Obama fait sans doute ce quil peut, mais ca reste pas grand chose. Et je predit un gros clash d'ici 2 ans, au rythme ou ces fachos se radicalisent.

Pseudo 13 novembre 2009 04:24  

Hooo Yeah!

Ca c'est du billet qui envoi ou je ne m'y connais pas!

Pode 13 novembre 2009 07:51  

Alors tu ne t'y connais pas.

Anonyme 13 novembre 2009 09:17  

Quand le gauchiste est coincé dans les cordes et qu'il est à sec d'arguments, il ne fait jamais défaut de sortir le qualificatif qui tue : ceux qui ne sont pas d'accord avec sa vision de petit blanc étriqué et faux rebelle sont des "fachos". Vlan, et le gauchiste est tout content de lui - tant il en faut fort peu pour que ce genre d'imbécile suffisant s'autocongratule de sa propre pauvreté intellectuelle - et pense qu'il a clôt le débat de définitive manière

Erka 13 novembre 2009 10:58  

A Anonyme, "facho", c'est ce qu'est la droite du parti republicain, il n'y a pas de quoi s'exciter c'est un fait, meme si la realite est un peu plus compliquee.
Mais le nationalisme delirant, l'invocation systematique de valeurs morales, et l'organisation d'elections truquees plus un gouvernement clienteliste (cf. Blackwater, et autres compagnies petrolieres) font que il y a une certaine ressemblance. Meme pas la peine d'invoquer le racisme, qui rajoute un petite teinte de couleur a ce parti.
Et pour habiter aux US depuis 10 ans, je sais de quoi je parle.
Si vous ne comprenez pas, vous pouvez toujours commencer a lire un peu, ca vous ouvrira des horizons. Peut etre. C'est marrant quand meme parce que "gauchiste petit blanc étriqué et faux rebelle" d'habitude ca se dit "bobo" en francais.

Foxapoildur 13 novembre 2009 12:14  

Le problème de ce raisonnement c'est qu'il occulte la réalité suivante:
C'est cette gauche cultivée (ou bobo ou socio-démocrate) qui a libéralisé les marchés et initié les privatisations des entreprises publiques. C'est elle qui a assuré sa suprématie au libéralisme économique. C'est aussi elle dont le mépris pour le peuple est le plus affiché. Il suffit de lire le Monde ou Libé pour s'en convaicre. Leur haine de Chavez ou de Morales en est un très bon exemple.
Alors bon, moi je préfère un honnete bourgeois qu'un bobo malhonnête.

Anonyme 13 novembre 2009 16:55  

"Nous sommes non seulement plus intéressés par la culture que par la volonté de faire de l'argent, mais les choix de carrières et de vies que nous faisons - santé, social, éducation, culture, services, militantisme - montrent que contrairement à vous, nous sommes soucieux du bien collectif et pas uniquement de notre gueule, ce qui démontre au passage notre incontestable supériorité morale."

C'est vraiment pathétique ce genre de diatribe. Ca pourrait parfaitement passer pour du Zemmour.

gauchedecombat 13 novembre 2009 17:43  

ahhhh ! bravo ! bravo ! bis répétita ! Moi aussi j'aurais rêvé de river son clou à ce petitguignolesque et disgracieux Zemour qui m'insupporte au plus haut point ! Mais j'aurais préféré l'acide à la tronçonneuse, histoire de voir ses chairs se désagréger tranquillement... Sans aucun sadisme et en toute correction, cela va de soi ! Merci pour ce billet.

Valdo 14 novembre 2009 01:36  

@Foxapoildur: c'était vrai il y a quelques années,quand le mot bobo vidait n une pseudogauche soclib complètement libérale sur le plan économique et social, et libertaire sur le sociétal. Depuis, bobo est devenu l'insulte suprême lancé par la droite la plus obtuse et la plus populiste à tous ceux qui ne pensent pas comme elle, et qui pensent, tout simplement, qu'ils soient RMIstes ou relativement à l'aise. ON ne peut pas soupçonner CSP de ne pas faire la distinction..

Dans ton fion de gauchard 14 novembre 2009 11:11  

Non, non et euh...non!
Bobo? Mais c'est bien vous les bobos!
Oui vous,les gauchos bien a l'abri en FrancUrss, sous perfusion sociale permanente et garantie. Ah mais attention vous gueulez sans cesse au Fachisme rampant, a la Bete Immonde...Frappes preventives?Reflexes Pavloviens? Vous etes tellement minables que vous avez reussi a vider de leur sens ces invectives usees jusqu'au trognon...Et now? Ben vous l'avez dans l'oignon, et oui, et pour tres tres tres tres longtemps mes corniauds.

Léo 14 novembre 2009 15:17  

"bobo est devenu l'insulte suprême lancé par la droite la plus obtuse et la plus populiste à tous ceux qui ne pensent pas comme elle"

C'est exactement ça, la preuve avec le commentaire ci-dessus.

Dseupo 14 novembre 2009 16:08  

Absolument,et vous allez en bouffer!

M'ENFIN! 14 novembre 2009 19:22  

Le terme «bobo» est une construction (digne d'un enfant de quatre ans ayant de sévères difficultés d'apprentissage) des mots «bourgeois» et «bohème».

C'est typiquement le genre d'expression qui en dit beaucoup plus long sur celui qui l'emploie que sur celui qu’elle désigne. À savoir : ceux qui utilisent cette expression sont généralement des prolos incultes épris de «valeurs traditionnelles», qui se prosternent devant leur patron et votent pour le parti qui leur promet ordre et intolérance (alias «tolérance zéro»). J'en déduis que dans le couple «bourgeois-bohème», ce n'est pas tellement «bourgeois» qui les dérange…

Dans la bouche (gueule ?) de ces primates, «bobo» désigne en fait les bourgeois et assimilés (pour faire court : ceux qui ne sont pas trop dans la merde) qui ont le tort de ne pas faire partie de l'extrême droite catholique.

Ce qui n’enlève rien à la pertinence du commentaire de Foxapoildur. On peut être bourgeois, bohème et libéral-européiste. C’est effectivement hautement méprisable, mais certainement pas plus qu’être bourgeois, libéral-européiste et sarkoziste de surcroît…

Non ?

M'ENFIN! 14 novembre 2009 19:40  

Ceci étant dit, je pense que le cas de Zemmour est encore différent. Dans le sens où il est certainement conscient d'appartenir à la part de plus en plus mince de la société qui n'est pas dans la merde matériellement. Bourgeois, il l'est. Bohème, un peu moins.

C'est un cas pathologique du même type que Sarkozy. Un petit mec aux épaules de poulet, plutôt futé (au royaume des aveugles,...) mais complexé au-delà de l'imaginable. Ces gens-là sont les plus dangereux de tous. Ils prennent un malin plaisir à exciter les bas du front aux épaules larges vers toujours plus de haine et d'intolérance. Je ne sais pas s'ils en retirent une satisfaction ou une revanche sur les innombrables brimades et frustrations qui ont construit leur personnalité, mais le fait est qu'ils sont très, très dangereux. Tant pis pour le demi-point Godwin, mais cette description vous aura peut-être fait songer à quelqu'un.

Antoine 16 novembre 2009 01:56  

J'aime !:)

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