mardi 7 juillet 2009

Viriles

(Le "Profession : conne" n'est pas de moi, évidemment, c'est sur la vidéo d'origine).

J'ai trouvé cette vidéo en me baladant sur des sites de pauvres réacosphéristes qui s'étranglaient d'horreur : bouuuuuh la vilaine féministe qui veut être "virile" et pas laisser leurs prés carrés aux mecs, bouuuuh !!!! S'en suivait les habituelles considérations de pauvres choupinous réacs, ouin ouin ouin y'a plus de femmes comme avant, ouin ouin ouin mais quelle époque vivons nous, ouin ouin ouin tout ça c'est la faute à la gauche blablabla, les conneries habituelles de vioques éxténués - dont l'âge importe peu, on peut très bien avoir 20 ans et penser comme un octogénaire - pour qui une femme c'est mignon, c'est gentil, ça fait la cuisine et ça s'occupe de son homme, et ça la ramène pas paske elle sait ou est sa place.

De la peur, en somme.

La peur angoissée de voir débarquer des nanas qui sortent du "rôle" social dans lequel on aimerait bien les voir rester pour aller se mesurer sur les mêmes terrains que les hommes. Faire les mêmes choses, et ne plus être les petits êtres charmants et délicats et inoffensifs qui restent dans leur coin pendant que les hommes s'occupent des choses sérieuses. Angoisse de castration et réaction d'une violence à la hauteur de ladite angoisse : mais on sera plus des hommes !!!

Sauf que si, on sera toujours des hommes. Encore faut-il considérer ce qu'on met précisément dans ce vocable. Et il est cocasse de considérer que ceux qui sont les plus attachés publiquement à une définition de "l'homme" old-school - le ténia humain Zemmour, Houellebecq, et leurs groupies - sont le plus souvent taillés sur le modèle crevette, ce qui explique sans doute leurs fantasmes masculinistes : ah ! Pouvoir enfin leur dire ta gueule, femelle ! Avant de la traîner par les cheveux pour l'honorer dans la grotte. Sauf que vu comme ils sont gaulés, ils ont toutes les peines du monde à discipliner un teckel. Alors une femme "virile", brr. Au fond, ceux qui réclament à corps et à cris le retour du Mâle De La Tradition, ce sont eux, les petites choses fragiles et tremblantes qui reprochent aux féministes de les avoir descendu de leur piédestal...Pauvres, pauvres et piteux réactionnaires. Ça se tripote sur la virilité perdue, et ça rougit en demandant une baguette à la boulangère. Infra-humains, va.

Puisque ce qu'entend sans doute Joy Sorman par cet adjectif, "viril" - qu'on aurait tort de confondre avec "beauferie" -, c'est la capacité à s'emparer du monde, à créer le rapport de forces, à taper du poing sur la table pour gueuler "Non ! Merde ! Je suis pas d'accord !", à pouvoir se marrer à voix haute et parler d'égal à égal à ses interlocuteurs masculins. Il est là, l'enjeu : l'égalité. Pas le gadget de la "parité" dont on sait que le plus souvent il n'est que le masque d'une domination obligée de faire semblant de concéder des miettes pour faire bien, non. L'égalité. Face à des hommes qui n'auraient plus peur d'admettre une part de "féminité" sans se sentir en danger pour autant. Ouais. Ça a de la gueule, comme projet. Je vote pour.

D'autant plus que perso, je vis déjà dans ce monde depuis des décennies, à présent. Celles qui m'entourent, que je cotoie et apprécie comme amies et plus si affinités ont indéniablement cette "virilité" féminine dont parle Joy Sorman, cette qualité d'être qui ne s'en laisse pas compter et ricane au nez de ceux qui aimeraient les voir plus "gentilles", plus "douces", plus "femmes", traduire : plus soumises...Alors oui, évidemment, ce sont d'abominables chieuses. La vie avec elles n'est pas toujours un long fleuve tranquille. Ouh la la non. Mais comme j'ai moi même des côtés gonzesse assez marqués, ça finit par s'équilibrer.

Et puis de toutes façons, franchement, à part au fond de quelques PMU et autres Saint-Nicolas Du Chardonnet - et leur équivalent coranique -, qui est encore assez rétrograde pour ne pas voir que les lignes sont en train de bouger et que c'est une très bonne chose ? Amis hommes, réjouissons nous, plutôt : on va avoir des tonnes de potes en jupes avec qui on pourra causer politique, boire de l'alcool, et même coucher ensemble à l'occasion. C'est pas le futur le plus sympa du monde, ça, franchement ?


56 commentaires:

Protop 7 juillet 2009 10:26  

O le pauvre FOG j ai l impression qu il est depasse.... dommage que la video ne dure pas plus longtemps j aurais bien aime entendre la suite du oulalalalalala apres le plan uterus artificiel...
"On va avoir des tonnes de potes en jupes avec qui on pourra causer politique, boire de l'alcool, et même coucher ensemble à l'occasion. C'est pas le futur le plus sympa du monde, ça, franchement ?" Dis je sais que ton blog est frequente essentiellement par des abrutis qui oscille entre la frustration de n etre ques de petits blancs cathos phallocrates, et la veritable pensee que le liberalisme leur donne le choix d admirer les mecs qui font plein de fric en les virants, mais quand meme t es pas obliger d utiliser leur facon de s exprimer....

comité-de-salut-public 7 juillet 2009 10:45  

Y'en a, j'te jure : à un moment, ils t'agonisent et te traitent de fasciste, et un mois plus tard ils reviennent la bouche en coeur pour faire des petits compliments.
Sauf que je n'oublie pas. Va détruire ton foie, connard.

birahima2 7 juillet 2009 12:04  

11 h 58

en direct d'Aquila
en attendant demain

Anonyme 7 juillet 2009 12:06  

Mais franchement, à quoi ça te sert d'aller te faire du mal sur les sites connophiles ?

Normalement, le masochisme est réservé aux chrétins refoulés en mal de rédemption.

comité-de-salut-public 7 juillet 2009 12:11  

"à quoi ça te sert d'aller te faire du mal sur les sites connophiles ?"

Parce que
1) ça me fait marrer et on a pas souvent l'occasion de rigoler, allez.

2) J'aime bien savoir comment ça se passe dans les tronches ennemies. Voilà.

Et sinon, les commentaires seront désormais censurés jusqu'à ce qu'on se retrouve entre gens de la meilleure compagnie, et seulement.

Protop 7 juillet 2009 12:13  

"Y'en a, j'te jure : à un moment, ils t'agonisent et te traitent de fasciste..." ah bon ?
Pourquoi que mon foie ?

comité-de-salut-public 7 juillet 2009 12:17  

Nan, c'était pas à toi, tout de suite, rhalala. C'était à un pauvre type qui se prend pour un écrivian et qui n'est qu'alcoolique. Sont susceptibles ces commentateurs...

Protop 7 juillet 2009 12:21  

Ahhhhhhhh d accord. Je suce personne par contre.

comité-de-salut-public 7 juillet 2009 12:48  

Pfouuu, je sais pas vous, mais qu'est-ce qu'on est mieux, là, sans commentaires à la con, fouyou. Tenez, là, je viens d'en virer une dizaine, dont la moitié de l'imbécile Leroy, et...c'est mieux. Vraiment. Mieux. J'aurais dû faire ça avant, tines.

comité-de-salut-public 7 juillet 2009 12:48  

TiENs. Faire la sieste, moi.

Anonyme 7 juillet 2009 12:54  

Boah : moi, les commentaires débiles, ça me gêne pas : au contraire : ça permet de savoir ce qui se passe dans la tête de l'hénemie (de pain) sans avoir à se faire chier à aller le lire.

Les réactionnaires sectaires seront toujours leurs propres pires ennemis : c'est important de leur laisser assez d'espace pour s'éparpiller. Littéralement.

birahima2 7 juillet 2009 12:58  

après la sieste, CSP évite certaines cafetières italiennes senseo qui explosent à la gueule.

prends le temps de faire ton café avec un petit genièvre.
bonne journée.

yelrah 7 juillet 2009 13:04  

un petit genièvre, de Houlle ? carte noire ?

Mambo Joel 7 juillet 2009 13:23  

Le seul truc, c'est qu'en soi que les femmes aient à emprunter au vocabulaire masculin le mot "viril", c'est réducteur.
L'affirmation des femmes comme les personnalités responsables qu'elles sont mériterait peut-être un néologisme si seulement il pouvait nous préserver d'un féminin pour "viril". Là on retombe dans le "elle est burnée la gonzesse" et c'est finalement le même registre macho à la con.
C'est peut-être encore un peu de féminisme contre-productif, mais comme toujours à ce sujet il faut saluer l'intention parce que le chemin parcouru est immense et celui à parcourir l'est encore plus.
Et puis la remarque de Luchini est assez juste: il n'y a pas grand chose à prendre dans le genre masculin.

comité-de-salut-public 7 juillet 2009 13:27  

@ MJ : alors peut-être "viril" à défaut d'un autre mot ? Comme les noirs qui se rapproprient "nigger" pour le retourner contre l'adversaire. Et il me semble que Joy Sorman ne plaide pas pour un néo-machisme en jeans Diesel, mais pour l'égalité passant par le rapport de forces imposé. Ce que je ne peux qu'applaudir.

birahima2 7 juillet 2009 13:33  

à yelrah
du genièvre et de l'avoine, j'en ai
après, pour la fabrication, comme elle est proche de celle du whisky, vaut mieux aller voir un connaisseur

Anonyme 7 juillet 2009 13:39  

Salut,
juste pour ma guerilla personnelle (et aussi la satisfaction de voir un vieux con se faire laminer par des camarades ;) ) Je vous glisse le lien vers le blog qu'un vieux connard réactionnaire (qui oscille entre sexisme, homophobie et racisme anti-arabe primaire) est-ce que vous pourriez tous aller lacher un message sur son blog pourri, histoire qu'il la ferme pour de bon ?

http://puteaux-libre.over-blog.com/

Je sais c'est mesquin mais ça fait du bien...

berli (décidément naïf) 7 juillet 2009 13:47  

Tiens ? Et pas un petit mot gentillet et admiratif sur les rapprochements entre le NPA, le PdG et le PCF ?
Je vous ai lu plus réactif.

Anonyme 7 juillet 2009 13:58  

Heu bon, elle est gentille Joy, mais ça fait quand-même au moins depuis Valerie Solanas, en 1969, que le féminisme a su être "un peu" plus radical que ça...

Que le féminisme "méchant" de plateau télé perturbe un sexiste patenté comme FOG et fasse doucement ricaner une folle patentée comme Luchini, c'est fort amusant, mais ça ne fait pas avancer les luttes.

Il serait temps qu'on se rappelle un peu ceci et qu'on en tire les conséquences pratiques : http://1libertaire.free.fr/Rochefort01.html

(Et à vrai dire ça me fait un peu peur que CSP s'affirme soudain féministe... après des débats comme celui-ci entre autres : http://comite-de-salut-public.blogspot.com/2009/01/je-vous-demande-de-vous-arrter.html)

birahima2 7 juillet 2009 13:58  

ça le fait pas 13 h 39
ici c'est pas les jeunes de Anans qui organisent exprès une mascarade pour discréditer.
rien à voir.

Mambo Joel 7 juillet 2009 14:25  

@CSP, pas con, c'est vrai que nigger a été retourné contre l'adversaire si bien qu'il l'a même carrément désarmé de son propre vocable. Enfin c'est une manoeuvre relativement périlleuse.
Qu'est-ce que tu entends par "rapport de force imposé". C'est un pléonasme ou ça ne veut rien dire ? ;-)

JSAhahahaha 7 juillet 2009 14:46  

J'avais lu avec un grand, un très grand intérêt le bouquin de Joy Sorman, Boys, Boys, Boys, et voté pour aussi (sauf peut-être la fin sur le couple qui est un peu faiblarde). M'étais fendue, dans l'enthousiasme furieux, de quelques posts sur le sujet qui ont été allègrement atomisés par décision unilatérale (qu'au fond je ne regrette pas). Pas encore pu voir la vidéo car je suis cernée par le patronat...

Alex 7 juillet 2009 18:17  

De vrais hommes et de vraies femmes! http://www.dailymotion.com/video/x2lnae

Chevillette 7 juillet 2009 18:32  

Bizarre, CSP..

Ou retrouve t'on ces femmes "viriles"????

Dans les entreprises, au Medef, à l'UMP....

Ces femmes fortes qui ne s'occupent plus de leur foyer mais des comptes d'exploitation de leur patrons (toujours des hommes) sont les meilleures alliés du capitalisme actuel, t'as qu'à aller te balader en bas d'une banque, des tours de la défense tu ne verras que des femmes viriles, froides et sans concession prêt à servir leur carriére et leur patron jusqu'à la mort.

Tu t'es trompé d'ennemi sur ce coup là. Post à oublier!

Chevillette 7 juillet 2009 18:35  

La t'as déconné complétement CSP!!

C'est la fille de l'écrivain ultra-libéral Guy Sorman...http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Sorman

Ah ah ah...!!!!

Et son pére de l'appeler Joy devant ces films érotiques des années 70...franchement!

CSP 7 juillet 2009 18:36  

Non, Chevilette, je ne me suis pas trompé : je vois rès bien celles dont tu parles et qui se sont appropriées le pire des hommes pour tenter de se faire reconnaître dans leur boulot. Ce ne sont pas des femmes "viriles", mais des néo-machos en talons et tailleurs. Et ce n'est pas du tout la même chose. C'est la même différence qui existe entre virilité et beauferie : ça y ressemble de loin, sauf que ce n'est pas la même attitude.

CSP 7 juillet 2009 18:40  

Quant aux affaires de familles, franchement, si tu voyais les miens, de parents, tu comprendrais vraiment pas ce que je fous à l'extrême-gauche...

(et je suis parano, mais je sens régulièrement comme une jubilation à tenter de me prendre en défaut, chez mes lecteurs...allons...mettez vous-le une bonne fois dans la tête : je ne *doute* PAS. Et j'ai toujours raison. Ça énerve, hein ?)

Anonyme 7 juillet 2009 19:50  

Un homme féministe c'est un mec qui n'assume pas son homosexualité et qui donc veut une nana qui dit "putain merde" ?

J'ai bon ?

Quel beau monde le rêve des antifafs... Vous n'arrivez pas à faire l'addition de toutes vos conneries et trouver que le résultat est le nihilisme ?


Oliv'

Chevillette 7 juillet 2009 20:09  

Oui oui...sauf que pas plus tard qu'aujourd'hui, j'entendais a radio-sarko une caissiére dire que "le travail du dimanche, rien à branler! c'est un jour comme les autres! mes enfants je les fais garder car je suis divorcée et vogue la galére, on va pas nous empécher de travailler plus pour gagner plus!"

Aprés qu'un esprit affuté comme le tien ne voit pas le paralléle entre le discours ubercool de cette demoiselle et les régressions sociales touchant les familles démunies et (souvent) éclatée, çà m'étonne..

Aprés que tu te gourres c'est pas grave non plus, peut etre c'est uniquement parce qu'elle est bien foutue...

P.S: C'est d'ailleurs un gros paradoxe de l'extreme gauche que tu souleves sans le vouloir dans ce billet...Pourquoi défendre les ouvriers licenciés (Souvent ce sont des familles pas du tout modernes, plutot réac même), si ils étaient célibataires féministes et nomades (comme les bourgeois), ils auraient moins de problême quand on les lourdent! Aprés tout, être licencié sans crédit, sans baraque, sans chiards a nourrir c'est tout de suite beaucoup moins grave hein!

birahima2 7 juillet 2009 20:53  

bin chevilette,si c'était pour dire que la vie est trop dure pour vivre seul
tu l'as dit

Anonyme 7 juillet 2009 20:57  

Ah, franchement, là, CSP, j'ai envie de vous embrasser! Dans mes bras! (euh, virtuels, quand même, les bras, pas envie de me faire casser le minois par votre amie réelle, héhé...)
J'ai bien aimé la mâchoire toute désarticulée de Luchini devant l'idée du "viril" emprunté et partagé entre tous les humains, ne serait-ce que pour éviter de confiner les femmes au seul utérus. Ce même mot, "utérus", partagé ou prêté aux hommes (qui pourraient alors s'enrichir humainement de l'usage même externe d'un "utérus artificiel") a eu tout autant d'effet sur FOG, dont la réaction ne vous a pas échappé: nous avons eu là les réactions masculinistes de la part d'hommes qui ne semblaient pas à priori les plus machistes. Alors, imaginez les autres!?

Suis d'accord avec votre perception: "viril" peut être choisi à défaut d'un autre mot: l'idée est simplement qu'une femme n'a pas à être déterminée par la fonction de l'utérus au détriment de tout autre épanouissement (ça fait années 70, flûte). ce mot englobe l'idée qu'on voudrait ne pas être obligée de suivre cet impératif catégorique qui impose que le genre définit et cerne les possibilités des unes plus que celles des autres. On peut refuser le fait d'être cataloguée comme non féminine si l'on poursuit un débat hors des limites de la "bienséance", on a envie de ne pas être confinée aux règles qui voudraient que la femme qui s'entête serait inélégante, mule, etc.

CSP, vous avez tout compris.
Merci.

Anna O.

(Je n'aime pas Sorman père; mais cette femme qui parlait serait-elle sa fille que le discours qu'elle tenait ici valait pour le contenu qu'elle proposait, et non pour les arguments ad hominem/ad feminem que d'aucuns ont pensé à faire...)

CSP 7 juillet 2009 20:59  

Chevillette, je décèle une forme d'ironie dans ton propos. Ensuite, qu'un autre "esprit affuté comme le tien" n'ait pas décelé que si on l'a interrogée elle, et pas une autre, ce n'est peut-être pas complètement par hasard...

De plus, tu connais bien mal l'extrême-gauche et en a la même vision que les sarkozystes, décidément (nomade, überkewl) : à quelques exception près, tout le monde y est casé avec enfants. Rhooo, que c'est bourgeois, rhooo.

De plus, l'insinuation concernant les ouvriers licenciés (qu'on ne défendrait pas, puisque réacs les vilains) sent un peu mauvais sous les bras, pour te dire les choses.

CSP 7 juillet 2009 21:00  

Merci Anna O., merci beaucoup. Et je suis à nouveau un coeur à prendre...

Anonyme 7 juillet 2009 21:03  

Sourire: bon à savoir, CSP, pour nombre de lectrices. Mais, là, je ne vous drague pas, j'aime mon alter ego qui partage ma vie en ce moment.
Nous serions-nous ratés?
Anna O.

comité-de-salut-public 7 juillet 2009 21:15  

@ anna O. : l'histoire de ma vie...(soupir)

Chevillette 7 juillet 2009 21:19  

Non, non je précise un paradoxe pour moi qui est important à l'extreme-gauche qui est de défendre des personnes qui sont dans leur vie de tous les jours plutôt réacs (consommation, travail, famille, crédits,m6, pavillon..Etc cf les analyses de seb musset le montre mieux que tout ce que je peux dire..) tout en étant soit même trés avant-gardistes au niveau sexuel, relationnel, familial..etc

Ce n'est pas de l'ironie, il y a énormément de victimes du systéme actuel qui te cassent la gueule si tu leur parles de partage..etc, et qui tiennent le discours de sarkozy, et l'extreme gauche le tait volontiers parce que c'est assez dérangeant...aprés çà peut se discuter mais çà me semble souvent vrai...

Anonyme 7 juillet 2009 21:22  

And now, for something completely different : the BNP babes !

http://www.viceland.com/wp/2009/07/babes-of-the-bnp/

Anonyme 7 juillet 2009 21:41  

Aïe, aïe, aïe,désolée, j'allais le dire aussi : "l'histoire de ma vie...(soupir)". Heureusement que vous êtes un être plein d'humour et de ressources; pour rebondir, ça peut aider?
Bonne soirée (tout de même?)
pfff, moi, j'arrête pas de mettre les pieds dans le plat et de remuer les couteaux dans la plaie! par cette chaleur, c'est très mauvais!
So long, CSP, bonne chance.
Anna O.

comité-de-salut-public 7 juillet 2009 21:45  

Djizeuss foquin kwaïsst, les interviews des pouffes de choc du BNP sont...fascinantes. Quelque part. Allez y, vraiment, vous allez explorer un nouveau monde, là.

@ hevillette : il me semble - non, j'en suis certain en fait - qu'on parle bien davantage dans nos comités des conditions de vies des travailleurs - même réacs, bé oui - que de l'avant-gardisme de moeurs...ça, c'est plutôt le pré carré de quelques uns, et disons qu'ils ont un peu de mal à mettre en vant des propositions...audacieuses, disons (genre abolir l'hétérosexualité, si si , j'ai entendu ça une fois..)

Bref.
Oui, le prolétariat est réac. Et sexiste. Et homophobe souvent, aussi. Et on est au courant, tout de même. Ensuite, si la conscience de classe n'éclaire pas les masses, ce n'est pas une raison pour ne pas être solidaire avec eux.

Le Monolecte 7 juillet 2009 22:34  

Aucun rapport avec la choucroute... quoi que... juste une petite vanne lâchée sur le net qui m'a bien fait rire et que je voulais partager avec toi :
"Je lis Mode et Travaux, dedans il y a des patrons et je peux me torcher avec."
:-)

Un gars qui s'énervait contre les gars que j'avais énervés en écrivant mon dernier truc titré : "Je ne veux pas mourir aux côtés d'un lecteur du Figaro"

De la bise
A+
Agnès

cpolitic 7 juillet 2009 22:39  

viril, c'est gueuler fort, fumer, boire. Rien que d'entendre de telles conneries on a envie de passer son chemin
Et puis on écoute encore plus, la curiosité, peut être une idée, quelque chose d'intéressant, et puis non, rien.
Même pas sûr que ça soit du féminisme ça. Prononcer de telles sornettes tend plutôt à l'insulter à l'égard des femmes qu'autre chose.
Comme si la "virilité" était représenté par supporter de foot. N'importe nawak!

Enfin...encore un hymne à la connerie humaine tout cela!

Le Monolecte 7 juillet 2009 22:46  

Pour en revenir au sujet, je pense être une femme "virile" et ce n'est pas qu'une question de poil aux pattes ;-) Indépendance d'esprit, mâle assurance, affinité mentale avec d'autres hommes (pas les hommes, y a des blaireaux infréquentables, comme partout). Maintenant, je pense que la femme a encore des Everest à s'enquiller avant d'avoir sa place pleine et entière dans la société, comme la très délicate question de la sexualité où, me semble-t-il, les bons vieux schémas patriarcaux ont toujours cours. Pas facile de s'assumer sur ce chapitre-là sans tout de suite passer pour une folle de la bite ou autre connerie abyssale. Le désir féminin reste mystérieux essentiellement parce que pas grand monde n'a envie d'y fourrer son museau, au figuré, il s'entend.

Bref, je m'égare et retourne de ce pas slapper du lecteur du Figaro, autre sport que je ne peux entièrement déléguer à la gente masculine que tu représente pourtant si avantageusement! ;-)

Anonyme 7 juillet 2009 22:51  

Ben oui, cpolitic, on peut revendiquer le droit d'être con et de mauvaise foi parfois, parce qu'on en a assez de s'entendre dire, allez, quoi, sois plus intelligente, t'es une femme, laisse-lui le dernier mot, juste pour qu'il ne s'énerve pas, que sa "virilité" n'en souffre pas. Ben non. Et si j'ai pas envie un soir de laisser gagner le gars au ping-pong, aux échecs ou dans un faux débat créé pour s'exercer en joute, y a pas de raison (j'ai parfois laissé gagné mes frères dans certains jeux dans mon enfance, sous prétexte que les garçons "faut les ménager", c'est fini, sauf si urgence).
Cela dit, le foot: beuark (enfin moi pas comprendre les supporters, c'est tout).
Mais on aura du mal à se comprendre, cpolitic, si tout le monde a sa propre définition du "féminisme". D'ailleurs, là, ce n'était pas du féminisme, mais plutôt une réaction contre l'éternel masculinisme qui n'a même pas toujours conscience d'être.

Anna

Le Monolecte 7 juillet 2009 22:54  

@ cpolitic

Hop, plongeons côté science avec le subtil dosage de testostérone qui est le plus pertinent des marqueurs de virilité.
La testostérone, entre autres choses, augmente l'agressivité naturelle du sujet, en sachant que l'agressivité ne se limite pas forcément à sauter à la gorge du voisin, mais peut se traduire par un comportement plus assuré en société, une sexualité plus affirmée et revendiquée.
Ce qui est intéressant de savoir, c'est que les femmes aussi secrètent de la testostérone, mais dans des quantités moindre que les hommes. Si la testostérone augmente la pilosité, elle provoque aussi chez la femme comme chez l'homme une amélioration de la libido. Une femme sans testostérone a probablement une libido au plancher, d'où retour à mon intervention précédente entre femme virile, assumée et sexualité libérée...

Pas encore établi avec certitude, mais il semble aussi y avoir une corrélation entre taux de testostérone et diminution du risque dépressif...

Anonyme 7 juillet 2009 22:56  

"laissé gagneR"
Difficile de débattre avec des conceptions si différentes pour les concepts de "féminité", "féminisme", "virilité", "homme"...
Nous risquons bien d'avoir à en débattre jusqu'à la fin des mondes.

"Je lis Mode et Travaux, dedans il y a des patrons et je peux me torcher avec."
Trop top fun, le Monolecte! Ils sont marrants, vos lecteurs (même involontairement?)!


Anna (encore)

Anonyme 7 juillet 2009 23:15  

Hé ben... Si l'ambition des féministes c'est d'être grosses, vulgaires et méchantes comme CSP, ça promet !

Les femmes sans complexe sont celles qui acceptent leur corps tel qu'il est, pas les timbrées qui nous parlent d'utérus artificiels ou de je ne sais quel autre délire progressiste relevant purement et simplement de la psychiatrie.

> Et j'ai toujours raison. Ça énerve, hein ?

Non, ça fait sourire.

Avant d'être (ultra) libéral, j'étais de gauche voire d'extrême gauche. Comme pas mal de libéraux, en fait (en revanche l'inverse est beaucoup plus rare).

Mais des fanatiques comme toi, je n'ai pas vraiment envie de les retrouver de mon côté... En fait, tu es le meilleur épouvantail qu'on puisse trouver pour discréditer l'extrême gauche et le NPA, en révélant le visage quelque peu nauséabond qui se cache derrière le maquillage citoyen-sympa que s'efforce de présenter Besancenot quand il est invité chez Drucker.

CSP 8 juillet 2009 00:02  

"grosses, vulgaires et méchantes comme CSP".
J'ai toujours su que j'avais une part de féminité conséquente...

Et que dire de plus quand Agnès a déjà tout dit, et si bien ? Oui, elle, c'est une femme "virile" : ni hommasse, ni néo-macho en jupette, mais femme, complètement femme, et je dirais même plus, PLUS femme, précisément parce que "virile"...JSA aussi, Béné (de Police etc)aussi, et toutes mes copines/amies/potes meufs. De vraies femmes, avec tout ce qu'il faut, et t'a pas intérêt à vouloir les foutre à la cuisine si elles veulent pas, oh putain non...

Sammy 8 juillet 2009 00:59  

Bonsoir,

Je me lance, avec le risque non négligeable de me prendre une volée de bois vert...

La séquence, et surtout ses dix dernières secondes (l'utérus artificiel), m'a rappelé un ancien livre de 1996, qui analysait les éléments évoqués par cette dame, d'un point de vue psychologique, sociologique et politique.

Je vous suggère humblement de re(découvrir) cet ouvrage (de 1996 j'insiste): attention c'est maintenant que cela devrait gueuler, "La Sociologie du dragueur" de... Alain Soral.

C'est son premier bouquin, particulièrement riche, qui, entre autres, relativise le rôle de femmes célébrées à tort, et en révèle d'autres, qui ont eu un véritable impact historique, comme Rosa Luxemburg.

Voilà, une proposition d'un résident belge, aucunement lié à E&R, qui a juste découvert beaucoup de choses grâce ce livre.

Salutations nocturnes,
Sammy.

comité-de-salut-public 8 juillet 2009 11:38  

@ sammy : je suis obligé de plussoir : "Sociologie du dragueur" est un excellent bouquin...qui rend encore plus cruel le déclin de son auteur. Et moi aussi, j'ai découvert beaucoup de choses grâce à ce livre, le dernier truc bien qu'il ait écrit.

affreux réac 8 juillet 2009 12:00  

Bon, CSP,il faudra penser à abandonner ses clichés sur ceux d'en face, quand même. Nous aurions "peur". Peur des immigrés. Peu de l'Autre. Peur des femmes. Peur de Joy Sorman. Arf. Toujours les m^mes fadaises convenues du citoyen vigilant de base. c'est indigne. Non, il n'y a pas de peur. Je n'aime pas l'étranger quand on m'impose un mode de vie,ou un changement, dont je ne veux pas. Je n'aime pas l'étranger quand on m'impose de le côtoyer, de le loger, de le subventionner, de l'employer. Je n'aime pas qu'on m'interdise de discriminer qui je veux,parce qu'il est con, qu'il est moche, qu'il vote NPA, qu'il est arabe ou noir ou polonais ou maltais.Je n'ai pas peur de ces hystériques féministes qui combattent des moulins ( le beauf, le mâle blanc misogyne frappeur de femmes, celui de la pub qui insulte en secret sa pauvre victime d'épouse soumise), et qui détourne pudiquement la tête devant les vrais problèmes dans les zones, parce qu'elles, vraiment, elles ont la trouille d'apparaître comme d'affreuses réacs. je n'ai pas peur, en quoi me sont-elles dangereuses ? elles ne sont dangereuses que pour elle-même. On verra bien d'où vient la menace pour les femmes, les pédés,et les laïcards hystéros. Mais moi qui ne suis ni pédé, ni femme, ni férocement attaché à la déclaration bruyante de mon agnosticisme,justement, je ne crains rien après tout. Voilà pourquoi nous n'avons aucune raison "d'avoir peur".

Anonyme 8 juillet 2009 12:09  

affreux réac : On se fout de savoir si vous avez peur ou pas, on vous aura de toutes façons.

ration54 8 juillet 2009 17:24  

Moi j'aime bien Houellebeck, mais il manque un bandeau sur ses livres: "attention, ironie"
on peut tout lire mais pas commenter avec n'importe qui.

Anonyme 8 juillet 2009 21:48  

J'ai vu cette émission en entier et l'adjectif "c..." est effectivement mérité. Strictement aucun intérêt, cette personne. Valeur humaine, zéro. La médiocrité incarnée. En digne fille de son père elle a soutenu que le bonheur était dans l'argent et la consommation. Cette femme est le prototype même du conformisme: qu'elle aspire à un destin à la Thatcher ou à la Parisot et qu'elle n'ait comme pauvre ambition que celui de l'arriviste masculin blanc, maudissant le hasard qui l'a fait naître dans un corps de femme et multiplier ainsi les obstacles qui se dressent entre elle et son petit rêve, c'est son affaire. Que des "gauchistes" érigent en modèle un Jean Sarkozy au féminin cela laisse simplement rêveur devant les réflexes conditionnés d'une gauche plus bête que méchante envers le Capital. Vous êtes jeune mon cher vous finirez peut-être par sortir de l'infantilisme et par vous interroger sur les moyens de renverser enfin l'économie marchande plutôt que de vous complaire dans le ressentiment anti-droite ou anti-fa ou anti-libéral, selon les humeurs du moment, qui vous donnent l'impression d'exister.

Anonyme 9 juillet 2009 20:26  

"femmes célébrées à tort": de quelles femmes parlez-vous (avant qu'on aille se colleter au livre que vous nous suggérez de lire, car je ne l'ai pas sous la main)?
Souligner que l'interlocutrice de FOG émettait des raisons valables au fait de ne pas accepter le moule dévolu aux femmes n'est pas la célébrer...

Anna O.

thé 10 juillet 2009 04:27  

On n'a pas à être viriles, ni plus ni moins.
On s'en fout d'être viriles, si jamais cela a un sens
Et, y a aucun sens
On est des femmes, comme y a des mecs

Bon, y a des mecs qui se disent plus mecs que les autres
Eh, on va pas tomber dans ce panneau-là.
On s'en fout, s'en contrefout. On va pas faire des concours. Plus virile que moi tu meurs. C'est quoi ce truc ? Moi, je suis une femme virile ? Votre virilité, on s'en tape

Anonyme 10 juillet 2009 19:56  

Aucune injonction à suivre, certes, Thé, à l'issue de ce débat: on n'a ni à être spécialement viriles, ni à ne pas l'être non plus, ni à être spécialement féminines... bref, le sens de la démarche, c'était de dire "cessez d'attendre qu'on soit sexy (uniquement), qu'on se taise, et qu'on reste à "notre" place", surtout, en gros.
C'n'était pas clair?

Anna

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