mercredi 8 juillet 2009

La liberté, c'est l'esclavage

Frédéric van Roekeghem est directeur de la caisse nationale d'assurance maladie. Le patron de la sécu, quoi. Lui et ses sbires ont pondu 25 "idées" - si on peu appeler ça des "idées" - pour "économiser 2,05 milliards par an". Trouver du pognon, en somme.
Et quelles sont-elles, ces brillantissimes idées ?
Dépenser moins. Bravo, vous aviez trouvé tous seuls, j'en suis certain.
Et dépenser moins, ça signifie ?
Tailler dans le gras des services publics et commencer à privatiser, vous voyez quand vous voulez.

En farfouillant, on trouve un portrait éclairant de ce Frédéric van Roekeghem : on apprend ainsi qu'il se proclame "libéral décomplexé" - rappelons que c'est ce genre d'individu qui est nommé à la tête de la Sécu, oui, moi aussi, ça m'a fait un peu saigner les gencives -, et "milite" pour que la sécu passe "d'une logique de coût à une logique de retour sur investissement".
Traduire : Frédéric van Roekeghem a la cervelle détruite par la propagande néolibérale, et est un zombie ne s'exprimant qu'en verbiage management/marketing/benchmark/bullshit/hole in your head, dont l'unique fonction est de briser les reins de la solidarité nationale. Il est payé pour ça. Détruire. Privatiser. Expliquer que c'est de la faute des gens et que c'est à eux de payer. Et sans jamais dire à voix haute que quand il s'agissait de renflouer des banques, on en a trouvé en claquant des doigts, des milliards.

Bien évidemment, ce n'est jamais dit ainsi. Jamais explicité comme tel. Et cela se comprend, puisque imaginons qu'un jour un Frédéric van Roekeghem, ou un Eric Woerth, décide de se déboutonner une bonne fois pour enfin dire les choses telles qu'elles sont, ça pourrait donner quelque chose comme :

"Nous libéraux sommes effarés que des gens y compris des sous-êtres comme les pauvres puisent encore avoir droit à des soins de qualité sans avoir à débourser de l'argent. Nous libéraux, qui avons une conception de la vie qui se résume en deux colonnes coûts/bénéfices, ce qui fait de nous de tristes rats méprisables pour qui l'argent est et doit être la seule et unique mesure de tout. Nous libéraux, ne supportons pas l'idée de devoir payer pour des gens que nous ne connaissons pas et dont nous n'avons rien à branler. Nous libéraux, concevons une épouvante sans borne à concevoir l'existence de quelque chose qui n'a pas vocation à être rentable, comme la Sécu, ce qui en dit long sur la pauvreté de nos existence de chiens crevés et nous exclut de fait de la notion d'être humains. Nous libéraux, savons bien à quel point la population de ce pays est rétive à se laisser tondre sans rouspéter, c'est pourquoi nous mentirons, nous truquerons les comptes, nous ne présenteront que des analyses partiales et biaisées issus d'organismes et d'institutions à notre botte. Nous libéraux, n'hésiteront jamais à faire un chantage éhonté vis-à-vis des gens normaux afin qu'ils se sentent coupables d'avoir des droits. Nous libéraux, avons clairement l'intention de mettre de la concurrence partout au détriment de la santé des malades, même si tous les systèmes de soins privatisés sont des échecs économiques et des catastrophes humaines, ce dont nous n'avons cure puisque si le Marché pense que c'est bien, il faut faire comme le Marché dit sans jamais, jamais ! constater que ce ramassis de conneries ne marche jamais et nulle part. Nous serons fourbes, nous serons cauteleux, nous serons au service du privé parce que celui-ci paie bien, nous méprisons tous ceux qui ne sont pas sortis de l'ENA, et notre plus grande réussite est d'avoir lavé le cerveau de milliers d'abrutis prêts à nous soutenir dans notre entreprise grandiose de démolition sociale et qui, quand on les foutra à la porte de leur clinique puisqu'ils ne peuvent plus payer, agoniseront comme des merdes sur le trottoir en continuant de fustiger l'assistanat. Nous sommes la lie de ce monde, nous sommes de stupéfiants fumiers, nous le savons et en tirons honneur et fierté, nous savons que dans une société digne de ce nom nos têtes se promèneraient au bout d'une pique, c'est pourquoi nous fabriquerons une société indigne et cruelle basée sur la peur. Nous ne subirons jamais les conséquences des politiques que nous appliquons, nous laissons ça aux pékins moyens que jamais nous ne fréquentons. Nous sommes libéraux. Nous sommes libéraux, et il n'y a aucune limite à notre désir de corruption".

Oui, ça serait...rafraîchissant. Quelque part.

56 commentaires:

Le Monolecte 8 juillet 2009 12:02  

Tu devrais ouvrir une boite de traduction de novlangue!
Très bon.

Léo 8 juillet 2009 12:19  

Il pourrait commencer par faire des économies en arrêtant les copinages entre gouvernement et industrie pharmaceutique, en stoppant le lobbying de cette dernière, en arrêtant de faire des ristournes au patronat sur les charges sociales... Mais non faut faire cracher les pauvres et arrêter de les soigner, on va quand même pas toucher à nos braves entreprises.

Anonyme 8 juillet 2009 13:00  

Sinon, si vous preferez la vraie version des liberaux plutot que la grossiere cariacture de CSP, il y a ca : http://bastiat.org/fr/secusoc.html

ti_cyrano 8 juillet 2009 13:02  

C'est tout de suite plus clair dit comme ça :-)

A rapprocher des propos du sinistre Dutreil, ex ministre des PME, parti comme président de LVMH à NY après sa veste à Reims et dont la femme est mouillée avec le baron Seillière dans l'arnaque chez de Wendel :

"Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues."

Bref il faut affamer la bête, lui retirer les moyens de ses missions afin de mettre les services publics en échec. Augmenter les déficits en supprimant les recettes (bouclier fiscal, exonération de charges) pour faire constater (oh surprise) qu'il y a un pb Mâââme Chabot, et qu'il faut réduire les dépenses (prestations) et privatiser tout ça.

Mambo Joel 8 juillet 2009 13:04  

C'est dommage je ne me sens pas si éloigné de ta position concernant le service public de la santé, mais tu sais, sur les sujets d'ordre économiques, tant que tu ne tiendras pas un propos qui tient compte aussi bien des emplois que des ressources (qui ne se résume pas à "Exproriation. Pouet Pouet.") tu pourras ironiser, caricaturer, redoubler de sarcasmes, mais ça se limitera à amuser les lecteurs de ton blog.

ti_cyrano 8 juillet 2009 13:20  

T'entends CSP ? MJ t'enjoint d'être raisonnable, mesuré, constructif et économiquement réaliste FMI & OCDE approved si tu veux être crédible à ses yeux.

Tu vas pas lui refuser ce petit plaisir, il t'aime, il a tant envie d'être d'accord avec toi !

C'est quand même pas comme si la spoliation était le fait de la caste qui organise la captation des gains de productivité et le vol des cotisations sociales appelées "charges" et qui sont du salaire différé, leur réduction équivalant à une réduction de salaire.

Vince 8 juillet 2009 14:16  

Euh MJ ...

Vas voir les "médicamenteurs", et reviens dire bonjour ensuite.
Sisi ça f'rait plaisir... très plaisir...

Surtout pour le sarcasme hein.
(Etrange que la Sécu ne puisse pas apposer son véto à ce qu'elle rembourse, non ? Et pas étonnant que le boss de Sanofi Aventis soit si à l'aise dans "ses godasses tricolores".)

Léo 8 juillet 2009 14:18  

En même temps, un libéral à la tête de la sécu, c'est si surprenant ? On a eu le même genre de con à la tête de toutes les entreprises publiques ou anciennement publiques : SNCF, EDF/GDF, France Télécom... Pareil pour les présidents d'université d'ailleurs.

C'est dans leur intérêt de privatiser la boîte qu'ils dirigent, pour eux c'est tout bénef vu que leur revenu personnel va grimper en flèche.

Mambo Joel 8 juillet 2009 14:49  

ti_cyrano, ton message est délibérément provocateur et je t'en remercie car cela demandera d'autant moins de soin pour y répondre bien que d'ordinaire je ne rechigne pas à consacrer du temps à ceux qui déclarent ainsi en avoir besoin.

Je n'appelle pas CSP a être "économiquement réaliste FMI & OCDE approved", juste à s'assurer que son propos tienne compte des dépenses comme des recettes. Si les organismes que tu cites et qui sont manifestement des faire-valoir à railleries tiennent comptent de ces nécessités c'est peut-être parce qu'elles tiennent du bon sens élémentaire. Et ils ne sont d'ailleurs pas les seuls à y être sensibilisés, toutes les entreprises humaines étant soumises aux contraintes d'emplois et de ressources, les comptes de l'Etat, des entreprises, ton porte-monnaie, la trésorerie du NPA, la publication de feu Rouge etc...

Enfin tu évoques les charges et la spoliation dans une sorte de conclusion-ouverture... un peu liturgique pardonne-moi. Mais j'ai envie d'en profiter pour mettre le doigt sur une contrariété. Si les charges patronales et salariales sont considérées comme à la fois dues (de façon différée) aux salariés et mal gérées par la puissance publique et que de toutes façons c'est la guerre entre une partie de la société et une autre pourquoi ne pas demander le paiement immédiat de la totalité du salaire (net + charges salariales) et de permettre au salarié de cotiser auprès d'organisations socialement responsables comme le NPA, SUD etc... ?

@Vince, j'ai des "médicamenteurs" parmi mes clients. Alors disons par courtoisie que je n'ai pas devancé ton conseil volontairement.

Protop 8 juillet 2009 14:52  

Moi c est comme ca que je l entends leurs discours, c est bizarre... mais tres bonne traduction CSP merci.
Mambo, tu peux aussi faire le calcul emplois ressources en comptant les milliards d euros voles par le capital au travail et qui replaces dans leur bon cadre "raporteraient" quelques 11 milliards d euros a la secu, mince la taille du trou.
Comment expliquer autrement que le trou se creuse alors que les prestations sont moindres et que les gens ont "pris conscience" en quelque sorte qu il existait un exageration de la consommation de medicaments. Autre chose est ce que tu crois que ce sont les rmistes qui en plus d avoir l outrecuidance d etre payes a rien foutre vont en plus consulter 3 medecins et 12 specialistes quand ils ont un bobo au genou. Non ce sont tous ces connards de liberaux a la con qui sous pretexte qu ils font du frics a explouiter les prolos pensent qu ils sont plus savants que ces connards de medecins fonctionnaires des hopitaux qui veulent pas leut donner le super medicament qui vient de sortir alors que eux ils savent bordel de merde espece de medecin bolcheviques qui me dit que c est dans la tete et qui veut me faire prendre de l arnica a lors que moi je sais que j ai au moins un cancer de la grippe aviaire du genou porcin... je les tuerais je te jure

Protop 8 juillet 2009 14:55  

Nos mesages se sont telescopes, mais en fait le vrai probleme dans ce que tu dis mambo c est que si le medef et autres syndicats de branche patronale n esiegeaient pas a egalite avec ceux des salaries dans les commissions paritaires on aurait surement moins de pb, merci le grand Con de Gueule...
De plus tu fais une erreur le NPA ne pourrait gerer les caisses c est un parti politique pas un syndicat...

Anonyme 8 juillet 2009 15:16  

Si ce van Roekeghem voulait se justifier, il dirait ça.
Mais ils ont dépassé ce stade: il ne cherchent plus à se justifier, et même pas par rapport à eux mêmes. Ils se servent autant qu'ils peuvent.

ti_cyrano 8 juillet 2009 16:56  

MJ n'approuve pas FMI & OCDE, bien qu'ils "tiennent du bon sens élémentaire". Ce faux-cultisme et la référence à la liturgie sent bon son démocrate chrétien refoulé ou pas.

"pourquoi ne pas demander ... la totalité du salaire (net + charges salariales) et de permettre au salarié de cotiser ..."

Tu vas rire mais ça existe déjà et ça s'appelle la Sécu. Dingue non ? Et ce salaire différé ne peut plus servir à cotiser car il est tout simplement volé et ce n'est pas de la liturgie, plutôt du denier du culte au bénéfice de la religion libérale. Ce salaire (différé) est volé, c.à.d. que les entreprises sont exonérées d'une part de plus en plus importante de son paiement.

Ça rentre MJ ou le blocage idéologique est trop fort ? Le pb n'est pas que la Sécu soit mal gérée, mais que les cotisations ne rentrent pas pour cause d'exonération. Si comme les libertariens (rires) le réclament ce salaire avait effectivement été versé directement au salarié pour qu'il puisse cotiser, chacun aurait constaté ce vol et il y aurait sûrement eu une jacquerie.

Mais la novlangue c'est mieux, parler de baisse des prélèvements obligatoires afin d'améliorer la compétitivité des entreprises ça le fait quand même 'achement plus. Et c'est la même chose pour les ASSEDIC, la baisse des impôts et le financement des services publics.

C'est pas grave, l'oxymore est roi, et on va culpabiliser le cotisant à qui on vole ses cotisations et qui perçoit des prestations toujours rabotées. La France est maintenant le deuxième pays industrialisé après les US pour la part du privé dans le financement de la santé. Pas de raison qu'on ne devienne pas les premiers.

Happiness in slavery 8 juillet 2009 16:57  

Lopette de bureau.

Vince 8 juillet 2009 17:05  

"Quand bien même nous aboutirions à un chiffre jugé élevé du coût d’une reconduite à la frontière, qu’en tirerions-nous comme conclusions ? Faudrait-il pour autant renoncer à éloigner des étrangers en situation irrégulière ?" Eric Besson devant la commission des finances du Sénat.

Merci MJ pour la courtoisie ;)
On s'refait la même phrase pour la santé ?

Perso, je trouve ça totalement aberrant d'avoir à prendre un médicament à 1200€/mois... Eh oui j'en ai un comme ça, et heureusement pour mes fesses que je suis à 100% tant que ça existe...
On me rappelle qui fixe le prix des médicaments en France ? Il est là le problème. Je ne reproche pas aux industries de vouloir faire du fric, elles sont là pour ça. Je leur reproche juste de vouloir se faire 25% de retour sur investissement sur le dos des malades.
Et j'attends avec impatience le politicien qui va me sortir l'excuse des malades irresponsables pour le coup.

yelrah 8 juillet 2009 17:43  

@Vince
Un politicien responsable mais pas coupable peut-êrte...

Mambo Joel 8 juillet 2009 18:05  

@ti_cyrano, je te propose un éclairage sur une nuance qui semblent t'échapper. Ce sera peut-être un peu pointilleux, mais c'est un exercice qui en vaut la peine. Il va sans dire que je passe sur tes divers grossièretés. Alors concentrons nous sur la logique en évitant pour une fois le propos politique.

Tu es étonné qu'on puisse désapprouver les actions de deux organismes (le FMI et l'OCDE) bien qu'ils "tiennent du bon sens élémentaire".
Premièrement je n'avais pas dit que j'approuvais ou désapprouvais les actions de ces organismes. Secondement il s'agissait des contraintes Dépenses/Recettes qui tiennent du bon sens élémentaires et non de ces deux organismes. Inverser deux sujets est un procédé rhétorique qui pour le coup tient de la flagornerie élémentaire. Troisièmement, il faut rappeler qu'on peut partager des propriétés avec un objet sans se confondre avec celui-ci.

Plus politique. Le terme "volé" pose problème parce qu'il autorise aussitôt l'employeur à se déclarer volé lorsqu'il paie sa charge patronale, sa taxe professionelle, son IS etc... Dans le fond, une fois les vannes ouvertes, nous sommes tous volé: je peux par exemple réclamer ce qu'on me dois au titre qu'aujourd'hui je n'ai pas travaillé et donc contribué à émanciper la société de son productivisme.

Enfin, la proposition des libertariens semblent te convenir: payer le salaire et les charges salariales tout de suite. Le salarié peut ainsi cotiser lui-même, et ce auprès de la sécurité sociale s'il le souhaite.

ration54 8 juillet 2009 18:11  

AAAh mais la sécu est deja un organisme privé et non une administration d'état.sauf que c'est géré par les patrons et les syndicats...
Bon j'entends ce discours productiviste depuis 30 ans et c'est sous Mitterand que j'ai eu les petits chefs les plus abjects...
ah quel bonheur quand les soviets seront au pouvoir et que mon petit chef sera un membre du Parti...
DE toute façon, avec l'allongement de l'espérance de vie il va falloir choisir: se soigner ou se payer la super bagnole de ses reves.
quand à empecher les pauvres de se soigner: mauvais plan, en cas d'épidémie et s'ils ne sont pas vaccinés, ils contamineront même les plus riches. A ces derniers de voir quel est leur intérêt, ayez l'égoïsme intelligent...

pouet 8 juillet 2009 18:23  

"Exproriation. Pouet Pouet."
On m'appelle ?

hummm, MJ...
Au début de ma lecture de ce blog, j'ai soupçonné CSP d'être MJ pour allumer les commentateurs...
En fait, il parait que c'est un vrai type... Finalement, j'en suis à me dire que c'est un disque rayé.


Y a pas très longtemps, j'ai subi une opération qui nécessite d'endormir le pati^H^H^H^H client... La secrétaire m'a dit : "vous avez de la chance, avant il fallait rester trois jours avant de pouvoir sortir, maintenant vous pourrez sortir le soir même". La pauvre cruche n'a pas compris quand j'ai répondu "c'était mieux avant" en retournant m'assoir... On était vendredi.
Moralité ?
Avant, j'aurai passé 2 jours surveillé par des professionnels de la santé. Alors que là, j'ai végété 2 jours sur mon canaps à me faire des pansements tout seul (au cas où je saurai les faire correctement...*)
Mais bon les toubibs ne sont pas irresponsables non plus, avant de me renvoyer dans mes pénates, ils se sont assurés que je ne conduisais pas : ils auraient pu être responsables (mais pas coupables ;) ) d'un accident

Renseignements pris, dans pas mal d'hôpital et de cliniques, les opérations nécessitants 3 jours de repos sont faites le vendredi, celles en nécessitant 4, le jeudi and so fucking on...


* : soyons honnête, à mon réveil d'anesthésie on m'a expliqué comment les faire : c'était le meilleur moment pour ça, la preuve, j'ai rien retenu...

Anonyme 8 juillet 2009 18:27  

Je me pose une question à ce sujet : comment le NPA envisage-t-il la question sociale de la santé ?

Envisage-t-il la promotion de la santé plutôt que du soin ?

Est-il prêt à libéraliser l'exercice de la médecine et de son enseignement ?

ti_cyrano 8 juillet 2009 18:30  

Très cher MJ je te remercie pour ta magnanimité, Dieu te le rendra très certainement au centuple, moi j'ai pas les moyens.

Ta logique, je l'appelle sophisme et je ne te demande même pas d'être d'accord avec moi (soulagé ?).

Quand quelqu'un ne reçoit pas ce qui lui est dû, fusse du salaire différé, on peut parler de vol manifeste. Et je ne vois pas bien avec quoi notre salarié peut cotiser si la part patronale est baissée unilatéralement. Le reste n'est qu'arguties, et je n'y répondrai plus dans ce fil. Tu peux légitimement te considérer vainqueur par abandon d'une splendide joute rhétorique (bravo).

Je suis sûr que tu passeras également sur cette nouvelle grossièreté.

Anonyme 8 juillet 2009 19:33  

> Renseignements pris, dans pas mal d'hôpital et de cliniques, les opérations nécessitants 3 jours de repos sont faites le vendredi, celles en nécessitant 4, le jeudi and so fucking on...

Quel est le problème, au juste ? ça me semble tomber sous le sens.

Anonyme 8 juillet 2009 20:27  

C'est un choix politique de s'en prendre à la sécu.
C'est une dépense publique dont on parle alors qu'il n'y a aucun débat sur les autres dépenses: aides aux banques, aux entreprises, financement des institutions politiques, indemnités versées par l'état à Tapie, etc... Donc avant de débattre de cette dépense sur la sécu, il faudrait exiger de débattre de toutes les dépenses.

Ensuite, comment les néo libéraux envisagent la santé: réservée à certains ou pas?

Par exemple:
Allègre a écrit dans Le Point:

"Il y a aujourd’hui des progrès extraordinaires en médecine régénératrice, c’est-à-dire la médecine qui ne se contente plus de soigner, mais qui remplace les organes déficients par la fabrication de nouveaux tissus". et il considère ça comme une catastrophe en proposant cette solution:"faire travailler les seniors plus longtemps".
Donc: crever une partie des gens par le travail.

lis 8 juillet 2009 20:51  

à MJ, je te cite : "toutes les entreprises humaines étant soumises aux contraintes d'emplois et de ressources, les comptes de l'Etat, des entreprises, ton porte-monnaie, la trésorerie du NPA, la publication de feu Rouge etc..."
Et bien, c'est justement là qu'est le problème. La santé n'est pas une marchandise. Partant, la Sécurité Sociale ne peut fonctionner comme une entreprise, elle n'a pas à être rentable.
Et son bénéfice humain ne se chiffre pas, n'apparaît dans aucune colonne comptable. Il est même carrément proportionnel à son déficit. La population vieillit, les dépenses de santé augmentent. C'est naturel, c'est normal.
Et on ne peut priver les gens de soins, en particulier les plus fragiles (comme les salauds de pauvres) au prétexte que la religion du chiffre a pourri les cerveaux.

grosse bourse 8 juillet 2009 21:05  

Joli discours.

lis 8 juillet 2009 21:15  

De plus, comme le faisait justement remarquer Vince, demande-t-on aux politiques sécuritaires, aux mesures de reconduite à la frontière, d'être rentables?
Va-t-on demander à l'Education Nationale de dégager des bénéfices?
Et l'armée, dans tout ça, j'espère bien qu'elle rapporte plus qu'elle ne coûte.
Sans parler de ces feignasses de petits juges, dont le cadet des soucis - quel scandale ! - est de savoir s'il ont contribué à la bonne santé financière de l'Etat.

birahima2 8 juillet 2009 21:33  

les Rousseauistes
me font chier.

donjipez 8 juillet 2009 22:34  

"Et quelles sont-elles, ces brillantissimes idées ?
Dépenser moins."

Un (le) gros noeud de la question. La diminution de dépenses suppose une impossibilité à augmenter les rentrées. Ben voyons. C'est comme les retraites d'ailleurs.

Il y a comme un oubli de toutes les sommes qui échappent à la solidarité nationale et de fait constituent petit à petit une rupture de contrat social. Revenus du capital pas ou peu taxés, cadeaux fiscaux, allègements de charges qui sont en fait du "salaire" c'est à dire de la richesse qui est produite et devrait aller au pot commun...

Il est clair que le libéral tel qu'il se présente ici et maintenant n'est rien d'autre qu'un salaud

Anonyme 8 juillet 2009 22:53  

Je sais bien que les gauchos ne pensent qu'à l'argent, mais l'analyse coûts/bénéfices n'est pas nécessairement quelque chose qui se chiffre de façon monétaire. On peut faire une analyse coût/bénéfices avec beaucoup d'autres critères (nombre de cancers soignés, nombre de prix Nobel obtenus, nombre d'affaires criminelles résolues, kilomètres de routes pratiquables, kilowatts produits, etc.)

Le discours qui consiste à dire "X ou Y n'a pas à être rentable, donc on peut faire plein de déficits et on se fout du résultat" est un discours irresponsable.

Dès qu'on veut évaluer le niveau des enseignants, la productivité de tel ou tel service, ça hurle au scandale. Le service public est pourtant, comme son nom l'indique, un service rendu au public, et non aux fonctionnaires...

Et, qu'on le veuille ou non, les ressources (en personnel, bâtiments, machines, médicaments, etc.) sont limitées. Il faut donc rationnaliser leur utilisation et faire des choix.

Anonyme 8 juillet 2009 22:58  

> Et on ne peut priver les gens de soins, en particulier les plus fragiles (comme les salauds de pauvres) au prétexte que la religion du chiffre a pourri les cerveaux.

On ne peut pas non plus les priver de nourriture. Ou de logement. Ou de loisirs.

Mais, du coup, comment fait-on ? On ne peut pas consacrer 100% des richesses produites et pour la santé, et pour l'éducation, et pour la défense, etc. Cela ferait 4000% ; y'a comme un léger problème ! Il faut donc faire des arbitrages. Et manipuler des chiffres (horreur !) Determiner quels soins sont prioritaires, qu'est-ce qui est le plus "rentable" (soigner dix enfants ou dix personnes âgées ?) Quel que soit le régime politique ou économique, ce sont des choix qu'il faut faire puisque les ressources sont limitées.

Anonyme 8 juillet 2009 23:02  

Comme le disait Mambo Joel, ce même problème se pose pour vous avec vos économies. Allez-vous acheter ce soir un magazine ou un DVD ? Restau ou ciné ? Et quand vous allez au restau, est-ce que vous veillez à en avoir pour votre argent ? Horreur ! Une analyse coûts/bénéfices qui pointe son nez !

La réponse habituelle est : il faut taxer les profits. Certes, mais les profits ne sont pas illimités, qu'on le veuille ou non. Taxez-les à 100% et l'année suivante vous obtenez 0 euros de profits (demandez-donc à Chavez ou aux Kirchner si la méthode fonctionne...)

Bourguignon 8 juillet 2009 23:08  

Van_Roekeghem, ce mec il vient d chez AXA,alors faut pas s'étonner.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Van_Roekeghem

lis 8 juillet 2009 23:31  

1 )"Le discours qui consiste à dire "X ou Y n'a pas à être rentable, donc on peut faire plein de déficits et on se fout du résultat" est un discours irresponsable."
En matière de santé, est-il besoin de le rappeler, X ou Y n'a pas à être rentable. Donc, effectivement, peu importe le déficit, si tous les moyens sont employés à soigner X ou Y. Et on se fout, évidemment du résultat comptable.
2 ) "Dès qu'on veut évaluer le niveau des enseignants, la productivité de tel ou tel service, ça hurle au scandale. Le service public est pourtant, comme son nom l'indique, un service rendu au public, et non aux fonctionnaires..."
C'est pourtant bien, parce qu'il est rendu au public, et à tous les publics, sans condition de ressources, qu'il se doit de rester public. Les exigences de rentabilité du privé, sont incompatibles avec de telles missions.
3 ) "Et, qu'on le veuille ou non, les ressources (en personnel, bâtiments, machines, médicaments, etc.) sont limitées. Il faut donc rationnaliser leur utilisation et faire des choix."
Non mais franchement, ces ressources-là, limitées! Une plaisanterie! Elles sont, ou pourraient être, plus qu'abondantes.
La demande, d'emplois, de médicaments, de logements, est bien supérieure à l'offre. Ainsi artificiellement soutenue, la rareté en fait le prix( Dans notre merveilleux monde d'économie de marché.) Et engraisse les affameurs, marchands de sommeil, médicamenteurs, actionnaires...

Pour ce qui est des arbitrages et des priorités, j'en ai quelques uns en tête, qui ne risquent pas de vous plaire.

Anonyme 9 juillet 2009 04:12  

Le mot "libéral" est utilisé par tout le monde en France. Paradoxalement, personne n'a l'ombre d'une idée sur ce qu'il signifie vraiment.

Le "Libéralisme" est devenu un homme de paille bien utile que les politiques, médias, et autres frappent à tour de rôle afin de se débarrasser de toute responsabilité.

Navré de vous décevoir mais la droite française est socialiste, pas libérale.

Si vous désirez en savoir plus sur le sujet, oubliez ce que les hommes politiques vous disent (qu'ils soient de droite ou de gauche) et renseignez vous auprès de vrais libéraux (Hayek, Bastiat, etc ...). Un peu plus de connaissance vous éviterai de tomber dans les lieux communs, stigmatisations et autres clichés du genre : "les libéraux c'est tous des salauds qui veulent euthanasier les pauvres dès la naissance, qui ne pensent qu'a faire le mal partout où ils vont et qui passent leurs journées à compter l'argent qu'ils ont réussi à extorquer aux pauvres, gentils, et honnêtes gens".

Bonne continuation à vous,

Anonyme.

Anonyme 9 juillet 2009 08:21  

> En matière de santé, est-il besoin de le rappeler, X ou Y n'a pas à être rentable. Donc, effectivement, peu importe le déficit, si tous les moyens sont employés à soigner X ou Y. Et on se fout, évidemment du résultat comptable.

Bing, catastrophe aérienne. Par miracle, il y a des rescapés : mais ce sont 100 blessés graves. Et ce ne sont pas des libéraux, donc on ne peut pas les laisser crever. Questions : comment les répartissez-vous dans les hôpitaux de la région ? Quels lits vous libérez pour faire de la place ? Qui passe en premier au bloc opératoire ?

Ce sont des choix qu'il faut faire car les ressources sont limitées. Le même problème se pose à New York ou à Cuba.

Pourquoi l'Etat ne consacre-t-il pas 100% de ses ressources pour l'hôpital public, puisque, comme vous le dites, on ne doit pas compter ?

> Non mais franchement, ces ressources-là, limitées! Une plaisanterie! Elles sont, ou pourraient être, plus qu'abondantes.
La demande, d'emplois, de médicaments, de logements, est bien supérieure à l'offre.

Oui, il y a plus de gens qui réclament des logements pas cher que d'ouvriers prêts à les construire. Etonnant, non ?
Il en sera toujours ainsi. Les gens préfèrent consommer que travailler, il y aura donc toujours des demandes non satisfaites.

Mais si vous avez une solution miracle, je vous écoute (un indice : ce n'est pas le communisme, car à part peut-être l'abondance de crânes produite par Pol Pot, on a pas vu grand chose d'abondant en union soviétique ou ailleurs).

> Pour ce qui est des arbitrages et des priorités, j'en ai quelques uns en tête, qui ne risquent pas de vous plaire.

Je ne vis plus en France, donc amusez-vous bien à faire votre petite république soviétique si ça vous chante ; elle finira par s'écroûler comme toutes les autres avant elle...

pouet 9 juillet 2009 08:35  

> Renseignements pris, dans pas mal d'hôpital et de cliniques, les opérations nécessitants 3 jours de repos sont faites le vendredi, celles en nécessitant 4, le jeudi and so fucking on...

Quel est le problème, au juste ? ça me semble tomber sous le sens.

Sous le sens de la bêtise, oui.

Quel est le problème au juste ?
La réponse, c'est :

Avant, j'aurai passé 2 jours surveillé par des professionnels de la santé. Alors que là, j'ai végété 2 jours sur mon canaps à me faire des pansements tout seul

C'était pas facile à trouver, la réponse était donnée deux lignes avant le passage qui t'a fait te poser une question...

birahima2 9 juillet 2009 08:35  

c'est noté et estampillé Duschmoll
si un jour tu rentres en France, y'aura plus de place pour toi.

ElectricEye 9 juillet 2009 10:00  

Tiens CSP a arrêté de faire le ménage ?

Kaos 9 juillet 2009 10:47  

On dirait bien. C'est dommage, c'était mieux sans crétins pour nous vomir dessus.

Anonyme 9 juillet 2009 10:50  

> si un jour tu rentres en France, y'aura plus de place pour toi.

Ouais, on se souvient de tous ces allemands vivant a Berlin ouest qui se bousculaient pour franchir le mur et rejoindre la partie est...

Ou de tous ces américains qui construisent des embarcations de fortune pour rejoindre Cuba et profiter de son formidable système de santé publique...

Kaos 9 juillet 2009 10:54  

Ou du blocus de cuba et des coups d'état en amérique du sud qui ont tant fait pour l'épanouissement du socialisme.

Ou que les libéraux sont assez cons confondre stalinisme et communisme.

Léo 9 juillet 2009 10:57  

@04:12 : Oui c'est vrai, y'a aussi des libéraux hardcore qui pensent que le monde entier est communiste parce que le vrai libéralisme totale n'existe pas encore, et qui pensent sincèrement qu'on vivrait bien mieux si c'était le cas. Des gens pas méchants donc, juste très naïfs. Pour eux (et pour toi donc), c'est sûr que la droite française peut paraître socialiste. Faudra juste que tu revois la définition de "socialiste" avant de dire des conneries.

"Ou de tous ces américains qui construisent des embarcations de fortune pour rejoindre Cuba et profiter de son formidable système de santé publique..."

T'as vu Sicko toi non ? Non ? Tu devrais.

birahima2 9 juillet 2009 10:58  

10 h 50
dis - nous un peu si t'es en direct de la Nouvelle-Orléans ou pas

Anonyme 9 juillet 2009 12:13  

"Ou du blocus de cuba blablabla..."

Le fameux blocus cubain n'a jamais existé. Il faut être un fanatique ou un ignorant pour ne pas faire la différence avec un embargo ne concernant que le commerce avec les Etats-Unis - et encore il ne s'appliquait pas aux produits alimentaires, ni aux médicaments. Vous avez entendu parler du tourisme florissant à Cuba? Impossible si un blocus avait été mis en place. Dommage, ces ressources allaient alimenter directement les poches de la nomenklatura (comme le pétrole de Chvez) et surtout du Lider maximo, un des hommes les plus riches du monde selon le classement Forbes. Pendant que le peuple émancipé de l'impérialisme US crevait la dalle grâce à la glorieuse révolution. D'ailleurs 2 millions de cubains sont partis trouver refuge aux Etats-Unis, cet enfer libéral (enfin, quand il ne se faisaient pas descendre comme des lapins par l'armée castriste). Comment ce pays qui était le plus riche d'Amérique latine avec l'Argentine a pu tomber si bas? Bien trouvé, le coup du pseudo blocus.

Sinon ce radieux régime aux lendemains qui chantent avait accès à toutes les marchandises venant du reste des amériques et du reste du monde, et bénéficiait même d'un régime de faveur concernant l'implantation d'entreprises européennes, ainsi que de grasses subventions au titre de l'aide au développement. Sans parler des aides conséquentes du temps de l'URSS, qui fournissait nourriture et médicaments. Pure propagande donc, pour trouver un bouc-émissaire à la ruine d'un pays et les famines qui s'expliquent très bien par la faillite du système collectiviste, comme dans tous les pays communistes de la planète où ces régimes ont sévi.

http://www.fonjallaz.net/Communisme/Cuba%20socialiste/Cuba-pauvrete.html

http://www.fonjallaz.net/Communisme/Cuba%20socialiste/index.html

Sinon que pensez-vous des camps de concentration pour déviants homosexuels instaurés par votre Staline des caraïbes dans son petit paradis terrestre?

Kaos 9 juillet 2009 12:44  

Qui a dit que c'était un paradis?

Juste de prendre deux-trois précautions d'usage avant de parler, genre ne pas partir des conclusions pour les démontrer.

Le communisme, c'est mal -> d'ailleurs tout l'a commbattu et du coup ça ressemble à rien -> le communisme c'est mal.

Merci d'être passé.

C'était mieux avec le ménage quand même...

Kaos 9 juillet 2009 12:45  

Un peu comme la sécu en France, on coupe les crédits pour prouver qu'elle ne va pas bien.

C'est du sophisme matérialisé à ce niveau-là.

ElectricEye 9 juillet 2009 13:13  

Ou comme la SNCF, ou les chemins de fer britannique...tout ce qui est public quoi.

Protop 9 juillet 2009 15:56  

a l anonyme de 23 02 hier soir qui fait reference aux kirchner comme soit disant socialistes... va faire un tour en argentine et explique aux mecs qui meurent de faim qu ils shabitent dans un pays socialiste.. bon courage.
Et puis la menace du 0 proffit merci. Mais qu ils se cassent les investisseurs a la con arretez de nous rechauffer le cout de la fuite des cerveaux et des investissements. Qu ils se barrent mais sans les outils de production. La on vous montrera comment on peut faire tourner une machine sans faire de proffit financier bande de debiles. Demandez aux encules de patrons argnetins si ils ne sont pas content d avoir retrouver des industries en etat de marche apres avoir fuit comme des pleutres en 2001... Meme ps la reconnaissance du ventre ces batards

Anonyme 9 juillet 2009 18:32  

Excellent billet.
Merci.

Anna O.

Anonyme 9 juillet 2009 21:08  

Ah voui, le billet de 23h02...ehu beh na fianlement le Kommissar Politik l'a censure, comme les 99 autres..qui collaient pas a la ligne! Merdre aloreuh...serait peut etre pas si heureux, sur de lui et convaincu le coco???

Anonyme 9 juillet 2009 22:46  

billet nul

FVR n'a pas fait l'ENA (mais polytechnique).
avant de hurler il faudrait quand même prendre la peine de lire les 25 proprositions parcequ'il y a des choses interessantes. les médecins qui devraient hurler puisque par exemple on ne paiera plus les cotisations à leur place (parceque toutes les autres professions payent elles mêmes toutes leurs cotisations mais pas les médecins)

les labos pharmaceutiques aussi. ce sont eux que vous défendez ?

thé 10 juillet 2009 02:38  

"billet nul

FVR n'a pas fait l'ENA (mais polytechnique)."

Où est le lien de cause à effet ? ça veut dire quoi ?

"les labos pharmaceutiques aussi. ce sont eux que vous défendez ?" Mais où on peut lire ça ?

Ils ne savent même pas de quoi ils parlent!

Protop 10 juillet 2009 09:31  

Nononononon notre cher anonyme de 21 08 il y est encore le billet de 23 02 le 8 juillet, ce genre de connerie y a pas besoin de les enlever c est tellement nul....

Christian lehmann 10 juillet 2009 15:41  

Tu ne peux pas savoir le plaisir que j'ai pris à lire ça, j'en ai encore les larmes aux yeux. Pour plus d'informations sur le bonhomme et sa vie, son oeuvre, mon blog...

comité-de-salut-public 11 juillet 2009 11:09  

Christian Lehmann ? LE Christian Lehmann ? Maismaismais je suis flatté, honoré, éperdu que tu laisses un commentaire sur mon blog à moi ! Merci, mille mercis, vraiment.

Christian lehmann 13 juillet 2009 11:46  

Parce qu'en plus, tu émarges aux Fatals Flatteurs? ;-))

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