jeudi 4 juin 2009

Réalité



Que ça fait du bien, cette saine dose de réalité prolétarienne, décidément. Comment que ça te recadre toutes les épouvantables conneries lénifiantes/catastrophistes qu'on subit à longueur de temps. La semaine dernière, le divorce de Berlusconi. Cette semaine une tragédie aérienne. Fumées, toujours, fumées qui occultent les réalités sociales et font oublier que là, maintenant, en ce moment, des gens se battent pour sauver leur boulot, pour rester debout, pour tenter de sortir du silence médiatique dans lesquels les ont enfermé les médias qui mentent et les politiciens professionnels.

Il n'y a plus de classe ouvrière ?

Va mourir, sociologue jaune spécialiste auto-proclamé des "nouvelles tribus" et autre errances psycho-affectives des classes moyennes en perte de repères. Va mourir, publicitaire parasite qui vend ce que les pue-la-sueur produisent en voulant faire oublier à tout prix que derrière l'objet, il y'a des êtres humains qui travaillent. Va mourir, journapute faisandé et inculte aux ordres de ta rédaction qui préférera toujours faire un sujet sur les conséquences de la hausse de l'immobilier sur le salaire des cadres franc-maçons plutôt que de suivre un mouvement social qui en dit tellement plus sur le monde dans lequel on vit (mal). Va mourir, bobo lecteur des Inrocks vivant dans sa bulle petite-bourgeoise au milieu de ses propres clones en jeans slim qui trouvent que décidément, ces prolos sont vraiment des gros beaufs. Va mourir, blogueur politique qui saute comme un cabri en couinant sans cesse "démocratiiiiiiie ! démocratiiiiiiie !" et se tripote la nouille sur l'Euroooooope en ne parlant jamais, au grand jamais de quoi que ce soit d'un peu social puisque c'est bien connu on est que des zindividus. Et surtout, surtout, va mourir, dans d'atroces souffrances de préférence, politicien institutionnel qui vote les subventions aux boites qui les empochent avant de délocaliser.

Alors oui, en effet, le prolo n'est pas bien raffiné dans l'expression de son ressenti, comme disent les cons. Il ne va pas voir les films de Lars Von Trier et ne saisit peut-être pas tous les subtils clins d'oeil de l'imposteur Tarentino. Il n'est pas dans un militantisme festif et citoyen pour rompre avec des pratiques dépassées, pas trop, non. Et c'est vrai que tout ce discours viriliste sur ceux qui ont des "couilles, ça déconstruit moyen le genre, en effet. Il est encore dans la lutte de classes, quoi, c'est dire si il est parfaitement has-been, tu 'ois.

En attendant, eux se battent. Eux ne se laissent pas faire et ont l'air bien déterminés à ne rien lâcher, parce qu'ils savent que c'est leur peau qui est en jeu. Ils ne se trompent pas d'ennemis et identifient parfaitement bien les coupables.
Et cette tranche de réalité au milieu de l'océan de conneries qu'on subit à longueur de temps, ça fait du bien.

Donc : hardi les gars ! On est pour vous, on est avec vous, on vous aime et on vous soutiendra jusqu'au bout !

Et tous ensemble pour une chanson qui n'a pas pris une ride :

C'EST LA LUTTEUUUUUHH FINAAAAAAALEUUUUUH !!!!!

36 commentaires:

Vince 4 juin 2009 10:25  

Courage à vous...
Courage à nous...

Et bientôt, courage à Eux...

CSP 4 juin 2009 10:53  

G.
G.
G...

GOULAAAAAAAG!!!!!

birahima2 4 juin 2009 11:10  

petit détail

Constantin 4 juin 2009 11:24  

C'est vrai que le NPA est prêt à siéger dans le même groupe que le FDG à Bruxelles ?

Anonyme 4 juin 2009 11:35  

Cette vidéo résume tout:la crise est utilisée pour liquider (fermer les usines et supprimer les emplois) la partie la moins rentable de l'industrie.
Avec toujours la même tactique: désamorcer les conflits sur le plan local, à coups d'indemnités et de congés de reconversion. Les dirigeants et l'Etat ont l'air d'être prêts à lâcher pas mal, c'est ce que dit le délégué de Continental.
Le but est d'empécher l'extension des conflits, et depuis des mois le rôle des syndicats et des partis institutionnels (qui jouent la montre: journées de mobilisation et importance ridicule donnée à la sanction par les urnes aux européennes) est très utile au gouvernement. C'est ce qu'explique le délégué de Goodyear en s'adressant à Bernard Thibault: les gens se sentent manipulés et piégés.

ceriselibertaire 4 juin 2009 11:38  

Beau coup de gueule pour la réalité. On(est un con) nous pousse à l'oublier, la première résistance est de continuer à la rechercher. Et la réalité ne change pas ni le cynisme des riches : "Il faut changer pour que rien ne change" rabache Alain Minc dans le journal gratuit de Bolloré.

birahima2 4 juin 2009 11:42  

Les montgolfière Goodyear survolent la Chine.
Est-ce que l'élite impériale des citoyens s'est donnée rendez-vous ici Constantin ?

Ramiro 4 juin 2009 11:47  

deux bouquins sur les ouvriers d'aujourd'hui:
Retour sur la condition ouvrière, Enquête aux usines Peugeot de Sochaux-Montbéliard. Stéphane Beaud, Michel Pialoux, Fayard, 1999
et
Les gars du coin
Enquête sur une jeunesse rurale
Nicolas RENAHY La découverte 2009

Anonyme 4 juin 2009 14:16  

> En attendant, eux se battent.

Ils ne se battent pas ; ils font des barbecues, ils gueulent, ils reclament. Comme des gosses.

Et il y a ceux qu'on ne voit pas, qui font des formations, des cours du soir ou qui demenagent pour trouver du boulot ailleurs. Comme des hommes, qui prennent leur vie en main et qui n'attendent rien de personne.

Michel 4 juin 2009 14:31  

Cher Anonyme du 4 juin 2009 14:16
"Comme des hommes"
Non comme des individualistes qui se croient plus malin et mieux équipés que les autres. Mais ils seront rattrapés par le système à un moment ou à un autre.
La richesse réelle, celle qui te permet entre autre de venir faire ton commentaire sur ce blog est produite non pas par une minorité mais par la masses des prolétaires, ces gosses dont tu parles. Et ils réclament (mais leur méthode n'est certainement pas la bonne) simplement qu'un peu de la richesse qu'il ont créé leur soit reversée. Le jour ou les parasites qui eux ne produisent rien et s'engraissent en détruisant l'outil productif seront plus nombreux que ces "gosses" je me demande bien ce que tu mangeras... (des actions sans doute...)

Basile Morton 4 juin 2009 15:46  

Oui CSP, moi aussi,j'ai reçu du courier. J'ai même pas ouvert la lettre. Elle est d'un ancien copain qui a des drôles de fréquentations.

birahima2 4 juin 2009 15:48  

14 h 16
alors ça, au moins, c'est un exemple de dérive machiste. un beau.

Anonyme 4 juin 2009 16:19  

g

Anonyme 4 juin 2009 16:19  

c'est qu'à LO il font pas le boulot antisexiste...;)

Chatducentre 4 juin 2009 16:28  

Article ridicule!
Je suis sur que ces ouvrier ont votés majoritairement sarkozy pour le "travailler plus pour gagner plus" et contre "ces feignants de rmiste et d'immigrés parasite"
Mais quand cette "classe moyenne inferieur" (j'ai qu'il gagné en moyenne 2000 euros par mois) a été touché par le chomage, il se sont enervés contre le grand capital" (qui avant ne les derangaient pas) et ont reclamés des indemnité.
Ils ont bien raisons, c'est leurs intérét mais pas l'intérét de ceux qui les ont soutenus qui sont des pigeons car ils ne vont pas partager leur 50 000 euros avec les proletaires de france.
Une chose a dire, c'est ouvrier sont des génies : exploiter les marxistes (les militants NPA,LO etc) pour racketer le grand capital.
bravo les contis

Anonyme 4 juin 2009 16:52  

Toujurs pareil!
Les mal lotis, peu formes, precaires, primaires, prolos de base nous cassent les couiles avec leur boulot condamne depuis 20 ans mais sous perfusion!

Reveillez vous les "travaileurs" c'est fini le petit boulot peinard juskalaretraite...

CSP 4 juin 2009 17:02  

"Les mal lotis, peu formes, precaires, primaires, prolos de base nous cassent les couiles avec leur boulot condamne depuis 20 ans mais sous perfusion!"

...

Je sais pas vous, mais lire ce genre de truc me justifie toutes les prises de Palais d'Hiver...

le crapaud tlt 4 juin 2009 17:11  

Tout-à-fait d'accord avec ta réaction, csp :
En effet, d’un côté, la crise historique du capitalisme annonce de nouveaux désastres sociaux et écologiques, les élites possédantes cherchant à la mettre à profit pour soumettre davantage nos conditions de vie et de travail à l’avidité sans bornes des actionnaires. De l’autre, un mouvement social sans précédent depuis longtemps se trouve porté par le soutien majoritaire de la population, mais il peine à trouver le chemin du « tous ensemble » qui serait indispensable, faute de pouvoir, entre autres, s’adosser à une réponse politique à la hauteur des choix de société qu’il soulève.

Anonyme 4 juin 2009 18:08  

> La richesse réelle, celle qui te permet entre autre de venir faire ton commentaire sur ce blog est produite non pas par une minorité mais par la masses des prolétaires, ces gosses dont tu parles.

Mais je ne met pas tous les travailleurs dans le meme sac (je suis moi-meme travailleur).

Cela dit, entre nous, je ne suis pas certain que le gros lard vulgaire de la CGT qu'on voit sur la video ait pu concevoir les technologies qui nous permettent de discuter sur ce blog...

> Et ils réclament (mais leur méthode n'est certainement pas la bonne) simplement qu'un peu de la richesse qu'il ont créé leur soit reversée.

Genre... un salaire ? Voila une idee originale.

> Le jour ou les parasites qui eux ne produisent rien et s'engraissent en détruisant l'outil productif [...]

Vous voulez sans doute parler des syndicats ?

> seront plus nombreux que ces "gosses" je me demande bien ce que tu mangeras... (des actions sans doute...)

Je n'ai pas peur de l'avenir, contrairement aux gens de la video, qui ne peuvent pas concevoir la vie sans leur boite ou l'Etat pour s'occuper d'eux.

On notera au passage que les mecs ne reclament pas plus de dignite ou l'instauration du communisme, mais, comme ils disent, "obtenir le plus possible", afin de pouvoir consommer plus.

La lutte finale attendra.

Happiness in slavery 4 juin 2009 18:14  

cadres franc-maçons

Crypto-fascisme ?

birahima2 4 juin 2009 18:18  

le crapaud tlt a poussé un cri
ça va Brigitte ?

Anonyme 4 juin 2009 18:41  

Les victimes qui respectent leurs bourreaux méritent leur sort.

Salut aux hommes debouts !

Michel 4 juin 2009 19:12  

Cher Anonyme du 4 juin 2009 18:08,

"Cela dit, entre nous, je ne suis pas certain que le gros lard vulgaire de la CGT qu'on voit sur la video ait pu concevoir les technologies qui nous permettent de discuter sur ce blog..."

Je te rassure les actionnaires non plus en sont bien incapables. En fait la conception des technologies que nous utilisons est une oeuvre collective qui s'appuie pas moins que sur la longue chaine des connaissances humaines produite par des générations de penseurs pour la plus part des contributeurs prolétaires.

Mais la conception seule ne suffit pas, il faut ensuite produire et là aussi, ce que produit une entreprise grâce aux machines et matériaux d'autres entreprises est une oeuvre collective, ou chacun, même le "gros lard vulgaire de la CGT" a sa part. C'est comme dans une équipe de foot, même si Zidane est la vedette, tout seul sur le terrain il ne peut rien.

"Vous voulez sans doute parler des syndicats ?"

Non je parle de ceux qui ne produisent pas le gâteau et s'en réservent les plus grosses parts. Beaucoup plus nocifs pour l'économie que les syndicats, sans commune mesure.

"On notera au passage que les mecs ne reclament pas plus de dignite ou l'instauration du communisme, mais, comme ils disent, "obtenir le plus possible", afin de pouvoir consommer plus."

L'économie est une chose relativement bête, pour qu'elle fonctionne bien il faut consommer ce qui est produit, des gens comme Ford que l'on ne peut accuser d'être un communiste l'avaient bien compris. Que les travailleurs puissent consommer plus est une bonne chose pour les entreprises (surtout si les chinois pouvaient en faire de même...)

M'ENFIN! 4 juin 2009 19:30  

@ Constantin

Il n'y a ni NPA, ni FDG en Belgique.
Il y a, comme en France, un P"S" néolibéral corrompu et de nombreux partis de gauche. Plusieurs de ces partis ont réussi à proposer une liste commune pour la région bruxelloise (nous avons des élections régionales le même jour que les européennes).
La LCR (le parti belge le plus proche du NPA) fait partie de cette liste unitaire qui comprend :
- le Parti Communiste (PC),
- le Parti Socialiste de Lutte (PSL),
- la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR)
- le Parti Humaniste (PH)

Plus d'informations sur le site de la LCR, pour ceux que ça intéresse : http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=1320%3Aune-liste-anticapitaliste-unitaire-aux-elections-regionales-a-bruxelles&Itemid=53&option=com_content

M'ENFIN! 4 juin 2009 19:40  

Petite précision : je ne parlais, ci-dessus, que de la Belgique francophone.
En Flandre, il n'y a pratiquement que des partis de droite et d'extrême droite.
Le SP(PS flamand) a moins d'électeurs que le Vlaams Belang (néonazi) et la vraie gauche y est encore plus marginale qu'ailleurs...

Anonyme 4 juin 2009 23:07  

mediocrite
bassesse
soumission
saprophytes en goguette

j'adore ce blog

Anonyme 4 juin 2009 23:39  

> Mais la conception seule ne suffit pas, il faut ensuite produire et là aussi, ce que produit une entreprise grâce aux machines et matériaux d'autres entreprises est une oeuvre collective, ou chacun, même le "gros lard vulgaire de la CGT" a sa part. C'est comme dans une équipe de foot, même si Zidane est la vedette, tout seul sur le terrain il ne peut rien.

Oui, bien sûr. C'est d'ailleurs le grand miracle du marché : des gens qui ne se connaissent pas, qui vivent à l'opposé et qui n'ont rien en commun (voire qui se détesteraient) parviennent néanmoins à coopérer de façon indirecte pour produire des richesses.

> Non je parle de ceux qui ne produisent pas le gâteau et s'en réservent les plus grosses parts. Beaucoup plus nocifs pour l'économie que les syndicats, sans commune mesure.

Sans capital, il n'y a pas (ou très peu) de production (sinon, les ouvriers que l'on voit dans la vidéo n'auraient pas besoin d'usine pour gagner leur vie).

Il est donc faux de dire que les actionnaires ne font rien : ils apportent leur capital, ce qui est essentiel.

> L'économie est une chose relativement bête, pour qu'elle fonctionne bien il faut consommer ce qui est produit, des gens comme Ford que l'on ne peut accuser d'être un communiste l'avaient bien compris.

Oui ; tout ce qui est produit vise à être consommé, ce n'est pas vraiment une révélation...

> Que les travailleurs puissent consommer plus est une bonne chose pour les entreprises (surtout si les chinois pouvaient en faire de même...)

Les chinois préfèrent exporter pour l'instant afin de consommer plus tard.

Pour l'instant, c'est à notre avantage : nous recevons une multitude de biens en échange de morceaux de papier.

ramiro 5 juin 2009 08:15  

une contribution qui transpire La haine du peuple, la haine de classe...un monde merveilleux où par la magie du mot Le pen et la droite ont repris le monopole de la parole ouvrière laissé par terre par la gauche...

"Je suis sur que ces ouvrier ont votés majoritairement sarkozy pour le "travailler plus pour gagner plus" et contre "ces feignants de rmiste et d'immigrés parasite""

ti_cyrano 5 juin 2009 13:02  

"Il est donc faux de dire que les actionnaires ne font rien : ils apportent leur capital, ce qui est essentiel."

Ce qui est essentiel, c'est qu'il y ait un outil de travail, ce que tu appelles "leur capital". Cet outil est là, il suffit de se l'approprier. Tout simplement.

Oui, les moyens et surtout les gros actionnaires (on laisse les petits tranquilles) vont hurler comme des gorets qu'on égorge. Oui c'est une atteinte délibérée à leur droit de propriété. Et alors ? Dame Parisot l'a bien dit : rien n'est éternel dans ce monde et surtout pas l'emploi.

Pourquoi le droit de propriété devrait-il l'être ?

C'est bien simple, on s'approprie ce qui est nécessaire pour le bien général. Et si les expropriés couinent, c'est pareil.

vlg 5 juin 2009 13:41  

Putain, plus je lis les commentaires de chez CSP plus je pense que le nom de VLG était bien trouvé.

Michel 5 juin 2009 13:51  

Cher Anonyme du 4 juin 2009 23:39,

"Oui, bien sûr. C'est d'ailleurs le grand miracle du marché : des gens qui ne se connaissent pas, qui vivent à l'opposé et qui n'ont rien en commun (voire qui se détesteraient) parviennent néanmoins à coopérer de façon indirecte pour produire des richesses."

C'est aussi le miracle par exemple de l'open-source, ou de la recherche scientfique et pourtant il n'y a pas de notion de marché ou de profit. Ce qui tend à prouver que le marché n'est pas à l'origine du miracle que l'on doit entièrement à la faculté qu'on parfois les humains de "jouer en équipe". Le marché est en revanche une émanation du "chacun pour sa gueule" qui est grand générateur de gâchis et de tension entre les humains...

"Sans capital, il n'y a pas (ou très peu) de production"

C'est un fait très bien établi et pourtant il est basé sur un certain nombre de raccourcis et de suppositions non formulées qui ne sont pas tout à fait exactes.
Pour démarrer son activité, conquérir de nouveaux marchés, moderniser... l'entrepreneur a besoin d'argent certes mais pas pour l'argent, pour obtenir les biens et services qui lui manquent. Se sont ces biens et services qui sont essentiels, pas les capitaux. La nuance et de taille.

Les capitalistes ne sont là que pour palier au manque de confiance et d'organisation de la société humaine. Et il le lui font payer très cher.

Quoiqu'il en soit, même dans le système capitaliste dans lequel votre assertion est vraie, il n'est pas sain que le capitale prenne une place toujours plus grande au dépend des autres éléments aussi important que sont par exemple les travailleurs.

"Pour l'instant, c'est à notre avantage"

C'est tout le contraire, c'est à notre total désavantage. L'avantage n'est qu'illusoire...

John V. Doe 5 juin 2009 16:13  

"Les cadres francs-maçons"... Euh... CSP, tu pourrais nous épargner l'amalgame francs-macs=argent+pouvoir. Ca a mauvaise odeur. Pas celle qu'on attend du NPA, si tu vois ce que je veux dire.

Même s'ils ne sont pas la majorité de ceux que tu vois, car seuls des gens "bien" (assis, insérés, bourgeois,...) peuvent s'affirmer francs-macs sans risque, les macs sont de gauche (socio-traîtres, je te l'accorde) mais aussi libertaires, "partageux" (au vieux et bon sens du terme), NPA (comme certains que je connais) comme ils furent communards lors de celle de Paris, contre les Versaillais.

A propos de la Commune de Paris, petite info à balancer lors des repas de famille avec les beaufs sakrosiens: la seule première (ou bien "1e" !) semaine de répression de la Commune de Paris par les Versaillais à fait exécuter plus de gens que pendant TOUTE la "Terreur" de la Révolution de 1789.

Et je ne parle pas des étrons posés au sommet de Paris (et de Lyon) en expiation du "crime" de s'être révolté. Etron que (feu) Fajardie fit exploser avec jouissance dans "La nuit des chats bottés".

Anonyme 5 juin 2009 17:06  

" la seule première (ou bien "1e" !) semaine de répression de la Commune de Paris par les Versaillais à fait exécuter plus de gens que pendant TOUTE la "Terreur""

Ben..encore heureux!!

Berneri 7 juin 2009 01:27  

Un petit texte, d'Yves peyrat :
Que la Peur Change de Camp

On nous terrorise pour nous mettre les uns contre les autres, "Français" contre "Etrangers", immigrés réguliers contre irréguliers.

On nous terrorise en obligeant nombre d’entre nous à émigrer en quête de conditions de vie moins odieuses.

On nous terrorise en obligeant nombre d’entre nous à la clandestinité : avec les flics sur le dos et la peur des expulsions l’Etat et les Patrons poussent des milliers d’individus dans l’ombre. En les rendant encore plus dociles à l’exploitation.

On nous terrorise avec le chantage du travail salarié : soit tu te vends à un patron, soit tu crèves de faim.

On nous terrorise avec l’image de l’Etranger "barbare et intégriste" pour nous faire accepter plus de restrictions, plus de contrôle, plus de précarité ; ou bien pour nous faire aimer une identité nationale fausse et vide.

Si le capitalisme ne respecte pas de frontières, pourquoi les exploités devraient-ils le faire ?

On nous terrorise avec les flics dans les quartiers, avec des rafles policières.

La criminalité c’est le prétexte, le véritable objectif c’est de faire baisser la tête à tous.

On nous terrorise avec la prison ou les expulsions, les camps de rétention.

Plus les pauvres se haïssent, plus les riches s’engraissent.

On nous terrorise en nous faisant croire que les "terroristes" sont ceux qui luttent contre l’Etat et les Patrons, et non pas ceux qui bombardent des populations entières, colonisent les territoires en rasant les maisons avec les bulldozers.

Il est temps que la peur change de camp !

Il est temps que de la haine entre les "races" on passe à la solidarité de classe, à la guerre des exploités contre les exploiteurs.

Il est temps de se lever et de se mettre en marche.

Yves Peirat, Marseille, le 4 janvier 2004

Rébus 10 juin 2009 21:05  

me font marrer les cloportes qui se croient à l'abri, qui parlent de faibles niveaux, d'absence de formation, de boulots sous perfusion.

marrez-vous jeunes cadres dynamiques et vieux cadres se voulant encore winners, vous allez y passer aussi ; au cas ou vous ne le sauriez pas, vous êtes des prolos, même si un peu mieux payés et la dégringolade sera rude, mais réjouissante à observer

grosse bourse 10 juin 2009 22:31  

magnifique! Voir autant de verve comme ça, craché les mots avec cette hargne, c'est magnifique.
Pourvu que cela dure! Courage à nous !

About This Blog

  © Blogger template 'The Base' by Ourblogtemplates.com 2008

Back to TOP