lundi 15 décembre 2008

Soyons fous

Tiens, on nous a distribué dans mon comité NPA la version de synthèse des commissions ; « Principes fondateurs », ça s’appelle. Bon, ce n'est évidemment qu'une ébauche, le grandes lignes, quoi. Je t’en (oui, avant je m’adressais à « vous », mais bon, on peut se tutoyer, maintenant, tu crois pas ?) livre des extraits picorés – plus ou moins - au hasard (et c'est consultable en entier ici) :

« Ce programme remet en cause les propriétés privées des moyens de production (de transport, de communication, de banques etc.), insiste sur l’appropriation sociale du produit du travail et impose le contrôle par les salariés et la population. »

Ah, voilà qui chante à mon regard. Quel joli début, et que cela est plaisant en vérité ; voyons plus loin :

« En finir avec les crises implique d’en finir avec l’exploitation, donc avec la propriété des principaux moyens de production, d’échange et de communication, qui en constitue la base. Le système financier, les services essentiels à la vie, les grandes entreprises devront passer sous le contrôle des salariés et de la population, qui en assumeront la propriété et en assureront la gestion dans le cadre d’une planification démocratique ».

Moui, c’est pas mal. Des bases saines, quoi. J’aime bien. Ensuite, voyons…

« Nous voulons en finir avec les institutions antidémocratiques de la Vème République ».

Ouais, pareil.

« C’est par le développement et la généralisation des luttes, des grèves généralisées et prolongées que l’on peut bloquer les attaques, imposer des revendications. C’est le rapport de forces issu de la mobilisation qui peut permettre la mise en place d’un gouvernement qui imposera des mesures radicales en rupture avec le système et engage une transformation révolutionnaire de la société. »

Ah, ce sont là choses évidentes, en effet, oui certes. Mais il fallait que ce soit dit. Et tiens, puisqu’on en est aux évidences évidentes qui vont de soi :

« Une domination de classe ne peut être éliminée par voie de réformes. Les luttes peuvent permettre de les contenir, de lui arracher des mesures progressistes, pas la supprimer. La domination de la classe privilégiée de l’Ancien Régime n’a pas été abolie par des réformes. Il a fallu une révolution pour l’éliminer. Il faudra une révolution sociale pour abattre le capitalisme ».

Vlan. Ça, c’est fait. Et pour finir par une savoureuse touche finale :

« Notre choix est celui du nombre, des formes de lutte qui rendent les revendications légitimes et populaires, sans hésiter à sortir du cadre étriqué de la légalité pour obtenir satisfaction, en tenant fermement les piquets de grève, en réquisitionnant les logements vides, en cachant les sans papiers pourchassés, en désobéissant face à l’intolérable »

Eeeeet bien mais c’est que c’est pas trop mal, pour un début, non ? Bon, je ne suis guère objectif, je l’accorde bien volontiers, mais mais mais…non, j’aime bien, décidément. Rond en bouche, de la cuisse avec un petit arrière-goût âpre qui rigole pas, une belle robe carmin aux reflets chatoyants : une bien bonne cuvée qui va avec tout.

Un reproche ? Rien qu’un léger, alors…Un peu timoré, ce programme, peut-être, éventuellement…mais c’est vrai : je suis décidément un sentimental.

Notre gentillesse sera impitoyable.

35 commentaires:

Derrière l'hygiaphone 15 décembre 2008 12:58  

Mmmh, ça donne envie. Henver Hoxha doit être fier. Vivement le grand bond en arrière.

GouineMum 15 décembre 2008 13:03  

La révolution de 1789 était bourgeoise. J'espère que celle qui vient ne le sera pas. Et qu'elle fera enfin table rase de l'Ancien Régime, qui n'a jamais été aboli dans les faits.

birahima2 15 décembre 2008 13:10  

c'est une invitation à lire Eloge de la folie d'Erasme ?

vlg 15 décembre 2008 15:04  

«Rond en bouche, de la cuisse avec un petit arrière-goût âpre qui rigole pas, une belle robe carmin aux reflets chatoyants : une bien bonne cuvée qui va avec tout.»

J'ajouterais : équilibré et onctueux, avec une entame forte et plaisante. J'espère que tel les grands crus, il se bonifiera encore en viellissant.

Vlad 15 décembre 2008 15:11  

je me remets doucement...
peu importe.
deux petites questions avant de retourner lire les critiques du programme de gotha et erfurt :

> ’appropriation sociale du produit du travail et impose le contrôle par les salariés et la population.

Qu'est-ce qui motive cette séparation entre salariés et population. Salariés je vois bien. Population... je vois moins.

> n finir avec l’exploitation, donc avec la propriété des principaux moyens de production, d’échange et de communication

les "principaux" ? Qu'est-ce à dire ? On en est déjà à la NEP sans passer par les cases "palais d'hiver" et "militarisation du travail" ?

Basile Morton 15 décembre 2008 15:22  

Eh Vlad, dis moi toi comment tu fais.
T'as pas l'impression que l'on s'est cogné la gueule contre les murs avec nos ergoteries ''aytollah de la révolution soicialiste'' ? Sur la forme, t'as raison, la population c'est interclassiste et ce n'est pas un concept marqué du sceau du marxisme mais merde, est-ce que c'est ça le plus important ? Les orga trostko, anarcho, altérno et autres ont failli. Divisées, atomisées, isolées mais rassurées, elles emploient les mots justes. Chacun, dans sa chapelle se pignolle avec ardeur en relisant, en germain si possible, l'Idéologie allemande. Et pendant ce temps-là les autres gavés en profitent...
Alors merde, on s'assied un peu sur son purisme, on se sort les doigts du cul et on essaie de se mettre au boulot. Le NPA, c'est un truc qui doit servir à changer le paysage politique. Sauf si des petis bourges pointilleux restent dans leurs singeries pseudo intellectuelles.

Vlad 15 décembre 2008 15:50  

Baby, sans doute t'es pas au courant, mais les mots c'est important. Alors quoi, baby, c'est un pov' tract sans importance à balancer dans une pauvre manif et on en verra d'autre ou bien c'est les "Principes fondateurs". Principes fondateurs, baby, tu saisis bien l'importance de ces mots ? Alors voilà, dans les principes fondateurs du NPA il y a ce truc un peu vague et fourre tout que tu dis "interclassiste". C'est l'UCI qui va bien rigoler (et ça leur arrive pas tous les jours, merci pour eux). Baby, accroche toi bien tu vas être surpris : oui dans la rédaction de "principes fondateurs" ce sont les mots employés le plus important. C'est complètement dingue ça, hein Baby ?
Sinon, moi je ne suis assis sur aucun purisme et je n'ai pas pour habitude, ni pour plaisir d'ailleurs (mais chacun son truc) de mettre mes doigts dans mon fondement. Et les accusations de déviance petites-bourgeoises c'est un peu moisi comme manoeuvre, Baby.

T'as oublié de répondre sur "les principaux" qui s'accordent si bien avec l'interclassisme dont tu parles.

> Le NPA, c'est un truc qui doit servir à changer le paysage politique.
T'es paysagiste Baby ?

LVMA 15 décembre 2008 17:21  

Le contrôle par les "salariés" et la "population", c'est très important. C'est la différence entre viser le collectivisme et viser le communisme.
Quand on souhaite la socialisation des moyens de production (comme sur La Poste par exemple), c'est sous contrôle des travailleurs et des usagers.
L'objectif n'est pas une économie de marché d'entreprises auto-gérées concurrentes entre elles, mais une gestion démocratique globale des moyens de production.

Concernant les "principaux" moyens de production. Je suis d'accord qu'il ne faut pas s'en contenter. Il vaudrait mieux préciser qu'il faut s'attaquer à ceux là en priorité, pour globaliser ensuite la socialisation des moyens de production.
Il faut cependant préciser que l'objectif n'est pas de s'en prendre au petit artisan indépendant, mais avant tout aux gros capitalistes qui tirent les ficelles.

Mais je suppose que tu auras déjà fait remonter tes amendements via ton comité de toute façon?

Anonyme 15 décembre 2008 17:22  

Ce qui est rassurant, c'est que visiblement, tout le monde comprend.

Moi, ça me semble très bien comme programme : un peu timoré, certes, mais tant mieux : il faut mettre un peu l'accent sur l'éducation, l'exemplarité, parler à ceux récupérables parmi nos concitoyens. C'est plus long, mais plus sûr.

Incidemment, si maintenant les électeurs ne perçoivent pas la différence avec Hamon ou Mélenchon, c'est qu'il y a *vraiment* du boulot.

Why ? 15 décembre 2008 17:28  

J'adhère à Vlad (mais pas trop près :-)...

Même M.Chirac, qui avait dû retenir la leçon de son superbe "le bruit et l'odeur", avait réagi suite au coup du "Karcher" de M. Sarkozy et avait déclaré: "En politique, le choix des mots est important".

J'ajouterais que CHAQUE mot est important.

Sachant que M. Besancenot ne détenait aucun pouvoir réel au sein des instances de feu la LCR, pourrait-on néanmoins envisager que l'ambigüité entretenue autour de son personnage (au sens théâtral du terme) ait contaminé la rédaction des Principes fondateurs du nouveau mouvement qu'il incarne ?

En effet, pourquoi mettre en exergue la catégorie des salariés ? Quid des indépendants, des fonctionnaires ? Utiliser uniquement le terme "population", "nation" ou même "peuple" rassemblerait plus clairement les victimes communes d'un capitalisme imposé à tous.

@ Vlad:

"On en est déjà à la NEP sans passer par les cases "palais d'hiver" et "militarisation du travail" ?"

Voudrais-tu préciser et éventuellement proposer l'une ou l'autre référence ? Merci.

birahima2 15 décembre 2008 17:30  

oui, il est important que tout le monde comprenne mais la question soulevée par Vlad est celle de la solidité théorique
et cela c'est aussi dénoncer le populisme.

Anonyme 15 décembre 2008 17:46  

birahima2: Je comprends, mais il faut bien se rendre compte qu'à ce stade, le PS et surtout sa gauche cherche un angle d'attaque : donc, à piéger le NPA sur des questions qui n'ont aucune réelle importance, comme par exemple la sympathie à Rouillan.

Trop souvent à gauche et bien plus rarement à droite d'ailleurs, avoir des ambitions de transformation sociale est qualifié de populisme, voire, de contestation stérile, de démagogie, et comme on le voit avec Tarnac, de terrorisme.

L'argument de la solidité théorique me semble être l'embryon de cette série de glissements sémantiques qui mène à la qualification de terrorisme toute contestation de la marche triomphale de la réforme.

Je trouve que ce qui est écrit ici illustre bien l'ambition de ce que peut être une gauche évolutionnaire, c'est à dire, une profonde transformation sociale et une rupture très profonde avec l'actuel mode de fonctionnement de notre société.

birahima2 15 décembre 2008 17:53  

tu ne travailleras pas le dimanche

ça, c'est de la solidité théorique
et je crois que tout le monde peut piger et que c'est pas populiste
unité dans les luttes, ça être solidité théorique

birahima2 15 décembre 2008 18:07  

paske dès le départ si tu travailles le dimanche, t'es d'emblée dans une obscure affaire de péché originel...

Mambo Joel 15 décembre 2008 18:49  

C'est pas mal, mais c'est vrai que c'est un peu vulgarisé afin de s'adresser aux gens au-delà des initiés que beaucoup d'entre vous êtes. C'est le principe du NPA, je crois que c'est la bonne stratégie. Comme le faisait remarquer Basile les divers mouvements groupusculaires de l'extrême gauche ne sont pas parvenus à grand chose par le passé.
L'ironie de l'histoire c'est qu'un espace politique s'ouvre très largement pour le NPA (déconfiture du PS, crise financière, pression de la mondialisation sur les salaires) mais en réalité le principal obstacle c'est l'unité. A lire les messages plus haut c'est pas gagné...

Basile Morton 15 décembre 2008 19:13  

Ah la vache, la théorie...
Et ben oui j'avais pas pensé.
Tous les trucs qui font bien dans les discuss entre enseignants penseurs ... ah ouais, le développement inégal et combiné, le concept de réaction thermidorienne, valeur d'usage,valeur d'échange, la nécessité d'une dictature du prolétariat...
Bon c'est promis Vlad et Bira, je vais me mettre à lire.

Pour le réel, on verra plus tard.

Ah oui j'oubliai...la praxis...ça vous dit quelque chose ?

comité-de-salut-public 15 décembre 2008 19:16  

Ah oui, ça, "l'unité", c'est pas gagné gagné, ça...
Encore faut-il se mettre d'accord sur ce qu'on met dedans, unité, aussi : si c'est pour faire du gloubibouga réformiste et se retrouver in fine sattelisé par les socialos...Bon, on continue à discuter, hein...

Anonyme 15 décembre 2008 19:30  

birahima2: Disons que, le dimanche, libéré du devoir de travailler pour le capitaliste, on se consacre à d'autres choses : celles qu'on fait sans pour autant avoir besoin d'ordres pour les faire.

Réhabiliter le travail, ce n'est pas réabiliter le travail salarié...

birahima2 15 décembre 2008 19:48  

je te réponds anonyme de 1930, mais c'est bon pour une fois
je suis pas obligée et je suis pas au boulot
c'est juste pour communier avec toi hein, qu'on soit bien d'accord


passons, heureusement, t'es pas dans la théorie


on se demande qui garde les enfants le dimanche, m'enfin...

birahima2 15 décembre 2008 20:19  

à Basile :

je te remercie du compliment
figure-toi que j'ai fait ce que j'ai pu pour désamorcer l'attaque de Vlad qui soigne toujours sa bronchite...

mais là où je te rejoins, c'est sur l'inutilité des enseignants dans les luttes
là d'accord
inutiles qu'ils sont

mais si on est d'accord pour dire que utile, c'est un mot vulgaire
OK, ça roule basile

Basile Morton 15 décembre 2008 20:45  

Je parlais des enseignants phraseurs qui ont tendance à ne voir la lutte que sous l'aspect esthétique.
Pour les autres, ils ont toute ma sympathie d'autant qu'il me semble bien que le vent selève pour eux aussi. Ceci dit, c'est prmis, je vais me remmtre à lire autre chose que des polars. Pourtant Manchette ou Pouy...

Anonyme 15 décembre 2008 20:45  

Mambo Joêl : l'unité ? Pour quoi faire ? L'électeur sait choisir.

birahima2 15 décembre 2008 21:28  

putain, et dire qu'on en est qu'aux principes fondateurs du nom du parti, ça t'arracherait la gueule basile ?

t'as toute mon empathie

nicolas 15 décembre 2008 22:44  

il disait quoi l'autre déjà?
Ha oui.

Pschitttt.

Le bruit du NPA d'ici 2 mois.
Surtout quand les gens vont se rendre compte officiellement que le but, c'est de faire une Corée du Nord bis, avec des petits morceaux de Cuba et des vieux restes de Goulag.
Et surtout, grace à vous, qui n'arriverez sans doute jamais à vous mettre d'accord sur rien, et feront passer les divisions du PS pour une gentille rigolade.

Pschittt, donc.

Basile Morton 15 décembre 2008 23:55  

Définitivement, Nicolas, c'est très con comme prénom

L'Anonyme En Transit 16 décembre 2008 00:55  

C'est bien joli tout ça, mais là il s'agit de prendre le pouvoir. Il s'est dit que le NPA ne sera pas un parti juste de contestation, mais capable d'assumer le pouvoir. Mais beaucoup en doute et ça se barre au PDG. De mon point de vue, j'ai du mal a saisir la façon dont le NPA une fois au pouvoir révolutionnera ce pouvoir en faisant tout son programme d'autogestion. Ah moins que le NPA trouve son Chavez, et là franchement, l'idée de voir des pro NPA habillé tout de rouge qui se baladent dans les rues pour transmettre la bonne parole, franchement ça me fout les boules.
Alors la question du pouvoir?
A mon humble avis le programme qui est le votre ne peut être appliqué pas a la suite d'une élection dans le cadre de la démocratie libérale (un peu comme si un capitaliste avait voulu se présenter a Moscou à des elections libres pour succeder à Lenine) mais seulement à la suite d'une insurrection.
Dans ce cas là je vote pour l'insurrection!

Basile Morton 16 décembre 2008 01:07  

Tiens, un mec informé qui sait que beaucoup de militants du NPA se barrent chez Mélanchon. Faut lui dire à Méluche parce que visiblement, il ne le sait pas. Il croit qu'ils viennent du PC.
Décidément, on lit beaucoup deconneries par les temps qui courent

Sankulot 16 décembre 2008 07:42  

Un peu timoré, ce programme ? tu m'étonnes. Quid de pendre le dernier bourgeois avec les tripes du dernier curé ? hein ? hein ?

Bon allez, un bon début quand même, mais peut mieux faire :)

Notre gentillesse sera impitoyable.

Anonyme 16 décembre 2008 08:18  

Se tenir prêt à "assumer le pouvoir", cela veut souvent dire se tenir prêt à savoir défendre le biftek de ses militants, y compris au détriment de tout le monde.

Voir une certaine gauche exiger qu'on laisse de la publicité sur le service public me laisse d'ailleurs pantois.

birahima2 16 décembre 2008 13:25  

bin alors, quoi qu'est-ce aujourd'hui ?
fais un temps à aller troller chez Hugues

moi, je vote pour basile, anonyme en transit
il a pas démissionné
et si toi, tu te demandes comment tu ne vireras pas PDG et vieux con de droite, prend exemple sur lui
ça, c'est du lourd

allez, un peu de fantaisie anonyme en transit

Basile Morton 16 décembre 2008 14:29  

Moi, je peux rien perdre, sauf l'espoir...
Ceci dit ma chère Bira, c'est vrai que j'ai une légère surcharge pondérale, mais je suis assez grand alors, ça ne se voit pas trop. Mais t'as raison, je me sens quelquefois assez pesant dans mes engagements. Mais ça me permet de voler encore. Moins bien bien que CSP mais moi j'écoute Captain Beefheart, un vieux truc inconnu des trentenaires...

Bon,je retourne à mes polars, m'en vais aller du côté d'Elroy...

Veig 16 décembre 2008 15:20  

@Sankulot : avec les tripes du dernier curé ? Boh... les curés ont quand même pas mal perdu de leur capacité de nuisance par rapport à il y a 70 ans. Ne parlons même pas d'avant. Faut s'imaginer (et on a du mal aujourd'hui) que le curé d'autrefois passait de ménage en ménage pour voir s'il y avait des nourrissons dans tous les berceaux, et de vous faire la morale si vous n'aviez pas pondu de chiard au cours des deux dernières années. Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres...

Non, les cuistres arrogants qu'il faudrait éviscérer aujourd'hui, ce sont les éditorialistes néocons sévissant dans la presse, à la télé et à la radio, et qui disent au bon peuple qu'il doit accepter d'encore plus se serrer la ceinture pour gaver les riches, et de crever dans la misère pour économiser les impôts des mieux lotis. Et ils ont beau se planter en beauté et se prendre dans la gueule les résultats de leurs préconisations stupides (comme ce magnifique krach financier de l'automne), deux mois après ils reviennent en force, en hurlant encore plus fort qu'ils ont toujours eu raison.

Ceux-là sont les curés d'aujourd'hui. Ils ne méritent que ce qu'ils nous font subir quand nous nous révoltons : se faire coincer par 4 CRS dans une manif et rouer de coups de matraque après un bon arrosage au gaz poivre dans les yeux.

Anonyme 16 décembre 2008 18:28  

@basile

tout s'explique !
s'intéresser aux polars, voter ... Y a un petit rapport entre les deux .. quand mm ..

Anonyme 16 décembre 2008 19:08  

"Non, les cuistres arrogants qu'il faudrait éviscérer aujourd'hui, ce sont les éditorialistes néocons sévissant dans la presse,"

Tout à fait.

D'ailleurs, une prise de position politique en bonne et due forme de boycott des annonceurs de ces journaux serait bienvenue.

Jordi 17 décembre 2008 00:23  

Les "pincipaux" moyens de production...

On peut comprendre ça comme "les grands moyens de production", et considérer que ça exclut les moyens de production possédés par les artisans, les toutes petites entreprises, etc.

Mais c'est vrai que ça laisse ouvertes quelques interprétations.

"Population" : c'est plus large que salarié. Ca inclut aussi le chômeur, par exemple (qui, si je ne m'abuse, touche -parfois- un revenu mais pas de salaire), ou l'étudiant, ou le retraité, ou même le petit artisan ou commerçant.

C'est peut-être pas "marxiste", comme terminologie, mais je m'en bats les couilles.

"Ah la vache, la théorie...
Et ben oui j'avais pas pensé.
Tous les trucs qui font bien dans les discuss entre enseignants penseurs ... ah ouais, le développement inégal et combiné, le concept de réaction thermidorienne, valeur d'usage,valeur d'échange, la nécessité d'une dictature du prolétariat."

En même temps, dans tout ce que tu cites Basile, y a des tas de trucs qui ont l'air effrayant comme ça, mais qui dans le fond ne le sont pas forcément. Par exemple, la distinction valeur d'usage/valeur d'échange, c'est très simple à comprendre si c'est bien expliqué, même si on n'a pas fait Bac+8. Et la dictature du prolétariat, ça va aussi, c'est compréhensible.

Tout ce qui est tiré de Marx et de Lénine n'est pas voué à n'être lu et compris que par des initiés, que diable...

et puis entre nous, la dictature du prolétariat, il vaut mieux avoir dès maintenant une vague idée de ce qu'on en pense, histoire qu'on soit pas pris au dépourvu le jour venu...

(d'ailleurs, la distinction valeur d'usage/valeur d'échange, ça vient pas de Marx...)

"Surtout quand les gens vont se rendre compte officiellement que le but, c'est de faire une Corée du Nord bis, avec des petits morceaux de Cuba et des vieux restes de Goulag."

Ah, la trouille du bourgeois face aux masses révolutionnaires... Honnêtement, s'il fallait donner une seule raison pour faire la révolution, ce serait voir le plaisir de voir ça.

"Se tenir prêt à "assumer le pouvoir", cela veut souvent dire se tenir prêt à savoir défendre le biftek de ses militants, y compris au détriment de tout le monde.

Voir une certaine gauche exiger qu'on laisse de la publicité sur le service public me laisse d'ailleurs pantois."

Cet anonyme est-il le même qui dit des conneries sur les fonctionnaires sous un autre billet ?
Non ?
Ils sont plusieurs ?

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