Quand on est de gauche, on est pas libéral. Fin du débat.
L'exténuant Hugues Serraf ne se contente pas d'étaler sa vaine prose de social-libéral décomplexé dans un blog ahurissant de fatuité auto-satisfaite : il faut également qu'il en fasse profiter les pauvres lecteurs de Rue89 en copiant/collant ses billets où il se prend pour un rebelle en soutenant les réformes les plus scélérates du gouvernement Sarkozy. Pose désormais archi-connue du parfait mouton qui chante la mondialisation heureuse : se faire passer pour un anti-conformiste de choc en débondant de la bonne grosse pensée unique et se targuer de son ébouriffante "modernité", c'est-à-dire assumer un conformisme idéologique en tungstène tout en essayant de faire croire qu'on est à la pointe de la subversion. Concernant ce nuisible, MC l'ayant déjà ventilé façon puzzle nous n'y reviendrons donc pas.
En revanche, le point le plus agaçant, pour ne pas dire le plus déplaisant, c'est quand cet imbécile prétentieux se vante ouvertement d'être, je cite, "un libéral de gauche".
Et là, ça ne va pas.
Du tout.
Puisque dans le grand bazar des idéologies où tout est dans n'importe quoi et personne ne sait plus où il habite, jusqu'à José Bové faisant liste commune avec Cohn-Bendit, il faut tout de même à un moment sonner la fin de la récré et rappeler quelques sévères mais justes vérités, ne serait-ce que pour savoir où on va, là.
Et l'une d'entre elles est précisément que quand on se dit "de gauche", on est pas "libéral".
Et punto.
Et ne venez pas m'emmerder avec des points tortilleux de sémantique à la Royal-Delanöé pour minauder que moui, mais tu comprends, quand je dis "libéral", c'est pas vraiment libéral mais quand même un peu, ça dépend de ce qu'on met dedans et patati et patata, les hypocrisies fatiguantes de socialos qui se rêvent secrètement de droite en se proclamant de gauche. Marre de ces conneries. Là, on parle bel et bien et simplement de libéralisme économique. Et quand on se proclame libéral, on est pour les privatisations, pour les sanctions envers les chômeurs, pour la précarisation, pour la mise en pièces du Code du travail, on constate que dame, les délocalisations c'est malheureux mais que ça permet d'autres "créations de bassins d'emplois", et on lit Alain Minc avec gourmandise. C'est ça, être "libéral" : cautionner l'ordre établi et la pensée dominante, afficher sa soumission bêlante à l'économie de Marché, et hausser les épaules devant les injustices et les 'inégalités que ça provoque immanquablement.
Or, ce genre de chose, précisément, n'est pas de "gauche".
Merde à la fin.
Et qu'on puisse sans se faire jeter des oeufs pourris au visage se dire "de gauche", et "libéral", indique bel et bien le niveau de confusion et d'égarement dans lequel macère une certaine gauche depuis trop longtemps. Une gauche qui privatise à tour de bras quand elle est au pouvoir, et tente piteusement de se repeindre en rose foncé en ce moment. Voir Aubry agiter se petits bras en criant Haro ! sur le libéralisme serait presque cocasse si on ne se souvenait pas qu'elle a fait partie de ceux qui ont eu le pouvoir à un moment, et ne l'ont utilisé que pour faire progresser des idées de droite.
Et c'est quoi, alors, être de gauche ?
C'est déjà poser la question de la propriété de moyens de production. Et constater que celle-ci ne se trouve que dans quelques mains avides qui font cravacher l'immense majorité pour s'enrichir encore plus. Et ne pas trouver ça complètement normal. Et partant se poser la question de la répartition des richesses, forcément. Et partant de se poser la question, politique, des moyens qu'on se donne pour l'effectuer, ladite répartition. Puisque, encore une fois, il n'est pas normal que si peu aient tant, quand tant ont si peu. Putain, c'est pourtant pas compliqué, si ? On est donc partis si loin dans le portenawak que ces notions de base ont été oubliées ou quoi ? Et que si on est pour cette répartition, on l'est pour tout le monde, ce qui implique d'être égalitaire. Ce qui pose la question de la démocratie, et de laquelle on veut. La version où une poignée de dominants ont tous les leviers du pouvoir, ou celle d'une véritable démocratie par le peuple et pour le peuple ? Et quand on pose la question démocratique, on tire sur le fil et on en vient à penser qu'il est normal, logique et allant de soi d'avoir des services publics de qualité, pour tout le monde, et de refuser leur privatisation puisque celle-ci conduit inéluctablement à une baisse de qualité et à des augmentations de tarifs.
Ce qui permet de poser, puisque quand même il n'est pas inutile de le rappeler vigoureusement : un service public n'a pas vocation à être rentable. Et il faut vraiment avoir la cervelle pourrie pour rationaliser toutes les activités humaines dans deux colonnes coûts/bénéfices.
C'est ça, être de gauche, entre autres choses. J'en oublie, certes, mais le sujet est vaste.
D'où il ressort que par pitié, quand vous êtes une belle grosse ordure néolibérale, ayez au moins la décence élémentaire, si vous en êtes capables, de ne pas vous dire de gauche. De toutes façons, si vous insistez, on ne manquera pas de vous rappeler à l'ordre. Vigoureusement.
En revanche, le point le plus agaçant, pour ne pas dire le plus déplaisant, c'est quand cet imbécile prétentieux se vante ouvertement d'être, je cite, "un libéral de gauche".
Et là, ça ne va pas.
Du tout.
Puisque dans le grand bazar des idéologies où tout est dans n'importe quoi et personne ne sait plus où il habite, jusqu'à José Bové faisant liste commune avec Cohn-Bendit, il faut tout de même à un moment sonner la fin de la récré et rappeler quelques sévères mais justes vérités, ne serait-ce que pour savoir où on va, là.
Et l'une d'entre elles est précisément que quand on se dit "de gauche", on est pas "libéral".
Et punto.
Et ne venez pas m'emmerder avec des points tortilleux de sémantique à la Royal-Delanöé pour minauder que moui, mais tu comprends, quand je dis "libéral", c'est pas vraiment libéral mais quand même un peu, ça dépend de ce qu'on met dedans et patati et patata, les hypocrisies fatiguantes de socialos qui se rêvent secrètement de droite en se proclamant de gauche. Marre de ces conneries. Là, on parle bel et bien et simplement de libéralisme économique. Et quand on se proclame libéral, on est pour les privatisations, pour les sanctions envers les chômeurs, pour la précarisation, pour la mise en pièces du Code du travail, on constate que dame, les délocalisations c'est malheureux mais que ça permet d'autres "créations de bassins d'emplois", et on lit Alain Minc avec gourmandise. C'est ça, être "libéral" : cautionner l'ordre établi et la pensée dominante, afficher sa soumission bêlante à l'économie de Marché, et hausser les épaules devant les injustices et les 'inégalités que ça provoque immanquablement.
Or, ce genre de chose, précisément, n'est pas de "gauche".
Merde à la fin.
Et qu'on puisse sans se faire jeter des oeufs pourris au visage se dire "de gauche", et "libéral", indique bel et bien le niveau de confusion et d'égarement dans lequel macère une certaine gauche depuis trop longtemps. Une gauche qui privatise à tour de bras quand elle est au pouvoir, et tente piteusement de se repeindre en rose foncé en ce moment. Voir Aubry agiter se petits bras en criant Haro ! sur le libéralisme serait presque cocasse si on ne se souvenait pas qu'elle a fait partie de ceux qui ont eu le pouvoir à un moment, et ne l'ont utilisé que pour faire progresser des idées de droite.
Et c'est quoi, alors, être de gauche ?
C'est déjà poser la question de la propriété de moyens de production. Et constater que celle-ci ne se trouve que dans quelques mains avides qui font cravacher l'immense majorité pour s'enrichir encore plus. Et ne pas trouver ça complètement normal. Et partant se poser la question de la répartition des richesses, forcément. Et partant de se poser la question, politique, des moyens qu'on se donne pour l'effectuer, ladite répartition. Puisque, encore une fois, il n'est pas normal que si peu aient tant, quand tant ont si peu. Putain, c'est pourtant pas compliqué, si ? On est donc partis si loin dans le portenawak que ces notions de base ont été oubliées ou quoi ? Et que si on est pour cette répartition, on l'est pour tout le monde, ce qui implique d'être égalitaire. Ce qui pose la question de la démocratie, et de laquelle on veut. La version où une poignée de dominants ont tous les leviers du pouvoir, ou celle d'une véritable démocratie par le peuple et pour le peuple ? Et quand on pose la question démocratique, on tire sur le fil et on en vient à penser qu'il est normal, logique et allant de soi d'avoir des services publics de qualité, pour tout le monde, et de refuser leur privatisation puisque celle-ci conduit inéluctablement à une baisse de qualité et à des augmentations de tarifs.
Ce qui permet de poser, puisque quand même il n'est pas inutile de le rappeler vigoureusement : un service public n'a pas vocation à être rentable. Et il faut vraiment avoir la cervelle pourrie pour rationaliser toutes les activités humaines dans deux colonnes coûts/bénéfices.
C'est ça, être de gauche, entre autres choses. J'en oublie, certes, mais le sujet est vaste.
D'où il ressort que par pitié, quand vous êtes une belle grosse ordure néolibérale, ayez au moins la décence élémentaire, si vous en êtes capables, de ne pas vous dire de gauche. De toutes façons, si vous insistez, on ne manquera pas de vous rappeler à l'ordre. Vigoureusement.
65 commentaires:
Salut CSP,... j'aurais une question,... que penses-tu de la motion déposée par Hamon,... du fait que l'aile gauche du PS soit unie ? Si par miracle cette motion passait et qu'Hamon finissait premier secrétaire, penserais-tu possible un éventuel dialogue NPA / PS ?
Merci de ce rappel à l'ordre. Indispensable.
C'est ça, rappelle moi à l'ordre vigoureusement. J'en ai déjà des sueurs froides.
Mais je vois que tu distribues les cartes de membres de la vraie gauche et que tu n'en décernes même pas une à cette pauvre Martine Aubry, pourtant peu suspecte d'être à la droite du PS. La gauche, ça commence où et s'arrête où ?
C'est un groupuscule de super-gentils qui passe son temps à menacer les déviationnistes de les égorger ou de les enfermer (une contribution sur deux sur ce blog appelle au bain de sang) ? Ce n'est pas ce que je pense et je ne vais pas me priver d'écrire ce que j'ai envie d'écrire au prétexte que ça te fait sursauter d’indignation sur ton fauteuil...
Je n'avais pas fait gaffe au premier commentaire de ce fil qui est pourtant assez rigolo.
Un gentil disciple vient demander au gourou s'il serait éventuellement possible d'envisager de parler avec le PS s'il était dirigé par un social-traitre en principe un poil plus à gauche que le reste des faux-gentils de Solferino.
C'est sans doute que le gentil disciple est lui-même perturbé et ne sait pas déterminer lui-même où commence et où s'arrête la vraie gauche. Ça ressemble un peu à ces sites d'information religieuse où les fidèles désorientés viennent demander s'il faut dormir avec la barbe sur ou sous la couverture.
Mais oui, Hugues, mais oui, tu peux dire ce que tu veux. Tu peux même dire que soutiens Sarkozy et que tu es de gauche ; que tu admires ton ami Bockel (le "doux rêveur") et que tu es de gauche ; que tu apprécies le sabrage des retraites et que tu es de gauche ; que si ta tante en avait on l'appellerait ton oncle, et que tu es de gauche.
Tout cela tu peux le dire. Mais ne vient pas pleurer, alors, quand on te traite de ce que tu es.
Ce qui est amusant, c'est de voir Hugues se faire taxer de "fatuité auto-satisfaite", puis de citer MC quelques lignes plus bas.
Vu que question fatuité auto-satisfaite...ledit MC est absolument indétrônable ;-)
Comme prévu avec les caniches néolibéraux qui encombrent la blogosphère, il suffit de les siffler pour qu'ils accourent toute langue dehors en tentant de mordre les mollets de tout le monde : notre ami social-libéral ne déroge donc pas à la règle. Ces gens sont décidément follement distrayants, parfois.
Mais où est-ce que ça commence donc, la Gauche, mon dieu mon dieu mais quelle stupéfiante colle tu me poses là...
Être antilibéral *conséquent* me semble être un bon début.
@ alphonse : "Si par miracle cette motion passait et qu'Hamon finissait premier secrétaire"
Mh, on parle même plus de miracle, là, mais plutôt d'épiphanie,non ? Ensuite, ces gens veulent-ils vraiment faire quelque chose avec nous ? Personnellement, j'en doute.
@ Pascale : à ceci près que MC possède une capacité de moquerie de lui-même qu'est très loin d'avoir Com-vat...
Ce qui m'étonne un poil quand même c'est cette volonté de réduire une grille politique à quatre axes en deux seulement et de caser le libéral avec le conservateur à droite, dans une espèce de tas informe qui ne fait pas grand sens.
"Et c'est quoi, alors, être de gauche ? C'est déjà poser la question de la propriété de moyens de production." dis-tu dans le même type d'amalgame. Désolé, pour moi être de gauche c'est se préoccuper des gens, pas des "moyens de production".
Après tu peux bien choisir l'outil que tu veux pour obtenir le but visé mais condamner l'un d'entre eux parce que tu n'aimes pas sa gueule c'est une réaction un poil exagérée.
A ce propos, Alexandre Delaigue avait, dans un billet quelque peu fourre-tout, donné quelques pistes de ce que pourrais être une politique de gauche libérale :
ici, dans la troisième partie.
Je serais curieux de savoir ce qu'on peut trouver de droite dans ces suggestions.
L'hypothèse est très peu probable, mais @CSP, votre situation serait plus délicate -mettons, moins spacieuse- si Hamon était premier secrétaire. Le mieux pour vous qui cherchez à figer le débat sur la ligne capitalisme/communisme c'est Royal ou Delanoe à première vue.
C'est faire un grand honneur à ce sdf de la pensée que de lui consacrer un article. Avais déjà lu sur MC et il ne savait répondre que par des arguties spécieuses et fallacieuses.
Mambo, tu sais très bien que Hamon ne sera jamais 1° secrétaire du PS, ce serait plus le PS. Alors, à quoi bon étudier cette éventualité ?
mir
mir couleur
ou mir mirou, le monde de la paix ?
ou mir, la communauté villageoise russe éternelle ?
avec mir, on ne sait jamais
c'est pour ça que mir veut la promotion de l'éducation ( comme bien de consommation majeur du XXIème siècle)
j'ai le regret de vous annoncer le décès accidentel de mir qui n'était pas dans ma ligne :
PAN !
Condoléances
"Et c'est quoi, alors, être de gauche ? C'est déjà poser la question de la propriété de moyens de production." dis-tu dans le même type d'amalgame "
Je vois pas en quoi c'est un amalgame, et c'est, pour le moins, un minimum.
"Et c'est quoi, alors, être de gauche ? C'est déjà poser la question de la propriété de moyens de production." dis-tu dans le même type d'amalgame. Désolé, pour moi être de gauche c'est se préoccuper des gens, pas des "moyens de production".
Mouhahaha, les dames patronesses qui viennent donner des leçons de "gauchitude"
@MJ : perso, je trouverais préférable de voir Hamon à la tête du PS, mais c'est effectivement totalement illusoire.
De notre point de vue, plus la classe politique est à gauche mieux c'est.
La situation de 2002-2007, où le PS court après la droite et l'UMP après l'extrême droite, ça ne fait pas franchement notre affaire.
Ton analyse est donc totalement bancale (comme d'habitude).
@mir : se préoccuper des moyens de production, c'est justement se préoccuper des gens. L'exploitation capitaliste est basée sur la propriété privée des moyens de production au cas où tu ne le saurais pas.
C'est cette propriété privée qui génère toute la misère que tu vois.
Pour être un minimum sérieux, il faut s'occuper des causes, pas des conséquences. Sinon les belles paroles, gauche ou droite, tout le monde peut en sortir.
@lvma, il est possible que cette analyse soit bancal, dans ce cas il faut espérer qu'elle n'est pas partagée par tes amis.
C'est peut-être qu'une question de vocabulaire, mais pourquoi utiliser "figer" à la place de "fixer" ?
"pour vous qui cherchez à figer le débat sur la ligne capitalisme/communisme "
Si on fixe là le débat, il ne peut y avoir de gauche dite libérale, ce qui est un non-sens ; et politique et idéologique
Se retrouvent là des gens dont parles csp, le cas hugues x, véritable dame patronnesse des temps modernes
@vlq: c'est malin, j'ai la chanson de Brel dans la tête maintenant...
@LVMA: c'est faire un raccourci un peu rapide que de déduire "propriété privé des moyens de production implique exploitation". Je ne pense pas que l'un découle de l'autre directement : s'attaquer à l'enchainement qui entraine les excès actuels me parait plus efficace que de tout collectiviser. A moins que tu ne dispose d'un modèle de propriété collective auto-organisateur, qui ne tourne pas à l'enfer bureaucratique?
Mir insiste et c'est donc pas la paix. Bon, il connaît les chansons de Brel ; mais, Brel, entre nous, c'est pas vraiment un mec de gauche.
C'est pas un raccourci, mir, c'est absolument inévitable : la propriété des moyens de production entraîne automatiquement l'exploitation. C'est direct, c'est efficace, pour le moins.
Qu'on ne le voit pas, c'est autre chose
"(...)que l'aile gauche du PS..."
Il y a donc une aile droite?
@MJ : à vrai dire, je me fous pas mal de l'opinion personnelle que pourraient avoir certains militants NPA sur cette question.
Dans tous les cas nous n'avons aucun pouvoir de décision là dessus, ni même la moindre influence.
Quel que soit le vainqueur, on fera avec (ou plutôt sans).
Nous on trace notre route, le reste est leur problème.
@mir : visiblement tu ne maîtrises pas totalement le sens de la propriété privée des moyens de production.
La propriété privée implique bien de priver les travailleurs de leur outil de production. Le travailleur et le propriétaire de son moyen de production, sont alors deux entités séparées.
Être propriétaire des moyens de production signifie plusieurs choses dont une très importante : les richesses produites à l'aide de ces moyens de production reviennent par définition au propriétaire des moyens de production.
Étant bien entendu qu'il a besoin d'exploiter une force de travail pour créer de la richesse (la plus-value), qu'il doit donc acheter sous forme de salaire (l'esclavage se faisant beaucoup moins).
La différence entre la plus-value et le salaire forme le profit.
Au final les capitalistes (propriétaires des moyens de production) s'enrichissent du travail des autres par le simple fait de posséder (les moyens de production).
Et les travailleurs sont spoliés des fruits de leur travail par le simple fait de ne pas posséder (les moyens de production).
Mais explique nous plutôt en quoi tu penses que le capitalisme/propriété privée des moyens de production n'est pas basé sur l'exploitation!?
Quant à la bureaucratie, c'est hors de question. On ne défend certainement pas l'étatisation des moyens de production, mais au contraire la socialisation des moyens de production, et la disparition de l'État.
Je salue, au passage, la patience et la pédagogie de lvma.
J'avoue ne pas avoir les mêmes et suis empreinte souvent de lassitude devant les commentaires.
Je connaissais Hughes, du centre mou, mais c'est qui MC ?
Texte et commentaires qui rappellent utilement qu'il existe des outils conceptuels pour penser une politique de gauche et qu'il est bon de s'en servir.
Le travailleur indépendant qui se contente de s'employer lui-même est propriétaire de ses moyens de production, parfois fort modestes, et il lui arrive d'en baver des ronds de chapeaux pour les conserver. Car ce n'est généralement pas devant lui qu'on déploie le tapis des subventions publiques et exonérations de charges, mais devant beaucoup plus gros que lui. Cette façon d'échapper à l'esclavage du salariat sans pour autant exploiter autrui devrait être encouragée plutôt que découragée.
Comme quoi les connaissances...
Moi, connaissais pas hugues, et avais connu (si on peut dire) via MC.
MC, c'est pas Michel Clousclard.
punto.
@thé: Bah Brel n'est pas moins de gauche que les Lacostes non?
@lvma: enlève la terminologie à connotation négative et je suis d'accord avec ta description. Que certains s'enrichissent m'indiffère au plus haut point. Que d'autres en souffre nettement moins. Mais je pense qu'il est tout à fait possible de garder un modèle de ce type sans se sentir "spolié" ou "exploiter" d'aucune sorte. Mais bon, je ne pense pas qu'on aille où que ce soit avec cette discussion.
Par contre je suis intéressé par la "socialisation des moyens de production" que tu évoques : comment espérez-vous le faire de façon équitable sans que cela tourne à l'usine à gaz? État ou non d'ailleurs.
à sophie
Les "travailleurs indépendants", vous avez voté combien pour sarko ? Et c'est une indépendance vis à vis de quoi ?
à mir
je crois pas qu'il existe de façon de gauche de se vêtir, à part un certain folklore quand on est pré ou post adolescent
T'es pas du tout sur la ligne lvma. Tu peux pas être d'accord, t'as pas la même analyse.
Non je ne me souviens plus
du nom du bal perdu
Ce dont je me souviens
ce sont ces amoureux
Qui ne regardaient rien autour d'eux.
Y'avait tant d'insouciance
Dans leurs gestes émus,
Alors quelle importance
Le nom du bal perdu ?
la la la la lala
la la
lala
la la
lala
lala
je craque, là.
mir :
>> Que certains s'enrichissent m'indiffère au plus haut point. Que d'autres en souffre nettement moins.
que des gens en tuent d'autres m'indiffère au plus haut point. Que d'autres en meurt nettement moins.
...
ta gueule.
en meur*ent* pardon. j'ai repris la faute de grammaire aussi.
Ah, la belle affaire, bira
En cadeau un Découflé et un bal perdu...
http://www.youtube.com/watch?v=f53v4KTKV4I
@thé: "Tu peux pas être d'accord, t'as pas la même analyse."
Oui je sais, mais j'avais un peu de temps à perdre et le vague espoir d'éventuel apprendre quelque chose au passage.
@bxr: depuis quand c'est un jeu à somme nulle? Enfin bref, tu as oublié de dire que j'étais un sale nazi, donc ton analogie foireuse ne vaut pas plus de 6/10. Peu mieux faire.
Bon retour, bxr, tu nous manquais.
La "faute" de mir existe symptomatiquement : on meurt, souffre seul, c'est toujours au singulier. C'est nier syntaxiquement et idéologiquement la lutte des classes, et ce, dans sa langue, donc dans sa chair, son être.
à mir
Si tu as du temps, du temps à perdre je sais pas, moi je perds jamais mon temps, j'ai jamais eu l'impression d'en avoir perdu, essaie de lire un peu plus, de te cultiver. Si t'as rien appris, c'est peut-être que t'as trop laissé en jachère ton esprit
éventuel-lement. j'ai des problèmes avec les fins de mots aujourd'hui.
@thé: nier syntaxiquement la lutte des classes? mon subconscient est bien plus redoutable que je ne l'aurai cru. J'aime beaucoup l'idée en tout cas.
Concernant le temps à perdre, tu as raison, je ferais mieux de trouver autre chose à faire que de discuter avec les tenants de la Vérité Vraie, ce sera sans doute plus enrichissant.
@thé
"travailleur indépendant", c'est comme ça que ça s'appelle, c'est la personne qui n'a pas d'autre patron qu'elle-même, et qui n'emploie qu'elle-même. Et dans le lot il y a beaucoup de gens qui ne n'ont rien de nantis, et qui arrivent à ne dégager qu'un petit revenu. Si tu penses que ce genre de "patron" a quelque chose à voir avec Lagardère ou Pinault, tu manques sérieusement de discernement.
Personnellement je suis salariée et je ne vote pas à droite, ni au milieu, ni à cette gauche qui se prend pour la droite.
à mir
Oui bien plus redoutable que tu ne l'aurais cru, avec toujours ce "même problème" à finir les mots, comme tu l'appelles et je ne l'appellerai pas.
Il n'est dit nulle part que nous tenons la Vérité Vraie.
Néanmoins, dans tout militantisme, s'il n'y a à la base aucun souci de détenir la vérité et la meilleure analyse, celui-ci est voué à l'échec.
c'est ça Sophie
sur la photo y'a Migrant Mother qui te remercie de lui passer du Mozart là en attendant que le petit pois de mir dégèle
ça se voit qu'elle peut compter sur vous, y'a qu'à la regarder
boum! braoum:il etait plus gros
bradaboum!:il était au cac 40.
Wraoumbadaboum!!il bossait dormais mangeais dans un ministere.ha!il va falloir que j'en rachete.je n'ai plus que des détonateurs.
QUAND?
!!!mèche courte!!!
boum! braoum:il etait plus gros
bradaboum!:il était au cac 40.
Wraoumbadaboum!!il bossait dormais mangeais dans un ministere.ha!il va falloir que j'en rachete.je n'ai plus que des détonateurs.
QUAND?
!!!mèche courte!!!
à sophie
Te fais aucun souci, j'ai compris ton "indépendance". En d'autres temps, ça s'appelait du poujadisme. Oui, c'est pas des nantis. Oui, ils n'arrivent qu'à dégager un petit revenu. Non, c'est pas des Lagardère ou Pinault. Les dindons de la farce, les cocufiés de l'histoire sociale. Sauf que, les cornes, ils se les sont plantées tout seuls, profond.
Ya juste un menu problème politique avec le travailleur indépendant : il vote quasi toujours à droite ou au "centre", pour conserver les maigres bénéfices que le fisc rapiat lui laisse. Ça ne le distingue en rien du prolo myope qui croit que tous ses malheurs viennent d'ailleurs que du patronat.
J'ai passé de longues années bien solitaires politiquement parlant en tant que travailleuse indépendante de gauche (et en quelque sorte je suis encore dans ce même cas).
Les bons gars qui me cherchez des poux dans la tête, vous vous trompez de cible et vous paraissez ne pas avoir compris mon propos. Vous pensez donc sérieusement qu'un type qui bosse pour lui et qui n'a aucun salarié est toujours, par une sorte de malédiction conceptuelle, un gros con de droite ?!...
à sophie
Pourquoi "bon gars" ?, d'ailleurs...
On a jamais dit : gros con de droite. Mais la profession vote majoritairement à droite, comme les agriculteurs. C'est qu'une histoire de pourcentage. Et, il reste toujours un petit pourcentage qui...
Par définition tous ceux à doite du politburo sont des gros cons de droite.
Ce qui, avouons-le, commence à faire un bon gros paquet de monde.
"tu n'en décernes même pas une à cette pauvre Martine Aubry, "
Hein ? Aubry ? de gauche ? Où ça ?
Bonne présentation lvma pour la réponse à mir, je vois pas quoi rajouté.
Concernant l'auto-organisation et les collectivisations qui seraient des usines à gaz hmmm... Moi perso travaillant dans une multinationale libérale je peux vous dire que niveau bureaucratie du moins ils ont rien à envier aux pires administrations étatique.
En tout cas prendre la position comme tu le fais mir "faisons un capitalisme tenu en laisse beaucoup gentil avec des très riches et on évite d'avoir des pauvres" ça ne marche pas, puisque les riches ont toujours le pouvoir sur les plus pauvres. Enfin si tu vas à un débat P"S" ok ok, là c'est pas que c'est pas possible c'est que limite c'est déjà réalisé (j'explose de rire).
Bonne soirée!
> Ce qui permet de poser, puisque quand même il n'est pas inutile de le rappeler vigoureusement : un service public n'a pas vocation à être rentable. Et il faut vraiment avoir la cervelle pourrie pour rationaliser toutes les activités humaines dans deux colonnes coûts/bénéfices.
Il faut avoir la cervelle encore plus pourrie pour ne pas comprendre qu'une organisation non rentable (et donc en déficit) finit tôt ou tard par faire faillite... (il suffit de regarder la situation de l'administration française pour le constater)
D'autre part, l'analyse coûts/bénéfice est on ne peut plus justifiée lorsque l'on parle de services publics.
Entendons-nous bien : je parle du vrai service public. Celui qui, comme son nom l'indique, rend service au public. Car s'il s'agit de seulement rendre service aux fonctionnaires syndiqués, dans ce cas-là, bien sûr, il est préférable d'éviter de chercher à savoir ce que cela coûte et de quantifier le service rendu...
Continuez comme ça ! Avec des gauchistes aussi caricaturaux que vous, la droite a de beaux jours devant elle... Dommage cependant que je sois libéral et, par conséquent, pas plus de droite que de gauche :(
Etre de gauche, c'est etre blanquiste.
Etre de gauche, ce n'est pas se poser de question sur la propriété mais suivre le plan de Ayala.
Mon CV
http://www.planete-ump.fr/t7408-Alors-lui-c-est-un-bon.htm
@mir :
la question n'est pas de savoir si la somme est nulle, mais si la somme est finie.
l'argent "réel" repose sur la valeur marchande des la production. Tout somme a vocation à être consommée in fine, cad échangée contre une marchandise. Cette marchandise a été produite par le travail salarié. Tout homme qui consomme plus qu'il ne produit le fait nécessairement en prenant sur la part d'un producteur.
maintenant, je ne vais pas te traiter de nazi, parce que pour moi ce n'est pas une insulte mais une catégorie objective, à laquelle tu n'appartiens pas. La plupart des nazis ont la sagesse de ne pas prétendre comprendre l'économie. Tu es juste un capitaliste, et pas des plus brillants.
quant à te croire de gauche... bah, si ca t'amuse. juste ne te fais pas trop d'illusions : dans le monde réel, les hommes et femmes de gauche te considèreront toujours comme leur ennemi, quel que soient tes fantasmes idéologiques. Et oui, la question centrale, la ligne de partage, c'est la propriété privée (ou non) des moyens de production.
que de confusions....
alors la question du jour (d'hier en tout cas) est donc de savoir ce qu'est la gauche et ce qu'elle défend.
Bon....
CSP prétend que c'est avoir une idée claire sur l'appropriation collective des moyens de production....Ambitieux en fait. Mais je doute que ce genre d'argument fasse mouche, surtout lorsqu'on a en a face de soit un individu abruti par 20 ans de propagande néolibérale. Au passage remercions la "gôche" française pour avoir, en un temps record, désarmé intellectuellement et moralement, les classes et leurs élites en imposant dans tout les esprits des principes qui font le lit de la droite.
Bref...on se demande ce qu'est d'être de gauche ?
Selon moi, ce n'est pas dans la revendication des moyens de productions qu'il faut chercher le début de réponse, sinon, on se retrouvera avec un groupuscule de gogos anarcho-léninistes qui, eux seuls, ont aujourd'hui une idée claire ce ce que pourrait être un programme communiste (et je ne sais pas si vous êtes déjà allés a la fête de LO mais c'est pas super jouasse comme vision ! )
Alors, comment prendre (et surtout présenter le problème)... en reprenant d'abord une vieille équation qui au fil des siècles a prouvé son efficacité ( http://www.marxfaq.org/francais/marx/works/1847/00/kmfe18470000a.htm#sect1 ): qui possède les moyens de production, qui travaille pour les faire tourner la machine économique et surtout, qui a la fin du mois n'a que "sa force de travail a revendre" ?
en prenant le problème de cette manière on sort du moralisme et on entre dans le vif du sujet. Parce que la majorité des gens sont des salariés et qu'ils travaillent pour vivre et non pour faire du profit et bien il devrait être facile, sur ces base, d'imposer un point de vue de gauche en martelant ce principe de base...
Je suis de gauche parce que je défend les intérets des salariés, je défend les intérets de la majorité des individus qui forment notre société, dans cette logique, je trouve que c'est injuste qu'une minorité profite de la majorité, dans une société juste, les propriétés qu'ils monopolisent injustement doivent revenir à la structure qui défend les intérêts de la majorité, l'Etat socialiste dirigé par les travailleurs unis.
des questions ?
http://www.marxists.org/francais/marx/47-pdc.htm
aucune question, t'es à côté de la plaque.
ce qui a été dit ici , c'est que le libéralisme ne saurait en aucun cas conférer un caractère socialiste à la production.
punto.
quant aux prolétaires, ils ont toujours été unis, le problème c'est qu'ils sont pas du même pays.
Alors mets tes lunettes et va lire Lénine
et ma foi, à toi, ça te ferait pas de mal d'obéir.
Etre de gauche, ça veut dire être gentil. CSP a vraiment merveilleusement bien résumé. Etre de droite, c'est être méchant, et mériter le camp de travail. C'est aussi simple que ça.
CSP, vous êtes rigolo comme tout. Votre courant de pensée représente une minorité ridicule de la gauche européenne, mais vous prétendez quand même dicter la définition du concept. Dans la plupart des pays et des esprits, être de gauche c'est vouloir mettre la formidable énergie déployée par le marché (le seul et unique système historiquement capable de sortir une population entière de la misère) pour financer un système de redistribution généreux. Votre égalitarisme étroit (et nécessairement meurtrier) ne représente, fort heureusement, qu'une pathologie marginale de la pensée politique contemporaine.
"la formidable énergie déployée par le marché"
ça c'est le ramdam
en ce moment, c'est le ramadan
con alors !
"gloups...gloups" font tous les...
Ainsi font, font...
Trois p'tits tours
Et puis s'en vont
le prochain prolo qui se pointe, je le convertis d'office
t'inquiète anonyme
hi, reu RRReuhhh
je sais pas qui c'est ce birahima, mais ça me rappelle un peu les fous du roi.
et ton BCG
http://www.youtube.com/watch?v=yFzCCeUPbys&feature=related
Sinon, ramiro, en quoi
"qui possède les moyens de production, qui travaille pour les faire tourner la machine économique et surtout, qui a la fin du mois n'a que "sa force de travail à revendre" ?"
en quoi est-ce différent des propos que tu incrimines ?
Je vais répondre à anonyme de 22h32:
"D'autre part, l'analyse coûts/bénéfice est on ne peut plus justifiée lorsque l'on parle de services publics."
La question n'est pas de faire des "bénéfices" mais d'avoir un service égale à tous et de qualité. Le coût de ce service ne doit pas être surbordonné au profit, et si profit il y'a il doit être redistribué à la population et voir les coûts du service révisé pour l'accessibilité au service publique. C'est ce que nous défendons. Mais l'idée promordiale de ce système c'est la qualité et l'égalité d'accès, pas le profit comme dans le système capitaliste!
Voila une grosse mise au point de faite vu la caricature de notre ami anonyme.
"Entendons-nous bien : je parle du vrai service public. Celui qui, comme son nom l'indique, rend service au public. Car s'il s'agit de seulement rendre service aux fonctionnaires syndiqués, dans ce cas-là, bien sûr, il est préférable d'éviter de chercher à savoir ce que cela coûte et de quantifier le service rendu..."
Voila qui me permet de vous caractérisé de caricature droitière qui assimile syndicat/fonctionnaire/sous entendu privilége dans la même phrase.
Je vais vous révéler une chose: vous n'y pipez rien au service publique et avouez le à vous même, vous n'y comprennez rien à son intérêt (si ce n'est pas le cas je vous le révéle!).
Salutation anti-capitaliste ;-)
Donc, en plus d'un cours de grammaire, vous avez aussi besoin d'un cours d'histoire. Bien bien bien.
Miam miam miam
Encore un à bouffer
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