Les véritables égoïstes
Comme prévu, le petit tour des pleureuses ouistes qui chougnent sur le Non irlandais a été un régal. La crème étant tous ces auto-proclamés blogueurs "influents" qui, si ils ne comprennent rigoureusement rien à la politique, n'en assènent pas moins des opinions aussi péremptoires que ridicules sur à peu près tous les sujets possibles et imaginables et défendent avec un acharnement rare leur intérêts de classe déguisés en "rationalité". Ces gens sont des pitres, décidément.
Et comme d'habitude, ce fut un festival d'aigreur et de mauvaise foi, parfaitement similaire aux diarrhées verbales qui ont suivies le 29 mai 2005 en France : les accusations les plus outrancières et les amalgames les plus tendancieux ne font pas peur aux ouistes aigris, on commence à avoir l'habitude. Mais ce qui est le plus frappant, c'est cette défense acharnée des institutions sous toutes les formes, qui manifeste une confiance touchante, quelque part, dans leur fonctionnement et leur caractère "démocratique"...
Sur quelle planète vivent ces gens ?
Ils pensent donc sincèrement que la Commission Européenne ou l'Assemblée nationale, entre autres, sont des instances au service du peuple ?
Parce que cela, on peut le penser à partir d'un certain niveau d'imposition et les revenus qui vont avec, et en considérant Le Monde comme un journal objectif et crédible ; une position de petits nantis qui suivent aveuglément tous les conformismes en se proclamant à la pointe de la modernité, classique...
Mais qu'en est-il de ce non, au juste ? Hors la pseudo-coalition des "extrêmes" qui n'existe que dans la cervelle surchauffée des ouistes les plus hystériques ? Qui a voté Non, et surtout pourquoi ?
Un article de Rue89 remet quelques pendules à l'heure :
"Le "Tigre celtique" les avait relégués au second plan, le non au traité de Lisbonne les remet sous les feux de la rampe: ce sont les oubliés du boom économique irlandais, les électeurs des quartiers pauvres de la capitale et des campagnes éloignées des centres financiers et des usines high-tech."
Ah ? Tiens ? Les prolos existent donc encore ? Et des esprits inconséquents leur ont accordé le droit de vote ? Et tout ne serait pas complètement rose bonbon dans les pays qui ont pris du néolibéralisme en pleine gueule ?
"Dans un pays en plein coup de frein économique, les inquiétudes s'accumulent pour les habitants des quartiers défavorisés. L'ANPE irlandaise organise justement cette semaine un forum de l'emploi à l'étranger pour les ouvriers du bâtiment, dont les employeurs licencient à tour de bras. Après plusieurs années d'embauche massive de plombiers polonais et autres maçons lettons pour alimenter la frénésie immobilière du pays, les Irlandais se voient désormais proposer des jobs sur les chantiers de Stockholm, Bruxelles ou... Varsovie."
Ouh, mais ça fait rêver, dîtes-moi ! Et c'est ça le "modèle" qu'on nous vante ? La libre-circulation des travailleurs-marchandises, en somme, dans le grand Marché dérégulé, non, youpi, vraiment.
On dirait bien que comme en France, des "élites" ont décidé que le Marché = Bien, et l'ont imposé à la schlague au populo. Et les mêmes "élites" s'auto-congratulent en rond de ce choix (parce que c'est un choix, et nullement une fatalité ou quoique ce soit de naturel, contrairement aux théories ineptes des néolibéraux), d'autant plus confortées que les autres dominants d'Europe les encouragent et les applaudissent...
Et tout ce petit monde de tourner en rond dans sa propre auto-satisfaction complaisante...
En fustigeant tous les obscurantistes qui refusent ce progrès qui n'en est un que pour leurs portefeuilles.
Tenez, parlez-en à Susie Long, du miracle irlandais. Enfin, plus maintenant, vu qu'elle est morte. D'un cancer du colon qu'elle n'a pas pu faire diagnostiquer à temps.
Vu qu'elle n'avait pas d'assurance privée.
Et que la Santé en Irlande devient ce qui nous attend avec le rapport Larcher.
On privatise et on saccage la Sécu. Et on oblige les gens à se tourner vers des assurances privées.
Si ils peuvent se les payer.
Et si tu peux pas ?
Tu crève.
Comme Susie Long.
Et tenez, un extrait :
"Je suis désormais en colère. Contre qui ? Je vais vous le dire, Joe. Le service de santé est entre les mains de Fianna Fail et du parti Progressiste Démocrate (PD) depuis des années et ils ne pensent qu’à le privatiser. Ils ne sont pas capables de transformer le secteur public pour que plus de ressources soient affectées aux soins des patients.
Et comme d'habitude, ce fut un festival d'aigreur et de mauvaise foi, parfaitement similaire aux diarrhées verbales qui ont suivies le 29 mai 2005 en France : les accusations les plus outrancières et les amalgames les plus tendancieux ne font pas peur aux ouistes aigris, on commence à avoir l'habitude. Mais ce qui est le plus frappant, c'est cette défense acharnée des institutions sous toutes les formes, qui manifeste une confiance touchante, quelque part, dans leur fonctionnement et leur caractère "démocratique"...
Sur quelle planète vivent ces gens ?
Ils pensent donc sincèrement que la Commission Européenne ou l'Assemblée nationale, entre autres, sont des instances au service du peuple ?
Parce que cela, on peut le penser à partir d'un certain niveau d'imposition et les revenus qui vont avec, et en considérant Le Monde comme un journal objectif et crédible ; une position de petits nantis qui suivent aveuglément tous les conformismes en se proclamant à la pointe de la modernité, classique...
Mais qu'en est-il de ce non, au juste ? Hors la pseudo-coalition des "extrêmes" qui n'existe que dans la cervelle surchauffée des ouistes les plus hystériques ? Qui a voté Non, et surtout pourquoi ?
Un article de Rue89 remet quelques pendules à l'heure :
"Le "Tigre celtique" les avait relégués au second plan, le non au traité de Lisbonne les remet sous les feux de la rampe: ce sont les oubliés du boom économique irlandais, les électeurs des quartiers pauvres de la capitale et des campagnes éloignées des centres financiers et des usines high-tech."
Ah ? Tiens ? Les prolos existent donc encore ? Et des esprits inconséquents leur ont accordé le droit de vote ? Et tout ne serait pas complètement rose bonbon dans les pays qui ont pris du néolibéralisme en pleine gueule ?
"Dans un pays en plein coup de frein économique, les inquiétudes s'accumulent pour les habitants des quartiers défavorisés. L'ANPE irlandaise organise justement cette semaine un forum de l'emploi à l'étranger pour les ouvriers du bâtiment, dont les employeurs licencient à tour de bras. Après plusieurs années d'embauche massive de plombiers polonais et autres maçons lettons pour alimenter la frénésie immobilière du pays, les Irlandais se voient désormais proposer des jobs sur les chantiers de Stockholm, Bruxelles ou... Varsovie."
Ouh, mais ça fait rêver, dîtes-moi ! Et c'est ça le "modèle" qu'on nous vante ? La libre-circulation des travailleurs-marchandises, en somme, dans le grand Marché dérégulé, non, youpi, vraiment.
On dirait bien que comme en France, des "élites" ont décidé que le Marché = Bien, et l'ont imposé à la schlague au populo. Et les mêmes "élites" s'auto-congratulent en rond de ce choix (parce que c'est un choix, et nullement une fatalité ou quoique ce soit de naturel, contrairement aux théories ineptes des néolibéraux), d'autant plus confortées que les autres dominants d'Europe les encouragent et les applaudissent...
Et tout ce petit monde de tourner en rond dans sa propre auto-satisfaction complaisante...
En fustigeant tous les obscurantistes qui refusent ce progrès qui n'en est un que pour leurs portefeuilles.
Tenez, parlez-en à Susie Long, du miracle irlandais. Enfin, plus maintenant, vu qu'elle est morte. D'un cancer du colon qu'elle n'a pas pu faire diagnostiquer à temps.
Vu qu'elle n'avait pas d'assurance privée.
Et que la Santé en Irlande devient ce qui nous attend avec le rapport Larcher.
On privatise et on saccage la Sécu. Et on oblige les gens à se tourner vers des assurances privées.
Si ils peuvent se les payer.
Et si tu peux pas ?
Tu crève.
Comme Susie Long.
Et tenez, un extrait :
"Je suis désormais en colère. Contre qui ? Je vais vous le dire, Joe. Le service de santé est entre les mains de Fianna Fail et du parti Progressiste Démocrate (PD) depuis des années et ils ne pensent qu’à le privatiser. Ils ne sont pas capables de transformer le secteur public pour que plus de ressources soient affectées aux soins des patients.
Mais il ne s’agit pas seulement des politiques. Je suis aussi en colère contre chaque électeur qui a voté pour le Fianna Fail et le PD, car ils pensent qu’ils auront plus d’argent dans leur poche, mais ont été trop stupides et avares pour comprendre que l’argent qu’ils ont gagné sur les cotisations sociales proviendrait d’ impôts dissimulés."
Tiens, c'est curieux, mais ça ne vous rappelle rien ?
Si, hein ?
Alors, comment dire, ne pourrait-on pas ressentir comme une vague de rage monter devant les couinements de ces européistes qui fustigent "l'égoïsme" des votants ?
Et je pense notamment, encore, à ces blogueurs tellement "influents" qui, n'en doutons pas, ont les moyens de se payer toutes les assurances privées.
Eux.
Alors, c'est qui, les véritables égoïstes qui ne pensent qu'à leurs gueules sous couvert de respect des institutions et d'amour vibrant pour l'Europe ?
Si, hein ?
Alors, comment dire, ne pourrait-on pas ressentir comme une vague de rage monter devant les couinements de ces européistes qui fustigent "l'égoïsme" des votants ?
Et je pense notamment, encore, à ces blogueurs tellement "influents" qui, n'en doutons pas, ont les moyens de se payer toutes les assurances privées.
Eux.
Alors, c'est qui, les véritables égoïstes qui ne pensent qu'à leurs gueules sous couvert de respect des institutions et d'amour vibrant pour l'Europe ?
12 commentaires:
Désolé mais vous mélangez deux choses différentes:
a) la montée du néo-libéralisme au niveau national presque partout en Europe.
b) la nécessité d'avoir des cadres institutionnels au niveau européen.
Si on détruit les cadres communs européens, quelle possibilité y aura-t-il d'une vraie alternance un jour au niveau pan-européen ?
Qu'est-ce que les multinationales ont à faire du NPA ? S'il prenait le pouvoir en France, elles iraient en Espagne. S'il prenait le pouvoir en Espagne, elles iraient en Allemagne, etc. etc. etc. etc.
D'ailleurs
"Levez la main contre la fessée !" Le Conseil de l'Europe lance, dimanche 15 juin, à Zagreb , une campagne contre
Pour les bloggers "influents" dont tu parles, je pense que Eolas en fait parti.
Mais les autres? Je veux des noms.
Oui, Eoliasse en fait tout un caca nerveux, en effet. Et aussi Versac, Jean Quatremer, Koz, l'imbécile blairiste de com-vat, ad nauseam, et que je fourre dans le même sac que Duhamel, Apathie et Cohn-Bendit. On est certes pas dans le déchaînement de haine de 2005, mais c'est parce que c'est un autre pays, c'est tout.
Sinon, banane anonyme de 13:18, il me semble que ces fameuses entreprises n'ont pas attendu le NPA pour déménager, non ? L'argument de "ça va faire fuir les riches" ne tient pas : ils se cassent depuis longtemps ; ça s'appelle la mondialisation, renseigne toi.
@â thé : faut les comprendre : après la féssée du juin, ils ont les fesses toutes rouges.
La banane anonyme (merci quand même mais je n'ai pas envie d'un compte gougueule, j'ai le droit,non?) le sait et en conclut que les tentatives d'organiser une force anti-mondialisation n'ont aucune chance car elles restent dans le cadre des Etats-nations.
Et ne viens pas me servir: Seattle ou Porto Allegre car le résultat de tout ça, c'est peanuts.
Et même, même si on mettait à feu et à sang la France, style grève générale paralysant le pays plusieurs semaines, ça ferait bien rigoler les firmes en Slovaquie, Roumanie, Angleterre, Suède, etc. etc. (sans parler des chinoises!).
Quand comprendrez-vous que la lutte à l'échelle de la France, désormais, c'est comme une bataille de bac à sable: ça excite bien le môme de 3 ans qui y participe mais ça fait marrer les adultes qui regardent !
Qui peut citer ici plus de deux noms de responsables de Die Linke ? Qui a des contacts avec le Sinn fein ? Avec la vraie gauche italienne ou espagnole ? etc. etc.
"Prolétaires de tous les pays...", ça te dit quelque chose ?!!
Ouay, je comprends l'anonyme. L'Etat-Nation, c'est un peu peanuts.
Cela dit, c'est pas une raison pour accepter les premiers cadres venus sous prétexte qu'ils seront réformables.
On peut faire avec, si besoin est, mais mieux poser dès le départ qu'on veut cadres sociaux. Et donc faire admettre les multiples NON une bonne fois pour toutes, pour qu'on construise enfin quelque chose de sérieux.
"La banane anonyme (merci quand même mais je n'ai pas envie d'un compte gougueule, j'ai le droit,non?)"
Tu cliques sur "nom" et tu mets ton pseudo... Pas besoin d'un compte gougueule.
À quand les 5 contradictions ?
…
:O)
@CSP : "ça s'appelle la mondialisation, renseigne toi."
Cette même mondialisation dont tous nos prolos de Hollande, d'Irlande et de France ont manifesté le désir de l'éprouver en frontal :-) Le processus à l'endroit où vous le laissez et devant des puissances économiques autonomes, souveraines et de taille, comme celles que l'on connait, je crains que les braves petits pays d'Europe auraient mérité un minimum à défaut de l'optimum bolchévique. Mais l'idéal pour un révolutionnaire n'est pas une question de minima, plutôt un objectif de désastre :o)
Par ailleurs, j'ai vu que tu parlais de @Koz. Pourquoi n'échanges-tu pas avec lui pour apporter la contradiction? Tu passes un temps considérable à peindre de foutre ton clavier à la lecture des commentaires du Figaro: pourquoi ne pas échanger avec des gens mettons... 'audibles'? Sinon à quoi servirait ton engagement?
A rien.
A rien... En fait, à mon sens, il sert probablement la société légèrement plus qu'il ne la dessert, mais s'il ne se mesure pas aux autres, à toi il ne te sert à rien.
bon, j'ai rien compris au post de MJ, mais bon c'est normal, c'est un ouiiste donc forcement plus intelligent. Mais dans le fond, je m'en fous, moi je suis assez primaire, tout ce que je comprend c'est quand le niveau de remplissage de ma galetouze.
Et là, je vois l'aluminum du fond azvant même d'entamer la becquetance, alors c'est mauvais signe pour les gens que je vais croiser aujourd'hui. Surtout les ouiistes.
Sinon, je suis d'accord avec CSP. Aidons le prolétariat, baisons une rousse (pas la même par contre, hein, sinon c'est pas très sain) !
"Et même, même si on mettait à feu et à sang la France, style grève générale paralysant le pays plusieurs semaines, ça ferait bien rigoler les firmes en Slovaquie, Roumanie, Angleterre, Suède, etc. etc. (sans parler des chinoises!).".
Eh, oui, t'as raison, cher anonyme de 15h44...quoique, faudrait voir.
Mais du train où vont les choses, c'est plutôt dans ces pays raclés jusqu'à l'os que ça va leur péter à la figure, les firmes, j'aime bien le mot, il est chic.
Le prix du riz qui triple dans des pays où les gens ont que ça à manger et un budget nourriture qui avoisine les 100%, autre face de la MEME réalité.
Ce qui est rigolo, c'est que ça pète sur autre chose: le boeuf USA en Corée, les écoles écroulées en Chine. C'est aussi un signe, non?
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