Parait-il...
Il y a des gens qui font dans l'ironie, dans la dérision, qui prétendent que l'humour est une forme de résistance face aux temps pénibles que nous vivons...
Peut-être ont-ils raison, par ailleurs. Je ne sais pas. Sans doute que cette façon de voir allège le poids du réel, permet de distancier l'insupportable, rend les choses moins difficiles...
Ou n'est que la marque d'une totale impuissance.
Dans les années 90, tout n'était que dérision ; c'était le règne de l'humour au 14ème degré, on finissait par être accablé de tant d'ironie caustique, des Nuls à Tarantino, puisqu'on ne peut rien faire (ou qu'on a envie de rien faire...), prenons le parti d'en rire, ah ah ah...
J'ai un peu de mal avec ça, je suis psychorigide parait-il ; j'ai tendance à penser que c'est bien gentil, l'ironie et la dérision, mais que ça ne doit durer qu'un temps. Qu'il y a des choses très sérieuses qui se passent, et qu'on n'en viendra pas à bout avec des plaisanteries.
Je constate également que la bourgeoisie, elle, prend les choses extrêmement au sérieux, tout le temps, c'est une de ses marques de fabrique ; on parle gros argent et pouvoir, n'est-ce pas, il n'y a pas matière à rigoler...Les dominants comprennent les vrais enjeux et les rapports de force, eux, et ils savent on ne peut mieux qu'en définitive, si on veut plier le réel à sa volonté, c'est toujours le premier degré qui l'emporte.
La bourgeoisie n'en a rien à foutre de l'ironie : elle sait qui tient les rênes. Que le cheval se moque de son maître n'empêche nullement qu'il soit sous le bât.
Et puis, l'ironie de dandy, au bout d'un moment, ça fatigue, il faut éviter que ce soit systématique : rien n'est plus lourd au final que l'obsession de la légèreté...
Pourquoi je vous parle de ça ? Oh, tout simplement parce que quand je lis des choses comme ça :
"pas la peine de fermer les yeux, dans les grandes villes dit le Parisien, c’est la ruée chaque soir autour des poubelles des magasins. Peu de SDF, mais surtout des personnes à faibles revenus, tous ceux qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts, et qui sont réduits à choisir entre manger et payer leur loyer. C’est ça la nouveauté dit le Parisien, les farfouilleurs, ceux qu’on appelle aussi les glaneurs, ne sont plus seulement des clochards, mais des mères célibataires, des retraités, des précaires ou des étudiants fauchés, tous victimes de l’envolée des prix de l’alimentaire, alors ils plongent leurs mains dans les poubelles dans l’espoir de tomber sur un morceau de viande, des yaourts ou un paquet de gâteaux."
Et bien j'ai du mal à en rire, voilà.
Mais je suis un peu psychorigide, parait-il.
Que des gens en soient réduits à mettre un gros mouchoir sur leur orgueil pour s'infliger la nécessité de fouiller des poubelles afin de simplement pouvoir bouffer, non, ben non, j'ai un peu de mal à trouver des traits d'esprits pour en parler.
C'est juste qu'on vit dans un pays riche, que des milliardaires paradent en couverture des magazines, que des ministres s'habillent chez Dior et Hermès en nous expliquant que les caisses sont vides, et qu'on voit la réapparition de quelque chose qui il y a encore quelques années se trouvait chez Zola ou Dickens. Mais pas aujourd'hui, pas en bas de chez soi...
Et pas avec des gens qu'on connaît, parfois...
Et croiser quelqu'un que je connais très bien, qui est très proche, et la voir en train de faire les restes d'un marché pour quelques légumes et qui devient rouge et baisse les yeux quand elle s'aperçoit que je suis suis là ...
Non, ça ne me fait toujours pas rire, non. Désolé.
Alors je rentre chez moi, j'allume l'ordinateur et je regarde la presse en ligne. Et je lis des trucs comme ça :
"pour faire pression sur les prix, la meilleure manière est de libérer la concurrence"
Ou plus loin :
"L'économie française, qui accuse un chômage encore élevé et des déficits lourds, avait besoin d'une clarification. Les réformes manquaient de cohérence. Un an après, elles en gagnent."
Et je n'arrive toujours pas à prendre les choses à la légère.
En revanche, ce que j'aurais plutôt envie de faire, voyez-vous...
Ce que j'aurais plutôt envie de faire, c'est une irruption brutale dans le bureau du journaliste qui a écrit ça pour le choper par les cheveux, lui faire descendre les escaliers de son immeuble à coups de Doc Martens dans les côtes jusqu'au local à poubelles, et lui plonger la tête dans la plus dégeu du lot.
Et lui maintenir la tête dedans.
Pour qu'il se pénètre bien clairement de la "cohérence" de ma démarche.
Mais je suis un peu psychorigide, parait-il.
Peut-être ont-ils raison, par ailleurs. Je ne sais pas. Sans doute que cette façon de voir allège le poids du réel, permet de distancier l'insupportable, rend les choses moins difficiles...
Ou n'est que la marque d'une totale impuissance.
Dans les années 90, tout n'était que dérision ; c'était le règne de l'humour au 14ème degré, on finissait par être accablé de tant d'ironie caustique, des Nuls à Tarantino, puisqu'on ne peut rien faire (ou qu'on a envie de rien faire...), prenons le parti d'en rire, ah ah ah...
J'ai un peu de mal avec ça, je suis psychorigide parait-il ; j'ai tendance à penser que c'est bien gentil, l'ironie et la dérision, mais que ça ne doit durer qu'un temps. Qu'il y a des choses très sérieuses qui se passent, et qu'on n'en viendra pas à bout avec des plaisanteries.
Je constate également que la bourgeoisie, elle, prend les choses extrêmement au sérieux, tout le temps, c'est une de ses marques de fabrique ; on parle gros argent et pouvoir, n'est-ce pas, il n'y a pas matière à rigoler...Les dominants comprennent les vrais enjeux et les rapports de force, eux, et ils savent on ne peut mieux qu'en définitive, si on veut plier le réel à sa volonté, c'est toujours le premier degré qui l'emporte.
La bourgeoisie n'en a rien à foutre de l'ironie : elle sait qui tient les rênes. Que le cheval se moque de son maître n'empêche nullement qu'il soit sous le bât.
Et puis, l'ironie de dandy, au bout d'un moment, ça fatigue, il faut éviter que ce soit systématique : rien n'est plus lourd au final que l'obsession de la légèreté...
Pourquoi je vous parle de ça ? Oh, tout simplement parce que quand je lis des choses comme ça :
"pas la peine de fermer les yeux, dans les grandes villes dit le Parisien, c’est la ruée chaque soir autour des poubelles des magasins. Peu de SDF, mais surtout des personnes à faibles revenus, tous ceux qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts, et qui sont réduits à choisir entre manger et payer leur loyer. C’est ça la nouveauté dit le Parisien, les farfouilleurs, ceux qu’on appelle aussi les glaneurs, ne sont plus seulement des clochards, mais des mères célibataires, des retraités, des précaires ou des étudiants fauchés, tous victimes de l’envolée des prix de l’alimentaire, alors ils plongent leurs mains dans les poubelles dans l’espoir de tomber sur un morceau de viande, des yaourts ou un paquet de gâteaux."
Et bien j'ai du mal à en rire, voilà.
Mais je suis un peu psychorigide, parait-il.
Que des gens en soient réduits à mettre un gros mouchoir sur leur orgueil pour s'infliger la nécessité de fouiller des poubelles afin de simplement pouvoir bouffer, non, ben non, j'ai un peu de mal à trouver des traits d'esprits pour en parler.
C'est juste qu'on vit dans un pays riche, que des milliardaires paradent en couverture des magazines, que des ministres s'habillent chez Dior et Hermès en nous expliquant que les caisses sont vides, et qu'on voit la réapparition de quelque chose qui il y a encore quelques années se trouvait chez Zola ou Dickens. Mais pas aujourd'hui, pas en bas de chez soi...
Et pas avec des gens qu'on connaît, parfois...
Et croiser quelqu'un que je connais très bien, qui est très proche, et la voir en train de faire les restes d'un marché pour quelques légumes et qui devient rouge et baisse les yeux quand elle s'aperçoit que je suis suis là ...
Non, ça ne me fait toujours pas rire, non. Désolé.
Alors je rentre chez moi, j'allume l'ordinateur et je regarde la presse en ligne. Et je lis des trucs comme ça :
"pour faire pression sur les prix, la meilleure manière est de libérer la concurrence"
Ou plus loin :
"L'économie française, qui accuse un chômage encore élevé et des déficits lourds, avait besoin d'une clarification. Les réformes manquaient de cohérence. Un an après, elles en gagnent."
Et je n'arrive toujours pas à prendre les choses à la légère.
En revanche, ce que j'aurais plutôt envie de faire, voyez-vous...
Ce que j'aurais plutôt envie de faire, c'est une irruption brutale dans le bureau du journaliste qui a écrit ça pour le choper par les cheveux, lui faire descendre les escaliers de son immeuble à coups de Doc Martens dans les côtes jusqu'au local à poubelles, et lui plonger la tête dans la plus dégeu du lot.
Et lui maintenir la tête dedans.
Pour qu'il se pénètre bien clairement de la "cohérence" de ma démarche.
Mais je suis un peu psychorigide, parait-il.
27 commentaires:
Oui. OK. Deux trucs quand même :
1/ dans ce cas, on va devenir aussi sinistres que la droite-haute bourgeoisie ?
2/ un petit rappel : une campagne de pub à la fin des années 80. Je me souviens encore du slogan : "Il paraît que je suis trop sérieux. 2 millions de chômeurs, ça vous fait rire ?". C'était Michel Rocard.
Voilà, juste deux ornières à éviter.
je ris souvent ,de tout ,sans limite .quelques fois ça laisse interloqués ceux qui sont en face de moi ..ils me trouve trop détaché ou trop cruel...
c est tout le contraire ,je ris ,je pousse "le bouchon " tres loin pour ne pas hurler ou pleurer ,je ris d autant plus que ma rage est grande ! et ces temps ci ,c est meme de la fureur ,ça atteint un paroxysme.
et je te rejoins ,je ne peux plus rire j ai atteint mes limites et je crois que le temps de la boite a gifle est venu .
merci ,en tous cas pour tes billets .
Makhno
Et n'oublie pas de lui écraser les roubignolles sous un furibard coup de tatane entre les cuisses, qu'il ne puisse plus bander au spectacle des bienfaits du libéralisme
Oui quel monde de merde !
Ca serait si simple si... heu si quoi ?
psychorigide moi aussi alors!
mais non, simplement et justement révoltés.
enfin le journaliste je ne lui ferais pas tout ce que tu lui ferais,mais boycotter son canard (ce que je fais déjà) et convaincre tous ceux que je peux de faire de même , ça oui!
il y a une phrase de Gandhi que j'aime particulièrement (en vérité il y en a plein)
"battre sans violence, l'ennemi à son propre jeu"
Toujours l'émotion qui déborde. Je partage ton indignation, jusqu'à ce que tu dérapes complètement à la fin de ton billet et glisses sans plus aucune adhérence vers une brutale charge contre la concurrence, sans avancer le moindre argument ou alternative, mais cette omission est une tare classique chez toi.
Classique que finalement je vais cesser de te pardonner, puisque tout compte fait, autant que la critique, l'alternative proposée a de l'importance, et cette complaisance permissive te laisse te vautrer avec toujours plus de confort dans l'aigreur haineuse chaque jour de moins en moins brillante. Ça n'est pas bien pour toi.
Excellent, comme dab.
Moi aussi je dois être psychorigide. Il y a exactement un an j'ai décidé de faire la gueule à tous ceux (famille comprise) ayant contribué - en votant à droite ou en ne votant pas contre - à m'imposer pour cinq ans un sombre taré (tendance pervers narcissique) à l'Elysée. Tous de "bonne compagnie" mais qui ont fait l'erreur de pousser le bouchon trop loin cette fois-ci. Je digère mal et ça risque de durer un moment.
La "droite décomplexée" me gonfle. Expression d'ailleurs intéressante (en psychanalyse, on parle de dénégation) puisqu'elle sous entend qu'autrefois on pouvait se sentir complexé (voire coupable) de voter à droite... J'ai toujours pensé qu'il y avait de quoi.
Les temps changent, moi aussi.
Puisque "Tout devient possible ensemble", j'ai pris la décision de relever le pont-levis pour tous ceux de mon entourage qui votent à droite par névrose, égocentrisme, archaïsme moral, conformisme, sénilité réelle ou précoce, pour les fanatiques de la compétition permanente, les abrutis du travail, ceux qui gobent tout par manque d'esprit critique, inculture ou simplement par bêtise (autrement dit chez qui la part animale, le côté "bête" prime, d'où leur acceptation de la loi de la jungle), pour les nantis cyniques qui votent par intérêt personnel, pour ceux qui visent à l'être ou la grande masse de ceux, complètement abrutis par les médias, qui n'y parviendront jamais et qui votent contre leur véritable intérêt, pour les désabusés chroniques et autres "je m'enfoutistes".
Désormais pour tous ceux-là: "Tolérance zéro".
Pour moi, le progrès consiste à prendre conscience de notre animalité pour s'en défaire le plus possible et tenter ainsi d'augmenter notre humanité.
Alors quand je vois, aujourd'hui encore, un malade aux manettes prônant la loi du plus fort, comment s'étonner que je puisse prendre mes distances - et sans humour aucun - vis à vis de ceux qui ont plus ou moins encouragé son triomphe. Il paraît que je passe à leurs yeux pour un "ours". J'accepte la métaphore. En m'isolant, je préserve l'espèce. Après tout, dans le règne animal - si l'on tient vraiment à y rester -, c'est l'évitement qui est de règle.
CSP, tu n'as donc probablement pas aimé notre dernier billet. On n'a pas trouvé ça facile de parler de cette bavure sordide (qu'on pourrait qualifier d'assassinat), mais persifler nous a semblé le meilleur moyen d'exprimer notre dégoût et notre rage. Faire rire n'est pas le but de ce billet, ou alors très jaune. L'ironie ici vise plutôt à souligner par exemple à quel point le préfet des AM se fout de notre gueule, ça permet de renforcer le message -- du moins, c'est notre but.
Je ne suis pas sûr que tu parles ici exactement de ce genre d'ironie, mais je voulais souligner qu'on peut aussi en faire tout en restant profondément enragé. C'est pas forcément un signe de renoncement, et l'humour n'est pas forcément incompatible avec la fureur (surtout s'il est noir).
(pardon de parler ici de notre prose, mais je sens notre billet un peu visé par le tien, fut-ce indirectement.)
Sinon, oui c'est tout simplement insupportable que dans un pays riche, des gens (travailleurs ou chômeurs, avec ou sans enfants à charges) en soient réduits à faire les poubelles pour manger !
Peut-on vomir en riant ? Moi non mais j'en connais qui l'ont fait.
OK. C'est pas drôle. Pas du tout.
Et après ? On fait quoi ? On prend un mauvais flingue et on joue à Baader ? Il y sont préparés et n'attendent que ça, ça justifiera les prochaines lois encore plus scélérates qui sont dans les cartons.
Moi je vais péter un câble si j'en rigole pas alors que j'ai envie de mordre. Et c'est une des rares armes dont on dispose, pousser leur logique jusqu'à l'absurde en espérant ... je sais pas quoi. Mais si j'en rigole pas je vais devenir cinglé. C'est peut-être déjà fait d'ailleurs.
Allons, allons, un petit coup d'europe sociale et il n'y paraîtra plus...
J'ai beaucoup aimé aussi le papier du Monde annonçant les hospices civils de Lyon en faillite, traité à la va-vite, casé en bas de page sans appel de une, comme si ça n'avait aucun lien avec les réformes libérales de merde de l'hopital.
Ah non, je ne visais personne en particulier. Juste un état d'esprit que j'avais rencontré à plusieurs reprises, et qui à force était fatiguant, voilà.
La nécessité de l'humour, je la connais : imaginez CSP en pas drôle...oui, hein ? Sinistre à mort, quoi. Mais j'ai de plus en plus de mal avec la dérision systématique, y compris dans mon entourage immédiat.
De temps en temps, il est utile, voire indispensable, d'être un peu psychorigide...
Mais on peut être psychorigide ET rigolo. Je pense. J'espère.
@MJ: Plutôt que de demander à CSP, c'est toi qui devrait nous expliquer en quoi la concurrence fait baisser les prix. Encore, un crédo libéral débile qui ne tient pas compte du fait que tout çà n'est pas un équilibre mathématique mais une entente et une maximisation ou abus de position dominante (Marges arriére entre autres..)
Donc plus de concurrence ne changerait rien...mais évidemment tu ne peux pas prouver le contraire
De la dérision non, mais de l'autodérision, ce serait peut-être la seule façon de ne pas se mettre à rougir ou surtout à pleurer devant le voisin rencontré et qui vous voit plonger la main le bras le nez et presque le buste dans la poubelle... Vous décrivez exactement les sentiments qui, si tous les ressentaient tels quels, rendraient impossibles l'exploitation des uns par les autres et la honteuse plongée dans une pseudo science "l'économie libérale" où tant d'imbéciles semblent penser qu'il est normal de valider une organisation du travail et et de la finance telle qu'elle permet à certains d'être indûment payés en un an plusieurs siècles de salaire moyen, et à d'autres d'êtres poussés vers un salaire tjs plus bas, sur une pente qui fait qu'on sera bientôt non plus payés des clopinettes pour notre boulot, mais rien du tout; ce qui est la logique suprême de l'économie "libérale" voire ultralibérale: un esclave coûte moins cher tout de même qu'un salarié au tiers temps de smic. A quoi sert de vivre en société, d'accepter le contrat social implicite à travers lequel on pouvait se dire que tous les membres pouvaient survivre grâce à une économie qui était à son service au lieu d'être désormais les serpillères humaines de l'économie tournant dans le vide, au service de personne (ou de quelques-uns, ce qui pour moi est personne)?
Il y a de quoi devenir "psychorigide", en effet, et la légèreté, on la retrouvera quand les exploiteurs et les cyniques auront la kalachnikov là où ils ne pensent plus...
@chevillette: Il y a une autre solution pour faire pression sur les prix, c'est que ce soit l'État qui les fixe.
Ils font ça à Cuba et au Zimbabwé, par exemple. On voit à quel point cela marche.
Donc oui, la seule manière de faire pression sur les prix, c'est la concurrence.
Ho, pas la fausse concurrence comme on voit parfois. La vraie concurrence, libre, non faussée.
Mais vous n'en voulez pas nn plus, alors il ne faut pas se plaindre.
Les personnes qui sont malheureusement obligées de faire les poubelles (et j'en vois tous les jours) c'est un peu grace à vous qu'elle en sont réduites à cela. Il faudrait voir à ne pas l'oublier non plus.
Aaaaah, ouf, heureusement que notre troll est là pour nous faire découvrir ces saines vérités sur nos effroyables responsabilités.
Puisque la paupérisation, c'est quand même un peu de notre faute.
Pardi.
CQFD.
Je finis par bien t'aimer, mon petit Nico, tu es non seulement très distrayant, mais tu correspond exactement à l'image que je me fait de la droite. Un bonheur.
Nicolas : t'as pas mieux à faire, à 4:37 du mat' que de venir poster des commentaires sots sur un site dont tu sais pertinnement qu'ils seront, au mieux, méprisés ?
Sans rire, tu devrais pas dormir à cette heure-là ? Ou alors tu te lèves plus tôt pour travailler plus, pour travailler plus, pour travailler plus (et, si possible, pas gagner moins) ?
Allez, avoue-le, t'es qu'un sale no-life perdu, tu viens de finir ta partie de WOW et tu t'es dit qu'il fallait absolument nous faire profiter de la profondeur insondable de ta pensée.
Bon, faut être sage maintenant et retourner fréquenter tes sites préférés (tu sais, ceux avec les femmes toutes nues...) et laisser la politique aux grandes personnes.
Trop marrant, Nico, ta blague sur Cuba et les poubelles !
Vous voyez bien les mecs qu'on peut rigoler !
J'avais trouvé le point de Nicolas sur la libre concurrence non faussée et l'évocation des mécanismes de fixation des prix intéressants. Même si son dérapage sur les poubelles prêtait le flanc à aux railleries superfétatoires peut-être était-il plus sage, avant de passer à votre sport numérique favori, l'ad hominem, de vous demander s'il n'habitait pas sous un autre fuseau horaire que CSP, ou s'il ne travaillait pas tard ou s'il avait simplement la liberté d'avoir un autre rythme de vie que les notres. Mais c'est moins distrayant et surtout ça permet de ne pas s'attaquer à la problématique que pose le rejet de la concurrence.
@ MJ
Tu considères les posts de Nicolas comme un point de vue. Libre à toi. De mon point de vue, il n'y a là que catéchisme mal digéré.
Et je considère aussi que ses contributions à ce blog ne servent à rien. Il ne vient pas ici pour échanger ou débattre mais il vient chercher de quoi renforcer son intime conviction :
"à gauche, y sont tous rien que des bornés pas constructifs et idéologiques. La preuve, ils font rien qu'à m'attaquer paske je suis de droite alors que nous, à l'UMP, on est ouvert, on a Bockel et Kouchner."
Alors, autant lui en donner pour son argent.
S'il vient pour renforcer, borner ses convictions, s'enfoncer dans ses convictions peut-être alors...
A chacun de ses demander s'il ne fait pas de même d'ailleurs.
Et, pour finir, je ne vois pas pourquoi je me fatiguerais à tailler le bout de gras dans le respect et l'amitié enter les peuples avec un type qui passe son temps à débouler sur les forums pour expliquer que OB est un che guevara à vélo qui ne souhaite qu'une chose, faire pire que Pol Pot et Staline.
C'est, certes, de la provoc'. Mais en partie seulement. Le reste, ça n'est que le vieux fond idéologique de la droite qui n'en finit plus de réécrire l'histoire pour qu'elle aille mieux avec son monde de bisounours.
Ils font partie de la classe dominante, n'ont aucune culture politique ou historique et voudraient nous faire rentrer dans la tronche leurs grilles de lecture complètement flyées ?
Qu'ils aillent donc se faire cuire le cul. Or ça passe également, j'en suis désolé pour lui vu le boulot que ça représente, par le blog de CSP.
"se faire cuire le cul"
Haha :) J'adore cette expression.
Je l'avais entendue une fois, je me demande si c'était pas une interview il y a fort longtemps de Dany Boon; on lui demandait son insulte favorite et il avait répondu: "Va te faire cuire le cul". Ça me tord de rire ;)
Excellent billet, vraiment. C'est souvent mon sentiment aussi.
@celui qui croit faire de l'humour en se cachant derrière sarko-lès-élysée, que ce soit tes pensées ou les siennes revisitées: "Les personnes qui en sont réduites à faire les poubelles, c'est un peu grâce à vous"...
Pas besoin de 2e ou 36e degré quand on parle de ça, faut pas avoir eu faim pour en sourire de ce sujet: jamais entendu de connerie plus flagorneuse envers les assistés aux parachutes dorés et plus dégueulasse envers les autres... La concurrence, connard, fait qu'on cherche à faire passer la baisse des prix sur les salaires qui sont eux-mêmes rabiotés d'autant (pour être en concurrence avec des prix de produits faits par des gens qui sont à peine payés, à la limite de l'esclavage ou même esclaves tout court), et ce sont ces mêmes gens qui vont fouiller les poubelles où tu fientes, merdeux... Retourne en cours (d'économie), sois moins arrogant avec ton pseudo savoir bidon et reviens quand tu auras de la cervelle! Et mets ton 2e degré là où de toute façon tu n'as jamais pensé! Tu crois être intelligent et malin? Vieux caoutchouc grisâtre que tu es...
Signé: citron pressé
« L’humour, c’est comme les essuie glaces, ça n’arrête pas la pluie, mais ça permet d’avancer ».
Bruno Coppens
De Cluny, en Bourgogne, là où le vin aussi est spirituel!
j'ai le plaisir et l'honneur de vous faire part de la création,
par La Maison du Rire et de l'Humour à Cluny, (voir en N.B, ci-dessous) des
Prix
Thyl Uylenspiegel
Et
Robin des Bois ®
" Quand on a que l'humour: Prix de l’Humour de Résistance "
"L'Humour Attitude", L’humour de défi,
celui du condamné à mort qui monte sur l’échafaud, en trébuchant à la 1ère marche,
ce qui lui fait déclarer :
« Ca commence bien ! »
Ces prix seront attribués annuellement, et pour la première fois fin 2008 par un jury en cours de constitution.
Ce jury aura pour vocation de proposer et de présélectionner des candidats à ces prix: personnes physiques ou morales dont l’état d’esprit, l’attitude et le comportement, directement ou indirectement, face à une situation de pression forte, d’oppression ou de tentative de soumission contre leur gré ou celui des personnes qu'elles assistent, que celle-ci soit à caractère politique, militaire, socioculturelle, économique ou physique, auront manifesté, témoigné et exprimé fondamentalement, irréductiblement et de manière permanente une résistance obstinée essentiellement activée, véhiculée, exprimée et soutenue par l’humour, le sens de l’humour, la dérision et le rire dans toutes leurs dimensions et champs, le tout porté par une ferme volonté de renverser cette situation ou du moins d’en atténuer les effets et les causes , sinon de les supprimer irrémédiablement.
Au terme de cette présélection et sur cette base, deux lauréats seront désignés par un vote du jury pour recevoir ces deux prix qui leur seront remis, durant le 2ème semestre 2008, au cours d'une cérémonie officielle pour laquelle nous sommes en recherche de partenaires susceptibles de nous apporter des supports logistiques et médiatiques, afin de lui donner toute l'envergure et la dimension qu'elle mérite. (Voir comité de soutien en pièce attachée)
A l'exemple de personnalités qui auraient amplement mérité ces prix, tels SOCRATE, au moment de boire la Ciguë, ASTERIX, Saint Laurent de ROME, condamné à être brûlé vif sur le grill, disant à son bourreau: "C'est bien grillé de ce côté, tu peux retourner ", Germaine TILLION, Emblématique résistante, auteur récemment décédée du "VERFÜGBAR AUX ENFERS", opéra- satire écrite à Ravensbrück, Jacques BERGIER riant face à ses tortionnaires nazis, Le philosophe Georges POLITZER affichant un " Rire vainqueur face au peloton d'exécution", le jeune poète surréaliste français, Marco MENEGOZ fusillé par les nazis en 1944 qui affirmait que « L’humour est le sourire de la révolution" nous pourrions citer comme lauréats possibles, parmi tant d'autres, Le Docteur PATCH, le Journaliste Norman COUSINS, atteint d'une maladie chronique dégénérative déclarant que ses fous rires en regardant des films comiques avaient largement contribué à sa guérison, les équipes du" Rire Médecin", "les clowns à l'Hôpital", "Clowns sans Frontières", " Clowns en route", L'association NEZ à NEZ, la troupe des "MOUSTACHUS BIRMANS", Pierre DESPROGES, riant de sa maladie: « Plus cancéreux que moi, tumeur ! », Le dessinateur BOSC, cassé par la guerre et l'armée, résistant par le dessin d'humour, certains caricaturistes vivant sous des régimes oppressifs, le louphotérapeuthe Michel MERCEY, défiant sa maladie avec ses créations d'objets loufoques, Lenin Voltaire MORENO, Vice-Président de la République d'Equateur, blessé par balle lors d'un attentat, sauvé par l'humour, fondateur de l'association EVENTA, chargée de promouvoir le rire et la joie, etc...
Il s'agit donc ici de " L'HUMOUR ATTITUDE",qui fusionne en son sein les mots ”Humain“ et ”Amour“ : Résistance gélastique * aux aléas tragicomiques de la vie, de la vie, Fraternité joyeuse, pétulante tendresse et gouleyant esprit d’autodérision et de liberté respectueuse de celle des autres résumée par la maxime emblématique de sa philosophie figurant en entête du présent courrier.
Il nous apparaît de plus en plus clairement et avec grande évidence que la dynamique de réanimation, de renouveau et de redéploiement, nécessaire et urgente dont notre société a un grand besoin pourrait être nourrie, stimulée et enrichie, certes de modeste manière mais néanmoins efficacement, par un regain d'optimisme fondé et fondamental, un certain sens, et une pratique au quotidien, de l'humour "résistant" dans une dimension active, positive et solidaire sinon fraternelle. (Toutes valeurs essentiellement portées par La Maison du Rire et de l'Humour).
Telle est en effet une des raisons essentielles d'être de LA MAISON DU RIRE ET DE L'HUMOUR, Telle est notre quête et notre modeste croisade, petite pierre apportée à l'édifice, en faveur des réelles et vraies valeurs humaines du rire et de l'humour.
En vous remerciant de votre bonne attention à la présente, je vous prie d'agréer, Cher Monsieur, l'expression de mes salutations les meilleures et vous adresse mon gélaste souvenir.
Etienne MOULRON
- Fondateur de l’association
"La Maison du rire et de l'humour ®" de Cluny
- Fondateur de l'Association Humour Assistance International(HAI)
- Créateur de l'agence conseil AHA, Humour Altitude, Maïeuticopractologue en humour pour entreprises et particuliers
- Ancien Gallimard Export sur le Bénelux et le Maghreb
- Cofondateur du village du livre de Cuisery
N.B: , LA MAISON DU RIRE ET DE L'HUMOUR®, ouverte au public depuis juin 2007, (voir site: http://lamaisondurire.monsite.orange.fr), reprise par le Guide Bourgogne du Routard 2008, unique en son genre en France, se veut un lieu d'accueil, d'expositions et d'animations fondé sur le rire et l'humour: A la fois espace muséographique entièrement consacré et dédié, par les objets, documents, oeuvres d'art et autres créations qu'il contient et présente, au rire et à l'humour, sous toutes leurs formes et dans toutes leurs expressions et manifestations, mais également espace librairie-cd, produits dérivés..., centre d'information et de documentation sur ces thèmes, plateforme d'édition (livres/magazine), d'expositions, d'évènements et d'animations en ces domaines, toutes dimensions sous-tendues et portées par un concept essentiel et fondamental: 'L'HUMOUR ATTITUDE", résumée par la maxime emblématique de sa philosophie figurant en entête du présent courrier.
La Maison du Rire et de l’Humour®
Place du champ de foire
F.71250 CLUNY
Tel: 06.75.48.31.86 /03.85.59.08.98
lamaisondurire@voila.fr/emoulron@wanadoo.fr
http://lamaisondurire.monsite.wanadoo.fr
"ça permet d'avancer"... aussi con que le travailler plus pour gagner plus! et où avancera-t-on quand on sera mort?
Peut-on rire quand on est en train de mourir de soif et de faim? mouais, à voir (faites-en donc l'expérience, humoriste philosophicocrétiniste)...
le même citron pressé
Enregistrer un commentaire