Appetite for destruction
J'ai vu ce documentaire de Canal, "Je travaille mais je suis pauvre". Sur cette gangrène sociale qui s'appelle la précarité.
Et à la fin, j'ai eu envie de m'acheter un flingue. Ce que je ne ferai pas, de toutes façons. Ça ne servirait à rien.
Mais n'empêche...
C'est qu'il finirait par vous venir des désirs de carnages, devant cette situation, vous savez...
Au XXIème siècle, en France, dans un pays riche, puisque contrairement à ce que mentent les libéraux et leurs caniches, nous vivons dans un pays riche et qui s'enrichit de plus en plus, l'existence d'une misère pareille n'est même plus seulement un scandale : c'est bel et bien la démonstration de l'échec d'une idéologie.
Un échec dont le coût humain et social est effrayant. Et dont les résultats mettent très, très, mais alors très en colère...
La précarité, j'ai connu. Et de très près, même. Et il n y a pas de raisons que je ne puisse la connaître à nouveau, puisque comme le montre le docu, ça tient à si peu de choses...
Cette précarité ne tombe pas du ciel, ces emplois merdiques, ces horaires à la con, ces salaires ridicules ne sont pas le fruit du hasard, ou d'une "conjecture" quelconque ; tout ça a procédé de décisions, politiques, économiques, sociales. La précarité n'est pas seulement une forme d'organisation du travail : c'est un projet de société. C'est un choix de civilisation, déterminé par les dominants, afin tout simplement de nous briser. De nous faire taire. Et de nous faire travailler jusqu'à ce que mort s'ensuive.
La précarité n'est pas seulement une façon artificielle de faire baisser les chiffres du chômage en fournissant de la chair à vil prix à un patronat de plus en plus décomplexé : c'est une machine à fabriquer de la peur. À fabriquer de l'insécurité sociale par le chantage permanent qu'elle exerce sur tout le monde. La précarité ne set pas seulement à engraisser les employeurs à moindre coût : c'est un outil de contrôle social. Tais toi. ne dis rien. Ne te plains pas. Travaille. Pour d'autres c'est pire. Si tu n'est pas content, il y'en a des centaines qui attendent.
Et cette dernière phrase, je l'ai entendue prononcée par un "socialiste"...
Puisque pour le coup, peu importe la couleur des gouvernements qui se sont succédés depuis trente ans : tous ont servi une soupe épaisse et grasse au patronat. Tous se sont vendus avec enthousiasme au libéralisme. Tous on chanté la dérégulation. Tous, de droite comme de cette "gauche" frelatée à qui plus personne ne fait confiance, sont responsables de ce nouveau XIXème siècle. Tous sont coupables, et en parfaite connaissance de cause.
Mais ils n'en ont pas encore assez ! Mais ils veulent plus de "réformes" ! D'autant plus brutales que cette caste de bourgeois bien au chaud dans leurs institutions et leurs salles de rédaction n'en sentiront jamais les effets. Pas de précarité pour eux ; ils sont protégés par leur classe sociale, et ils le savent.
Et j'ai beaucoup de mal à comprendre qu'il y ait encore des gens qui se contentent de les détester platement quand il y a toutes les raisons du monde de les haïr...
Mais ils trouveront toujours des relais complaisants dans la population. De braves petits toutous, bien soumis, bien formatés, la cervelle bien pourrie par le néolibéralisme, qui si ils voient ce documentaire, si on le met le nez dans ce merdier, sauront répondre que :
C'est évidemment malheureux.
Mais que voulez-vous qu'on y fasse ?
Tout le monde ne peur pas être au même niveau, voyons.
Ils n'ont qu'à faire des efforts !
Avec de la volonté, on peut s'en sortir, enfin !
Travailler plus pour gagner plus...
Et si ces gens sont pauvres, c'est un peu de leur faute aussi, non ?
On a bien vu ce que ça donnait, l'égalitarisme.
Ces inégalités, c'est triste, bien sûr, mais c'est la nature humaine qui est comme ça.
La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?
Ces gens, c'est simple : j'ai envie d'organiser la rencontre de leur tête avec une brique.
Parce que c'est bien gentil, par exemple, de tenir un joli blog, de le décorer avec une bannière rigolote qui fait marrer les copains, et de se défouler en se foutant de la gueule des Simon Aubert et autres cas sociaux du Net ; mais arrive un moment où, voyez-vous, on a plus tellement envie de rigoler...
À un moment, il faut se rendre compte que ces gens nous font la guerre, une guerre totale, permanente, sur tous les fronts. Ces gens ne nous veulent aucun bien ; ces gens veulent nous détruire. Rien moins.
À un moment, il faut se rendre compte que si on veut se battre contre eux, il faut le faire dans la même optique qu'ils le font :
Il faut vouloir détruire.
Pas "critiquer".
Pas "réformer".
Pas être "citoyen".
Détruire.
Et comment on va y arriver, gros malin, me demanderez-vous ?
Oh, ça, c'est très simple.
Quand de plus en plus de gens en auront la conviction.
Quand on sera de plus en plus nombreux à penser ça.
Quand on sera un gros paquet à en avoir tellement plein le cul qu'on finira par se donner les moyens concrets de notre ras-le-bol.
Et là, ça dépend uniquement de vous. Oui, vous là qui me lisez en ce moment.
C'est quand vous en aurez suffisamment marre que ça va commencer.
Ensuite, traînez pas trop non plus.
C'est pas comme si on avait le temps...
Et à la fin, j'ai eu envie de m'acheter un flingue. Ce que je ne ferai pas, de toutes façons. Ça ne servirait à rien.
Mais n'empêche...
C'est qu'il finirait par vous venir des désirs de carnages, devant cette situation, vous savez...
Au XXIème siècle, en France, dans un pays riche, puisque contrairement à ce que mentent les libéraux et leurs caniches, nous vivons dans un pays riche et qui s'enrichit de plus en plus, l'existence d'une misère pareille n'est même plus seulement un scandale : c'est bel et bien la démonstration de l'échec d'une idéologie.
Un échec dont le coût humain et social est effrayant. Et dont les résultats mettent très, très, mais alors très en colère...
La précarité, j'ai connu. Et de très près, même. Et il n y a pas de raisons que je ne puisse la connaître à nouveau, puisque comme le montre le docu, ça tient à si peu de choses...
Cette précarité ne tombe pas du ciel, ces emplois merdiques, ces horaires à la con, ces salaires ridicules ne sont pas le fruit du hasard, ou d'une "conjecture" quelconque ; tout ça a procédé de décisions, politiques, économiques, sociales. La précarité n'est pas seulement une forme d'organisation du travail : c'est un projet de société. C'est un choix de civilisation, déterminé par les dominants, afin tout simplement de nous briser. De nous faire taire. Et de nous faire travailler jusqu'à ce que mort s'ensuive.
La précarité n'est pas seulement une façon artificielle de faire baisser les chiffres du chômage en fournissant de la chair à vil prix à un patronat de plus en plus décomplexé : c'est une machine à fabriquer de la peur. À fabriquer de l'insécurité sociale par le chantage permanent qu'elle exerce sur tout le monde. La précarité ne set pas seulement à engraisser les employeurs à moindre coût : c'est un outil de contrôle social. Tais toi. ne dis rien. Ne te plains pas. Travaille. Pour d'autres c'est pire. Si tu n'est pas content, il y'en a des centaines qui attendent.
Et cette dernière phrase, je l'ai entendue prononcée par un "socialiste"...
Puisque pour le coup, peu importe la couleur des gouvernements qui se sont succédés depuis trente ans : tous ont servi une soupe épaisse et grasse au patronat. Tous se sont vendus avec enthousiasme au libéralisme. Tous on chanté la dérégulation. Tous, de droite comme de cette "gauche" frelatée à qui plus personne ne fait confiance, sont responsables de ce nouveau XIXème siècle. Tous sont coupables, et en parfaite connaissance de cause.
Mais ils n'en ont pas encore assez ! Mais ils veulent plus de "réformes" ! D'autant plus brutales que cette caste de bourgeois bien au chaud dans leurs institutions et leurs salles de rédaction n'en sentiront jamais les effets. Pas de précarité pour eux ; ils sont protégés par leur classe sociale, et ils le savent.
Et j'ai beaucoup de mal à comprendre qu'il y ait encore des gens qui se contentent de les détester platement quand il y a toutes les raisons du monde de les haïr...
Mais ils trouveront toujours des relais complaisants dans la population. De braves petits toutous, bien soumis, bien formatés, la cervelle bien pourrie par le néolibéralisme, qui si ils voient ce documentaire, si on le met le nez dans ce merdier, sauront répondre que :
C'est évidemment malheureux.
Mais que voulez-vous qu'on y fasse ?
Tout le monde ne peur pas être au même niveau, voyons.
Ils n'ont qu'à faire des efforts !
Avec de la volonté, on peut s'en sortir, enfin !
Travailler plus pour gagner plus...
Et si ces gens sont pauvres, c'est un peu de leur faute aussi, non ?
On a bien vu ce que ça donnait, l'égalitarisme.
Ces inégalités, c'est triste, bien sûr, mais c'est la nature humaine qui est comme ça.
La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?
Ces gens, c'est simple : j'ai envie d'organiser la rencontre de leur tête avec une brique.
Parce que c'est bien gentil, par exemple, de tenir un joli blog, de le décorer avec une bannière rigolote qui fait marrer les copains, et de se défouler en se foutant de la gueule des Simon Aubert et autres cas sociaux du Net ; mais arrive un moment où, voyez-vous, on a plus tellement envie de rigoler...
À un moment, il faut se rendre compte que ces gens nous font la guerre, une guerre totale, permanente, sur tous les fronts. Ces gens ne nous veulent aucun bien ; ces gens veulent nous détruire. Rien moins.
À un moment, il faut se rendre compte que si on veut se battre contre eux, il faut le faire dans la même optique qu'ils le font :
Il faut vouloir détruire.
Pas "critiquer".
Pas "réformer".
Pas être "citoyen".
Détruire.
Et comment on va y arriver, gros malin, me demanderez-vous ?
Oh, ça, c'est très simple.
Quand de plus en plus de gens en auront la conviction.
Quand on sera de plus en plus nombreux à penser ça.
Quand on sera un gros paquet à en avoir tellement plein le cul qu'on finira par se donner les moyens concrets de notre ras-le-bol.
Et là, ça dépend uniquement de vous. Oui, vous là qui me lisez en ce moment.
C'est quand vous en aurez suffisamment marre que ça va commencer.
Ensuite, traînez pas trop non plus.
C'est pas comme si on avait le temps...
23 commentaires:
Je me demande à quel moment ,les réactions montreront que maintenant çà suffit .
J'ai réécouté cette conférence de Annie Lacroix -Riz et çà explique vraiment pourquoi nous en sommes là(c'est un peu long et très interessant) :
http://www.solidariteetprogres.org/sp_article.php3?id_article=3024
A diffuser ,je crois .
Joli constat, mais détruire pour détruire mène à l'anarchie.
Et quand c'est l'anarchie au final c'est les plus fort qui s'en sortent.
Le serpent se mord la queue.
Je suggère très humblement à elviento de se renseigner un peu avant de raconter ce genre de conneries dignes du journal de TF1. Sans déc'...
J'ai un peu du mal à le cerner, elviento...Sans doute de droite, libéral, et en même temps qui doute...droite sociale ? Gaulliste déçu ? Bayrouïste sous lexomil ? Le mystère est entier...
Ensuite, quand je parle de détruire, ça va avec une reconstruction derrière, ééééévidemment.Le socialisme du XXIème siècle et toutes ces sortes de choses.
@ Turandot : merci pour le lien. C'est samedi, il pleut: j'ai tout mon temps.
ça frise la psychiatrie tes billets par moments. Il faut les 'haïr', 'eux'... Que proposes tu concrètement comme politique économique au lieu de pousser à la haine et la division?
Contrairement à ce que tu dis le capitalisme a tiré et tire des millions de personnes hors de la pauvreté. C'est un système qui creuse les inégalités certes mais qui en même temps fait progresser en moyenne tout le monde. Ceci est un fait indiscutable, les chiffres sont là. Si un pays dit communiste, politiquement du moins, comme la Chine a une économie libérale tu crois que c'est à cause de quoi?
Pt1 que c'est bon de lire ça !! Merci CSP
J'en suis en tout cas ;)
@ elviento
On ne compte plus les soubresauts pour qu'on arrive à notre démocratie actuelle, effectivement, cela a détruit mais cela a reconstruit derrière pour une société plus juste, sauf qu'à chaque fois les mêmes veulent toujours reprendre ce qui a été arraché de dures luttes : c'est pourquoi il faut toujours se battre, rien n'est acquis à jamais, d'où être toujours vigilant, depuis quelques années les Français ont cru que la lutte des classes c'était ringard, alors que ce sera toujours d'actualité, aujourd'hui ils se réveillent et quand ils n'en pourront plus, ils le feront savoir et ils ne te demanderont pas ton avis, il faut souhaiter que cela se fasse dans la non-violence mais en France cela se finit toujours très mal, c'est la tradition comme dirait Jean-Pierre Pernaut...
1793 - 1830 37 ans
1830 - 1848 18 ans
1848 - 1870 22 ans
1870 - 1936 66 ans
1936 - 1968 32 ans
1968 - ???? ??
la prochaine c'est pour quand ?
2008 me semble idéal :)
2008 oui, mais ça ne serait pas une surprise
ou alors faut pas le voir comme un anniversaire
disons que c'est le hasard si ça tombe en 2008
Faut croire au hasard
Le Figaro, c'est pour les gens qui sortent pas, ou alors dans les galeries commerciales climatisées. Je ne dirais pas que c'est des martiens qui parlent aux terriens, ce serait plutôt des terriens qui croient aux martiens.
et encore une fois, faut pas inverser les rôles
ha ha ha
gunirfff !
on n'est pas fait pour la haine
all we need is love
"Contrairement à ce que tu dis le capitalisme a tiré et tire des millions de personnes hors de la pauvreté. C'est un système qui creuse les inégalités certes mais qui en même temps fait progresser en moyenne tout le monde"
Ah ben depuis le temps qu'il existe alors, toute la population mondiale devrait être 'tirée' hors de la pauvreté, non ? non. Tu rêves d'un capitalisme qui n'as jamais existé ludo, pas même au 19ème siècle. Au contraire, le capitalisme enfonce chaque jours quelques millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté la plus crasse, et c'est son but. Plus il y aura de pauvres, plus la masse servile et disponible dont il a besoin pour se développer fera son bonheur, dans un tourbillons de délocalisations en cascade. Parce qu'à l'heure ou les Chinois et Les Indiens commençent à se rendre compte que 20 euros par mois, c'est pas un salaire mais un crachat au visage, il faut trouver encore plus pauvre. Et quand on aura fait le tour du monde, on rapatriera, dans les pays developpés, les boulots qui y auront disparus depuis longtemps, mais pour des salaires assez différents. Le but du jeu, c'est l'esclavage.Mais certaines lois et une opinion publique seraient sans doute opposé à ce rêve mouillé du patronat. Tant que tu n'auras pas compris que ce qui fait progresser tout le monde, c'est la lutte, et sûrement pas le capitalisme, alors tu n'auras rien compris.
bravo anonyme
Ludo se rend pas compte que CSP réagit à la propagande et pas l'inverse.
Ludo tend l'autre joue.
visez moi la
grève à l'américaine dans la grande distribution
ça vous fait pas braire ça ? la grève tolérable ?
à ne pas confondre avec la tolérance, hein STP Ludo
est-ce que justement c'est pas de l'"appetite for destruction" qu'il faudrait là ?
bon courage mon gars
t'étonne pas après si ta femme te dit que tu bandes comme un lapin
merde alors, putain de bordel de merde !
Oui, le capitalisme au grand coeur, ça a jamais existé. C'est les luttes incessantes qui ont arraché les quelques miettes qu'ils ont dû concéder, avec parcimonie, avec rancoeur. Ce qu'ils veulent, c'est qu'on soit serviles et reconnaissants de leurs largesses, oh combien superfétatoires...
oui anonyme, oui Thé
mais pour moi c'est évident
je ne comprends pas pourquoi ça ne l'est pas pour Ludo ?
dire " je travaille mais je suis pauvre", c'est déjà de trop pour lui alors ?
Ludo voit ça comme de la propagande, une incitation à la haine ; alors que CSP est en train de dénoncer la propagande et de s'en démarquer par un langage certes peu châtié, mais un langage qui est le sien, pas celui d'un autre.
que faudrait-il dire pour Ludo?
je travaille et je suis pauvre
j'accepte d'être pauvre
je suis pauvre donc je travaille
je travaille donc je suis pauvre
D'autre part, CSP fait un lien sur un article du Figaro qui est un article de propagande, mais ça n'interpelle pas Ludo.
Par ailleurs,compte-tenu de l'actualité du jour, Ludo peut-il comprendre que si la grève dans la grande distribution est bien perçue actuellement dans les médias, c'est uniquement parce que c'est le genre de grève à l'américaine; tolérée uniquement parce qu'elle n'est pas dérengeante.
Mais que ceux-là même qui jugent cette grève tolérable ne toléreraient pas une grève générale et dure.
mea culpa Ludo
@CSP : j'apprécie énormément ton blog, sinon je ne le lirai pas, je n'y passerai plus.
Je suis plutôt de droite, je l'ai pas choisi, c'est ce que je pense.
Ça m'empêche pas de penser que nous sommes dans un monde inégalitaire, injuste, que les pauvres sont de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches.
Mais je ne pense pas que la gauche ait la solution miracle malheureusement.
Mais bon c'est bien toi qui a écrit dans ce post :
"Pas "critiquer".
Pas "réformer".
Pas être "citoyen".
Détruire."
Le truc c'est que tout le monde critique mais personne ne propose VRAIMENT. Quel est la politique économique qui soit viable, réaliste et réalisable, pour qu'économiquement et socialement tout aille mieux ?
Moi je suis pour l'instant adepte du moins pire.
Mais je n'ai pas entendu, Besancenot le premier, d'alternative.
Il ne se contente que de constater, voire de proposer des solutions à court terme sans envisager le moyen ou le long terme.
Je ne suis pas contre lui, j'aime beaucoup Besancenot car il dénonce de vrais problèmes, il est jeune, il a de l'énergie.
Mais niveau solution à long terme viable... ben rien.
On fait quoi alors ??
je dis pas ça pour foutre la merde, c'est une vraie question !
@ Vagabond : tu sais que j'ai raison, ou alors argumente un peu, ça ne fait pas avancer le débat là...
Je rajoute que je souhaite de tous mes vœux la naissance du NPA, qui soit un parti de gauche crédible !
Et je souhaite la disparition pure et simple du PS, parti virtuel, qui ne sait plus où donner de la tête entre le communisme et le bayrouisme.
L'opportunisme semble être sa seule doctrine.
à elviento :
La mondialisation n'est pas la solution mais la source du problème.
toi, tu prétends avoir ne pas avoir de solution alors que tu es à l'origine du problème.
c'est bien de reconnaître tes torts
mais ton problème, assume-le entièrement , demmerde toi avec
et compte pas sur la LCR pour essuyer les plâtres.
c'est dimanche, profite-en pour aller pleurer à ta mère.
"Ca frise la psychiatrie ..."
Mouaaais ...
Heu, dis Ludo ...
Et les élus, là...
Les Grands Décideurs ...
Tu les écoutes, tu les vois ? Tu les lis ?
T'as pas l'impression d'entendre un régiment de patients sous camisoles porteurs du syndrôme de Gilles de la Tourette.
Si tu tends l'autre joue, mon gars tu vas pas être déçu. Eux t'anesthésient avant de t'en mettre plein la gueule au moins.
Mais il suffit d'un rien, pour que leur entreprise s'accélère.
Regarde le Tibet. Prends des notes.
Parce-que le besoin de liberté restera toujours plus fort que tout, plus fort même que les plus grandes inhibitions, comme le lien à l'argent où des considérations matérielles.
Et fais des provisions de sparadraps et de Mercurochrome ... desfois que t'en aies besoin un de ces jours...
Le commentaire d'Elviento, je l'ai déjà lu souvent, et pas seulement ici : en gros, le capitalisme, ou le libéralisme, ou le marché, peu importe le nom qu'on voudra bien lui donner, c'est le moins pire des systèmes pour l'organisation de la vie en société. Y'a pas mieux, y'a même pas autre chose, surtout depuis qu'on a pu constater ce que donnait le communisme.
C'est un raisonnement pas très éloigné de celui qui voudrait désespérément rapprocher le capitalisme de l'état de nature, mais bon, ça, c'est un autre débat.
Alors ? Ben il faut s'y faire, et vivre avec. Vous avez un autre système à proposer (autre que le communisme) ? Non ? Alors tant pis. Fermez-là et vivez vos vies au milieu de ses miasmes nauséabonds.
Il faut accepter ça comme la fatalité, et pas passer son temps, comme serait supposée le faire la gauche, à "faire que critiquer", sans rien proposer de constructif; d'alternatif.
Alors, voilà comment, personnellement, je vois la chose, comme la plupart de mes connaissances : pour ceux qui sont nés vers la fin des années 60 et dans les années 70, qui ont donc assisté adolescent à l'essor d'un capitalisme qui atteint aujourd'hui toute sa malfaisante plénitude, c'est 30 à 40 ans d'un monde de merde, tout simplement. Des années durant lesquelles toutes les métastases de ce même capitalisme se sont développées avec joie. Spéculations de tout type, désagrégation du droit du travail, perte de pouvoir d'achat, inflation, bulles, crises,précarité,...tout n'a été que dégradation, pendant que, comme dans les années 80, on déifiait l'argent dans une débauche d'obscénité et de bling-bling. Alors effectivement, comme nous étions dans une position plus confortable qu'un indien avec 6 bouches à nourrir, ben on a fait avec. Pas trop le choix non plus.
Par contre, pour quelqu'un disposant d'un QI à plus de deux chiffres et d'une envie modérée de se renseigner, les conséquences sont cependant apparues de plus en plus intolérables pour peu qu'on soit sensible à la détresse humaine. D'abord à constatées à l'étranger, ensuite chez soi. Et quand on les a connues, ces conséquences, ou mieux qu'on les a vécues, on ne peut que haïr le système qui les a engendrées volontairement.
Tant que les torts étaient limités, le désastre seulement en devenir, et la connerie confinée à de la masturbation intellectuelle dans des cabinets ministériels ou des organisations internationales respris en choeur par des médias aux ordres, on pouvait se contenter de manifs, de pétitions et autres "appels". Mais ceux qui nous gouvernent ont bien montré le mépris qu'ils éprouvaient pour toute expression de la volonté populaire.
Alors marre. On ne propose rien d'autre ? Ce n'est pas notre rôle. D'ailleurs, on a dépassé ce stade depuis déjà longtemps. Finis les tortillements du cul dans des assemblées quelconques, finis les arrangements où finalement tout le monde renonce et se retrouve avec une bouillie centriste, fini les discussions et les débats stériles, finis les compromissions, les prostitutions et les retournements de veste. Quand ça dure depuis aussi longtemps, le temps est devenu trop précieux. Et quand les conséquences sont si dramatiques surtout, l'heure n'est plus à la branlette sémantique.
Trop de morts, de guerres, de sang, d'injustice, de destructions, de vies réduites à néant, de suicides. Avec un seul et unique responsable. C'est une guerre, un combat que le capitalisme mène contre nous, et la durée de nos minuscules existences ne sera sans doute pas suffisante pour en venir à bout. Alors assez perdu de temps en circonlocutions vaseuses, le temps est venu de prendre ses responsabilités pour l'avenir, et pour vos enfants si vous en avez.
@ elviento
Bon bon, les raccourcis du genre "détruire pour détruire mène à l'anarchie" ou "l'anarchie au final c'est les plus fort qui s'en sortent", c'est vrai que ça fait avancer le débat, débat que tu poses ensuite sur un "tu sais que j'ai raison" navrant...
Comme d'autres l'ont fait avant moi, je ne vais pas développer. Plutôt qu'à étaler une ignorance crasse qui ne te fait pas honneur, renseigne-toi simplement. Peut-être là pour commencer : http://fra.anarchopedia.org/Accueil.
Sinon, juste quelques notions de base :
- anarchisme = absence de gouvernement (qui ne veut pas dire absence d'ordre) ;
- anarchisme = égalité totale dans les faits, assortie d'une fraternité qui devient autre chose qu'une vague notion.
Voilà pour répondre à ton premier commentaire sans m'étendre trop longuement.
Mais je dois avouer qu'en fin de compte tu as raison dans ta première affirmation : "l'anarchie au final c'est les plus fort qui s'en sortent". En Ukraine, le plus fort fut Lénine. En Espagne, ce fut Franco. Dans les colonies sud-américaines, les divers dictateurs et la CIA. Au final, c'est toujours le plus fort qui a le dernier mot. Pour le moment. Je sais que cela doit te paraitre aberrant, mais pourtant, malgré tous et malgré toi, ils existent !!!
@dishatz
a El Viento,
la peur du vide semble t'habiter...
mais le vide est déjà là, dans la gestion à la petite semaine d'une situation économique et de rapports sociaux que l'on n'appelle système que par commodité de langage. Personne n'a jamais proposé ou mis en place "ce système": les rapports sociaux et la situation économique actuelle, soit dit en passant, pas la même dans tous les pays, sont le résultat de décennies de rapports de forces politiques et sociaux, de l'adoption au lendemain de la guerre du consensus keynesien, du retournement opéré dans les années 70, de l'existence pendant un temps d'une "menace communiste" et de sa disparition ensuite en 89.
Contrairement à ce que laisse croire l'écume de la propagande électorale, la politique ne fonctionne pas à coups de "projets de société" mais à travers la défense d'intérêts collectifs, d'identités collectives aussi parfois. Depuis une trentaine d'année, ceux qui étaient censés représentés les intérêts des salariés ont baissé leur pantalon et pleurent aujourd'hui de ne pouvoir gagner les élections contre une droite dont ils singent discours et programme; en revanche, le medef et consort (l'UIMM par exemple) et leurs cousins dans chaque pays, nagent dans le bonheur d'avoir non seulement des représentants de leurs intérêts capables de gagner mais aussi capables d'imposer un langage et ses "valeurs" urbi et orbi.
La situation économique et les rapports sociaux actuels, ce n'est pas "la réalité réelle" à laquelle il faut opposer "l'utopie des rêveurs", c'est une situation de rapports de forces où le langage politique des dominants a colonisé en partie celui des dominés et où ceux qui sont aux commandes depuis des décennies, que ce soit le PINS (Parti Inexplicablement Nommé Socialiste) ou la droite se mettent au service ou privilégient les intérêts des possédants, gèrent la situation à la petite semaine en fonction de vagues recettes énoncées par des "économistes" comme Friedmann, qui sont avant tout des idéologues, et ne savent finalement pas où ils vont et en sont conduits à prier "sainte croissance" tandis qu'ils cassent activement toutes les protections érigées par le mouvement des salariés lors des décennies précédentes.
Alors non, y'a pas besoin de peindre une belle utopie avant de se mettre à défendre des intérêts collectifs qu'on considère comme les siens: il suffit de reconnaître qu'il y a dans la société des intérêts divergents. Aucune révolution ne s'est jamais faite avec un plan précis de ce qu'il fallait faire : ni celle de 1789, et pourtant elle a accouché du "système libéral", ni celle de 1917 (les marxistes n'ont jamais peint la "société du lendemain" et les bolcheviks ont surtout agi en fonction d'une pragmatique et en fonction de leur culture de Russes du début du XXe).
Enfin, ce n'est pas parce que l'on parle des "propositions" politiques des uns et des autres que nous sommes "au marché", en situation de comparer des produits et de choisir lequel acheter, même si la philosophie médiatico-contemporaine des élections veut nous laisser voir les choses comme ça. En répondant à CSP comme tu le fais, tu fais du militantisme comme lui, sauf que lui il le fait tous les jours et systématiquement, et encarté à la LCR, et en étant explicite sur ce qu'il veut politiquement, ou du moins sur l'adhésion à des principes. Toi, ton "non agir" en dehors du vote ne s'appuie que sur de l'implicite et paradoxalement, tu es moins libre que lui qui est pourtant dans un parti, et aussi moins "réaliste" car tu as tendance à considérer ce qui est, la situation actuelle de la société, comme "un système" validé par la nature tout simplement parce qu'il "existe".
Or ce qui existe, c'est la défense par Sarkozy des intérêts de classe qui lui ont été confiés
Amen Paco, c'est encore mieux dit que je n'aurait jamais pû le penser
Putain oui, chuis bluffé, là...
Mille mercis.
Et notamment "ton "non agir" en dehors du vote ne s'appuie que sur de l'implicite et paradoxalement, tu es moins libre que lui qui est pourtant dans un parti".
Ouais, c'est exactement ça : se croire "libre" dans ces conditions est une illusion, en effet.
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